Archives de catégorie : La rue grogne

[Chili] Barricades et émeutes à Santiago

Les étudiant.e.s chilien.ne.s reprennent la rue pour exiger une éducation gratuite et de qualité: barricades et émeutes à Santiago – 24 novembre 2011

Chili: affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

ATS / AFP | 25.11.2011 | 07:16

MANIFESTATION | Des milliers d’étudiants chiliens ont manifesté à Santiago jeudi en faveur d’une réforme de l’éducation. Des incidents épars ont opposé en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules.

Plusieurs milliers d’étudiants chiliens, ont manifesté à Santiago jeudi lors de marches ponctuées de violences et d’arrestations, sur fond de tractations au Parlement sur le budget 2012 de l’Education. Les étudiants sont mobilisés depuis sept mois pour une réforme de l’éducation.

Au moins 2000 personnes dans la matinée, 10’000 en fin de journée selon les organisateurs, ont défilé lors de deux manifestations distinctes, comme le mouvement étudiant en a convoqué une quarantaine depuis mai. Mais avec une participation en baisse sensible ces dernières semaines.

Des incidents épars ont opposé tôt le matin en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules, puis les heurts se sont renouvelés dans la journée à la fin de la marche, et de nouveau en début de soirée, autour de barricades improvisées de pneus enflammés. La police a indiqué avoir arrêté 58 personnes au long de la journée.

Le gouvernement a dénoncé les nouvelles mobilisations, «qui sont vraiment de trop, ne génèrent plus que de la gêne. Les gens se demandent vraiment: jusqu’à quand?», a déclaré son porte-parole Andres Chadwick.

Au Parlement, la majorité de droite qui tient la Chambre des députés, et l’opposition de gauche, majoritaire au Sénat, mènent des tractations serrées sur le budget de l’Education, qui doit être approuvé avant le 30 novembre.

Les étudiants réclament depuis des mois que la part du budget consacrée à l’Education soit rapprochée des normes des pays développés, et du minimum (7%) recommandé par l’Unesco. Elle est de l’ordre de 4,5% au Chili.

Etudiants, lycéens et enseignants sont mobilisés depuis le mois de mai pour réclamer la réforme d’un système éducatif aux grandes disparités entre privé et public. Il réclament surtout un fort réinvestissement de l’Etat dans l’enseignement public, délaissé depuis les politiques libérales sous la dictature (1973-1990).

Les étudiants chiliens s’affrontent avec la police lors d’une manifestation

Associated Press 24/11/2011

SANTIAGO, Chili – étudiants chiliens se sont affrontés avec la police jeudi lors d’une manifestation demandant plus de financement pour l’éducation publique, tandis que les étudiants en Colombie et en Argentine ont également pris la rue par des manifestations simultanées.

La police chilienne a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un groupe de manifestants cagoulés qui lançaient des pierres et des bouteilles. Environ 20 manifestants ont été arrêtés.

Certains manifestants ont brûlé un camion et ont brisé les vitres d’un autre véhicules, a déclaré Omar Nunez, le propriétaire du véhicule.

Les étudiants ont débuté la protestation il y a six mois au Chili afin de demander plus de financement et d’autres modifications au système d’éducation publique. La grande majorité des marches de protestation dans les derniers mois ont abouti à des affrontements entre manifestants et policiers.

Les dernières manifestations ont eu lieu alors que les législateurs du Congrès du Chili étaient en train de discuter du financement de l’éducation.

Le gouvernement chilien, par l’intermédiaire d’Andres Chawick, a déclaré que la protestation était inutile, disant que législateurs avaient «dialogué intensément pour voir si un accord pouvait être atteint. »

Les manifestations au Chili ont inspiré des actions similaires dans d’autres régions d’Amérique du Sud.

Plusieurs milliers d’étudiants colombiens ont participé à des marches multiples jeudi. En Argentine, environ 1.000 étudiants ont défilé dans les drapeaux de Buenos Aires et avec des banderoles comme « la lutte étudiante se promène dans l’Amérique latine. »

Traduit par Le Chat Noir Emeutier, 26/11

Presse bourgeoise (AFP, ATS, AP), 15/11/2011

[Allemagne] Stop Castor, outre-Rhin !

Les déchets nucléaires génèrent l’émeute

Des manifestants ont lancé vendredi des cocktails Molotov sur la police et incendié un véhicule en Allemagne lors de divers incidents qui ont suivi l’arrivée d’un convoi de déchets nucléaires en provenance de la France.

Manifestants face aux forces de l’ordre le 26 novembre 2011 à Metzingen en Allemagne (AFP)

Les heurts ont éclaté dans l’après-midi entre quelque 400 policiers anti-émeutes et 300 militants écologistes dans une zone boisée près de Dannenberg, dans le nord de l’Allemagne, près de l’installation de stockage de Gorbelen, où les déchets radioactifs sont transportés par train.

Des canons à eau en action, vendredi 25 novembre, à Metzingen, en Allemagne, où se sont installés les antinucléaires qui attendent de pied ferme le convoi de déchets nucléaires en provenance de la Hague, en France. (AFP) 

Les protestataires ont jeté des cocktails Molotov et d’autres projectiles sur les forces de l’ordre, mettant le feu à un véhicule de police, a déclaré un porte-parole de la police Martin Ackert.

Pneus crevés

Alors qu’un camion des services de lutte contre les incendies tentait de se rendre sur place, les manifestants l’ont bloqué avant de crever ses pneus et de prendre la fuite vers les bois, a précisé le porte-parole. Aucun blessé n’était à déplorer et aucune interpellation n’a eu lieu, selon M. Ackert.

Non loin de là, une trentaine de personnes se sont rendues sur la voie ferrée pour tenter d’empêcher le passage du convoi, tandis que la police a fait usage de canons à eau pour disperser une manifestation lors d’autres incidents.

Des manifestants écologistes, le 25 novembre 2011 à Metzingen. AFP

Premier convoi

Le train transportant les déchets radioactifs a quitté mercredi Valognes, dans la Manche, où son départ a donné lieu à de violents incidents entre forces de l’ordre et militants anti-nucléaire.

Arrivé vendredi matin dans l’ouest de l’Allemagne après une série de retards en France, ce convoi est le premier envoyé en Allemagne depuis que Berlin a décidé de fermer ses centrales nucléaires d’ici 2022 après la catastrophe de Fukushima au Japon en mars. Des militants estiment que le site provisoire de stockage de Gorleben ne présente pas un niveau de sûreté suffisant.

Presse bourgeoise – AP, 26/11/2011

Allemagne : des milliers d’antinucléaires contre le stockage de déchets

 

Des autocars en provenance de plus de 150 villes allemandes ont fait le voyage avec des militants voulant participer aux opérations de blocage. ( © AFP photo AFP)
 

DANNENBERG (Allemagne) (AFP) – Plusieurs milliers de personnes manifestaient samedi contre le stockage de déchets nucléaires à Dannenberg (nord de l’Allemagne), d’où un convoi de résidus hautement radioactifs s’approchait lentement malgré des altercations, sans gravité, avec la police.

A une vingtaine de kilomètres de la mine de sel de Gorleben, destination finale du dernier convoi de déchets nucléaires allemands retraités en France, un collectif d’associations écologistes voulait rappeler que la sortie programmée de l’Allemagne du nucléaire n’a pas encore réglé la question des résidus.

Quelque 8.000 opposants étaient sur place en milieu d’après-midi selon la police, 23.000 selon les organisations écologistes.

Plusieurs centaines de personnes occupaient, sous les yeux des policiers, une portion de voie ferrée entre Lüneburg et Dannenberg dans une ambiance bon enfant, a constaté un photographe de l’AFP.

Le convoi n’y était pourtant pas attendu ce samedi : les 60 km à voie unique et dans la forêt doivent être parcourus à vitesse très réduite et de jour, pour des raisons de sécurité. Le train ne devrait donc pas arriver avant dimanche au plus tôt à Dannenberg, où les conteneurs seront transférés dans des camions pour parcourir les derniers 20 km jusqu’à Gorleben.

« Ceux qui pensaient cet été qu’ils en avaient fini avec la lutte contre l’atome vont être surpris » par l’ampleur de la mobilisation, a prévenu Jochen Stay, porte-parole de l’association Ausgestrahlt (« Irradiés »).

Le calendrier de sortie du nucléaire d’ici à 2022 en Allemagne, c’est « comme si un ami vous disait qu’il allait arrêter de fumer dans dix ans », commentait-il. « Vous n’allez quand même pas le féliciter ».

Les opposants à l’atome réclament une accélération du processus et surtout une solution durable et sûre pour le stockage des déchets les plus dangereux.

« Tous ces déchets viennent ici, et personne ne sait vraiment quels effets ils peuvent avoir », a regretté Kim, 15 ans, venue avec deux amies le visage peint en jaune et noir, les couleurs du sigle de l’énergie atomique.

Des autocars en provenance de plus de 150 villes allemandes ont fait le voyage avec des militants voulant participer aux opérations de blocage.

Personne ne s’attendait toutefois à ce que la mobilisation atteigne les sommets de l’an passé, quelques semaines après l’annonce par le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires : 50.000 personnes y avaient participé.

Les déchets sont actuellement entassés dans l’ancienne mine de sel de Gorleben. Les associations comme Greenpeace accusent régulièrement les autorités de sous-estimer, voire de manipuler, les mesures de la radioactivité dans la région.

Les deux nuits précédentes été marquées par des accrochages entre militants et forces de l’ordre – quelques cocktails molotov et parfois des canons à eau en action – surtout vers Metzingen, non loin de Dannenberg, où est installé le plus grand camp d’antinucléaires.

Quelques petits groupes d’opposants ont été délogés de la voie ferrée, sans parvenir à ralentir durablement l’avancée du train, suivie quasiment minute par minute par les organisations écologistes, grâce à un réseau d’observateurs.

La police, de son côté, renforçait également progressivement son emprise sur la région. Présente pratiquement à toutes les intersections de routes, elle installait parfois des barrages pour fouiller les coffres des véhicules et contrôler l’identité des passagers.

Près de 20.000 policiers ont été mobilisés dans toute l’Allemagne pour protéger le convoi.

AFP, 26 novembre 2011

Voir aussi le CR du camp de Valognes sur Indymedia Paris-IDF :

http://paris.indymedia.org/spip.php?article9239

[GRECE] Contre la hausse de l’électricité : occupation et blocage du centre d’impôt et affrontements avec les flics à Athènes

[GRECE] Contre la hausse de l’électricité : occupation et blocage du centre d’impôt et affrontements avec les flics à Athènes

La police anti-émeute grecque s’affronte avec des manifestants

Nov 24 (Reuters) – La police anti-émeute s’est affrontée jeudi avec les travailleurs du plus grand producteur d’énergie de la Grèce PPC alors qu’ils organisaient une manifestation contre une nouvelle taxe foncière imposée dans le cadre des mesures d’austérité pour éviter la faillite du pays.

Environ 80 policiers se sont bagarrés avec des membres de l’union syndical GENOP devant l’entrée de l’immeuble dans une banlieue d’Athènes. La police a arrêté 15 personnes, a indiqué le porte-parole de la police.

Le syndicat tente de boycotter l’impôt foncier que le PPC a été chargée de collecter via les factures d’électricité des Grecs.

«Nous ne reculerons pas dans notre combat. Ce combat vise ​​l’ensemble de la société grecque. Il s’agit de ne pas couper la puissance aux maisons des pauvres, les chômeurs, les retraités », Nikos Fotopoulos, chef de GENOP, a déclaré, avant d’être arrêté.

«La lutte continuera jusqu’à la fin. Cette loi deviendra invalide, dans la pratique, avec l’aide de tout le peuple. »

La protestation a souligné la résistance menée par les syndicats aux mesures d’austérité du nouveau gouvernement d’union nationale qui doit mettre en œuvre pour obtenir la libération des prêts nécessaires pour empêcher la Grèce d’accentuer sa dette.

Les syndicats du secteur public qui représente environ un demi-million de travailleurs prévoient de cesser le travail pendant deux heures plus tard le jeudi pour protester contre les mesures d’austérité et  la proposition de budget du gouvernement de 2012  va passer désormais passer par le parlement.

Leur protestation comprendra une marche à l’ambassade du Portugal en signe de solidarité avec les travailleurs au Portugal, qui ont entamé une grève générale contre l’austérité, le jeudi mesures strictes visant à répondre il ya des objectifs budgétaires de l’UE-imposé.

Les syndicats grecs du secteur public et privé prévoit une grève nationale le 1er décembre.

GENOP est l’un des syndicats les plus durs de la Grèce. Au cours des dernières années, il a occupé un certain nombre de grèves qui ont perturbé l’approvisionnement de l’électricité et  ont fait capoter les plans du gouvernement de vendre actions ou trouver des partenaires privés stratégiques pour PPC.

Presse bourgeoise – Reuters, 24/11/2011

L’Union de l’Electricité appelle à la grève après les arrestations lors de la protestation fiscale

Quinze personnes, y compris le chef des travailleurs de la Public Power Corporation du syndicat GENOP, Nikos Fotopoulos a été arrêté ce jeudi matin lorsque la police a dispersé une manifestation contre la taxe foncière d’urgence.

 Les militants du GENOP avaient bloqué l’accès à l’un des bâtiments de PPC depuis le début de la semaine dans une tentative de perturber les efforts pour collecter une taxe foncière d’urgence imposée pour combler un trou dans le budget. La taxe est recueillie par le biais des factures d’électricité.

Suite à une plainte par la direction du PPC que la société était incapable de traiter les paiements, car les employés ne pouvaient pas entrer dans le bâtiment sur l’avenue Mesogeion dans le nord d’Athènes, un procureur a ordonné à la police d’expulser.

La police a arrêté 15 personnes, notamment des membres du «je ne paierai pas » mouvement citoyen « , et s’est brisé la protestation.

Réaction GENOP fut d’appeler un arrêt de travail de quatre heures à partir d’aujourd’hui midi et une grève de 48 heures à compter d’aujourd’hui. PPC de gestion a déclaré qu’il contesterait la grève dans les tribunaux.

Dans un communiqué, la police a déclaré que 10 des 15 personnes arrêtées étaient des employés de PPC, d’autres employés dans d’autres parties du secteur public, l’un était un retraité et les autres des chômeurs.

Ils sont accusés de perturber la fourniture d’un service, rébellion et causant des lésions corporelles.

La fédération grecque de syndicats du secteur privé, la GSEE, a appelé le gouvernement à ordonner la libération des 15 personnes arrêtées.

PPC a déclaré que suite à l’intervention de la police, la « Hermes » système électronique de traitement des paiements de facture avait commencé à fonctionner normalement.

Presse bourgeoise – www.ekathimerini.com, 24/11/2011

Protestation pour la fin du pouvoir de la police en Grèce

La police a arrêté le dirigeant du syndicat des travailleurs de l’électricité de la Grèce »après être intervenu pour mettre fin à un blocage de quatre jours de logistique du Public Power Corporation visant à perturber la collecte d’un nouvel impôt foncier d’urgence.

Dirigeant de l’Union Nikos Fotopoulos et au moins deux autres manifestants ont été interpellés jeudi après que la police anti-émeute se soit affrontée avec les manifestants et permis au bâtiment de rouvrir.

La nouvelle taxe foncière inclus sur les factures d’électricité pourrait voir des milliers de ménages sans alimentation électrique s’ils ne parviennent pas à le payer.

Presse bourgeoise – Articles Boston, 24/11/2011

Un peu de friture sur le réseau de surveillance

Marseille : Trois poteaux de vidéosurveillance abattus
(Le 22 novembre 2011)

Les mâts mis à mal

Trois poteaux de vidéoprotection ont été mis à terre au Cours Julien.

Ce n’est pas le mistral mais un vent de révolte qui souffle sur le cours Julien et la Plaine… Hier matin, rue Bussy l’Indien, place Jean-Jaurès et en haut de l’escalier qui descend vers la rue d’Aubagne, les mâts de vidéoprotection étaient à terre. L’« opération » aurait eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi puis ce dimanche, vers les « 6 heures », assurent certains riverains.

Déboulonnés ou arrachés laissant les câbles à l’air libre, ces gros poteaux de ferraille étaient censés accueillir des caméras de surveillance. Ils font partie d’un dispositif municipal de 340 unités réparties dans le centre-ville (lire La Marseillaise du jeudi 17 novembre).

Dans le quartier, l’arrivée des caméras suscite nombre de réactions. Du commerçant plutôt raccord, estimant que « ça peut avoir un côté dissuasif » au rebelle qui dénonce un « régime totalitaire ».

La Ville persiste

Des affiches avaient aussi été placardées un peu partout il y a quelques jours. Sous le titre « Casting permanent, nous faisons de votre ville une simple figuration », on y découvrait une carte pointant les emplacements des caméras dans le secteur. De là à penser que les deux actions sont liées… Il n’y a qu’un pas que les habitants ont franchi, entre amusement et inquiétude.

De son côté, Caroline Pozmentier, adjointe UMP au maire, déléguée à la sécurité a estimé qu’il s’agissait « d’actes isolés de petits vandales qui ne remettent absolument pas en cause le grand dossier de la vidéosurveillance ». Quarante-deux caméras seront en service fin décembre et 150 de plus en mars 2012, avec la finalisation du processus, via le centre de supervision urbain, en octobre 2012. Quant à la sécurisation de l’espace urbain et la mise en œuvre de mesures de précaution, l’élue a indiqué que « tout sera réglé demain matin [ce matin. Ndlr] », sans toutefois admettre que personne à la mairie n’a réagi, avant que nous ne l’alertions en début d’après-midi.

La Marseillaise, 21 novembre 2011

Un commando anti vidéosurveillance ?

Alors que la Ville de Marseille entame la première phase d’installation de ses caméras de vidéoprotection, un vent de rébellion semble s’être levé. Au cours du week-end, cinq mâts censés supporter ces caméras ont été descellés puis jetés à terre. Trois sur le cours Julien et deux à La Plaine…

… « C’est un projet qui va forcément subir des aléas, regrettait hier Caroline Pozmentier, adjointe déléguée à la sécurité. Mais ces actes de petit vandalisme ne vont certainement pas remettre en cause le dispositif de vidéoprotection voulu par la Ville de Marseille. Des précautions seront prises pour protéger le chantier mais ça ne nous fera pas reculer. Bien au contraire. Nous allons redoubler de vigilance ».

D’ici à la fin du mois de décembre, 42 caméras, dont la moitié juchées sur des mâts, devraient être installées à Marseille.

La Provence, 22 novembre 2011

 Grèce : exemples d’actions directes contre les caméras de vidéosurveillance
(Le 24 novembre 2011)

Grèce : exemples d’actions directes contre les caméras de vidéosurveillance

A tous ceux qui critiquent les attaques individuelles, ou encore les attaques qui se déroulent une fois que la nuit tombe… s’il ne s’agit pas des classiques excuses pour s’en distancier face à la répression, voilà des possibilités bien collectives (ce nouveau radicalement correct) et de jour (ce critère dérisoire). Plus d’excuses donc, amis critiques et parfois manifestants…

Quelques vidéos sur ces attaques :

attaque 1, 16 novembre 2008

attaque 2, 19 mars 2008

attaque 3, février 2010

attaque 4, 11 septembre 2004

attaque 5, Thessalonique 12 décembre 2007

attaque 6, 7 février 2007

attaque 7, Thessalonique 12 décembre 2007

Liste récupérée d’un site italien.

[Ukraine] Antifasciste assassiné à Dnepropetrovsk (traduction)

Un antifasciste assassiné à Dnepropetrovsk

Le 18 novembre, Mikhail Norokha, antifasciste âgé de 17 ans, a été assassiné à Dnepropetrovsk en Ukraine. Son corps a été retrouvé à 8 mètres d’un immeuble abandonné de 16 étages. Sa mort est dûe à de nombreuses fractures et à une hémorragie interne qui ont résulté de sa chute. Bien qu’il soit tombé sur le dos, son nez était cassé et de plus, il portait aussi des marques au visage. On a aussi retrouvé des traces de gaz lacrymo dans ses vêtements et son manteau était déchiré, ce qui est une preuve supplémentaire que ce n’était pas un suicide. De plus, Mikhail avait encore sur lui son téléphone mobile, ses papiers et de l’argent – les assassins ne les lui ont pas pris.

Mikhail avait plusieurs fois été agressé par des nazis dans le passé. Il a été poignardé deux fois ces dernières années. Cependant, il n’a jamais eu peur de personne et a toujours défendu ses opinions, lorsque quelqu’un avait des désaccords. Bien qu’il ait souvent eu des ennuis au voisinage du stade de football local, il a continué à supporter son club favori.

Mikhail a travaillé comme assistant d’un prêtre. Actuellement la police enquête sur l’affaire. Il n’y a aucune preuve au sujet des assassins, mais les antifascistes de Dnepropetrovsk sont certains que cette tragédie a été causée par les nazis. Nous faisons tout notre possible, afin de découvrir la vérité, et punir les assassins.

Repose en paix, frère

Antifascistes de Dnepropetrovsk

Avtonom, 25 novembre 2011

traduit par nos soins (groupe Pavillon Noir, FA 86)