Archives de catégorie : Répression

[Val de Suse] Mercredi 29 juin : une personne tuée par les carabiniers

Premier mort en Italie dans le Val de Suse, tué par les gendarmes

Hier après-midi un blindé des « carabiniers » a écrasé et tué une retraitée à Venaria, Anna Recchia de 65 ans.

C’est une véritable opération militaire en vigueur contre les manifestants de la val de Suse.

Comme à Gênes une fois de plus l’arrogance du gouvernement italien a tué sous les pneus de véhicules de police.

Ces jours-ci, des dizaines de véhicules militaires sont empilés de haut en bas de la vallée.

Rappel

De violents affrontements ont opposé dimanche un millier de militants écologistes aux forces de police dans le val de Suse, dans les Alpes italiennes, à la suite du début du chantier du TGV Lyon-Turin.

Les militants installés en campement à proximité sont réunis dans le collectif No TAV (treno alta velocità, train à grande vitesse) qui regroupe des associations écologistes opposées au tracé ferroviaire.

Dès 6 heures du matin, un important dispositif policier de 2000 hommes était sur place, et des bulldozers ont détruit les barricades élevées par les manifestants. On comptait en milieu de journée plus de 80 blessés dans les manifestants.

Le trafic sur l’autoroute et la liaison avec la France ont été interrompus pendant plusieurs heures.

Bellaciao, 30 juin 2011.

Prélèvement ADN : le parquet fait appel de la relaxe du leader des Conti

Xavier Mathieu, le leader des Conti, mardi, à sa sortie du tribunal de Compiègne. Arnaud DUMONTIER

Le parquet de Compiègne a décidé ce vendredi de faire appel du jugement qui a relaxé mardi dernier Xavier Mathieu, le leader emblématique des Conti de Clairoix (Oise). Ce dernier était poursuivi pour avoir refusé de se soumettre à un prélévement ADN, à la suite du saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009 par les salariés. Ils venaient d’apprendre que la fermeture de leur usine était irréversible.

Mardi, le magistrat avait relaxé l’ancien salarié au motif qu’il s’agissait d’une action syndicale et non d’un fait prémédité de délinquance de droit commun. Rendre ce jugement définitif aurait ouvert la porte à de nouveaux refus de prélévements d’ADN destinés à alimenter le Fnaeg, le fichier national automatisé des empreintes génétiques. On s’attendait donc à cet appel interjeté par Ulrika Delaunay-Weiss, procureur de la République de Compiègne.

leparisien.fr

Stéphanie FORESTIER | Publié le 01.07.2011, 17h50 | Mise à jour : 22h59

[Poitiers] Le tribunal annule les gardes à vue

Poitiers
Après un mois et demi de délibéré, le tribunal correctionnel a décidé jeudi que la jurisprudence récente de la Cour de cassation en matière de gardes à vue s’applique à toutes les procédures en cours, y compris celles initiées avant l’arrêt de la Cour.
Dans cet arrêt du 31 mai, la Cour de cassation ordonnait à toutes les juridictions de faire immédiatement application de la Convention européenne des Droits de l’Homme. La Convention stipule que tout justiciable a le droit de bénéficier de l’assistance d’un avocat tout au long de sa garde à vue et non juste au début de celle-ci.
Les sept prévenus qui bénéficient de cette décision avaient comparu le 12 mai, accusés d’avoir commis diverses dégradations sous forme de tags, le 5 février place Leclerc où se tenait un rassemblement en faveur des sans-papier. Au moment de leur interpellation, les sept jeunes gens étaient, selon la police, porteurs de bombes de peinture, de cocktails Molotov, de fumigènes et de cagoules.
Placés en garde à vue, ils n’avaient pu s’entretenir avec un avocat que quelques minutes. Dans l’attente de l’arrêt attendu de la Cour de Cassation, les juges avaient mis leur décision en délibéré. Jeudi, dans l’affaire des tags, ils ont donc annulé toute la procédure de garde à vue et les conséquences qui en découlent. En revanche, ils ont confirmé les poursuites contre les sept prévenus sur la base des autres éléments du dossier, notamment les perquisitions chez les prévenus. Ceux-ci ont été reconvoqués au 1 septembre.

Centre Presse, 02/07/2011, V.B.

[Poitiers] La militante basque sera extradée

La chambre de l’instruction a donné satisfaction à l’une des demandes d’extradition de l’Espagne à l’encontre de la militante etarra Saoia Sanchez Iturregi.

La seconde comparution en une semaine d’une militante présumée de l’organisation terroriste basque ETA devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel, sous haute escorte, a été quelque peu agitée hier matin. C’est d’abord un motard de l’escorte qui a été victime d’une collision sur la rocade est (1) au cours du transfert entre la prison de Vivonne et Poitiers (il est blessé au thorax).

C’est ensuite la détenue, très calme lors de la première audience de mardi, qui a poussé les hauts cris en affirmant avoir été brutalisée par les hommes du GIPN qui l’accompagnaient. Ceux-ci auraient, selon la militante basque, exagérément serré ses menottes.

Seconde demande

Le procès lui-même a été sans surprise. Comme mardi matin, Saoia Sanchez Iturregi a refusé de se lever devant la cour et de signer les documents qu’on lui présentait. Mardi, la chambre de l’instruction avait reporté le procès, en attendant que les autorités espagnoles fournissent des informations plus précises sur les tortures que les amis basques de Saoia Sanchez disent avoir subies.

Deux plaintes ont effectivement été déposées en Espagne après que les deux militants arrêtés après un attentat commis à Bilbao eurent avoué à la police le nom de la chef de leur commando. La procédure d’instruction de ces plaintes n’étant pas terminée, la cour de Poitiers a décidé de reporter à plus tard sa décision de remettre ou non Saoia Sanchez aux autorités judiciaires espagnoles (rappelons que le doit européen, confirmé par la cour de cassation, interdit aux juridictions françaises de livrer un ressortissant étranger mis en cause grâce au recours à des actes de torture).

En revanche, les juges ont fait droit à une seconde demande d’extradition des autorités espagnoles arrivée il y a quelques jours. Saoia Sanchez est mise en cause après la découverte d’importants stocks d’explosifs dans plusieurs villages de Biscaye. Des papiers au nom de la militante basque se trouvaient cachés avec certains de ces explosifs, ce qui fait planer sur elle de forts soupçons.

L’extradition de Saoia Sanchez n’interviendra cependant pas avant de nombreux mois, tant que se poursuit l’instruction menée par le pôle antiterroriste de Paris après l’assassinat de deux gardes civils à Capbreton (Landes) pour lequel elle est mise en examen, tout comme deux autres membres de l’ETA.

(1) Toute personne ayant été témoin de cet acident est invitée à prendre contact avec le commissariat au 05.49.60.60.00.

Vincent Buche, Centre Presse, 25/06/2011

Poitiers : les squatters des Feuillants sont partis

Alors même que le tribunal d’instance rendait une décision d’évacuation du squat de la rue des Feuillants ce vendredi, les squatters ont quitté les lieux sans attendre l’éventuelle intervention de la force publique. Dans sa décision prise en référé, le tribunal considère que la présence de personnes dans le 89 de la rue des Feuillants constitue «une occupation par voie de fait». Elle relève «d’un choix de vie et non d’un motif impérieux de logement.» Le juge qui a rendu la décision ordonne l’expulsion sous astreinte de 1.000 € par jour à compter de samedi. Le départ des squatters dans la matinée leur évitera de payer cette somme. Dans un e-mail adressé à la rédaction de la NR à Tours, les squatters ont contesté les propos tenus par Jean-François Macaire, président de Logiparc, en particulier ceux portant sur la vétusté des lieux.

La Nouvelle République, 24/06/2011