Archives de catégorie : Ni patrie ni frontière

[Le Caire] Meilleurs vœux de la place Tahrir

[Le Caire] Meilleurs vœux de la place Tahrir

Posted on 1 janvier 2012 by juralib

Chers camarades et amis

En dépit d’une offensive sans précédent des forces anti-révolutionnaires, SCFA et ses acolytes islamistes, salafistes qui ont déjà lancé leurs milices wahabites et fascistes dans les quartiers informels du Grand Caire, les Cairotes ont fêté le nouvel an. Les bourgeois dans les grands hôtels, les boîtes de nuit et les clubs privés, le peuple à la place Tahrir. C’était extraordinaire, une seule tribune, chants et musique, chrétiens et musulmans, des familles entières étaient au rendez-vous. C’est notre façon de résister, c’est génétique, les Égyptiens sont des bons vivants, leur humour, leur sarcasme, leur joie de vivre, leur détermination, triompheront de tous les obscurantismes.

Meilleurs vœux pour 2012

Galila El Kadi

[Tours]  » On se croirait revenu à l’époque de la guerre  »

 » On se croirait revenu à l’époque de la guerre  »

Les sans-papiers ont protesté contre la « traque » dont ils font l'objet.

 
Les sans-papiers ont protesté contre la « traque » dont ils font l’objet. – (dr)
 

C’est un policier qui s’exprime. Un flic comme les autres, au commissariat de Tours. Dans un couloir, il confie à demi-mots son écoeurement. En cette fin d’année 2011, sur ordre de la préfecture, les effectifs de police sont mobilisés sur la chasse aux sans-papiers. Plusieurs policiers en témoignent : ils reçoivent des listes de gens à interpeller avec les adresses devant lesquelles il faut planquer pour les trouver. Parfois, la consigne porte sur un groupe de Roumains qu’il faut contrôler sans raison apparente. Plus tard, c’est devant un foyer Adoma qu’il faut guetter l’arrivée d’un père de famille arménien signalé en situation irrégulière. « On se croirait revenu à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, ça me révulse, ajoute le policier. Les quotas, c’est une réalité. On nous demande de faire tant d’arrestations d’ici la fin de l’année. » La chasse aux sans-papiers est loin d’être terminée.

Nouvelle République, Caroline Devos, 30 décembre 2011

[Japon] Arrêt du nucléaire… en un an

Le Japon est en passe (malgré lui) de sortir du nucléaire en moins d’un an : La compagnie d’électricité du sud-ouest du Japon, Kyushu Electric Power, a arrêté dans la nuit du dimanche 25 décembre son dernier réacteur pour maintenance, ne laissant que six unités en service dans tout le pays sur un parc de 54. Les réacteurs japonais doivent subir des contrôles durant plusieurs semaines tous les treize mois environ.

Les six unités encore en service doivent être stoppées d’ici à la fin mai 2012, et nul ne sait quand les autres tranches pourront être réactivées.

Sortir du Nucléaire (chronologie du mois de décembre), 25 décembre 2011

[Moscou] Une vingtaine de manifestant-e-s arrêtée-e-s par la police

Russie: des dizaines de manifestants interpellés à Moscou et Saint-Pétersbourg

Des dizaines de personnes, dont l’écrivain Edouard Limonov, qui tentaient samedi de participer à des manifestations non-autorisées à Moscou et Saint-Pétersbourg pour réclamer le départ de Vladimir Poutine ont été interpellées.

Un manifestant fait le signe de la victoire alors qu'il vient d'être arrêté par la police, le 31 décembre 2011 à  aint-Pétersbourg.

Un manifestant fait le signe de la victoire alors qu’il vient d’être arrêté par la police, le 31 décembre 2011 à aint-Pétersbourg.
 

A Moscou, le rassemblement, organisé par l’opposant et écrivain controversé Edouard Limonov, qui a indiqué à la radio Echo de Moscou avoir été interpellé, avait lieu sur la place Trioumfalnaïa dans le centre de la capitale, autour du slogan « une nouvelle année sans Poutine ».

Mais des dizaines de policiers ont empêché sa tenue en interpellant une vingtaine de manifestants dès leur sortie du métro situé juste à côté de la place.

L’un d’eux a crié « Liberté » alors qu’il était arrêté par la police. D’autres ont scandé « La Russie sans Poutine ». Une banderole, où il était écrit « mort aux occupants du Kremlin », a aussi été brandie.

Dès l’après-midi, un important dispositif policier avait été déployé pour quadriller les lieux, avec l’envoi notamment d’une trentaine de fourgons cellulaires.

Outre le départ de l’homme fort du pays, Vladimir Poutine, le rassemblement avait également pour but de réclamer comme tous les 31 des mois comptant 31 jours l’application de l’article 31 de la Constitution garantissant la liberté de rassemblement.

A Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, une dizaine de personnes ont été interpellées alors qu’elles essayaient de manifester sur la perspective Nevski, en plein centre.

Plusieurs ont scandé « La nouvelle année sans Poutine » ou « Nous avons besoin d’une autre Russie ».

Réagissant à ces interpellations le soir du Nouvel An, l’ex-dissidente soviétique et militante russe Lioudmila Alexeeva a estimé que c’était « honteux et stupide ».

« Les autorités doivent comprendre que l’ère de la dispersion des rassemblements est finie », a-t-elle ajouté, citée par l’agence Interfax.

Le régime de Vladimir Poutine fait face au plus important mouvement de contestation depuis son arrivée au sommet du pouvoir en 2000.

Ce mouvement, qui a lieu à un peu plus de deux mois de la présidentielle, à laquelle M. Poutine est candidat pour un troisième mandat au Kremlin après ceux accomplis entre 2000 et 2008, a été déclenché par les législatives controversées du 4 décembre, qui ont été remportées par son parti Russie Unie.

Le 24 décembre, entre 70.000 et 100.000 personnes ont manifesté dans Moscou pour réclamer l’annulation des législatives et une « Russie sans Poutine ». Le 10 décembre déjà, l’opposition avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes, une mobilisation exceptionnelle pour la Russie.

L’opposition a promis d’organiser un nouveau rassemblement après la longue période de jours fériés (du 1er au 10 janvier), mais n’a pas encore fixé de date.

Samedi, Vladimir Poutine a estimé qu’il n’y avait rien d' »anormal » à ce que « tout bouillonne » en Russie, en pleine période électorale, ajoutant qu’il s’agissait du « prix à payer pour la démocratie ».

Il a cependant à plusieurs reprises minimisé l’importance du mouvement de contestation et opposé une fin de non-recevoir aux appels de l’opposition à annuler les résultats des législatives.

Mercredi, le Premier ministre a de plus estimé qu’un dialogue avec les opposants était impossible, jugeant ce mouvement trop désorganisé, sans leader, ni programme.

AFP, 31 décembre 2011

Nouvelle taxe sur les étudiants étrangers à partir de Janvier 2012

Billet d’humeur du samedi 31 décembre 2011 (Taxe sur les étudiants étrangers à partir de Janvier 2012)

En ce samedi 31 décembre 2011, quoi de neuf en ce monde ??? En psychiatrie, on appellerait ça une névrose obsessionnelle. Après la circulaire du 31 mai 2011 relative à la maîtrise de l’immigration professionnelle, dite « Circulaire Guéant », bras armé d’une politique du chiffre en matière d’immigration légale, après le décret  du 6 septembre 2011 (pris pour l’application de la loi  du 16 juin 2011 relative à l’immigration, l’intégration et la nationalité et relatif aux titres de séjour) qui augmente de 30% les ressources exigées pour obtenir un titre de séjour étudiant, le Gouvernement a créé dans la loi de finances pour 2012, promulguée hier, une nouvelle taxe sur les étudiants étrangers…

Gratuit jusqu’en décembre 2008, le renouvellement d’un titre de séjour étudiant est actuellement soumis à une taxe comprise entre 55 et 70 euros. A partir du 1er janvier, la taxe variera entre 200 et 385 euros. A cela s’ajoute une nouvelle contribution de 110 euros payable dès le dépôt de la demande et non remboursable même en cas de refus. Alors qu’une politique intelligente d’attractivité universitaire supposerait d’investir ou au moins d’inciter les meilleures étudiants étrangers à venir étudier et travailler en France, c’est exactement le contraire qui se passe.

 

Depuis la décision de Nicolas Sarkozy d’octroyer la gratuité de l’enseignement aux Français expatriés, les frais de scolarité des lycées français à l’étranger ont explosé pour les élèves étrangers. Pour venir étudier en France, il leur faut ensuite, depuis septembre 2011, justifier de 615 euros minimum de ressources mensuelles pour obtenir un titre de séjour étudiant. Les demandes et les renouvellements de titres de séjour seront ensuite, à partir du 1er janvier 2012, surtaxés à chaque nouvelle année scolaire. Une fois diplômé, le matraquage continue : s’il arrive à obtenir auprès des directions régionales de l’emploi son changement de statut, l’étudiant devenu salarié devra demander à son employeur de verser une taxe, réévaluée par la circulaire du 11 mars 2011 (relative aux taxes liées à l’immigration et à l’acquisition de la nationalité) à 50 % de la rémunération brute mensuelle, dans la limite de 2,5 fois le SMIC la première année, et de 160 euros les années suivantes.

Ces taxes servent-elles à financer les universités, la recherche, les instituts culturels français ? Sont-elles affectées au désendettement ? Non, elles servent à payer les factures l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), une agence publique dirigée par Arno Klarsfeld, ancien avocat brillant, reconverti dans le sarkozysme primaire, qui a succédé en 2011 à Dominique Paillé, ancien porte-parole adjoint de l’UMP, reconverti dans l’écriture de romans d’anticipation. Et l’OFII sait habilement dépenser cette manne financière : sa dotation lui sert en bonne partie à payer les aides au retour volontaire de migrants roumains, puis à acheter sur place des troupeaux de moutons à ces paysans sans terre , une politique totalement inefficace, condamnée par le Conseil de l’Europe…

Pour des raisons électoralistes et idéologiques, le Gouvernement était prêt à sacrifier une génération entière d’étudiants étrangers, avant la mobilisation du Collectif du 31 mai, relayée par les syndicats d’étudiants, de salariés, le patronat, les universités, les Grandes écoles, les lycées français à l’étranger, les associations de défense des étrangers, les associations de défense des droits de l’Homme, les chercheurs, les intellectuels, les partis politiques, etc…

Malgré le revirement récent le mal est fait et l’image de la France à l’étranger est déjà écornée. Cela se traduit déjà par les chiffres de préinscription d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur en France. A moins d’un coup de barre fort dans la direction opposée, cet effet risque d’être durable. Les revendications du Collectif du 31 mai sont simples, un retrait immédiat de la circulaire et l’association systématique de toutes les parties prenantes à la définition de nouvelles règles. A terme, il faudra prévoir une autorisation provisoire de séjour automatique d’un an à la fin des études, afin de laisser le temps à l’étudiant de trouver un travail ou de créer son entreprise en France. Un titre de séjour de cinq ans renouvelable pour les étudiants qui deviennent salariés pourrait ensuite être créé.

De plus, la simplification et la dématérialisation de toutes les démarches administratives pour les étudiants étrangers est indispensable. Il n’est pas admissible que des étudiants en période de partiels dorment la nuit devant les préfectures pour pouvoir déposer leurs dossiers. Il faudra ensuite supprimer les taxes servant à financer des administrations dont la seule raison d’être est de percevoir ces taxes. Voici pour 2012 des propositions clés en main pour facilement diminuer les dépenses de l’Etat, stimuler la croissance et faire de nouveau rayonner la France à l’étranger. Aux candidats républicains de s’en saisir.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir !!!

Groupe de Béthune (Fédération Anarchiste), 31 décembre 2011