Archives mensuelles : décembre 2011

[Paris] nouveaux coups de pression suite à un tract

Paris : nouveaux coups de pression suite à un tract

Nous apprenons que deux procédures ont été ouvertes et confiées à la BRPD (Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne, dans le XIIIe arr.) afin de trouver les auteurs du tract Correspondants de nuit : des agents de proximité de la guerre aux pauvres, diffusé depuis octobre 2010. Des menaces avaient déjà été proférées à ce sujet. Cette fois-ci, c’est le site « Retour à Belleville » (qui n’est plus mis à jour) qui est visé pour avoir repris le tract publié à l’origine sur Indymédia.

Après enquête, les flics ont décidé de convoquer le père d’un compagnon déjà mis en examen dans d’autres affaires, sous prétexte que celui-ci aurait transmis les identifiants wifi public Neuf à son fils, que ce dernier aurait utilisé pour publier le tract sur le blog.

Bien sûr, il s’agit d’emmerder le compagnon ; en s’attaquant à ses proches, les flics contournent ainsi son refus de collaborer à leur travail.

Le père du compagnon avait d’abord été convoqué par courrier. Puis les flics sont venus le déposer eux-mêmes dans la boite aux lettres, avant de passer aux coups de fil répétés, et en dernière instance, aux recommandés (rappelons qu’il n’est pas obligatoire d’aller retirer un recommandé à la poste).

Il a finit par se rendre à la convocation. Les flics lui ont posé un tas de questions sur ses connaissances de l’anarchisme, s’il se rendait sur le marché de Belleville, s’il y distribuait des tracts, etc…Puis ils lui ont fait lire le tract avant de lui demander son avis. Ils ont ensuite posé plusieurs questions sur son fils, auxquelles il n’a pas répondu. Suite à quoi les flics ont commencé les menaces : perquisitions à l’improviste chez ses amis (celui-ci ayant refusé de dire nominément qui utilise son ordinateur) et saisie du matériel informatique (« qu’ils ne sont pas prêts de revoir »), puis de s’attaquer au fils et à ses compagnons « déjà sur la sellette » dans d’autres affaires.

Depuis les flics ont appelé le compagnon sur son téléphone portable (en appel masqué), laissant un message : « Police judiciaire, convocation… »

Nous avons appris que la plainte venait nominativement des quatre correspondants de nuit qui apparaissent dans le tract et que l’accusation est « diffamation publique non suivie d’actes », du moins pour celle que nous connaissons.

Nous ne sommes ni paranos, ni apeurés, ni indignés par ces manoeuvres politico-policières, finalement très banales. Il s’agit là d’une tentative d’isoler un compagnon, en essayant de faire le vide autour de lui, au sujet d’un tract qui à l’époque fut massivement diffusé, y compris dans la rue, par voie d’affichage et de tractage.

Cela ne doit pas empêcher tous ceux qui en partagent le contenu de continuer – ou de commencer – à diffuser ce tract toujours d’actualité, et de continuer à démasquer et à saboter le travail des correspondants de nuit, et de tous les agents de proximité de la guerre aux pauvres, chacun selon les moyens qui lui sembleront pertinents.

Quelques un-es des auteurs du tract.

Indymedia Paris, 8 décembre 2011

Le tract « bâtards »

[Paris] indignados tabassés en garde à vue ?

indignados tabassé en garde à vue

depuis hier en fin d’après midi 2 militants espagnols sont en garde à vue.4 personnes arrétées dont un mineur. Ils sont accusés d’outrage et rebellion. Ils amenaient la bouffe pour les indignés. L’un d’eux aurait montré son cul aux flics. Plus grave encore et de source sure les 2 espâgnols auraient été tabassé en garde à vue. En l’attente d’une possible libération à 16h on demande du soutien devant le comico de la defense. REvoltons nous.

Indymedia Paris-IDF, 8 décembre 2011

BAC : Alliance, SNOP et FO pour le fusil à pompe…

[BAC] « Régler simplement le problème des effectifs avec des fusils à pompe »

Pourquoi des policiers réclament-ils des fusils à pompe ?

(…) Dans l’attente du nouvel armement, les syndicats Alliance police et le SNOP (officiers de police) exigent que les policiers de la BAC soient immédiatement pourvus de fusils à pompe pour « faire face aux armes de très gros calibres des délinquants » rapporte RMC mercredi 7 décembre. « Il faut que les BAC soient dotées d’un équipement et d’une formation adéquates, alors pourquoi pas des fusils à pompe ? » s’est quant à lui interrogé dans la foulée le secrétaire général du syndicat SGP Unité Police FO Nicolas Comte. Il a néanmoins tenu à rappeler que « les problèmes de fond de la formation et des effectifs ne vont pas être réglés simplement avec des fusils à pompe » (…)

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Leur presse (Céline Rastello, Le Nouvel Observateur, 7 décembre 2011)

[Metz] CGT, FO et UFAP-UNSA pour les miradors en taule

 Des surveillants de l’administration pénitentiaire face aux policiers le 8 décembre 2011 devant la prison de Metz

Des surveillants de l’administration pénitentiaire (AP) ont bloqué jeudi, pendant deux heures, l’accès à la maison d’arrêt de Metz-Queuleu qui a dû être dégagé vers 09H00 par la gendarmerie Mobile, a constaté un journaliste de l’AFP.

A l’appel d’une intersyndicale Ufap-Unsa, FO et CGT, une cinquantaine de fonctionnaires ont bloqué l’entrée de la prison pour protester contre la fermeture prochaine du mirador numéro 4 de la maison d’arrêt, récemment rénové pour 650.000 euros.

Ce mirador fait partie de sept installations de ce type devant être fermées par l’AP en Lorraine et en Alsace: trois autres au centre de détention d’Oermingen (Bas-Rhin), deux à la prison d’Ecrouves (Meurthe-et-Moselle) et une au centre de détention de Toul (Meurthe-et-Moselle).

 Pour protester contre ces fermetures, l’intersyndicale avait appelé mercredi les gardiens de prison de l’Est à empêcher tout mouvement à Metz-Queuleu. Les surveillants, qui bloquaient depuis 06H45 l’entrée principale de l’établissement pénitentiaire, ont été dispersés vers 09H00, dans un chahut bon enfant, par les forces de l’ordre.

Selon les syndicats, l’AP a en projet la fermeture « totale » de 29 miradors et « partielle » de 19 autres sur les quelque 250 Tours de surveillance en service dans les prisons françaises. Chaque mirador correspond à cinq postes de travail.

« Les emplois dégagés par ces fermetures iront à la RGPP (révision générale des politiques publiques, ndlr) et ne seront pas redéployés dans les établissements, où les agressions de surveillants sont de plus en plus nombreuses », a souligné la CGT. « Le 17 novembre à Metz-Queuleu, un surveillante a été attaquée par l’auteur d’une prise d’otage à la prison de Montmédy Meuse) qui, la veille, venait de prendre trois ans ferme », a rappelé Fadila Doukhi, responsable FO à Metz-Queuleu.

« C’est une décision des pontes parisiens destinée à faire des économies, mais on va exposer les personnels », a par ailleurs regretté le secrétaire général de l’Ufap-Unsa Grand Est, Eric Gemmerlé.

La direction régionale des services pénitentiaires a de son côté rappelé que la décision concernant les miradors, prise au niveau national, n’était pas encore actée et qu’elle serait finalisée prochainement.

AFP, 8 décembre 2011