Archives de catégorie : Répression

Un an de taule ferme pour tentative de vol de bonbecs

Un an de prison ferme pour des bonbons à 2 euros

La loi sur la récidive de 2007 et l’application de la peine plancher ont été instaurées pour décourager la délinquance. Mais parfois, elle conduit à des situations aberrantes. Exemple à Périgueux

 

Un Périgourdin a été condamné a été condamné hier à un an de prison ferme pour avoir tenté de voler un paquet de bonbons à 2 euros dans une supérette (Photo PR)

Un Périgourdin a été condamné a été condamné hier à un an de prison ferme pour avoir tenté de voler un paquet de bonbons à 2 euros dans une supérette (Photo PR)

La loi sur la récidive de 2007 et l’application de la peine plancher ont été instaurées pour décourager la délinquance. Mais parfois, elle conduit à des situations aberrantes comme celle qui s’est déroulée hier devant le tribunal correctionnel de Périgueux.

Ainsi, un Périgourdin âgé de 39 ans, récemment sorti de détention, a été condamné hier à un an de prison ferme pour avoir tenté de voler un paquet de bonbons à 2 euros dans une supérette le 16 juin 2010.

Absent à l’audience, l’homme qui présente une quinzaine de condamnations sur son casier judiciaire, devra en outre payer 750 euros de dommages et intérêts au policier qui l’avait interpellé ce jour-là puisqu’il a été également reconnu coupable d’outrage et de rébellion.

Sud Ouest, 10 novembre 2011

[Poitiers] De l’hosto à la taule : le veilleur du foyer a bien travaillé

Le fugueur de Laborit arrêté et placé en détention

Hier matin, les policiers sont venus arrêter en douceur à Châtellerault le preneur d’otage de Poitiers parti du CHS Laborit. Il a été écroué à Vivonne.

Vingt-quatre heures de fuite et retour à la case départ pour le preneur d’otage de Poitiers, échappé du CHS Laborit.

Mardi matin, Samir Seoudi devait se rendre dans le bureau du juge des libertés et de la détention, désormais chargé de vérifier les conditions dans lesquelles les personnes sont placées sous le régime de l’hospitalisation contrainte (ex hospitalisation d’office).
 
Un fugueur pas un évadé

Samir s’était fait la belle avant de voir la magistrate qui dispose d’un bureau dans l’enceinte hospitalière. «Il a pris ses jambes à son cou et personne ne lui a couru après !» (1).

Hier matin, il s’est retrouvé devant elle, mais au palais de justice et pour un autre motif. Le juge des libertés et de la détention était saisi d’une demande de placement sous mandat de dépôt après sa courte fugue (lire par ailleurs).

Cette mesure a été prononcée hier midi. Elle n’avait pas été jugée utile en mai dernier par le magistrat qui instruit l’affaire de la prise d’otage dont est soupçonnné Samir Seoudi .

Samir n’est pas retourné au centre hospitalier Laborit, mais au centre pénitentiaire de Vivonne où il a été écroué. Un lieu où il ne devrait pas rester bien longtemps. «Il a besoin d’une prise en charge médicale, c’est évident. Il présentait un état délirant», note un magistrat. Samir devrait donc à terme rejoindre une structure spécialisée où des soins peuvent être administrés dans un environnnement plus sécurisé qu’il ne l’était auparavant.

Sur le plan pénal, l’épisode de mardi ne devrait pas connaître de suites. Samir est un fugueur, pas un évadé. L’hospitalisation sous contrainte est une mesure administrative, prise par la préfecture. Samir deviendrait un évadé, s’il arrivait désormais à se soustraite au mandat de dépôt qui lui a été signifié.
 
(1) La direction du centre hospitalier Laborit, contactée mardi sur cette affaire n’avait pas souhaité s’exprimer.

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Interpellé en douceur à la Ferme de l’Espoir à Châtellerault où le personnel s’interroge

Une fois sorti sans encombre du centre hospitalier Laborit de Poitiers, Samir s’est précipité dans un bus puis dans un train pour rallier Châtellerault. « Il avait des copains là-bas. Sa famille, elle, est en région parisienne. »

Dès la fin de matinée, mardi, Samir, se retrouve dans un foyer de Châtellerault, à Painlevé. « Il est venu deux fois dans la matinée », indique-t-on au foyer. « La première fois, on lui a dit que le foyer était plein, qu’on n’avait pas de place disponible pour lui. Il est revenu vers midi pour avoir un sandwich. Après un contact avec le service d’urgence, le 115, il a été aiguillé vers la Ferme de l’Espoir. Le collègue veilleur de nuit qui le connaissait a vu sur le registre qu’il était passé. Mais il a fait le rapprochement avec ce qui s’était passé à Laborit uniquement quand il a vu le journal, mercredi matin. Il a prévenu la police vers 7 h. »

Dans la foulée, la personne d’astreinte à la Ferme de l’Espoir a été prévenue. « C’est le foyer Painlevé et le commissariat qui nous ont prévenus vers 7 h », confie une éducatrice. « On a bien vu que quelque chose n’allait pas chez lui, qu’il n’avait pas l’air dans son assiette, mais il n’était pas du tout agressif. Il était habillé normalement. » Les travailleurs sociaux du site s’interrogent sur le fait que le 115 et les foyers n’aient pas été alertés sur cette disparition. « Il faut que l’on discute de cette question. C’est sûr, en tant que travailleurs sociaux, on se pose des questions. »

Et les réponses sont difficiles à obtenir sur les mesures prises pour diffuser le signalement du disparu. Le parquet indiquait, mardi soir, que le juge d’instruction en charge du dossier avait fait diffuser son portrait à toutes les sociétés de transport. Il avait aussi délivré un mandat d’amener à l’encontre du fuyard.

Quelles mesures de diffusion l’autorité préfectorale a-t-elle pris puisqu’elle a la main sur les hospitalisations sous contraintes ? « Il faut que vous voyiez avec l’agence régionale de santé », nous répondait-on hier matin la préfecture. A l’ARS, la réponse est simple : « On a prévenu tous les services médicaux et d’urgence de la région. » Et le 115 et les foyers etc. ? « Ce n’est pas nous, voyez la préfecture. » Cette dernière n’a pas rappelé pour apporter ces précisions, malgré une nouvelle sollicitation.

Nouvelle République, Emmanuel Coupaye, 18 novembre 2011

[Toulouse] Quand la presse s’emmêle

Ca y est les dépêches tombent… passons sur le titre qui montre tout le respect de la bourgeoisie pour son beau principe de « présomption d’innocence », sur les dénominations de « commando » et « d’ultra-gauche » (brr…), sur le fait que la personne aspergée de lacrymo n’ait pas eu d’ITT suite à l’événement, sur l’arrestation  d’immigrés dans le même temps… Nous rappellerons juste que le soutien à ces personnes n’était pas de « trente » personnes, lors du rassemblement devant le tribunal, mais d’une bonne centaine.

Et que cette solidarité ne s’en tiendra pas là.

Toulouse : quatre casseurs écroués

Quatre membres présumés d’un commando qui avait commis des dégradations dans des locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), près de Toulouse, afin de dénoncer l’incarcération des mineurs, ont été mis en examen et emprisonnés, a-t-on appris auprès du parquet. Le 5 juillet, à Labège, en banlieue toulousaine, une dizaine de casseurs, très organisés, vêtus de noir, cagoulés et gantés, ont fait irruption dans le bâtiment de la direction interrégionale de la PJJ. Ils ont saccagé des salles et écrit « nique la justice » ou « porcs » sur les murs. Un salarié avait été aspergé de gaz lacrymogène.

Hier, sept personnes âgées de 21 à 30 ans ont été interpellées dans des squats de Toulouse. Cinq ont été mises en examen et quatre d’entre elles ont été placées en détention pour des faits de dégradation et de violence. Aucune n’est originaire de la région toulousaine, selon le procureur de Toulouse, Michel Valet. Le parquet s’est refusé à préciser les conditions dans lesquelles les enquêteurs sont remontés jusqu’aux suspects. Selon une source proche de l’enquête, ces militants d’ultra gauche, chômeurs ou étudiants, ont agi par conviction, non pour se venger d’une incarcération dans un Etablissement pénitentiaire pour mineurs (EPM).

« C’est rare qu’on interpelle ces gens-là car ils sont très prudents, ils refusent les prélèvements ADN et refusent de répondre lors des interrogatoires », a dit un enquêteur.
Une vingtaine de membres d’un comité de soutien des casseurs présumés a manifesté mercredi devant la brigade de gendarmerie de Saint-Orens, puis devant le palais de justice où ils étaient entendus, pour protester, derrière une banderole affichant « mort aux flics ».

AFP, repris par le Figaro, le 17 novembre 2011

[Rennes] Soutien aux inculpés

[Rennes] Procès en appel des inculpés du 5 décembre : c’est toujours œuf !

Le 5 décembre 2009 à Rennes, une manifestation était organisée par plusieurs collectifs de chômeurs. Interdite par le préfet au moment de son départ elle a tout de même eu lieu, chaudement encadrée par la police. À sa suite devait se tenir une assemblée générale dans une salle — réservée en bonne et due forme — à la Maison des associations. Le moment venu, la directrice — en accord avec la police — en a refusé l’accès, livrant alors les manifestants aux mains et aux matraques des forces de l’ordre.

Les policiers ont alors dispersé violemment les personnes réunies pour l’assemblée, en en blessant trois grièvement. Quatre manifestants furent alors arrêtés et sont poursuivis depuis ce jour pour des faits de rébellion et de violences sur agent.

Le 18 janvier 2010 en première instance, trois des accusés plaidaient la légitime défense, tout aussi impuissante qu’elle était. Le quatrième, accusé d’avoir jeté un œuf sur un flic, plaidait non-coupable. La cour reconnut la culpabilité des inculpés sans pour autant suivre le réquisitoire du procureur, bien obligée d’admettre que les violences policières étaient à l’origine de la réaction des manifestants.

Non content de cette décision, les flics, appuyés par le parquet, ont fait appel. Après deux ans d’une procédure embarrassante pour la justice, l’affaire ressort des cartons. Bien qu’il n’y ait plus le contexte militant de l’époque, nous appelons à ce que ce procès ne puisse pas se tenir dans l’ombre d’une salle d’audience mais qu’il prenne toute sa place dans l’espace public.

RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 18 NOVEMBRE 2011 17h
RDV sur les lieux des faits, devant la Maison des associations
(métro Charles de Gaulle)

PROCÈS EN APPEL LE MERCREDI 23 NOVEMBRE 2011 15h
Rassemblement place du Parlement pour le match retour

Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes.

Vidéo du 5 décembre 2009:
http://www.youtube.com/watch?v=BNlWIXQYrm
http://www.dailymotion.com/video/xm8jq5_violences-policieres-du-5-decembre-2009-a-rennes_news

Autres vidéos de l’époque:
http://www.dailymotion.com/video/xc3iqp_les-4-chomeurs-rennais-condamnes-fr_news
http://www.dailymotion.com/video/xbsfgb_chomeurs-inculpes-a-rennes-conf-de_news
http://www.dailymotion.com/video/xbxp1o_rennes-le-proces-des-4-chomeurs-man_news
http://www.dailymotion.com/video/xbx9f4_f3-bretagne-mcpl-et-resf-extrait-du_news

[Toulouse] Quatre personnes toujours en détention

[Toulouse] Perquisitions et arrestations

mis à jour le 17 novembre 2011

Sur les 6 personnes placéEs en garde à vue : 4 misEs en détention provisoire, 2 sont « libéréEs » (1 en contrôle judiciaire, 1 en tant que témoin assisté). L’inculpation est « association de malfaiteurs en vue de dégradations ou de violences envers personnes ».

C’est déjà tout de suite, mise à jour du 17 novembre 2011