Archives de catégorie : Ni patrie ni frontière

[RDC] Grève dure à la Minière pour salaires impayés

[« Cette fois-ci ça sera une grève très sauvage »] À la Miba à Mbuji-Mayi (Congo-Kinshasa)

Posted on 6 janvier 2012 by juralib

Mbuji-Mayi : Colère des travailleurs de la Miba

Mbuji-Mayi (République Démocratique du Congo) : Les agents de la Minière de Bakwanga (Miba) ont entamé une grève sèche ce jeudi 5 janvier. Ils ont barricadé toutes les voies d’accès au polygone, lieu de production de diamant. Ils réclament le paiement de cinq mois d’arriéré de salaire. Les grévistes en colère s’en prennent à tous ceux qui ne respectent pas le mot d’ordre, a constaté un reporter de Radio Okapi.

Dans la matinée, ils ont empêché les chefs de sécurité d’accéder au polygone.

Un véhicule de la Miba, bloqué par les contestataires à l’entrée de la concession de la société, a forcé le passage, percutant un agent, qui a été admis à l’hôpital.

Furieux « d’avoir passé les fêtes de fin d’année sans sou », ils ont aussi jeté des pierres sur un bus de l’entreprise transportant des travailleurs du service de production.

La police est intervenue en tirant des coups de feu en l’air pour disperser les travailleurs.

Un enfant d’une dizaine d’années aurait reçu une balle perdue dans la cité Miba.

Le mercredi 4 janvier, un chef de service a échappé à un lynchage de ces grévistes.

Depuis trois jours, plusieurs travailleurs de la société se massent devant le bureau de département du personnel, lieu de la paie, pour exiger le versement de leurs arriérés de salaire ainsi que la démission de l’actuel comité de gestion.

« Cette fois-ci ça sera une grève très sauvage », a déclaré un agent qui se dit fatigué des promesses de paie données par la Direction générale de la Miba.

Des sources proches de la direction de l’entreprise annoncent une réunion avec la délégation syndicale le vendredi 6 janvier.

Leur presse (Radio Okapi), 5 janvier 2012.

[Tunisie] Les sit-inneurs de Gafsa dégagent trois ministres

[Tunisie] Les sit-inneurs de Gafsa dégagent trois ministres

Posted on 6 janvier 2012 by juralib

 

Tunisie. Un jeudi très agité à Gafsa

Un quadragénaire immolé par le feu. D’un côté, des jets de pierres et de l’autre, du gaz lacrymogène. Voilà à quoi a ressemblé Gafsa, jeudi, avec la visite de trois ministres du nouveau gouvernement.

Ces troubles, qui ont éclaté jeudi en fin d’après-midi, ont coïncidé avec la visite de trois ministres. Ces derniers, qui se sont déplacés de Tunis, devaient négocier avec les sit-inneurs de Gafsa. Et qui sont rentrés, en hélicoptère, quelques heures après, bredouille. Une première sortie ratée. De quoi vous dégoûter du pouvoir.

 La vidéo

Après que Ammar Gharsallah — un chômeur et père de 3 enfants, de Lala (délégation d’El Ksar), fatigué par un sit-in de plusieurs semaines devant le siège du gouvernorat en vain —, s’est immolé par le feu en pleine rue, des jeunes ont réagi en jetant des pierres sur les forces de l’ordre, s’attaquant au siège de la sûreté nationale. Pour disperser la foule, ces derniers ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène.

Brûlé au troisième degré, Ammar Gharsalah a été transporté dans un état critique au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous (dans la banlieue sud de Tunis).

Le nouveau gouvernement a décidément beaucoup de mal à calmer les esprits dans les régions frondeuses où a éclaté la révolution. Il faut dire que Hamadi Jebali et son équipe n’ont pas plus de baguette magique que n’en avait le gouvernement précédent de Béji Caïd Essebsi.

Leur presse (Kapitalis.com), 6 janvier 2012.


Tunisie. Les sit-ineurs de Mdhila refusent le dialogue

Négociation ou pas, les chômeurs et ouvriers de la Société de l’environnement et du boisement à Mdhilla (Gafsa) sont restés sur leur position : leur sit-in se poursuivra.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi, Abdelwahab Maâttar, a rencontré, mercredi les sit-ineurs au siège de l’usine du Groupe chimique tunisien (Gct), dont ils bloquent l’accès, et discuté avec eux de la nécessité de laisser l’entreprise reprendre ses activités.

Les protestataires qui, selon l’agence Tap, observent une grève de la faim depuis le 21 décembre, revendiquent un emploi au sein de la Gct ainsi que la proclamation des résultats du concours de recrutement.

Le ministre leur a expliqué que le souci du gouvernement pour le moment est d’accorder la priorité aux régions de l’intérieur, notamment au niveau de la conception des programmes et mécanismes de lutte contre le chômage. « Les sit-in qui perturbent la production et l’activité économique ne peuvent apporter aucune solution », leur a t-il dit.

Apparemment, c’était un dialogue de sourd. Le temps des promesses est révolu avec l’ancien ministre Saïd Aïdi et le gouvernement de l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebssi, les protestataires ont refusé catégoriquement la levée du sit-in. Et le ministre a dû rentrer, comme il est venu. La route semée d’épines semble pour le moment sans issue. (…)

Leur presse (Kapitalis.com), 6 janvier 2012.

Anonymous Belgium va s’attaquer à Arcelor Mittal en solidarité avec les milliers de salarié-e-s menacé-e-s

Communiqué vidéo d’Anonymous Belgium

Mise à jour du 6 janvier : ça y est, piraté !

Le site belge d’ArcelorMittal piraté par Anonymous

Le collectif de pirates informatiques Anonymous a piraté dans la nuit de jeudi à vendredi le site internet du groupe sidérurgiste ArcelorMittal en Belgique pour protester contre la fermeture de deux haut-fourneaux à Liège.

Anonymous Belgium a ainsi mis à exécution la menace qu’il avait lancé le 1er janvier de s’attaquer au numéro un mondial de la sidérurgie.

A la place de la page d’accueil du site, le groupe a posté un message vidéo dénonçant la fermeture de la phase à chaud du site ArcelorMittal de Liège. « Anonymous a accompli sa tâche en s’attaquant au site de ArcelorMittal et ce fut une réussite, comme vous pouvez le voir », était-il écrit sur le site piraté, qui était bloqué dans la matinée.

ArcelorMittal, qui n’avait pas réagi vendredi matin, avait annoncé fin 2011 la fermeture de ses deux hauts-fourneaux dans le bassin liégeois, qui entraînera la suppression directe d’environ 580 postes sur le site. En ajoutant les emplois indirects, les pouvoirs publics craignent la perte de 1.500 à 2.000 postes de travail dans une région où le chômage est déjà élevé.

Anonymous s’est fait connaître par de très nombreux piratages partout dans Le Monde. En août, le site internet du ministère syrien de la Défense avait notamment été piraté pour protester contre la répression du mouvement de contestation.

AFP, 6 janvier 2012

[Fukushima] le gouvernement souhaite le retour des populations évacuées

Fukushima : le gouvernement souhaite le retour des populations évacuées

Le gouvernement japonais souhaite un retour progressif de la population autour de la centrale de Fukushima. Après la catastrophe nucléaire, plus de 80 000 personnes ont dû évacuer la « zone interdite », dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Le gouvernement a annoncé fin décembre la création de trois nouvelles zones, dont les noms sonnent comme de doux euphémismes : une « zone de préparation au retour », là où la dose d’exposition aux radiations est comprise entre 1 et 20 millisieverts par an, qui serait décontaminée en priorité. Objectif : approcher du seuil de 1 millisievert par an, la dose limite légale. Deuxième catégorie, la « zone d’habitat limité », où la radiation est actuellement entre 20 et 50 millisieverts/an : encore interdite plusieurs années, cette zone pourrait être rendue habitable par d’importants travaux de décontamination. Une troisième zone, baptisée « zone de retour difficile », au nord-ouest de la centrale, où tout retour s’avère… impossible.

Les dernières évaluations du gouvernement montrent pourtant que 8 % du territoire du Japon est fortement contaminé par du césium radioactif, et que la zone de contamination dangereuse dépasse de beaucoup le rayon de 20 km autour de la centrale. Les autorités locales tentent de convaincre les personnes évacuées de revenir, mais celleS-ci semblent de plus en plus réticentes. Le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a déclaré que le gouvernement était prêt à consacrer près de 13 milliards de dollars pour la décontamination de ces zones. Et qu’il pourrait racheter les terres non décontaminées.

Mais les travaux prendront des années, puisqu’il faut couper les arbres et la végétation, remettre en état les infrastructures abandonnées depuis des mois, et enlever une couche de terre sur l’ensemble de ces zones, car la concentration se trouve principalement dans les dix premiers centimètres du sol. En décembre, le gouvernement a également annoncé que le démantèlement des quatre réacteurs les plus endommagés devrait prendre environ quarante ans. Difficile dans ces conditions d’imaginer un retour à la normale dans les prochaines décennies, comme veut le faire croire le gouvernement.

Basta Mag, Agnès Rousseaux, 4 janvier 2012

[Afrique du sud] Moratoire sur les gaz de schiste

Gaz de schiste en Afrique du Sud : un moratoire sous haute pression !

A l’occasion de la conférence internationale sur le climat qui s’est tenue à Durban en décembre dernier, Alter-Echos (www.alter-echos.org) a interviewé Jonathan Deal, président de l’association Treasure the Karoo Action group et pourfendeur des gaz de schiste en Afrique du Sud, notamment dans sa région, le Karoo. L’Afrique du Sud disposerait des cinquièmes réserves mondiales en gaz de schiste, la rendant potentiellement indépendante sur le plan énergétique. Confronté à d’importantes vagues de protestation, le gouvernement a du s’engager sur deux moratoires consécutifs.

[…]

Lire la suite sur Alter Echos, article du 3 janvier 2012