{"id":9945,"date":"2013-10-11T13:10:24","date_gmt":"2013-10-11T11:10:24","guid":{"rendered":"http:\/\/fa86.noblogs.org\/?p=9945"},"modified":"2013-10-11T13:10:43","modified_gmt":"2013-10-11T11:10:43","slug":"reponse-au-texte-la-question-du-droit-en-anarchie-ses-sources-la-justice-et-la-police","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fa86.noblogs.org\/?p=9945","title":{"rendered":"R\u00e9ponse au texte \u00ab\u00a0La question du droit en anarchie \u2013 Ses sources, la justice et la police\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>R\u00e9ponse\u00a0au texte \u00ab\u00a0La question du droit en anarchie \u2013 Ses sources, la justice et la police\u00a0\u00bb, de\u00a0Pierre Bance<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pierre Bance a propos\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/la-question-du-droit-en-anarchie-pierre-bance\/\" target=\"_blank\">un nouveau texte sur Grand angle libertaire<\/a>, sur les formes que pourraient prendre le droit, la justice et la police en soci\u00e9t\u00e9 anarchiste. C&rsquo;est un texte d\u00e9rangeant &#8211; dans le meilleur sens du terme, parce qu&rsquo;il pose de nombreuses questions, et que \u00e7a fait toujours du bien de se secouer les puces. Si les anarchistes ont toujours combattu l&rsquo;Etat, qui repose en pratique sur ces dispositifs r\u00e9galiens, comment r\u00e9gler autrement nos conflits ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Or nous n&rsquo;avons pas attendu ce texte pour tenter de r\u00e9soudre nos conflits. La question la plus int\u00e9ressante \u00e0 mon sens, celle que me pose en tout cas ce texte, ne consiste pas \u00e0 me demander quelles formes pourraient adopter le droit, la justice ou la police en \u00ab\u00a0anarchie\u00a0\u00bb (en \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9 anarchiste\u00a0\u00bb). La question la plus int\u00e9ressante, c&rsquo;est pourquoi un tel texte, ce qui m&rsquo;a conduit \u00e0 me questionner sur les rapports entre anarchie et anarchisme. Sur l&rsquo;anarchie en tant que soci\u00e9t\u00e9 institu\u00e9e, et sur l&rsquo;anarchisme en tant que dynamique sociale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pierre Bance l&rsquo;annonce d\u00e8s le d\u00e9but du texte : il s&rsquo;agirait de faire des propositions, d\u00e9monstrations, explications et\u00a0 descriptions, acceptables par le plus grand nombre, bref il s&rsquo;agirait pour nous d&rsquo;\u00eatre <i>cr\u00e9dibles<\/i>, au lieu de nous cantonner \u00e0 l&rsquo;incantatoire. Il s&rsquo;agirait aussi de nous pr\u00e9parer, en cas de mouvement r\u00e9volutionnaire, \u00e0 \u00e9noncer des propositions r\u00e9alistes, alternatives au droit bourgeois, en vue de \u00ab\u00a0l&rsquo;application\u00a0\u00bb d&rsquo;une politique alternative. Il s&rsquo;agirait, en somme, de nous engager dans une n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9crire ce \u00e0 quoi pourrait ressembler l&rsquo;anarchie, au sens de soci\u00e9t\u00e9 anarchiste, avant m\u00eame d&rsquo;y \u00eatre, si tant est que nous y soyons un jour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Or ces deux intentions du texte me posent probl\u00e8me en elles-m\u00eames. Je ne souhaite pas \u00eatre cr\u00e9dible par des propositions, mais par la pratique anarchiste collective dans laquelle je m&rsquo;inscris ici et maintenant. Si cette pratique collective nous \u00e9panouit, nous nous renfor\u00e7ons, aussi bien en nombre qu&rsquo;en possibilit\u00e9s concr\u00e8tes de changer nos vies. Si elle nous plombe le moral et nous embourbe, nous ne risquons pas de nous renforcer&#8230; et tant mieux, parce qu&rsquo;\u00e0 la tristesse de ce monde, nous ajouterions alors la tristesse de formes d&rsquo;organisation inad\u00e9quates. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9dibles, c&rsquo;est-\u00e0-dire de susciter une foi en quelque chose de futur, mais d&rsquo;agir dans le pr\u00e9sent. Je ne nie pas la n\u00e9cessit\u00e9 que se r\u00e9pandent des pratiques anti-autoritaires, mais la seule propagande par des mots ou des propositions est inutile. Les actes sont toujours plus \u00ab\u00a0cr\u00e9dibles\u00a0\u00bb que les mots, parce qu&rsquo;ils ne demandent pas aux autres de croire, mais leur proposent d&rsquo;agir avec nous dans quelque chose qui existe d\u00e9j\u00e0. Nous le constatons au quotidien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D&rsquo;autre part, et cela va avec, je ne souhaite pas \u00ab\u00a0appliquer\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb mes vues. C&rsquo;est aux concern\u00e9s eux-m\u00eames de d\u00e9velopper leurs pratiques, adapt\u00e9es ou non des pratiques que nous mettons en place, et cette inspiration, cet \u00e9change d&rsquo;exp\u00e9riences, ne peut d\u00e9pendre de fait que de notre capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre les probl\u00e8mes que nous vivons ici et maintenant, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle sociale aussi bien qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de nos petites organisations formelles ou informelles. Le fait que Pierre Bance recourt aux mots de d\u00e9mocratie et de majorit\u00e9, s&rsquo;inscrit dans une tendance h\u00e9las largement partag\u00e9e, y compris chez les anarchistes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, \u00e0 n&rsquo;imaginer les choses que selon les logiciels m\u00eames qu&rsquo;ils combattent : \u00ab\u00a0la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb unique, et non infiniment multiple ; la \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb comme l\u00e9gitimation des majorit\u00e9s ou de leurs repr\u00e9sentants (y compris mandat\u00e9s de fa\u00e7on imp\u00e9rative et r\u00e9vocable) de contraindre des minorit\u00e9s \u00e0 des d\u00e9cisions. A cet \u00e9gard, l&rsquo;exemple du \u00ab\u00a0Code de la route\u00a0\u00bb donn\u00e9 par Pierre Bance, comme d&rsquo;autres donnent celui du train pour tenter de l\u00e9gitimer la n\u00e9cessit\u00e9 de fonctionnements d\u00e9mocratiques parfois contraignants (il s&rsquo;agit quand m\u00eame de d\u00e9gager des habitants et de massacrer des paysages), lui aussi abstrait des conditions \u00e9conomiques et politiques pr\u00e9sidant \u00e0 la mise en oeuvre de ces technologies loin d&rsquo;\u00eatre socialement neutres, est significatif. Personnellement, j&rsquo;ai abandonn\u00e9 ma voiture et je consid\u00e8re le syst\u00e8me de l&rsquo;automobile comme un suicide social et \u00e9cologique, que je combats, c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;essaie de faire autrement, \u00e0 la mesure de mes forces individuelles et des solutions collectives que je tente de trouver avec mes amis quand je souhaite me d\u00e9placer et les rencontrer. Cela ne veut pas dire que je n&rsquo;y recours pas de temps \u00e0 autre ni que je condamne les automobilistes, ce qui serait stupide : je ne suis pas abstrait du monde de domination o\u00f9 je vis. Je veux seulement dire que je m&rsquo;inscris dans une <i>dynamique, <\/i>aussi bien de lutte que d&rsquo;affirmation, ici et maintenant, contre un mod\u00e8le destructeur socialement et \u00e9cologiquement, qui nous a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D&rsquo;autre part l&rsquo;anarchie, c&rsquo;est-\u00e0-dire une soci\u00e9t\u00e9 anarchiste, constitu\u00e9e, pour ne pas dire un <i>Etat <\/i>anarchiste o\u00f9 tout serait parfait, o\u00f9 tout serait fig\u00e9, cela ne m&rsquo;int\u00e9resse pas. Au nom de quoi d&rsquo;ailleurs, aurais-je la pr\u00e9tention de r\u00e9v\u00e9ler aux autres un mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 sorti de mon chapeau, dans laquelle ils vivraient mieux ? Je ne veux tout simplement pas d&rsquo;un monde parfait, et s&rsquo;il m&rsquo;arrive de r\u00eaver, je fuis toute projection dans un monde r\u00eav\u00e9 et abstrait \u00e0 plaquer sur notre r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9sente. Je me d\u00e9fie des id\u00e9ologues, fussent-ils autoproclam\u00e9s anarchistes. La \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb est ici et maintenant, et la fameuse \u00ab\u00a0phase de transition\u00a0\u00bb l&rsquo;est aussi. Je me m\u00e9fie de tout mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 future, d&rsquo;autant plus s&rsquo;il s&rsquo;abstrait des situations que nous vivons ici et maintenant, desquelles nous nous d\u00e9p\u00eatrons comme nous pouvons, et que nous transformons pragmatiquement, \u00e0 la mesure de nos besoins et de nos forces.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Je ne crois pas non plus aux \u00ab\u00a0anarchistes\u00a0\u00bb, et me vois mal me d\u00e9finir anarchiste contre des m\u00e9chants autoritaires, non seulement parce que je me connais trop bien pour me pr\u00e9tendre d\u00e9barrass\u00e9 de mes ali\u00e9nations mentales et de mes sales habitudes, mais parce que l&rsquo;anarchisme d\u00e9signe, dans son sens premier lui-m\u00eame, une dynamique vers d&rsquo;autres <i>relations <\/i>sociales, tendant \u00e0 foutre par terre les rapports de subordination, de suj\u00e9tion, d&rsquo;exploitation, explicites ou tacites. Tout seul, je ne suis ni anarchiste ni autoritaire. C&rsquo;est avec les autres que je construis des relations diff\u00e9rentes, transformant des rapports de domination en des liens solidaires. Et ces relations ne sont jamais totalement libres, ni totalement autoritaires : elles sont infiniment plus complexes que cela, et se travaillent. C&rsquo;est \u00e0 chaque individu et \u00e0 chaque collectif, dans sa relation et son interd\u00e9pendance aux autres, qu&rsquo;il subit ou qu&rsquo;il impose, malgr\u00e9 lui ou de son plein gr\u00e9, qu&rsquo;il incombe de r\u00e9fl\u00e9chir et d&rsquo;agir, de lutter, de s&rsquo;affirmer. Je pr\u00e9f\u00e8re donc le mot <i>anarchisme<\/i>, comme <i>dynamique <\/i>sociale de construction de liens solidaires, de transformation de la nature des relations actuelles, qui sont des rapports marchands et de domination. C&rsquo;est une dynamique toujours vivante, jamais acquise pour toujours, parce qu&rsquo;\u00e0 toute situation nouvelle, il y a de nouvelles questions et probl\u00e8mes, et des r\u00e9ponses nouvelles du collectif, plus ou moins ad\u00e9quates, et jamais totalement pr\u00e9vues. Nous ne pouvons pas nous reposer sur autre chose que nous-m\u00eames.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Or le droit, la justice et la police sont des fa\u00e7ons de \u00ab\u00a0r\u00e9gler\u00a0\u00bb les conflits qui vont intrins\u00e8quement \u00e0 rebours d&rsquo;une <i>dynamique <\/i>anarchiste collective, parce qu&rsquo;ils sont indissociables de l&rsquo;Etat, au sens de syst\u00e8me de domination sociale. En imposant une r\u00e8gle, ils nous emp\u00eachent de nous <i>r\u00e9gler <\/i>les uns avec les autres, de nous organiser de fa\u00e7on pragmatique pour solutionner nos probl\u00e8mes et d\u00e9multiplier notre puissance. Ces institutions sont la traduction de l&rsquo;ali\u00e9nation collective, et les outils de la d\u00e9possession sociale et politique. De m\u00eame que la monnaie, elle aussi \u00e9voqu\u00e9e par Pierre Bance. Elles n&rsquo;existent que par d\u00e9faut, comme l&rsquo;ombre de notre incapacit\u00e9 collective, comme le revers de ce que nous ne parvenons pas \u00e0 vivre ensemble dans l&rsquo;\u00e9panouissement mutuel et la solidarit\u00e9. Ce sont des institutions fig\u00e9es, calcifi\u00e9es, personnifi\u00e9es et donc d\u00e9personnificatrices, incapables de r\u00e9soudre les questions toujours nouvelles que pose et se pose la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9elle, au sens de l&rsquo;ensemble des relations entre les humains, et les relations que ceux-ci entretiennent avec leur environnement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les solutions du pass\u00e9 ne seront jamais enti\u00e8rement adapt\u00e9es \u00e0 celles de demain. Sans questionnement collectif permanent, le marbre du droit appara\u00eet, avec ses cohortes de \u00ab\u00a0repr\u00e9sentants\u00a0\u00bb politiques \u00e8s l\u00e9gislation, ses partis et leurs programmes p\u00e9remptoires. Sans responsabilisation individuelle et collective permanente, la sp\u00e9cialisation judiciaire en juste, en ad\u00e9quat et en textes sacr\u00e9s appara\u00eet, avec ses arm\u00e9es de juges, de procureurs, d&rsquo;avocats. Sans solidarit\u00e9 permanente, aussi bien en amont qu&rsquo;en aval des conflits in\u00e9vitables et m\u00eame n\u00e9cessaires, la r\u00e9pression physique et psychologique appara\u00eet, avec ses forces arm\u00e9es, ses soldats, ses flics et ses prisons, mais aussi ses sp\u00e9cialistes de la gestion caritative et paternaliste. Nous pourrions aussi parler de l&rsquo;\u00e9ducation nationale, qui n&rsquo;impose son bourrage de cr\u00e2ne et sa vision magistrale de l&rsquo;apprentissage que l\u00e0 o\u00f9 nous ne parvenons pas \u00e0 mutualiser nos savoirs et nos savoir-faire, dans un r\u00e9seau d&rsquo;\u00e9ducation populaire et libertaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Je me m\u00e9fie de l&rsquo;anarchie, je me m\u00e9fie de tout programme ; je suis dans l&rsquo;anarchisme, du mieux que je peux. Penser qui plus est \u00e0 l&rsquo;anarchie en recourant, pour \u00eatre <i>cr\u00e9dibles <\/i>(mais pour quelle raison \u00e9prouverions-nous m\u00eame le besoin de l&rsquo;\u00eatre ?), \u00e0 des pratiques et des m\u00e9thodes constitutives de ce que nous combattons, montre bien que sans pratique r\u00e9elle, ici et maintenant, nous nous condamnons \u00e0 penser le futur de fa\u00e7on \u00e9triqu\u00e9e et du reste, pour le coup, tout aussi peu convaincante que r\u00e9ductrice du pr\u00e9sent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il ne s&rsquo;agit pas de s&rsquo;abstraire du monde pr\u00e9sent, par l&rsquo;incantation et un volontarisme \u00e9litiste ou l&rsquo;appel \u00e0 une d\u00e9sertion totale compl\u00e8tement illusoire. Bien s\u00fbr que le droit, la justice, la police, la monnaie et la voiture existent et mod\u00e8lent ce monde et ma vie, dans un combat permanent de ces institutions morbides avec les forces collectives de l&rsquo;\u00e9mancipation sociale. J&rsquo;ai parfois eu recours au droit, \u00e0 des juges, et il m&rsquo;arrivera peut-\u00eatre de recourir aux flics en cas de probl\u00e8me insoluble par manque de force collective. Il m&rsquo;arrive de conduire une voiture et j&rsquo;utilise presque tous les jours de la monnaie pour me procurer certaines choses dont j&rsquo;ai besoin. H\u00e9las ; et il y a bien d&rsquo;autres contradictions encore dans ma vie, entre ce qui existe et ce que je souhaiterais vivre, notamment dans la sph\u00e8re des questions affectives. Mais j&rsquo;ai aussi envie, en permanence, de vivre et de faire autrement, et je m&rsquo;organise pour cela, pour lutter et vivre autrement. Pas tout seul, pas seulement en prenant ma plume, mais avec les autres qui, eux aussi \u00e0 leur mesure, luttent et exp\u00e9rimentent autre chose, en partant de leurs d\u00e9sirs. Et je n&rsquo;ai pas envie de mettre de l&rsquo;eau dans ce bon vin qui m&rsquo;enivre, pas envie de couvrir de plus de merde encore cette po\u00e9sie qui circule entre nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Juanito, groupe Pavillon Noir (FA 86), 11 octobre 2013<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9ponse\u00a0au texte \u00ab\u00a0La question du droit en anarchie \u2013 Ses sources, la justice et la police\u00a0\u00bb, de\u00a0Pierre Bance Pierre Bance a propos\u00e9 un nouveau texte sur Grand angle libertaire, sur les formes que pourraient prendre le droit, la justice et la police en soci\u00e9t\u00e9 anarchiste. 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