Archives de catégorie : Répression

[Egypte] Les Etats-Unis ont vendu des armes anti-manifs en pleine répression

[Égypte] Le savoir-faire américain

Amnesty dénonce la vente à l’Égypte d’armes anti-manifestants américaines

Les États-Unis ont continué à livrer des armes anti-manifestations à l’Égypte alors même que l’armée réprimait violemment les récentes manifestations de l’opposition, a dénoncé mercredi Amnesty International dans un communiqué.

L’organisation de défense des droits de l’homme a indiqué qu’au moins sept tonnes de munitions destinées à des armes anti-manifestation, comme des cartouches de gaz lacrymogène, avaient été livrées le mois dernier pour le compte du ministre de l’Intérieur égyptien.

Selon Amnesty, le matériel provient de Combined Systems, une entreprise basée en Pennsylvanie (est des États-Unis).

L’organisation, qui évoque au moins deux autres livraisons, a pointé du doigt l’autorisation accordée par l’administration américaine à ces livraisons.

« Les livraisons d’armes américaines aux forces de l’ordre égyptiennes doivent cesser jusqu’à qu’il soit certain que ces armes ne sont pas liées au bain de sang dans les rues égyptiennes », a déclaré Brian Wood, un responsable d’Amnesty cité dans le communiqué.

« Le gouvernement égyptien a répondu aux manifestants avec un usage excessif et souvent mortel de la force », a poursuivi Amnesty. « Il est inconcevable que les autorités américaines n’aient pas été au courant des preuves d’exactions, pourtant largement documentées, commises par les forces de l’ordre égyptiennes. » (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 8 décembre 2011)

[Poitiers] CR du rassemblement de soutien aux migrant-e-s

[Poitiers] CR du rassemblement de soutien aux migrant-e-s

Ce mercredi soir a eu lieu, comme tous les premiers mercredis du mois, un rassemblement de soutien aux migrant-e-s placé-e-s dans la situation de « sans-papiers » par l’ignominie préfectorale.

De nombreux tracts ont été distribués. Une centaine de personnes se sont rassemblées en solidarité, avec quatre banderolles, en soutien à la famille Diallo et à tou-te-s les sans-papierEs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis elles ont marché sur la préfecture, où un dispositif policier s’est positionné devant les grilles.

Des papiers pour tou-te-s, ou pas de papiers du tout ! La lutte continue !

Groupe Pavillon Noir, FA 86, 7 décembre 2011

PS : Nous avons reçu un communiqué de la coordination régionale Poitou-Charentes solidarité migrants :

 Solidarité avec tous les migrants

 La  coordination Poitou-Charentes solidarité Migrants 

-dénonce la politique menée par le gouvernement et les dernières déclarations du Ministre de l’Intérieur stigmatisant les étrangers vivant en France et remettant en cause le droit d’asile,

-constate les contradictions entre les missions officielles affichées par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) et les difficultés rencontrées au plan régional par les migrants pour faire valoir leurs droits,

elle invite la population à se joindre au

« rassemblement / performance »

samedi 17 décembre 2011 à 14 h 30

devant la Mairie, Place du Maréchal Leclerc à POITIERS

La coordination régionale Poitou-CharentesSolidarité Migrants regroupe diverses associations des départements de Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne, qui se préoccupent des migrants et oeuvrent à leur côté.

Mumia Abou-Jamal ne sera pas exécuté mais reste en taule

Etats-Unis: Mumia Abu-Jamal remporte un combat de 30 ans contre la peine de mort

 
Une photographie de Mumia Abu-Jamal exhibée lors d'une manifestation, en 2001 à Paris, pour demander la libération du militant noir américain.

 
Une photographie de Mumia Abu-Jamal exhibée lors d’une manifestation, en 2001 à Paris, pour demander la libération du militant noir américain.

Mumia Abu-Jamal, l’un des condamnés à mort les plus célèbres des Etats-Unis, a appris mercredi qu’il ne serait pas exécuté, épilogue d’une âpre bataille judiciaire de près de 30 ans.

Le procureur de Philadelphie Seth Williams a en effet annoncé qu’il ne redemanderait pas la peine de mort contre l’ancien journaliste radio et militant du mouvement révolutionnaire Black Panthers, trente ans après sa condamnation pour le meurtre d’un policier blanc à Philadelphie.

« Abu-Jamal ne sera plus condamné à mort, mais il restera derrière les barreaux pour le restant de ses jours, et c’est là qu’il doit être », a précisé le procureur, ajoutant qu’il n’avait « aucun doute », sur le fait que Mumia Abu-Jamal, 57 ans, avait tué le policier Daniel Faulkner le 9 décembre 1981.

 

La décision du procureur implique que, selon la loi de l’Etat de Pennsylvanie (Est), Mumia Abu-Jamal finira sa vie en prison sans possibilité de libération.

« Les procureurs ont fait ce qu’il fallait faire. Après trente ans, il était temps de mettre fin à cette recherche de la peine de mort », s’est réjoui mercredi le NAACP, principale organisation de défense des droits civiques des Noirs américains, qui a assisté le condamné dans sa défense. « Justice est rendue lorsqu’une condamnation à mort par un jury mal informé est annulée », a ajouté son avocate Judith Ritter.

La NAACP avait dénoncé le manque d’équité des audiences qui avaient conduit à la condamnation à mort d’Abu-Jamal, par un jury exclusivement blanc.

La femme du policier Maureen Faulkner a quant à elle affirmé qu' »il ne restait plus tant de temps que ça avant qu’Abu-Jamal soit confronté au Juge Suprême, et qu'(elle) attendait ce moment avec impatience ».

Mumia Abu-Jamal, « cause célèbre » internationale, et qui a même un timbre à son effigie en France, a écrit plusieurs livres et des dizaines d’articles depuis le couloir de la mort.

Un site internet lui est consacré (FreeMumia.com) et ses partisans, pour qui Mumia Abu-Jamal était le symbole d’une justice raciste, avaient déjà prévu une journée d’action le 9 décembre à Philadelphie, date anniversaire des 30 ans du meurtre et de son emprisonnement. Une autre était également annoncée en Californie le 11 décembre, avec notamment la militante noire Angela Davis.

Une pétition internationale avait été lancée en ligne en janvier 2010 pour demander au président américain Barack Obama de se prononcer contre la condamnation à mort. Elle a recueilli des dizaines de milliers de signatures, dont celles de l’ancienne Première dame de France Danielle Mitterrand, depuis décédée, de l’écrivain allemand Günter Grass ou encore du linguiste américain Noam Chomsky.

En octobre dernier, la Cour suprême américaine avait refusé de se saisir du dossier, après qu’une cour d’appel fédérale eut décidé au printemps que la condamnation de Mumia Abu-Jamal devait être réexaminée, les instructions données aux jurés lors du procès en 1982 étant mal formulées.

C’est dans ce cadre que les procureurs de Philadelphie ont renoncé mercredi à redemander la peine de mort, après des années de bataille judiciaire à tous les niveaux de juridiction.

 AFP, 7 décembre 2011

[Russie] Manifestations contre le régime : des centaines d’arrestations et de la taule

En Russie, de nouveaux appels à manifester malgré des arrestations musclées

Plusieurs mouvements de l’opposition russe ont annoncé mercredi qu’ils allaient poursuivre les manifestations contre la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives, malgré les interpellations musclées la veille de centaines d’opposants.

Un groupe baptisé « Manifestation pour des élections honnêtes » appelait mercredi sur plusieurs réseaux sociaux à un nouveau rassemblement samedi après-midi en plein centre de Moscou. Vers 08H30 GMT, plus de 8.000 personnes avaient répondu à l’appel sur Facebook.

Un autre groupe, dénommé « Contre le parti des escrocs et des voleurs », formule désormais populaire dans le pays pour désigner le parti au pouvoir Russie Unie, appelait de son côté à se rassembler tous les jours à 19H00 (15H00 GMT).

« Puisque le pouvoir a volé les élections au peuple, nous ne pouvons défendre nos droits que dans la rue! », proclame le groupe sur internet.

Les élections législatives remportées dimanche par Russie unie, dont le score a toutefois chuté de 15 points, à moins de 50%, par rapport au scrutin précédent en 2007, ont été marquées par de nombreuses irrégularités selon l’opposition et les observateurs étrangers.

Les accusations de fraude massive ont poussé de nombreux Russes, mobilisés essentiellement grâce à Internet, à descendre dans la rue dans les deux principales villes du pays, Moscou et Saint-Pétersbourg. Le mouvement, d’une ampleur sans précédent depuis des années, a amené la presse russe à évoquer « l’éveil d’une nouvelle génération, jusqu’à alors apolitique ».

Mardi soir, au deuxième jour consécutif de protestations, près de 800 personnes ont été arrêtées sans ménagement par la police anti-émeute dans les deux villes.

« Les policiers ont interpellé 569 personnes qui essayaient de participer à un rassemblement non autorisé sur la place Trioumfalnaïa », au centre de Moscou, a indiqué mercredi une source policière à l’agence Itar-Tass.

Dans l’ancienne ville impériale, ce sont quelque 200 manifestants qui ont été arrêtés, selon la police.

Plusieurs responsables de mouvements de l’opposition ont été interpellés dans la capitale, dont l’ancien vice-Premier ministre et dirigeant du parti non enregistré Parnas, Boris Nemtsov, et le chef du parti Iabloko, Sergueï Mitrokhine, avant d’être relâchés.

Le quotidien Kommersant a indiqué qu’un de ses journalistes avait été jeté brutalement dans un car de police et frappé par deux hommes en casque et munis de matraques, puis libéré.

Lundi, des milliers d’opposants (2.000 selon la police, 10.000 personnes selon les organisateurs), s’étaient déjà rassemblés dans la capitale russe et 300 personnes avaient été interpellées, dont le blogueur dénonçant la corruption Alexeï Navalny et un dirigeant du mouvement d’opposition libérale Solidarnost, Ilia Iachine.

Tous les deux ont été condamnés mardi à 15 jours de prison pour refus d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre.

M. Navalny a fait appel du jugement et sa plainte doit être examinée à 14H30 (10H30 GMT), a indiqué une porte-parole du tribunal Tverskoï, Ekaterina Ilina, citée par l’agence Ria Novosti.

D’autres jugements doivent être prononcés dans la journée.

Six personnes ayant été interpellées lundi ont déjà été condamnées dans la matinée par un tribunal de Moscou à des peines de 10 à 15 jours de prison, a indiqué la radio Echo de Moscou.

A Saint-Pétersbourg, la plupart des manifestants de lundi ont en revanche été relâchés, a indiqué un porte-parole de la police locale à Ria Novosti.

Un régime de sécurité renforcé est en vigueur dans Moscou, avec des renforts de police, jusqu’à la publication des résultats définitifs, ont annoncé les autorités.

Mardi, Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’UE, a estimé que certains aspects des élections suscitaient de « graves préoccupations ».

La secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton, a de son côté déclaré que les élections n’avaient été « ni libres, ni équitables », des critiques jugées « inacceptables » par la diplomatie russe.

La France a jugé « préoccupante » l’interpellation de centaines de manifestants en Russie et souligné son attachement au respect du droit à manifester pacifiquement.

AFP – Moscou, 7 décembre 2011

[Montreuil] Le PS demande l’expulsion d’un squat occupé par des sans-papiers

[MONTREUIL] Le PS demande l’expulsion d’un squat occupé par des sans-papiers

Montreuil: le conseil général PS demande l’évacuation de 200 squatteurs

Le conseil général socialiste de Seine-Saint-Denis a engagé une procédure judiciaire pour faire évacuer plus de 200 squatteurs, installés depuis le mois d’août sur un stade à Montreuil qui lui appartient, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Une audience devait avoir lieu mardi matin devant le tribunal administratif mais a été reportée à vendredi.

Ces squatteurs, des migrants originaires d’Afrique sub-saharienne, avaient été expulsés fin juillet d’une ancienne usine, à Montreuil, dans laquelle ils vivaient. Un mois après, ils s’étaient installés sur un stade, où ils sont toujours, sous des tentes.

«Dès qu’il y a une occupation illégale, nous enclenchons une procédure d’évacuation», explique l’entourage de Claude Bartolone, président PS du conseil général. «S’il y a un accident, le président est responsable pénalement», ajoute cette source.

«Tentative d’instrumentalisation»

L’association Droit au logement (Dal) demande au conseil général «le retrait de cette procédure d’expulsion digne des politiques sarkozistes»«Cette attaque du conseil général du 93 contre des êtres humains en grande précarité est choquante et scandaleuse, d’autant plus qu’elle émane d’un responsable national du Parti socialiste», écrit le Dal dans un communiqué.

L’entourage de M. Bartolone dénonce «une tentative d’instrumentalisation».«On s’étonne de voir le Dal défendre des bidonvilles et surtout ne pas s’en prendre à l’unique responsable de cette situation: le préfet et l’Etat», dit cette source. «En quoi le conseil général est responsable de cette situation? On se trompe d’adversaire», estime-t-elle.

Le conseil général accuse la ville de Montreuil, dont Dominique Voynet (EELV) est maire, d’avoir «installé les squatteurs sur un terrain du département», ce qu’elle dément.

La ville et le Dal organisent dimanche un concert de soutien, pour «exiger de l’Etat le relogement des expulsés et la régularisation de ceux et celles qui sont sans papier».

Presse bourgeoise – Libération (AFP), 06/12/2011