Sons des rencontres internationales de St-Imier : interviews, micro-trottoirs… (1ère partie)

Sons des rencontres internationales de St-Imier : interviews, micro-trottoirs… (1ère partie)

Autour de 3000 personnes se sont réunies à St-Imier (Jura bernois – Suisse) pour les Rencontres    internationales de l’anarchisme à l’occasion des 140 ans de l’Internationale dite « anti-autoritaire ».

Voici une série d’interviews de militantes et militants de tous pays et de micro-trottoirs qui ont été effectués par Radio libertaire sur place !

En cliquant sur les liens proposés, vous pouvez écouter en direct ces enregistrements (sans téléchargement). Et hop, un bon moyen de se balader sur    une grande partie de la planète en très bonne compagnie !

Quelques textes et citations bien sentis sont proposés auprès de chaque émission en guise de mise en bouche. Rien que leur lecture est stimulante    !

« Les anarchistes savent qu’il est difficile d’appliquer leurs principes libertaires dans une société qu’ils estiment autoritaire. Pour les uns,    l’issue est de se retirer le plus possible de la masse, individuellement ou entre égaux choisis de façon affinitaire. Pour les autres, la plongée dans le combat social est inévitable, et passe    par différentes formes de modulations ou de compromis, jugés différemment selon les circonstances, les individus et les organisations. La cohérence des idées semble tenir davantage à un respect    de l’éthique qu’à un choix de l’absolu. » Philippe Pelletier

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Présentation : http://is.gd/fcLATY (29 minutes)
L’internationale des fédérations anarchistes (IFA) : http://is.gd/xBfsEG (30 min)
140 ans d’anarchie : http://is.gd/fnmwYG (37 min)
Anarchie au Mexique : http://is.gd/e5Emhl (41 min)
Anarchie en Grèce : http://is.gd/61qxFO (33 min)
Anarchie en Roumanie : http://is.gd/ehCPJM (34 min)
Anarchie en Tunisie : http://is.gd/aMPfrB (24 min)
Esperanto ou tard : http://is.gd/PbLwfQ (82 min)
Anarchie au Japon : http://is.gd/Y64txd (46 min)
Anarchie en Argentine : http://is.gd/Flic6K (41 min)
Anarchie au Brésil (saison 1) : http://is.gd/EBO7Mf (39 min)
Anarchie au Brésil (saison 2) : http://is.gd/iVZ7w1 (33 min)
Anarchie en Croatie : http://is.gd/YIC7Go (39 min)
Anarchie au Chili : http://is.gd/AwLs7d (32 min)
Congrès de l’internationale des fédérations anarchistes : http://is.gd/ehCWOv (53 min)
En guise de synthèse : http://is.gd/pafJ3K (65 min)
Melting-pot et tutti frutti (avec des chansons !) : http://is.gd/nRjYVq (51 min)

« Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les préjugés, les préoccupations, les erreurs et les coutumes qui caractérisent les    foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu’il lui faut un chef ou un guide pour la mener à son destin. Vers la liberté ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut être guidée, avec la    carotte ou avec le bâton.
Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles à l’émancipation de l’être humain : elle place sa vie, son honneur,    son bien-être, son avenir, sa liberté entre les mains de celui qu’elle fait chef. C’est lui qui doit penser pour tous, c’est lui qui est chargé du    bien-être et de la liberté du peuple en général comme de chaque individu en particulier.
C’est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c’est le chef qui est chargé de le faire. Les masses deviennent donc passives,    ne prennent aucune initiative et se traînent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiques et tous ceux qui aspirent à des postes publics le flattent au moment des élections pour    ensuite mieux le tromper une fois qu’elles sont passées. Les ambitieux le trompent à coups de promesses au cours des périodes révolutionnaires pour récompenser ensuite ses sacrifices à coups de    pieds une fois la victoire obtenue.
Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d’individus pensants, unis pour atteindre des fins communes à tous    mais où chacun, homme ou femme, pense avec sa propre tête et s’efforce de donner son opinion sur ce qu’il convient de faire pour réaliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la liberté et le bien-être de tous fondés sur la liberté et le bien-être de chacun. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de détruire ce qui s’y oppose :    l’inégalité. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu’il s’agisse du produit de la nature ou de l’intelligence humaine,    passent du peu de mains qui les détiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses    besoins.
Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu’on lui obéisse, il    veut être au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un    tel système ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles. »
Ricardo Flores Magon

Blog des groupes Lochu-Ferrer (FA 56), 31 août 2012

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