Archives de catégorie : Ni patrie ni frontière

[Lyon] Soutien aux sans-papiers contre Mc Do

Des sans-paps’ aux prud’hommes contre Mc Do

Lundi 28 à 14h30 aux prud’homme de Lyon, 48 sans papiers seront face à leur patron, la boite de nettoyage ASTIC, qui les payait 37 euros pour nettoyer les McDo de 23h à 8h.

Soutenus par la CGT du Rhône, ils espèrent ici une première victoire qui devrait leur offrir des chances de régularisations selon le syndicat. Il devrait y avoir aussi une suite de cette affaire au pénal puisque l’abus d’ASTIC s’apparente quand même à de l’esclavage.

Vous pouvez venir les soutenir lundi 28 novembre 2011 dès 13h30, au tribunal des prud’hommes, 20 boulevard Eugène Deruelle.

Rebellyon, 22 novembre 2011

[Tours] Un toit et des papiers pour toutes et tous !

Depuis plusieurs jours des familles et personnes sont à la rue, et une mobilisation se construit pour lutter contre l’inacceptable. Pas de logement ou de toit alors que dans l’un des pays les plus riches du monde il y a des milliers de logements vides. Pas de papiers en règles pour des être humains qui peuvent moins circuler aujourd’hui dans le monde que les marchandises, les frontières n’étant historiquement que des tracés aléatoires et des traits sur la carte. La liberté de circulation et d’installation reste pour nous quelque chose de fondamental et un droit aujourd’hui à reconquérir et à affirmer.

Depuis quelques mois une convergence se construit entre des travailleurs sociaux de l’urgence sociale dépourvus de plus en plus de moyens, et des acteurs et actrices des luttes sur le logement ou le soutien aux sans papiers, et des collectifs se créent dans plusieurs villes de l’hexagone, avec rassemblements, manifestations, et occupations jusqu’en réquisition de lieux par l’action directe. A Tours un collectif « Urgence un toit !  » est créé et doit se développer dans ce cadre de construction de lutte en convergence. Aujourd’hui samedi, dans le cadre de l’occupation de l’Institut du travail Social pour y loger les familles et attirer à nouveau l’attention des pouvoirs publics, de la population, comme des futurs acteurs et actrices du travail social, s’est tenue une Assemblée Générale forte de nombreux et nombreuses participant-es :  des représentant-es associatifs, syndicaux, politiques (RESF, SUD santé-sociaux, LDH, Chrétiens migrants, Alternative Libertaire, NPA, EELV…) et nombre important d’étudiants-es et d’individus non organisé-es. C’est au delà d’un collectif un mouvement qui commence à s’affirmer, un mouvement qui réclame une vie décente pour toutes et tous, qui ne se cantonnera pas qu’à la simple revendication mais semble déterminé à offrir en acte et par la solidarité des conditions de vie autres que celles d’être à la rue dans l’indifférence et le froid.

Pierrot , Collectif Alternative Libertaire 37, 26 novembre 2011

Appel à rejoindre ce mouvement et continuer à renforcer cette mobilisation :

Bonjour,
Aujourd’hui samedi 26 novembre à 15H00, s’est tenue la réunion des personnes demandeuses d’asile, ou sans papiers, et du mouvement « des logements des papiers pour tou.te.s ».
Plusieurs commissions (Diffusion, Actions, Rédaction, Communication…) sont en place et seront au travail à partir de 14H00, au 21-23 quai Paul Bert,
à l’annexe de l’ITS, demain DIMANCHE 27 NOVEMBRE, réunion à laquelle tout le monde est invité.

Nous disposons de ces locaux (hébergement et organisation) suite à l’occupation de l’Institut du Travail Social, le vendredi 25 novembre, et ce jusqu’à LUNDI 28 NOVEMBRE, 10h00.
La semaine passée a vu la mobilisation prendre de l’ampleur, suite à différentes occupations et aux mobilisations qu’elles ont générées.
Nous appelons chacun et chacune à rejoindre ce mouvement.
A demain!

[Québec] Les indignéEs passent à l’offensive

Les indignéEs passent à l’offensive

Les indignéEs et leurs alliéEs ont ciblé deux banques ce soir lors d’une marche festive. Il s’agit de la première action directe du mouvement depuis sa naissance le 15 octobre.

C’est la Banque Laurentienne, située à deux pas de la Place de l’Université, qui a reçu la visite d’une centaine d’indignéEs vers 17:45. Une trentaine d’entre eux sont entrés à la surprise des employés. La police a rapidement suivi.

Les militantEs ont alors récité le texte suivant. Il est tellement simple que même les médias traditionnels peuvent le comprendre:

« MIC CHECK / MIC CHECK AVIS A TOUTES LES BANQUES! Nous sommes les indignés de Québec. Vos frais bancaires nous dégoûtent! Vous chargez des frais cachés / en toute impunité Les frais de guichet automatique / devraient disparaître Les taux d’intérêts / sur les cartes de crédit / sont inacceptables! Vous agissez en voleurs / et en usuriers! Vos profits sont en hausse vertigineuse. Mais malgré cela, le gouvernement continue / à baisser vos impôts Vous collaborez avec les voleurs et les criminels, pour cacher leur argent sale. Nous vous aurons à l’oeil! Joyeux temps des Fêtes / de la part d’Occupons Québec! »

Suivi d’applaudissements et de la sortie des indignéEs sous le regard hagard des flics.

Galvanisés par cette première action, les indignéEs ont emprunté la rue du Pont en scandant « Le peuple, unis, jamais ne sera vaincu ». Quatre voitures de flics attendant face à la Banque nationale, els ont poursuivi la marche tout droit jusqu’à la succursale de la 3e avenue à Limoilou. Els ont alors répété le même manège à l’intérieur du hall de la banque.

Pendant tout le trajet, els sont allés jusqu’à scander « À qui la rue? À nous la rue! », sans jamais pourtant quitter le trottoir. Els étaient talonnés par les flics.

Faisant une ronde, près de 80 personnes se sont ensuite tenues par la main en continuant de scander « Le peuple, unis, jamais ne sera vaincu ». Els sont par la suite revenus vers Saint-Roch.

Deux punks arboraient des pancartes anticapitalistes avec le A cerclé. Ce sont les seuls qui ont jugé bon d’arborer des messages politiques.

Les motifs et les revendications de la marche sont restés inconnu de la majorité des participantEs jusqu’à la première action.

Les indignéEs comptent poursuivre leurs activités dans les jours suivants. Els ont quitté la place depuis qu’un gang de bandits lourdement armés a saccagé le campement.

Une vidéo ici :

http://www.youtube.com/watch?v=Cj9vXlHzTuc&feature=player_embedded

Voix de faits, 24 novembre 2011

[Chili] Barricades et émeutes à Santiago

Les étudiant.e.s chilien.ne.s reprennent la rue pour exiger une éducation gratuite et de qualité: barricades et émeutes à Santiago – 24 novembre 2011

Chili: affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

ATS / AFP | 25.11.2011 | 07:16

MANIFESTATION | Des milliers d’étudiants chiliens ont manifesté à Santiago jeudi en faveur d’une réforme de l’éducation. Des incidents épars ont opposé en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules.

Plusieurs milliers d’étudiants chiliens, ont manifesté à Santiago jeudi lors de marches ponctuées de violences et d’arrestations, sur fond de tractations au Parlement sur le budget 2012 de l’Education. Les étudiants sont mobilisés depuis sept mois pour une réforme de l’éducation.

Au moins 2000 personnes dans la matinée, 10’000 en fin de journée selon les organisateurs, ont défilé lors de deux manifestations distinctes, comme le mouvement étudiant en a convoqué une quarantaine depuis mai. Mais avec une participation en baisse sensible ces dernières semaines.

Des incidents épars ont opposé tôt le matin en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules, puis les heurts se sont renouvelés dans la journée à la fin de la marche, et de nouveau en début de soirée, autour de barricades improvisées de pneus enflammés. La police a indiqué avoir arrêté 58 personnes au long de la journée.

Le gouvernement a dénoncé les nouvelles mobilisations, «qui sont vraiment de trop, ne génèrent plus que de la gêne. Les gens se demandent vraiment: jusqu’à quand?», a déclaré son porte-parole Andres Chadwick.

Au Parlement, la majorité de droite qui tient la Chambre des députés, et l’opposition de gauche, majoritaire au Sénat, mènent des tractations serrées sur le budget de l’Education, qui doit être approuvé avant le 30 novembre.

Les étudiants réclament depuis des mois que la part du budget consacrée à l’Education soit rapprochée des normes des pays développés, et du minimum (7%) recommandé par l’Unesco. Elle est de l’ordre de 4,5% au Chili.

Etudiants, lycéens et enseignants sont mobilisés depuis le mois de mai pour réclamer la réforme d’un système éducatif aux grandes disparités entre privé et public. Il réclament surtout un fort réinvestissement de l’Etat dans l’enseignement public, délaissé depuis les politiques libérales sous la dictature (1973-1990).

Les étudiants chiliens s’affrontent avec la police lors d’une manifestation

Associated Press 24/11/2011

SANTIAGO, Chili – étudiants chiliens se sont affrontés avec la police jeudi lors d’une manifestation demandant plus de financement pour l’éducation publique, tandis que les étudiants en Colombie et en Argentine ont également pris la rue par des manifestations simultanées.

La police chilienne a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un groupe de manifestants cagoulés qui lançaient des pierres et des bouteilles. Environ 20 manifestants ont été arrêtés.

Certains manifestants ont brûlé un camion et ont brisé les vitres d’un autre véhicules, a déclaré Omar Nunez, le propriétaire du véhicule.

Les étudiants ont débuté la protestation il y a six mois au Chili afin de demander plus de financement et d’autres modifications au système d’éducation publique. La grande majorité des marches de protestation dans les derniers mois ont abouti à des affrontements entre manifestants et policiers.

Les dernières manifestations ont eu lieu alors que les législateurs du Congrès du Chili étaient en train de discuter du financement de l’éducation.

Le gouvernement chilien, par l’intermédiaire d’Andres Chawick, a déclaré que la protestation était inutile, disant que législateurs avaient «dialogué intensément pour voir si un accord pouvait être atteint. »

Les manifestations au Chili ont inspiré des actions similaires dans d’autres régions d’Amérique du Sud.

Plusieurs milliers d’étudiants colombiens ont participé à des marches multiples jeudi. En Argentine, environ 1.000 étudiants ont défilé dans les drapeaux de Buenos Aires et avec des banderoles comme « la lutte étudiante se promène dans l’Amérique latine. »

Traduit par Le Chat Noir Emeutier, 26/11

Presse bourgeoise (AFP, ATS, AP), 15/11/2011

[GRECE] Contre la hausse de l’électricité : occupation et blocage du centre d’impôt et affrontements avec les flics à Athènes

[GRECE] Contre la hausse de l’électricité : occupation et blocage du centre d’impôt et affrontements avec les flics à Athènes

La police anti-émeute grecque s’affronte avec des manifestants

Nov 24 (Reuters) – La police anti-émeute s’est affrontée jeudi avec les travailleurs du plus grand producteur d’énergie de la Grèce PPC alors qu’ils organisaient une manifestation contre une nouvelle taxe foncière imposée dans le cadre des mesures d’austérité pour éviter la faillite du pays.

Environ 80 policiers se sont bagarrés avec des membres de l’union syndical GENOP devant l’entrée de l’immeuble dans une banlieue d’Athènes. La police a arrêté 15 personnes, a indiqué le porte-parole de la police.

Le syndicat tente de boycotter l’impôt foncier que le PPC a été chargée de collecter via les factures d’électricité des Grecs.

«Nous ne reculerons pas dans notre combat. Ce combat vise ​​l’ensemble de la société grecque. Il s’agit de ne pas couper la puissance aux maisons des pauvres, les chômeurs, les retraités », Nikos Fotopoulos, chef de GENOP, a déclaré, avant d’être arrêté.

«La lutte continuera jusqu’à la fin. Cette loi deviendra invalide, dans la pratique, avec l’aide de tout le peuple. »

La protestation a souligné la résistance menée par les syndicats aux mesures d’austérité du nouveau gouvernement d’union nationale qui doit mettre en œuvre pour obtenir la libération des prêts nécessaires pour empêcher la Grèce d’accentuer sa dette.

Les syndicats du secteur public qui représente environ un demi-million de travailleurs prévoient de cesser le travail pendant deux heures plus tard le jeudi pour protester contre les mesures d’austérité et  la proposition de budget du gouvernement de 2012  va passer désormais passer par le parlement.

Leur protestation comprendra une marche à l’ambassade du Portugal en signe de solidarité avec les travailleurs au Portugal, qui ont entamé une grève générale contre l’austérité, le jeudi mesures strictes visant à répondre il ya des objectifs budgétaires de l’UE-imposé.

Les syndicats grecs du secteur public et privé prévoit une grève nationale le 1er décembre.

GENOP est l’un des syndicats les plus durs de la Grèce. Au cours des dernières années, il a occupé un certain nombre de grèves qui ont perturbé l’approvisionnement de l’électricité et  ont fait capoter les plans du gouvernement de vendre actions ou trouver des partenaires privés stratégiques pour PPC.

Presse bourgeoise – Reuters, 24/11/2011

L’Union de l’Electricité appelle à la grève après les arrestations lors de la protestation fiscale

Quinze personnes, y compris le chef des travailleurs de la Public Power Corporation du syndicat GENOP, Nikos Fotopoulos a été arrêté ce jeudi matin lorsque la police a dispersé une manifestation contre la taxe foncière d’urgence.

 Les militants du GENOP avaient bloqué l’accès à l’un des bâtiments de PPC depuis le début de la semaine dans une tentative de perturber les efforts pour collecter une taxe foncière d’urgence imposée pour combler un trou dans le budget. La taxe est recueillie par le biais des factures d’électricité.

Suite à une plainte par la direction du PPC que la société était incapable de traiter les paiements, car les employés ne pouvaient pas entrer dans le bâtiment sur l’avenue Mesogeion dans le nord d’Athènes, un procureur a ordonné à la police d’expulser.

La police a arrêté 15 personnes, notamment des membres du «je ne paierai pas » mouvement citoyen « , et s’est brisé la protestation.

Réaction GENOP fut d’appeler un arrêt de travail de quatre heures à partir d’aujourd’hui midi et une grève de 48 heures à compter d’aujourd’hui. PPC de gestion a déclaré qu’il contesterait la grève dans les tribunaux.

Dans un communiqué, la police a déclaré que 10 des 15 personnes arrêtées étaient des employés de PPC, d’autres employés dans d’autres parties du secteur public, l’un était un retraité et les autres des chômeurs.

Ils sont accusés de perturber la fourniture d’un service, rébellion et causant des lésions corporelles.

La fédération grecque de syndicats du secteur privé, la GSEE, a appelé le gouvernement à ordonner la libération des 15 personnes arrêtées.

PPC a déclaré que suite à l’intervention de la police, la « Hermes » système électronique de traitement des paiements de facture avait commencé à fonctionner normalement.

Presse bourgeoise – www.ekathimerini.com, 24/11/2011

Protestation pour la fin du pouvoir de la police en Grèce

La police a arrêté le dirigeant du syndicat des travailleurs de l’électricité de la Grèce »après être intervenu pour mettre fin à un blocage de quatre jours de logistique du Public Power Corporation visant à perturber la collecte d’un nouvel impôt foncier d’urgence.

Dirigeant de l’Union Nikos Fotopoulos et au moins deux autres manifestants ont été interpellés jeudi après que la police anti-émeute se soit affrontée avec les manifestants et permis au bâtiment de rouvrir.

La nouvelle taxe foncière inclus sur les factures d’électricité pourrait voir des milliers de ménages sans alimentation électrique s’ils ne parviennent pas à le payer.

Presse bourgeoise – Articles Boston, 24/11/2011