Archives de catégorie : La rue grogne

Articles sur la journée mondiale des indignés

Indignés de tous les pays, unis dans la rue

De Londres à Manille en passant par Francfort et Sydney, des manifestations ont lieu dans un millier de villes. Des incidents ont éclaté à Rome. Tour du monde en images.

A Rome, lors de manifestation des « indignati », les indignés italiens, des groupes d’inconnus ont fracassé les vitres de banques et mis le feu à deux voitures. (AFP/Alberto Pizzoli)

Les « indignés » du monde entier se mobilisent samedi 15 octobre pour dénoncer les excès de la finance et les inégalités. Manifestations et actions non-violentes pour un « changement mondial » ont lieu dans plus d’un millier de villes de 87 pays.

Parti d’Espagne, le mouvement des « indignés », installés au printemps sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, s’est étendu rapidement dans une Europe en pleine cure d’austérité. Les protestataires qui se veulent apolitiques refusent que les peuples payent le prix de la crise financière et demandent une « vraie démocratie » et une « révolution éthique ». Aux Etats-Unis, le mouvement similaire « Occupy Wall Street » (OWS) à New York contre la « cupidité » des banques et des multinationales a de son côté gagné en un mois nombre de grandes villes américaines.

En Espagne

Contre le système financier, le chômage ou les coupes budgétaires dans la santé et l’éducation, des dizaines de milliers « d’indignés » ont retrouvé samedi soir les avenues du centre de Madrid, où était né le mouvement au mois de mai avant de s’étendre à travers le monde.

« Parce que nous voulons récupérer la démocratie », « parce que ce sont toujours les mêmes qui gagnent », proclamaient les pancartes portées par les manifestants, rassemblés pour la première journée mondiale des « indignés » sous le slogan « Unis pour un changement mondial ».

Cinq marches parties des quartiers périphériques ont convergé en fin de journée sur la place de Cibeles, dans le centre, pour se diriger ensuite vers la place de la Puerta del Sol, point de départ emblématique du mouvement, occupée au printemps, pendant un mois, par les « indignés » espagnols et leur village alternatif.

« C’était le moment où le peuple devait se lever », confiait Carmen Martin, une jeune manifestante de 24 ans arrivée avec des milliers d’autres, au son des tambours, depuis le sud. « Je suis émue que le mouvement qui est né ici s’étende au monde ».

« Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir », « nous ne sommes pas des marchandises », criaient les manifestants, reprenant plusieurs de leurs slogans favoris.

 

Retour à Puerta del Sol pour les "indignés"

Des milliers de manifestant sont revenus s’installer à Madrid, là où est né le mouvement des « indignés ». AFP/Dominique Faget

 En Italie

A Rome, lors de manifestation des « indignati », les indignés italiens, des groupes d’inconnus ont fracassé les vitres de banques et mis le feu à deux voitures dans le centre de la capitale. Les incidents se sont produits tout près du Colisée où des dizaines de milliers de personnes manifestaient. Une annexe du ministère de la Défense incendiée par des manifestants.

Peu après le démarrage de la manifestation, des petits groupes non contrôlés ont fracassé les vitrines de deux banques via Cavour à l’aide de panneaux de la circulation, avant de prendre la fuite et se mêler à la foule des manifestants. D’autres ont mis le feu à deux voitures. Une colonne de fumée s’élevait en début d’après-midi aux abords du Colisée où les pompiers ont aussitôt été dépêchés sur place.

Selon l’agence italienne Ansa, des manifestants ont tenté de retenir un autre groupe de perturbateurs violents, masqués de noir en leur jetant des bouteilles.

La police a commencé à charger les manifestants samedi dans le centre de Rome où des incidents violents se poursuivaient en marge de la manifestation des « indignés », ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les forces de l’ordre ont lancé l’assaut alors que des centaines d’éléments incontrôlés, masqués de foulards noirs, lançaient fumigènes, coktails molotov et bouteilles contre les forces de l’ordre. D’autres éléments ont continué à incendier des voitures et ont pénétré et jeté des fumigènes dans un bâtiment officiel, à deux pas du Colisée, tandis que des dizaines de milliers de personnes continuaient à manifester pacifiquement.

Les manifestations italiennes dégénères

La manifestation pacifique des « indignés » a été perturbée par des éléments incontrôlés. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont lieu. AFP/Filipo Monteforte

 En France

Des centaines d' »indignés » se sont rejoint place de l’hôtel de ville à Paris pour une assemblée populaire pour répondre à l’appel international sous le mot d’ordre « Tous ensemble pour un changement mondial ! », a constaté une journaliste de l’AFP.

« Nous sommes indignés, indignés, indignés ! », ont chanté avec énergie les manifestants, convergeant vers la place de l’hôtel de ville en milieu d’après-midi. « Paris, Paris, soulève toi ! », ont-ils scandé devant les badauds et touristes.

Ces « indignés » s’étaient auparavant retrouvés dans différentes gares et points de rencontre parisiens avant d’affluer dans le centre de Paris.

Après l’assemblée populaire, une soirée festive était prévue place de l’hôtel de ville à Paris.

 

Les indigné parisiens se retrouvent place de l'hôtel de ville

Plusieurs centaines de manifestants se sont rejoints dans le centre de Paris à l’appel des « indignés » du monde entier. AFP/Joël Saget

En Allemagne

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), à Francfort. Ils sont « près de 6.000 », selon l’organisation altermondialiste Attac, 5.000 selon la police, sur la place qui fait face à l’institut monétaire européen et sur laquelle se dresse un grand sigle de l’euro bleu et jaune.

Jeunes, retraités, familles avec enfants dans les poussettes, sont venus brandir, sous un ciel bleu immaculé et un grand soleil d’automne, drapeaux et ballons. Sur les pancartes on pouvait lire « Ne bradons pas la démocratie à la BCE » ou encore « Brisons la dictature du capitalisme ».

Tobias, 27 ans, éducateur, affichait le slogan « Le capitalisme va tuer le capitalisme » sur sa cassette noire vissée sur la tête, le visage barré par des lunettes de soleil. « Je considère le capitalisme mondial comme une bombe à retardement pour les humains mais aussi pour la planète », a-t-il expliqué. Chistl, 68 ans, retraitée, est venue en pensant à ses « enfants et petit-enfants qui vont devoir payer pour nos dettes ».

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Les Indignés devant la Banque centrale européenne à Francfort (DDP/Sipa)

 Au Royaume-Uni

Quelque huit cents « indignés » rassemblées dans la City, coeur financier de Londres, ont reçu le renfort inopiné du fondateur de Wikileaks Julian Assange, mais sont restés fermement contenus par la police à distance de la bourse de Londres.

L’arrivée d’Assange, qui est en liberté conditionnelle dans un manoir près de Londres en attendant une éventuelle extradition vers la Suède où il est poursuivi pour viol, a suscité des cris de joie.

« Nous soutenons ce qui se passe ici parce que le système bancaire à Londres est le bénéficiaire d’argent issu de la corruption », a lancé le fondateur de WikiLeaks sur les marches de la cathédrale Saint-Paul, où étaient massés les manifestants.

Assange, entouré de gardes du corps, a dû se frayer un chemin à travers un important cordon policier cernant la manifestation.

 

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Un Indigné à Londres, devant la cathédrale Saint Paul (AFP photo / Leon Neal)

 

 Au Portugal

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues samedi dans les rues du Portugal pour protester contre la politique d’austérité menée par le gouvernement sous la tutelle de l’UE et du FMI, dans le cadre d’une journée d’action mondiale du mouvement des « indignés ».

A Lisbonne, quelque 50.000 personnes de tous âges se sont dirigées dans le calme vers le parlement aux cris de « FMI dehors », rangées derrière une banderole proclamant « stop troïka », en référence aux créanciers du Portugal (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), selon une première estimation des organisateurs.

Des défilés étaient organisées dans neuf villes du pays à l’appel d’une quarantaine de mouvements citoyens et, d’après les médias locaux, la mobilisation était également importante à Porto (nord).

« Nous sommes victimes de la spéculation financière et ce programme d’austérité va nous ruiner. Il faut changer ce système pourri », a affirmé à l’AFP Mathieu Rego, 25 ans, qui manifestait à Lisbonne sous un soleil intense.

« Je suis très révoltée car ce seront encore les fonctionnaires qui vont payer la crise », a dit Maria Joao Santos, 54 ans, employée dans une mairie.

D’après les organisateurs de ces manifestations, le nouveau tour de vis budgétaire annoncé cette semaine par le Premier ministre Pedro Passos Coelho est venu « réaffirmer la nécessité de protester et de s’indigner ».

Au Canada

Plus de 300 « indignés » étaient réunis samedi midi au Square Victoria, en plein centre-ville de Montréal où une dizaine de tentes étaient plantées, pour répondre à l’appel mondial contre la précarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

Arborant le célèbre masque blanc des indignés ou juste une pancarte, les manifestants de tous âges discutaient essentiellement des banques, du manque d’argent et de l’avenir.

Pour se réchauffer, certains ont esquivé des mouvements en suivant les membres du collectif Salsa aux pieds nus dont fait partie Carmen Ruiz. La femme de 32 ans, enceinte, « n’a jamais eu de carte de crédit » et se dit inquiète pour l’avenir mais d’un autre côté, elle estime que « les choses peuvent changer car les gens se rassemblent. Maintenant plus que jamais, je veux avoir l’espoir ».

A Paris comme à Madrid, New York mais aussi à Toronto, les « indignés » se sont « unis pour exister », comme l’indique une pancarte à Montréal.

Essayant de planter sa tente malgré le fort vent au Square Victoria, en plein quartier des affaires, Geneviève Dick, une étudiante en philosophie qui travaille comme traductrice, compte bien rester « aussi longtemps qu’il le faudra ». « On veut se montrer visible au 1% qui nous gouverne et bâtir des liens avec d’autres citoyens, créer une alternative ».

Au Canada, des manifestations sont prévues dans plusieurs villes, dont Vancouver et Toronto.

Aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, dès vendredi, les protestataires américains avaient fait face aux forces de l’ordre de New York à San Francisco.

En Australie

Décalage horaire oblige, les premiers rassemblements de la journée ont eu lieu en Australie, à Sydney, où 300 personnes se sont rassemblées pour dénoncer la « cupidité » des multinationales et des banques.

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Manifestant à Sydney, en Australie (Sipa/AP Photo/Rick Rycroft)

 Au Japon

A Tokyo, où la crise nucléaire reste au coeur des préoccupations, 200 personnes ont participé au mouvement mondial. Les manifestants ont défilé devant le siège de l’électricien TEPCO, l’opérateur de la centrale de Fukushima Dai-ichi, site d’un grave accident nucléaire après le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, en scandant des slogans hostiles au nucléaire.

Les manifestants japonais rendent hommage aux indignés américains

« Occupy Tokyo »,les indignés japonais reprennent à leur compte le slogan de leur amis de Wall Street. AFP/Yoshikazu Tsuno

 

Aux Philippines

A Manille, une centaine de membres de plusieurs groupes réunis sous la bannière de l’alliance d’extrême gauche Bayan ont défilé samedi matin jusqu’à l’ambassade américaine pour exprimer leur soutien au mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis et dénoncer l' »impérialisme américain ».

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A Manille, aux Philippines, les manifestants ont marché en direction de l’ambassade américaine, en solidarité avec le mouvement « Occupy Wall Street » (Sipa/AP Photo/Pat Roque)

 

En Corée du Sud

En Corée du Sud, les militants espéraient réunir un millier de personnes dans le quartier financier Yoeuido au coeur de Séoul et devant la mairie de la capitale.

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Manifestant à Séoul, en Corée du Sud (AFP/Park Ji-Hwan)

Le Nouvel Observateur avec AFP et AP   15 – 10 – 2011

 

 

 

Démocratie réelle 86 :

compte rendu de l’après-midi du 15-10-11

15 Oct 2011. United Global Change 15 Oct 2011. United Global Change

Démocratie réelle maintenant – Poitiers a participé aujourd’hui à la journée mondiale des Indignés-révoltés-enragés-insurgés en proposant un rendez-vous à 15 h place du marché sous l’arbre à Palabres (Cf. Sur Poitiers). Cette journée ne s’est pas d’emblée imposée car la plupart d’entre nous avait décidé d’aller aux rassemblements antinucléaires de Rennes et de Bordeaux et au rassemblement des Indignés à Bruxelles. Quatre ou cinq d’entre nous, qui devaient rester sur Poitiers, étaient chargés d’accueillir le personnes qui s’étaient inscrites sur le groupe Facebook (Poitiers – Occupation Générale pour un changement global !) ou qui avaient eu l’info par la presse ou les réseaux internet et qui viendraient.

Nous ne nous faisions pas trop d’illusion nous disant que si 10 personnes venaient ce serait très bien. Nos prévisions ont été complètement dépassées cet après midi puisqu’au plus fort de la participation nous étions une soixantaine et plus d’une centaine de personnes sont passées. La très grande majorité était nouvelle.

Vers 16h nous avons fait une assemblée populaire. Signe distinctif de ces rassemblements. En effet lorsqu’on va à un rassemblement les mots d’ordre ou les revendications sont donnés préalablement alors que lorsqu’on participe à un rassemblement des Indignés-révoltés-enragés-insurgés on s’assoit par terre en cercle et on discute de ce qu’on va faire et comment on va le faire.

Après un petit topo sur le pourquoi de la journée et sur l’histoire du mouvement à Poitiers nous avons posé la question : pourquoi êtes-vous venus et qu’attendez-vous ? Nous avons aussi dit nos indignations-révoltes-rages-insurrections et discuté de différents sujets, le nucléaire, la situation économique, les banques, les grévistes de la fonderie alu…

Après plus d’une heure de discussion nous avons arrêté et nous nous sommes donnés rendez vous vendredi prochain même lieu à 19h.

« YES WE CAMP » les indignés italiens veulent occuper la capitale !

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AGI News, Le Corriere Di Bologna publient à 16 H 50 les derniers évènements qui ont lieu à Rome, à Bologne. Les articles sous droits réservés font l’objet d’un condensé d’informations traduit de l’italien.
A Rome, un manifestant déclare à AGI : « nous faisons comme en Espagne, en Grèce, à New York, dans les pays arabes : nous ne rentrerons pas à la maison ! » En effet, les indignés veulent « occuper Rome » bien après le 15 octobre prochain. Pour samedi, ils en appellent à une manifestation nationale munis de tente afin de camper dans la capitale sous le slogan : « Yes we camp »
Ils reprennent l’appel à un rassemblement européen et mondial : « Occupation des places publiques par les millions de personnes qui ne veulent plus payer l’énorme crise économique et sociale à la place de ceux qui l’ont causée : pouvoirs politiques industriels, économiques et financiers, qui ont imposé un néo-libéralisme catastrophique au monde occidentale quelque soit les partis politiques des gouvernements.
Le rendez-vous mondial du samedi 15 octobre se réclame de la journée du 15 février 2003, quand le mouvement antimondialisation manifestait dans le monde entier contre l’imminente guerre USA/IRAQ.
Les organisateurs ont prévu 500 bus, des trains, des véhicules privés qui vont converger samedi de tous les coins de l’Italie vers Rome.
Les étudiants universitaires soulignent le caractère précaire de leur situation qui reste indissociable du monde du travail mis à mal par la crise. Ils veulent une vie décente et un avenir.
Pour eux, le moment du changement global est arrivé. A la maison, ils ne reviendront pas !
A Bologne, ce 12 octobre, des affrontements ont eu lieu entre les manifestants qui essayaient de pénétrer dans la banque d’Italie, Piazza Cavour et  les policiers anti-émeutes. Une jeune fille de 23 ans a eu les dents cassées et la lèvre coupée.
Les garçons brandissaient des banderoles « Non à la dette ! « A vous la dette, à nous la bourse et la vie »
Puis, à l’aide d’un poteau de métal en guise de bélier, ils pénètrent dans les bureaux de l’Unep (Office des notifications, des exécutions et des protestations) au virage de Monticelli. Ils ont remis au chef de l’établissement, Giorgio Napolitano, une lettre de protestation adressée à Mario Draghi, prochain président de la BCE.
Une procession de manifestants remonte le long de l’avenue de Castiglione vers le centre. Les garçons portent sur leurs épaules une statue religieuse « Sainte insolvabilité »
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Ils condamnent la gestion de l’ordre public pendant les évènements : « Nous allons essayer de savoir qui a frappé Martina, à travers les photos et les vidéos, dit De Pieri, leader du groupe étudiants OPT. Nous déposons une plainte auprès de notre avocat. La personne responsable ne devrait plus faire partie de la police de Bologne ».
Premier décompte dans la presse italienne ce mercredi 13 octobre au matin : plusieurs centaines de manifestants, étudiants, travailleurs, artistes « les dragons rebelles » comme ils se nomment, ont occupé durant la nuit les lieux publics. La police a chargé sur les indignés, leurs tentes démontées.
La protestation s’est donc poursuivie dans la nuit sur l’avenue Nazionale de Rome et par un sit-in devant le Palais des expositions. Les manifestant, pacifiques, tentent d’échapper aux forces de police dans un jeu de résistance formant des petits groupes puis s’organisant en séance plénière.
« No turnin back ! » au moins jusqu’au 15 octobre scande la foule.
La police met en place un cordon de sécurité devant la Banque d’Italie : les campements peuvent alors se mettrent en place de la Piazza de la Republique à la Piazza San Giovanni avec, en prévision, des raids surprises possibles et de nouveaux camps urbains.
Mediapart – par Marie Thérèse Ferrisi – 12/10/2011

La primaire capote à Mayotte

France / Mayotte –  Article publié le : dimanche 09 octobre 2011 – Dernière modification le : dimanche 09 octobre 2011
A Mayotte, les manifestations contre la vie chère font capoter la primaire socialiste

 Emeutiers dans les rues de Mamoudzou, préfecture de Mayotte, le 28 septembre 2011.

Emeutiers dans les rues de Mamoudzou, préfecture de Mayotte, le 28 septembre 2011. IMAZ PRESS REUNION / AFP

Par RFO

A Mayotte, le mouvement contre la vie chère se poursuit. Les négociations n’ont pas permis d’avancer, samedi 8 octobre. Aucune nouvelle rencontre n’est prévue ce dimanche. Hier, l’association des maires de Mayotte avait appelé à une manifestation pacifique en soutien au mouvement. Manifestation qui a failli dégénérer à Kawéni, près de Mamoudzou. Les forces de l’ordre ont tenté de passer au sein de la foule pour aller protéger une grande surface. Les quelques coups de matraques distribués n’ont pas été du goût des maires. Les élus demandent le départ du préfet. Du coup, la primaire du PS a été annulée ce 9 octobre.

Avec le correspondant de RFO pour RFI

La tension est vive sur les deux îles qui composent Mayotte, le 101e département français. Depuis une dizaine de jours un fort mouvement social s’élève contre la vie chère. Au point d’avoir obligé le PS à annuler l’organisation de la primaire socialiste, ce dimanche 9 octobre 2011.

Au cours de la dernière manifestation du 8 octobre -après une deuxième modification d’itinéraire- les protestataires ont décidé de se rendre à la grande surface située à la sortie de la ville pour la faire fermer. Par précaution, les gendarmes mobiles ont essayé de se frayer un passage à travers la foule pour empêcher tout dérapage.

Mais, quelques coups de matraque après, les maires et les protestataires bloquent les gendarmes par un sit-in et manifestent leur mécontentement à l’encontre de Thomas Degos, préfet de Mayotte. Ibrahim Aboubacar, vice-président du Conseil général : « Le préfet doit partir. On va demander son départ ».

Les maires de Ouangani et Sada font la même demande. Ali Ahmed-Combo, maire de Ouangani : « On avait prévu une marche pacifique. On avait prévu de partir jusqu’à Cora et de retourner. Là, aujourd’hui, j’ai compris que le préfet doit partir ». Même propos d’Ahmada Ben Ali, maire de Sada : « La population est dans la rue. Nous, on est venus pour soutenir la population pour justement faire en sorte que les choses se passent bien. Et on nous envoie des CRS, on nous envoie des camions de CRS pour nous bousculer, pour nous écraser. Nous trouvons cela inadmissible ! Ce que nous demandons tout simplement, c’est le départ du préfet. Que le préfet parte parce qu’on a constaté par nous-même que la population avait raison depuis des jours. Elle se fait massacrer par les CRS et nous, on est venus constater et on demande le départ du préfet purement et simplement ».

Au final, les manifestants arrivent sous bonne escorte à la grande surface où l’on fait évacuer les clients apeurés : « Je ne suis pas bien là ». Un autre Mahorais : « On flippe mais on n’a pas le choix ». Les syndicalistes ont promis de revenir.

RFO

Répression des Indignés à Bruxelles

400 indignés arrivent à Bruxelles

OPHELIE DELAROUZEE

samedi 08 octobre 2011, 23:55

400 « indignés » se sont rassemblées samedi soir à l’intérieur du parc Elisabeth, à Koekelberg. Des tentes étaient dressées dès 19h mais les forces de l’ordre sont intervenues. Ophélie Delarouzée était sur place

400 indignés arrivent à Bruxelles© Belga

Plusieurs centaines d’« indignés » sont arrivées vers 19h parc Elisabeth où ils ont tout de suite planté une cinquantaine de tentes.

Le bourgmestre de la commune leur a proposé de les loger dans les anciens bâtiments de l’Hogeschool-Universiteit Brussel (HUB).

« La police de la zone ne veut pas créer d’ennuis. Nous sommes ici pour travailler en collaboration », a déclaré une commissaire de la police de Koekelberg. « Le parc Elisabeth est un site protégé. Puisqu’il est interdit de dormir dedans et en raison du temps, le bourgmestre vous permet d’occuper l’ancien bâtiment de l’HUB, juste en face, et qui dispose des sanitaires et du confort nécessaires », a-t-elle poursuivi.

Les « Indignés » ont tenu alors à se concerter pour faire un choix.

« Si on va à l’HUB, on risque de perdre une certaine visibilité par rapport aux gens qui vont arriver dans les prochains jours pour rejoindre notre mouvement », ont considéré certains. « On mérite d’être dans ce parc. Tout le monde est libre d’aller où il veut », ont encore protesté d’autres.

Une autre partie des activistes a, par contre, approuvé la solution proposée par la commune de Koekelberg. « L’idée, ce n’est pas juste de camper, le but c’est d’organiser notre lutte », ont-ils crié. « Ce qui nous représente, ce sont nos assemblées, nos groupes de travail, pas nos tentes. »

Face à l’absence de consensus dans l’assemblée populaire, le groupe s’est séparé : une partie se dirigeant vers l’HUB vers 21h30.

À 21h45, les forces de l’ordre sont intervenues en nombre pour évacuer ceux qui avaient choisi de rester au parc Elisabeth, obligeant ceux-ci à se diriger également vers les bâtiments proposés par le bourgmestre.

Les indignés ont reçu l’autorisation du commissaire de tenir leurs assemblées chaque jour dans le parc jusqu’à 22h, mais pas de camper.

La police avait embarqué quelques tentes lors de son intervention, celles-ci seront rendues à leurs propriétaires sur le site de l’HUB.

Aucune arrestation n’a eu lieu pour l’instant.

Une vingtaine d’arrestations

Une quinzaine d’« indignés » restaient encore à 22h45 dans le parc, tenant une assemblée et discutant des enjeux de leur lutte. Mais si, in fine, ils se dirigeront, motivés par leurs compagnons, vers le bâtiment proposé par le bourgmestre, ils déplorent ce qu’ils trouvent contraire à leurs principes.

« Pourquoi avoir marcher tant de kilomètres, venir de partout, pour finir parqué dans un bâtiment fermé ? », demande l’un des « indignés ». « Ce que nous voulions, c’était occuper l’espace public, poser un geste fort », poursuit-il, alors qu’une fanfare emmène le reste du groupe jusqu’à l’HUB.

Selon la police, 400 personnes se sont dirigées vers le bâtiment. Vers 23h15, les policiers ont commencé à interpeller les personnes qui refusaient de quitter le parc.

Les forces de police sont estimées à 150 officiers. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées administrativement. Il y a eu des échanges de coups entre les policiers et certains « indignés ».

Le soir.be, OPHELIE DELAROUZEE, samedi 08 octobre 2011, 23:55

Les Indignés à Bruxelles: Répression policière, évacuations etc…

C’était à prévoir!!!

Les Marches d’Indignés convergeant sur Bruxelles sont arrivées hier et ont été reçues par des forces policières.

Nous sommes à un tournant des mouvements. Jusqu’ici, les choses avaient un aspect sympathique et quasi folklorique, si ce n’est à Paris où les « Indignados » avaient déja été « canalisés » de manière musclée.

A Bruxelles, malgré le refus d’autorisation qui leur avait été opposé, ils se sont installés dans le parc Koekelberg, à l’extérieur de la ville.

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Le résultat en est une cinquantaine d’arrestations…Peut-être doit-on  y voir une des raisons du silence sur le blog « Spanish Revolution », tenu depuis des mois par un jeune Néerlandais participant au mouvement de la Puerta del Sol et à la Marche, et traduit en français sur mon blog.

Voici ce qu’on en lit sur le site de RTL Belgique:

 ————

(…) « Il est 22h, il est temps de quitter le parc »

La police avait décidé de procéder à l’évacuation du parc, après avoir averti à plusieurs reprises les activistes qu’ils devaient quitter les lieux. « Vous avez eu assez de temps pour vous concerter. Il est 22h00, ça fait longtemps que le parc, site protégé, devrait être vide. Les voisins se plaignent du bruit, nous allons donc évacuer cette fois », avait prévenu le chef de corps de la zone de police, arrivé sur place.

 Accueillis dans l’ancien bâtiment de l’HUB

La plupart des centaines d' »Indignés » venant de différents pays d’Europe avaient commencé à quitter le parc, samedi soir, pour se diriger vers les locaux de l’HUB. La ville de Koekelberg leur avait en effet mis à disposition cet endroit où ils trouveraient plus de confort.  

 Les brigades sont passées à l’action

Mais un groupe était resté assis dans le parc, refusant de le quitter. La police les avait sommés d’évacuer et après quelques heures de patience, les brigades d’intervention, qui avaient été appelées et qui entouraient les activistes, sont passées à l’action. Des dizaines de personnes ont alors été

enmenées de force dans des bus de la police.  (…)———–

Plus d’informations, et photos sur « Scoop.it », the marches to Brussels

blogs.mediapart.fr

Mayotte

Mayotte : nouveaux affrontements lors de manifestations contre la vie chère

Posted on 7 octobre 2011 by juralib

 De nouveaux affrontements ont éclaté jeudi [6 octobre] à Mayotte entre manifestants et gendarmes mobiles, au dixième jour du mouvement de protestation contre la vie chère, sans toutefois faire de blessés, tandis que les négociations se poursuivent.

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Profitant des vacances scolaires du 1er au 16 octobre, quelque 200 jeunes, certains âgés de moins de 10 ans, ont attaqué vers 08H00 un convoi de gendarmes mobiles à Passamainty (île de Grande Terre) sur la voie allant vers Mamoudzou. Utilisant des cailloux et des barres de fer, ils ont été repoussés à coup de grenades lacrymogènes.

D’autres affrontements ont été signalés à Kaweni, dans la zone industrielle de Mamoudzou, où se trouve le plus grand bidonville de Mayotte. Des jeunes ont provoqué les gendarmes mobiles qui ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les protestataires.

Ce bidonville est habité par une population pauvre, principalement des clandestins venus des îles voisines des Comores, formant des familles nombreuses, et vivant dans des conditions insalubres, sans ressources.

De nombreux barrages ont fleuri un peu partout sur les deux îles de Mayotte, notamment à Bandrélé, en Grande Terre, où il était impossible de passer. Arbres abattus, carcasses de voitures ont obligé de nombreux automobilistes à rebrousser chemin.

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Une ambulance transportant une femme victime d’une fausse couche a été empêchée de passer par des manifestants. Les autorités ont lancé un appel pour que les urgences médicales puissent franchir les barrages.

Comme la veille, tous les commerces étaient fermés et Mayotte va tout droit vers la pénurie, faute d’un accord valable pour tous sur les prix.

Les négociations qui ont repris dans l’après-midi au Conseil général se poursuivaient dans la soirée, entre l’intersyndicale qui a appelé au mouvement, l’État, et les patrons de la grande distribution. Le préfet Thomas Degos a déclaré ne pas vouloir quitter la table sans accord.

Les représentants de l’intersyndicale demandent l’alignement des prix sur ceux pratiqués à l’île de La Réunion. Le carton d’ailes de poulet, base de l’alimentation à Mayotte, coûte ainsi 24,21 euros les 10 kg à Mamoudzou contre 15,90 euros à La Réunion.

La ministre de l’Outremer Marie-Luce Penchard a assuré mercredi que le RSA serait appliqué au 1er janvier prochain à Mayotte.

L’instauration d’un RSA « qui ne représentera que 25 % du RSA national et qui ne sera pas révisé avant cinq ans, constitue une réponse pour le moins courte qui n’est pas à la hauteur des enjeux », a estimé dans un communiqué le député PS de la Guadeloupe Victorin Lurel qui revient d’un déplacement à Mayotte, et qui a appelé la ministre à « se rendre à Mayotte afin de proposer des solutions pérennes ».

Dans l’entourage de celle-ci, on souligne que bien qu’étant en déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon, Mme Penchard suit « très attentivement » la situation et les négociations menées par le préfet Degos.

De son côté, le PCF a appelé le gouvernement à « intervenir sans tarder en faveur de l’ouverture de véritables négociations », « seule manière de permettre la détente sociale ».

Leur presse (Agence Faut Payer), 6 octobre 2011.

Conflit social : journée d’affrontements à Mayotte

Depuis lundi, le mouvement social contre la vie chère s’est intensifié à Mayotte. Magasins fermés, rues désertées, barrages routiers… L’île est complètement paralysée et Mamoudzou, le chef-lieu, a connu une journée de violences entre manifestants et forces de l’ordre.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1317958061.jpg Des hordes d’adolescents, foulard sur le visage, ont jeté pierres et cocktails Molotov sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes. Des barrages entravaient la circulation à travers toute l’île.

L’île de Mayotte connaissait hier son huitième jour de grève contre la vie chère. Et l’arrivée de la pluie en début d’après-midi n’a pas fait retomber la tension. Dès les premières heures de la matinée, des barrages entravaient la circulation à travers toute l’île. Mamoudzou, Bandrélé, Chirongui, Kahani, Vahibé, Pamandzi. Aucune ville n’a été épargnée par les blocages le plus souvent opérés par des groupes de jeunes excités.

À Passamaïnty (banlieue de Mamoudzou), des hordes d’adolescents, foulard autour du visage, ont jeté pierres et cocktails Molotov sur les forces de l’ordre qui ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes. Ce type de scène s’est reproduit plusieurs fois.

Partout dans l’île, la circulation était chaotique. Certains automobilistes ont même dû payer un droit de passage. Sur la route du Sud, la circulation a été coupée jusqu’en fin d’après-midi. Les blocages n’ont pas épargné Petite-Terre. Valise à la main, les voyageurs ont été contraints de rejoindre à pied l’aéroport, dont l’accès était condamné par les barrages. Surréaliste. Le trafic des barges entre Petite-Terre et Grande-Terre a lui aussi été perturbé, ajoutant encore à la confusion régnant à Mamoudzou. À Kawéni, zone industrielle du chef-lieu, des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre : les grenades lacrymogènes ont répondu aux jets de pierre toute la journée. Et des manifestants s’en sont pris violemment à un « mzungu » (un Blanc) qui a eu le malheur de sortir son appareil photo.

BARRAGES DE FORTUNES, POUBELLES INCENDIÉES, PNEUS CALCINÉS

Même le centre-ville de Mamoudzou a été le théâtre de nombreuses scènes de violence (jeunes agressifs, jets de pierres, de cocktails Molotov etc.) et à des débordements, issus, selon la police, d’une jeunesse qui est bien loin des négociations autour de la vie chère. Dans le centre-ville, barrages de fortunes, poubelles incendiées, pneus calcinés jonchaient les rues, témoins des derniers blocages. Quant aux magasins, tous ont dû tirer leurs rideaux sous la pression des manifestants. Un supermarché a bien tenté d’ouvrir ses portes hier matin, mais il a immédiatement subi une tentative de pillage. De fait, Mamoudzou avait des allures de ville fantôme.

Le mouvement de contestation a très largement dépassé le motif de revendication de base. Et l’intersyndicale à l’origine des manifestations (CGTMa, Cisma CFDT, AFOC — Association des consommateurs FO —, Association des consommateurs Ascoma et Collectif des citoyens perdus) semble dépassée par l’ampleur de l’événement, sans pour autant appeler à un retour au calme. Hier soir, elle était encore occupée à négocier la réduction des prix de dix produits de consommation courante (sable, bouteille de gaz, ailes de poulet, farines, lait, œufs, etc.). État, représentants de la grande distribution et syndicats semblaient bien décidés à trouver un accord, quitte à y passer la nuit… En attendant, les forces de l’ordre s’apprêtent à accueillir des renforts de la Réunion et de métropole et le mot d’ordre pour la journée de vendredi est : restez chez vous.

Leur presse (Juliette Camuzard, Clicanoo.re), 7 octobre 2011.

Mayotte : démission totale !!!

Les négociations se poursuivent alors que les communes de Mayotte ressemblaient à un état de siège. Aucun appel au calme des responsables politiques à la radio, aucun effort des adultes qui regardent les jeunes agresser les automobilistes sans rien dire.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1317959292.jpg Des jeunes et très jeunes font tomber deux arbres en cours d’après-midi à Koungou

Aucun lien possible entre les villages aujourd’hui à Mayotte. Les barrages et les feux sont allumés un peu partout sur l’île par des jeunes casseurs. Partout ? Non ! Car tel le village des invincibles gaulois, le village de Dzoumogné résiste : « nous, les jeunes adultes avons signalé que tout poseur de barrage serait dénoncé à la Police, et depuis ce matin nous n’avons encore eu aucun barrage ! » affirmait ce jeune croisé sur le bord de la route. Qu’attendent les autres villages pour réagir ainsi ?

Les gendarmes étaient toute la journée au four et au moulin, alors qu’à Dzoumogné, les ambulances ne pouvaient passer, dont une femme enceinte d’un bébé en état de mort fatale qui a du être transportée par la brigade nautique de Longoni à Mamoudzou…

Les chauffeurs de taxi ont décidé de rejoindre à leur tour le mouvement de grève en mettant en place plusieurs opérations escargot qui ont momentanément paralysé le trafic à Kawéni, et le personnel naviguant du Service de Transport maritime (STM) a mis en place depuis mercredi un service plus que minimum : une barge effectue les rotations chaque heure, et aucun véhicule n’est accepté à bord, hormis les urgences et les évacuations sanitaires. Des camions de police qui voulaient intervenir en Petite Terre se sont donc vu refoulés dans la matinée.

Mais le problème actuel de Mayotte c’est qu’elle ne vit plus : les rideaux sont baissés, la consommation est réduite à néant. Les supermarchés ont pu ouvrir un moment en matinée, protégés par la gendarmerie, à la demande du préfet. Mais le Sodifram de Kawéni a du fermer après avoir été pillée dans la foulée par des manifestants en colère…

Du côté des syndicats, après avoir refusé l’ensemble des propositions faites par les décideurs économiques, les leaders se sont entretenus avec leur base ce jeudi matin. Salim Nahouda reste sur la proposition de l’intersyndicale : « que les distributeurs maintiennent leurs marges à 30 % ». Les prix de la bouteille de gaz ont été sujets à débat la veille : « nous demandons que les tarifs soient régulés par décret comme c’est le cas en métropole ou à La Réunion. C’est à dire que de 25 euros proposés par Somagaz et Total, nous pouvons descendre à 20 euros si l’État prend en charge les 5 euros de différence. » Enfin, la proposition de maintenir cette baisse des prix sur un mois « est rejetée. Nous demandons que cela dure le temps des négociations. »

Mais dès le départ des négociations du jour, le préfet Thomas Degos a prévenu : « on ne sort pas tant qu’aucun accord ne sera signé ». Résultat : à 19 heures les parties discutaient toujours, avec des éléments positifs à la clef.

Leur presse (Annette Lafond, Malango Actualité), 6 octobre 2011.