Lien entre industrie nucléaire et leucémies infantiles aigües

Les centrales nucléaires françaises à l’origine de leucémies infantiles aigües : nos enfants nous accusent… déjà !

La revue Journal International du Cancer vient de publier dans son numéro de janvier une étude scientifique établissant une corrélation très claire entre la fréquence des leucémies infantiles aigües et la proximité des centrales nucléaires (1).

Cette étude épidémiologique rigoureuse, menée par une équipe de l’INSERM (2), de l’IRSN (3), ainsi que le Registre National des maladies hématologiques de l’enfant de Villejuif, démontre pour la période 2002-2007 en France un doublement de la fréquence d’apparition des leucémies infantiles : l’augmentation va jusqu’à 2,2 chez les enfants de moins de 5 ans.

Elle confirme ainsi l’étude menée en Allemagne par le Registre des Cancers de Mayence en 2008 (4), qui avait abouti à la même conclusion. La recherche de l’INSERM, intitulée Géocap, inclut les 2 753 cas diagnostiqués dans toute la France entre 2002 et 2007 à partir d’adresses géocodées et situées autour des 19 centrales françaises.

Durant des années, le Réseau Sortir du nucléaire a vu l’IRSN travailler au démontage de toutes les études épidémiologiques montrant un impact des installations nucléaires sur la santé : – démontage de l’Étude de JF Viel montrant un excès de leucémies et de cancers infantiles autour de La Hague (5), – démontage de l’étude faisant la démonstration d’excès de leucémies infantiles autour des centrales allemandes (6). Le Réseau “Sortir du nucléaire“ tient donc, une fois n’est pas coutume, à féliciter l’IRSN pour sa participation à cette étude épidémiologique.

Même en situation non accidentelle, la preuve est encore apportée que la technologie nucléaire n’appartient plus à un monde civilisé.

Notes :

[1] http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ijc.27425/abstract
[2] Institut national de la santé et de la recherche médicale
[3] Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
[4] Étude épidémiologique sur les cancers infantiles dans le voisinage des centrales nucléaires, éditée par l’Agence de Protection contre les Radiations et le Registre des Cancers infantiles de Mayence.
[5] http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Communiques_et_dossiers_de_presse/Pages/resultats__etude_du_Groupe_Radioecologie_Nord-Cotentin.aspx

[6] Rapport IRSN sur les leucémies infantiles autour des sites nucléaires Mai 2008

Communiqué de presse du Réseau Sortir Du Nucléaire, 12 janvier 2012 (sic)

[Tours] Appel antifasciste

Appel AntifA Samedi 28 janvier à Tours

 

Non au Fascisme et au Nationalisme, A Tours comme Ailleurs !

« Le fascisme est l’index d’une révolution ratée. » (W. Benjamin)

Nos néo-fascistes (nazis…) tourangeaux ont franchi un cap en attaquant une manifestation de solidarité avec les demandeurs d’Asile et sans-papiers lors du mouvement qui avait mené à une réquisition de logement sur Tours avant les vacances. En applaudissant le préfet, la Mairie, l’Université de ne pas laisser la racaille gauchiste permettre aux immigré-es d’envahir le pays… Cela s’ajoute à une longue liste d’agressions et d’intimidations à caractère raciste, homophobe et à l’encontre des militants du mouvement social.

Prochainement, Vox populi appelle ces défenseurs de l’Ordre, nazis-skins, petits et grands bourgeois réactionnaires, à manifester à Tours lors d’une marche au flambeau digne du IIIe Reich. De telles démonstrations constituent pour nous la pire des horreurs et nous renforcent dans l’idée que l’État est prêt à tout pour briser toutes formes de solidarité dans les luttes sociales. Pour nous, il s’agit de les combattre en continuant de s’attaquer à ce qui rend leur existence possible, notamment la supercherie d’une « unité » nationale là où l’État déclare la guerre aux pauvres, aux travailleur-euses, aux chômeur-euses et aux migrant-es.

La présence de ce groupe n’est pas non plus un simple fait du hasard. Il fonctionne comme le signe clair, net et annonciateur qu’il existe bien un antagonisme irréductible au sein de cette société. Ce que l’État et le patronat assument puisqu’en les laissant s’organiser, ces néo-nazis leur servent de petites mains pour gérer les conflits sociaux de manière plus violente s’il le faut. Ils ne sont qu’un élément parmi d’autres dans un processus de gestion, de répression et de contrôle déjà en place. De plus, le problème en soi n’est pas l’existence de tels groupes, mais le fait que leurs idées soient déjà au pouvoir comme celles du Front National avec la complicité et la lâcheté de la « Gôche » sur laquelle nous ne pouvons plus compter et qui n’a jamais constitué une alternative : le salut commun est dans la Rue et non dans les Urnes. Voter ne changera rien, s’organiser et lutter si !

Partout, formons des communautés de vie et de lutte, sur nos lieux d’étude, de travail, dans les quartiers :

Réapproprions-nous la Rue contre l’invasion publicitaire, contre la Loi du Fric et de la marchandise, contre le flicage total de nos existences (contrôles au faciès, caméras…), contre les loyers trop chers, les salaires de misère. Réapproprions-nous les campagnes contre l’industrie agro-alimentaire qui ravage la terre, les sols et falsifie les aliments que nous consommons.

C’est une question de mode de vie, de vie commune et de lutte collective, de détermination de solidarité pour sortir de l’isolement et du bonheur de consommateur que ce monde nous offre.

Ne nous laissons plus séparer gérer, contrôler en catégories sociales, raciales, culturelles, religieuses dont le racisme n’est qu’une des expressions.

Ce Monde faux et nul qui nous vend l’Abondance, la Richesse, la Raison et autres fictions périmées n’en finit pas de précariser la population, de construire des prisons, et de réprimer toute contestation et toute contradiction.

Ces fascistes veulent nous ramener dans le Rang des dépossédés, de ceux et celles qui ne travaillent jamais pour eux-mêmes mais pour des États et des Patrons.

Ils ne sont qu’un élément parmi d’autres pour tenter de conserver un Ordre fondé sur l’exploitation sociale, l’Argent. Ces gens-là ne peuvent nous promettre qu’un État totalitaire comme forme de communauté et comme manière de gérer précarité et misère.

Partout, organisons-nous contre le capitalisme et l’Empire policier, Gestionnaire, Nucléaire et Militaire qui l’accompagne !

Organisons-nous contre ses miliciens dont la violence n’existe que pour terroriser ceux qui veulent rompre vraiment avec le capitalisme.

Face à cette parade paramilitaire en famille, glauque, macabre, mortifère, Nous répondrons par la dérision, la festivité et l’exaltation collective. Tous en Manifestation contre l’État et sa milice Le samedi 28 janvier à 19h Place Anatole France !

Déguisements bienvenus.

[Vérité et Justice pour Ali Ziri] Non au non lieu !

[Vérité et Justice pour Ali Ziri] Non au non lieu !

Ce que nous redoutions, il y a quelques jours, est bel bien arrivé. Le procureur-adjoint du Tribunal de Grande Instance de Pontoise a requis un non-lieu dans l’affaire Ali Ziri.

Il appartient maintenant au juge d’instruction de suivre son réquisitoire ou de décider autre chose. Dans le réquisitoire définitif du procureur, seuls les faits à charge contre MM. Ali Ziri et Arezki Kerfali sont mentionnés. Il est question des circonstances de l’interpellation au volant de leur voiture par la police nationale, puis de leur arrivée au commissariat et de leur transport à l’hôpital d’Argenteuil. Mais jamais des conditions du trajet entre le lieu de l’interpellation et le commissariat d’Argenteuil.

Or, pour les avocats et notamment pour Maître Maugendre, c’est au cours de ce trajet que le drame est arrivé, du fait qu’une policière, parmi les trois policiers interpellateurs, avait utilisé ce que l’on appelle la « méthode de pliage ». C’est cette technique consistant à plaquer le torse du prévenu sur ses genoux en exerçant une pression « qui est à l’origine de l’asphyxie ayant conduit au décès d’Ali Ziri ». Une technique pourtant interdite depuis la mort en 2003 d’un jeune éthiopien expulsé par la police aux frontières.

À cela s’ajoutent les conclusions de l’autopsie de l’institut médico-légal de Paris, rendues le 24 juillet 2009, relevant l’existence de 27 hématomes sur le corps de M. Ziri. Cette même autopsie a conclu qu’« Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suffocation et appui postérieur dorsal ».

Le 15 avril 2011, les conclusions de nouveaux examens complémentaires affirment que « le manque de discernement des policiers a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri ».

Il y a aussi l’avis de l’ex-CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité), qui jugeait « la précipitation et la violence avec lesquelles M. Ali Ziri a été extrait du véhicule étaient disproportionnées et constituent un traitement inhumain et dégradant ».

On apprend aussi que le 9 juin 2009 au commissariat d’Argenteuil, un jeune homme en garde à vue dit avoir été témoin d’une scène choquante. « L’un des policiers est venu vers cet homme (Arezki Kerfali – ndlr) et il a posé son pied sur la tête du Monsieur et lui a dit une phrase du genre « Tu vas essuyer », il fait bouger la tête en appuyant avec son pied comme on pourrait le faire avec une serpillière. C’est comme s’il voulait lui faire essuyer son vomi avec sa tête », explique-t-il, entendu par l’IGPN le 11 décembre 2009. Aucun des policiers n’a pourtant été questionné sur cette grave allégation.

Pire encore, tous les actes demandés par les avocats de la famille Ali Ziri, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés par le Procureur de la République de Pontoise.

Par contre Arezki Kerfali, pourtant victime et témoin vivant, reste lui poursuivi pour outrage. Dès lors peut-on encore parler de justice ?

C’est pourquoi le collectif appelle à un rassemblement le samedi 14 janvier 2012 à 14h, cinéma Jean-Gabin, parc de la mairie d’Argenteuil, 12-14 Bd. Léon-Feix, en présence de Stéphane Hessel et Jacques Gaillot pour exiger vérité et justice ! Après ce rassemblement, le collectif va procéder à la pose d’une plaque commémorative sur le lieu de l’interpellation, angle des rues Jeanne d’Arc et Antonin-Georges-Belin, non loin de la mairie.

Plus d’infos au 01 39 80 45 40 – EmailBlog

Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, 11 janvier 2012.

[Athènes] arrestations massives des anarchistes suite à l’intervention de solidarité dans une station de radio commerciale pour le procès de Lutte Révolutionnaire

Banderole en solidarité avec les inculpés devant le siège de la police: Retirez vos sales pates des combattants. Nous sommes tous des terroristes.

Dans la matinée du 10 janvier à peu près vingt membres de l’Assemblée de Solidarité pour l’affaire de Lutte Révolutionnaire (Epanastatikos Agonas, dont le procès est actuellement en cours) sont entrés dans la station de radio corporative flash.gr sur l’avenue Kifissias et ont interrompu le programme de la station, pour transmettre un message de solidarité avec les inculpés dans cette affaire.

Malgré le fait que ni la direction de la station, ni le personnel n’ont officiellement demandé l’intervention de la police, des dizaines de policiers (moto-policiers DIAS, des escadrons de la police anti-émeute (MAT) et des flics en civil entre autres) sont rapidement arrivés sur place et ont encerclé le bâtiment. Aux environs de 14h00, après des heures pendant lesquelles les camarades étaient bloqués à l’intérieur des bureaux de la radio, les anarchistes qui ont participé à l’intervention de solidarité ont été arrêtés en masse et conduits au siège de la police (GADA) sur l’avenue Alexandras: deux procureurs ainsi que des escadrons de police ont pris d’assaut la station de la radio, obligeant ainsi les camarades de quitter le lieu. Ils ont été menottés et détenus dans les bus de police, tandis que leurs téléphones portables ont été confisqués.

Dès que les nouvelles ont circulé, des anarchistes se sont rassemblés en face de la siège de la police (GADA), où une manifestation de solidarité d’environ 100 personnes a eu lieu.

Bien qu’il soit très probable que les proprios de la station, ou même les agents de sécurité avaient notifié les autorités sur la présence des anarchistes dans le bâtiment, il fut rapporté que tous les détenus ont été inculpés d’office, ce qui signifie qu’aucun appel de la part du personnel n’était nécessaire pour que les procureurs et les policiers envahissent dans les bureaux. Initialement, il était à craindre que les accusations soient fondées sur la troisième loi antiterroriste de la Grèce. Mais il semble bien que tous les camarades soient accusés du délit de «l’incitation à la violence». Ils sont maintenant menacés d’être placés en détention et de passer en justice, demain le 11 janvier, aux tribunaux d’Evelpidon à Athènes, à environ 12h00.

Mise à jour (11/1, 11:50):
Appel au rassemblement de solidarité avec les personnes arrêtées lors de l’intervention dans la station de radio flash gr, ce mercredi 11/1 à 12h30 aux Tribunaux d’Evelpidon (bâtiment 16)

Nous appelons à leur acquittement inconditionnel!

A suivre!

Sources: a, b, c, d, e, f

Contra Info, 11 janvier 2012

[Saint-Etienne] Expulsion d’un squat

Expulsion du squat La Plage à St-Etienne

Le squat de St-Etienne « La Plage » a été expulsé bru­ta­le­ment ce matin par des poli­ciers nom­breux, ner­veux, et accom­pa­gnés de « net­toyeurs » en com­bi­nai­sons blan­ches …

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Des vrais terroristes, ces poètes plagistes … Dangereux ! Fallait bien les expulser au moins, quoi.

Les habi­tants n’ont pas eu le temps de ras­sem­bler autre chose que – non pas le néces­saire ou même l’indis­pen­sa­ble – mais les deux ou trois trucs qui leur tom­baient sous la main … L’ate­lier cou­ture parti en vrac, les machi­nes posées à l’arra­che dans un camion … Beaucoup d’objets per­son­nels perdus … Une dizaine de per­son­nes à la rue EN JANVIER.

Pourtant la jus­tice avait estimé que, compte tenu de l’absence de voies de faits, on pou­vait accor­der la trêve hiver­nale aux habi­tants du squat …

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« Hasta luego, yé révien’drai un’ dé cé yours, compañeros ! » Conejito Rojo

La Plage, 10 janvier 2012

vu sur Rebellyon, 11 janvier 2012