LES TRAVAILLEURS DE LA FONDERIE DU POITOU ALU EN GREVE S’ADRESSENT A VOUS !

LES TRAVAILLEURS DE LA FONDERIE DU POITOU ALU EN GREVE S’ADRESSENT A VOUS !

La veille du 14 juillet la direction de FDPA a annoncé  » un plan de compétitivité  » consistant à imposer une baisse des salaires pour le personnel de production de 15 %, ainsi que le passage du temps de travail de 38h75 à 35h payées 35. Toutes ces mesures cumulées à la perte des heures supplémentaires, aux incidences sur toutes les primes, à la suppression de la grille des salaires se traduiraient par une baisse inacceptable de 25% des salaires.

De plus, il est question pour la main d’œuvre indirecte la mutation provisoire dans le groupe d’un cinquantaine de personnes au bon vouloir de la direction, le gel des salaires de 3 ans, la suppression des 14 jours de RTT.

Toutes ces mesures représenteraient, si elles étaient appliquées de 4500 à 5000 euros de baisse du pouvoir d’achat – soit trois mois de salaire par an ! Qui peut accepter de telles mesures dont le seul but est de remplir les poches des actionnaires ?

Nous considérons qu’il s’agit d’une véritable agression de la part des patrons de FDPA, du groupe Montupet quatrième repreneur depuis 10 ans et de Renault qui est le principal client pour la fabrication des culasses.

Nous n’acceptons pas la baisse de nos salaires alors que Montupet engrange des profits et annonce une situation florissante avec un chiffre d’affaire en hausse dans les années à venir.

Nous savons que nous pouvons compter sur votre compréhension et votre solidarité car tous les travailleurs sont confrontés à leur crise, qu’ils veulent nous faire payer. La crise ce n’est pas la notre, ce sont les patrons, les banquiers et les riches qui doivent la payer.

Dans les jours, les semaines à venir nous ferons tout ce qui est possible pour mettre en échec le plan injuste de Montupet car il est vital que tous les travailleurs des fonderies du Châtelleraudais de la Vienne et d’ailleurs, comprennent qu’il est temps de dire stop ! Accepter les sacrifices aujourd’hui ne sera d’aucune protection et garantie contre les attaques de demain sur l’emploi et les salaires.

Le seul choix qui s’impose c’est le retrait immédiat et sans condition que représente ce plan de régression sociale car si les patrons réussissent aux fonderies ce sera un encouragement pour les patrons de la Vienne et du patronat en général d’appliquer ce type de mesures à l’ensemble de la classe ouvrière.

C’est pour ces raisons que nous, les travailleurs de la fonderie alu, s’adressons à vous pour que votre solidarité, dans l’action et sur vos propres revendications, dans les diverses manifestations à venir, permettent que notre colère soit victorieuse et empêche les patrons voyous d’arriver à leurs fins.

Ingrandes, le 1 septembre 2011

Fonderie alu : le tribunal rejette l’action en référé du comité d’entreprise

Ce matin, le juge des référés du tribunal de grande instance de Poitiers a rejeté le recours du Comité d’entreprise de la Fonderie Poitou Alu qui avait assigné sa direction pour dénoncer le manque d’informations relatif à l’annonce, au mois de juillet, du « plan de compétitivité » de l’entreprise qui prévoit notamment une baisse des salaires de 15 %.

Sur la forme, le jugement constate la régularité de la procédure pour les convocations et l’ordre du jour aux réunions du comité d’entreprise, soulignant que l’information donnée était « suffisante ».

Centre Presse, 31/08/2011

[Ingrandes] Rentrée sous haute tension à la Fonderie Alu

A peine revenus de congés, les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium d’Ingrandes s’apprêtent à vivre une semaine de reprise très mouvementée.

Les syndicalistes promettent une semaine mouvementée qui pourrait déboucher sur une grève. 86red02

Ah tiens, c’est encore ouvert ici? ironisait un ouvrier de l’équipe d’après-midi en franchissant le portail de la fonderie, hier vers 13h30. Mais tous n’avaient pas vraiment le sourire à l’heure de reprendre la direction des ateliers. « Ils nous ont bien pourri nos vacances, grogne Tony, 24 ans de boîte et représentant CGT. On avait peur qu’ils nous envoyent les nouveaux contrats pendant les congés. »

« Ils essaient de nous mettre sous pression »

Ces contrats prévoient une baisse d’au moins 15% des salaires, accompagnée d’une augmentation du nombre d’heures, qui pourrait alors correspondre à une baisse de 23%. Fin juillet, le comité d’entreprise avait assigné la direction en justice pour tenter de faire annuler ce plan. Le tribunal de Poitiers rendra sa décision ce mercredi.
« Jusqu’à maintenant, tous les repreneurs se contentaient d’embarquer le pognon, mais jamais personne n’avait touché à nos salaires », s’indigne Christian, qui a vu les actionnaires défiler en 31 ans de fonderie.

Aujourd’hui, se tiendra une réunion intersyndicale pour préparer les actions à venir. Un premier débrayage devrait avoir lieu dès mercredi matin à 9h, pour contester l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre deux salariés. « Ils font du zèle, ils essaient de nous mettre sous pression par tous les moyens », explique Tony.

En deux ans, la fonderie a perdu près de 100 ouvriers et l’avenir ne s’annonce guère plus radieux pour les 480 restants. « La direction nous a dit que si nous n’acceptions pas les nouveaux contrats, l’avenir du site pourrait être compromis. »
Du haut de sa vingtaine d’années d’ancienneté, Jean-Philippe n’est pas plus optimiste: « C’est à se demander s’ils nous ont rachetés pour nous faire bosser ou bien simplement pour couler un concurrent ».

Les représentants du personnel tiendront une conférence de presse ce jeudi. Il se murmure que celle-ci pourrait annoncer le début d’un mouvement grève dès la fin de cette semaine.

Pierre Dumas, Centre Presse, 30/08/2011

Téléconseiller, technicien, transformateur de verre…la liste des métiers ouverts aux étrangers

La nouvelle liste des métiers ouverts aux étrangers résidant hors de l’Union européenne, réduite de 30 à 14 familles de métiers sur demande du gouvernement, a été publiée au Journal officiel, vendredi 12 août. Cette liste des métiers dits « en tensions », donnant droit à un visa de travail, ne concerne pas les étrangers se trouvant déjà en France de manière régulière, ni les ressortissants des pays avec lesquels la France a signé des accords de gestion concertée des flux migratoires, comme la Tunisie ou le Sénégal.

Parmi les métiers qui disparaissent de la précédente version datant 2008, ceux qui concernent le bâtiment et travaux publics (BTP) ainsi que l’informatique. Les familles de métiers toujours ouverts aux étrangers hors-UE sont les suivantes :

– Cadre de l’audit et du contrôle comptable.
– Conduite d’équipement de fabrication de l’ameublement et du bois.
– Conception et dessin produits mécaniques.
– Inspection de conformité.
– Dessin BTP.
– Marchandisage.
– Ingénieur production et exploitation des systèmes d’information.
– Conduite d’équipement de transformation du verre.
– Téléconseil et télévente.
– Pilotage d’unité élémentaire de production mécanique.
– Conception et dessin de produits électriques et électroniques.
– Intervention technique en méthodes et industrialisation.
– Conduite d’équipement de production chimique et pharmaceutique.
– Intervention technique en ameublement et bois.

Voir l’arrêté

La réduction de la liste des métiers ouverts aux étrangers s’inscrit dans une politique générale du gouvernement de réduction des flux migratoires. Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, veut réduire de 200 000 à 180 000 le nombre d’entrées légales d’étrangers en France, qu’il s’agisse d’une immigration « du travail, d’études ou liée au regroupement familial ». Près de 20 000 visas de travail sont délivrés chaque année, une bonne partie étant des changements de statut pour des personnes déjà présentes sur le territoire, comme les étudiants. Les syndicats français s’étaient montrés hostiles à une réduction des métiers ouverts aux étrangers, alors que le patronat avait considéré que ce n’était pas une priorité.

LEMONDE.FR | 12.08.11 | 10h43