Archives de catégorie : La rue grogne

[Ingrandes] Rentrée sous haute tension à la Fonderie Alu

A peine revenus de congés, les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium d’Ingrandes s’apprêtent à vivre une semaine de reprise très mouvementée.

Les syndicalistes promettent une semaine mouvementée qui pourrait déboucher sur une grève. 86red02

Ah tiens, c’est encore ouvert ici? ironisait un ouvrier de l’équipe d’après-midi en franchissant le portail de la fonderie, hier vers 13h30. Mais tous n’avaient pas vraiment le sourire à l’heure de reprendre la direction des ateliers. « Ils nous ont bien pourri nos vacances, grogne Tony, 24 ans de boîte et représentant CGT. On avait peur qu’ils nous envoyent les nouveaux contrats pendant les congés. »

« Ils essaient de nous mettre sous pression »

Ces contrats prévoient une baisse d’au moins 15% des salaires, accompagnée d’une augmentation du nombre d’heures, qui pourrait alors correspondre à une baisse de 23%. Fin juillet, le comité d’entreprise avait assigné la direction en justice pour tenter de faire annuler ce plan. Le tribunal de Poitiers rendra sa décision ce mercredi.
« Jusqu’à maintenant, tous les repreneurs se contentaient d’embarquer le pognon, mais jamais personne n’avait touché à nos salaires », s’indigne Christian, qui a vu les actionnaires défiler en 31 ans de fonderie.

Aujourd’hui, se tiendra une réunion intersyndicale pour préparer les actions à venir. Un premier débrayage devrait avoir lieu dès mercredi matin à 9h, pour contester l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre deux salariés. « Ils font du zèle, ils essaient de nous mettre sous pression par tous les moyens », explique Tony.

En deux ans, la fonderie a perdu près de 100 ouvriers et l’avenir ne s’annonce guère plus radieux pour les 480 restants. « La direction nous a dit que si nous n’acceptions pas les nouveaux contrats, l’avenir du site pourrait être compromis. »
Du haut de sa vingtaine d’années d’ancienneté, Jean-Philippe n’est pas plus optimiste: « C’est à se demander s’ils nous ont rachetés pour nous faire bosser ou bien simplement pour couler un concurrent ».

Les représentants du personnel tiendront une conférence de presse ce jeudi. Il se murmure que celle-ci pourrait annoncer le début d’un mouvement grève dès la fin de cette semaine.

Pierre Dumas, Centre Presse, 30/08/2011

Appel de la coordination antinucléaire et manifestation le 15 octobre à Rennes

Communiqué de la coordination antinucléaire organisatrice de la manifestation du 15 octobre à Rennes

Le gouvernement va prendre dans les prochaines semaines une décision lourde de sens. Après l’avis positif de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, le redémarrage de la centrale de Fessenheim serait un choix catastrophique pour notre avenir à tous.

Alors que la plupart des grandes puissances économiques tracent leur chemin vers l’indépendance énergétique grâce aux énergies alternatives, alors que le parc mondial, très vieillissant, des centrales électronucléaires diminue, il serait aberrant de poursuivre la fuite en avant que nous impose la nucléocratie française.

Prolonger la filière nucléaire serait la garantie pour la France de se retrouver seule à mettre en œuvre cette technologie du XXème siècle, avec les risques inacceptables qu’elle comporte pour la santé publique. Pour lot de consolation, nous aurions des stocks de déchets toujours plus importants, toujours plus ingérables…

Récemment l’Italie et l’Allemagne ne s’y sont pas trompées en réaffirmant l’abandon du nucléaire. L’Allemagne a prévu d’atteindre en 10 ans 40 % d’électricité verte. De même, la Suisse a acté de ne pas renouveler son parc.

Il faut non seulement fermer Fessenheim, mais dans la même logique, stopper la filière du réacteur EPR et donc le chantier de Flamanville et sa ligne Très Haute Tension.

La Coordination Antinucléaire Ouest réitère son appel à manifester massivement le 15 octobre 2011 prochain à Rennes pour obtenir l’arrêt immédiat des chantiers EPR et THT et invite toutes les organisations concernées à la soutenir.

Fukushima témoigne : sortons du nucléaire !

Coordination d’organisations antinucléaires de Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire. Voir son site sur http://sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest

Appel à rassemblement devant le tribunal de St Nazaire le 17 août

La Justice au service du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Depuis quarante ans dans la région, des gens s’opposent à un projet mégalomane de construction d’aéroport à Notre dame des Landes. Nous avons rejoint la lutte en occupant illégalement des terres et des maisons que le conseil général et l’état avaient rachetées petit à petit pour en faire cadeau au groupe Vinci, en janvier dernier. Aujourd’hui, pour mener à bien son projet, Vinci doit faire place nette en expulsant les habitant.e.s de la zone, d’abord les squats, ensuite les locations, les propriétés et les fermes.

Nous sommes convoqué.e.s au tribunal de Saint-Nazaire le 17 août pour des procédures d’expulsion.

Nous refusons de comparaître au tribunal.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nous ne reconnaissons pas la justice. La justice est un instrument de l’état. Cet état qui nous impose par la force le projet d’aéroport (et bien d’autres) malgré une opposition massive. Pour exemple, les nombreux recours portés par les associations qui ont été rejetés, les différentes condamnations d’opposant.e.s, la militarisation de la zone, les pressions policières, le fichage systématique de tout.e opposant.e…

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nos vies n’y valent pas grand-chose face au groupe Vinci, leader mondial du BTP, aux bénéfices annuels de 1,7 milliard d’euros qui exploite dans 90 pays et dont le PDG percevait en 2005 un salaire de 350 000 euros par mois. Dans cette lutte, ce sont nos vies que nous défendons et nous n’attendons pas que la justice lutte à notre place car elle est un outil au service du capital.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nous refusons de jouer le rôle que la justice attend de chacun.e. Quotidiennement des tas de gens sont convoqué.e.s devant un tribunal. Face à la justice, nous sommes seulement tenu.e.s d’obéir, de jouer le jeu, de bien nous habiller, de répondre poliment aux marques de mépris et aux vexations, d’accepter de nous faire couper la parole, d’attendre notre tour. En un mot : de nous montrer dociles et de faire semblant de croire que la justice est juste. Parce que celui ou celle qui ne le fait pas risque simplement une décision plus sévère. Avoir affaire à la justice, c’est voir des magistrat.e.s décider du cours de sa propre vie.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce qu’il s’agit d’un procès d’expulsion et que nous ne voulons pas être expulsé.e.s. Peu importe notre défense, l’expulsion sera prononcée. Seuls quelques jours ou semaines de délai pourraient être accordées, ce qui ne changerait ni nos vies, ni la lutte, ni l’état de ce monde.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nous ne voulons pas parler au/à la juge. Nous trouvons plus intéressant de discuter entre nous. Nous avons plus à gagner en nous rencontrant et en nous organisant.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce qu’il fait toujours plus beau à l’extérieur.

NOUS VOUS INVITONS À TOU.TE.S NOUS RASSEMBLER DEVANT LE TRIBUNAL DE SAINT NAZAIRE LE 17 AOUT A 8H00. Ainsi qu’aux Planchettes du 16 au 19 août pour préparer la résistance face aux expulsions

Nous ne lâcherons rien. Nous ne partirons pas. Vinci dégage.

Des occupant.e.s de la Zad