Archives mensuelles : décembre 2011

1,6 million d’enfants SDF aux États-Unis

1,6 million d’enfants SDF aux États-Unis

Ils vivent dans une voiture, un bâtiment abandonné, une station de métro ou sous une tente. Au mieux dans des centres d’hébergement, des motels ou chez des proches. 1,6 millions d’enfants se sont trouvés à un moment sans domicile fixe au cours de l’année 2010 aux États-Unis. Soit un enfant sur 45. Une hausse de 38% en quatre ans, selon le rapport que vient de publier le National center on Family Homolessness.

Des enfants qui deviennent progressivement « une partie importante d’un Tiers Monde qui se dessine au sein de notre propre nation », décrit le rapport. Ces enfants sont plus sujets aux maladies chroniques, à l’asthme, au stress ou aux troubles émotionnels, ainsi qu’à la faim et la malnutrition. Une situation d’autant plus traumatisante que 42% de ces enfants ont moins de 6 ans. Ils ont aussi souvent une scolarité chaotique : près d’un tiers d’entre eux ont fréquenté au moins trois écoles différentes dans l’année.

Les causes de cette situation : la pauvreté – 49 millions d’américains (sur 309 millions) vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté –, combinée au manque de logements accessibles, et aux catastrophes naturelles qui privent de logement des millions d’habitants, explique le rapport. Et surtout, « une récession dévastatrice déclenchée par la spéculation sur le marché immobilier et les marchés financiers, qui a déstabilisé l’économie du pays plus profondément que les ouragans ont remodelé le paysage ».

Environ six millions de familles ont perdu leurs maisons du fait de saisies, lors de la crise des trois dernières années, selon le Center for Responsible Lending. Le rapport, qui étudie la situation État par État, préconise de mettre fin aux coupes budgétaires des programmes destinés à aider les familles et enfants sans logement, pour éviter une aggravation de la situation. À défaut de trouver une solution.

Basta Mag, Agnès Rousseaux, 22 décembre 2011

[Paris] Vidéosurveillance partout

Paris : Le plan 1 000 Caméras a été lancé

Aujourd’hui, 200 caméras ont été raccordées au réseau de vidéosurveillance. En juin 2012, elles seront 1 ?105. Le Premier ministre était hier au commissariat du XX e pour les inaugurer.

Cette fois, c’est parti. Depuis hier, Paris est officiellement une capitale « vidéoprotégée ». La première tranche du plan 1000 Caméras pour Paris conçu par la préfecture de police (et adopté par la mairie de Paris en novembre 2009) a été mise en service depuis le commissariat du XXe par le Premier ministre en personne

Après avoir insisté sur « l’apport fondamental de la vidéoprotection dans la lutte contre la délinquance », François Fillon a salué un plan qui « fera date dans la politique de sécurité à Paris ».

Pour l’heure, 200 caméras ont été raccordées au réseau, mais à terme (le déploiement du réseau doit s’achever en juin) les policiers accrédités pourront accéder aux images enregistrées par 1 105 caméras de voie publique réparties dans toute la capitale. L’arrondissement le moins bien doté (le IIIe) en comptera 26 ; le mieux équipé (le XVIIIe), 75.

Des centres de visualisation dans tous les commissariats

Présenté comme le chaînon manquant en matière de lutte contre la délinquance de rue, ce plan devrait selon les spécialistes permettre à la capitale de rattraper son retard en matière de vidéosurveillance. « Nous ne voulons pas un système à l’anglaise (NDLR : Londres compte plusieurs dizaines de milliers de caméras). Mais il fallait renforcer notre réseau pour permettre aux policiers d’être plus efficaces », a rappelé hier le préfet de police Michel Gaudin en présentant le dispositif au Premier ministre. Jusqu’à présent, la police ne disposait que d’une grosse centaine de caméras (surtout dévolues à la surveillance routière). Désormais, elles seront accessibles depuis des « centres de visualisation » implantés dans tous les commissariats.

Les opérateurs postés derrière les écrans 24 heures sur 24 et les policiers habilités à visionner les images (près de 2500) auront en outre accès en temps réel aux autres réseaux vidéo de Paris : les 200 caméras de la mairie, les 10000 caméras des réseaux RATP et SNCF et les caméras d’opérateurs « privés » comme le Parc des Princes, le Louvre et divers centres commerciaux. « Ce réseau nous permettra d’orienter les fonctionnaires sur le terrain au plus près des problèmes », se félicite-t-on à la préfecture de police.

Fin 2009, ce sujet polémique avait donné lieu à d’âpres débats à la mairie (qui participe au financement du réseau). Les réunions de concertation, la mise en place d’un comité d’éthique… n’ont pas levé toute la « méfiance » des élus. Hier, Bertrand Delanoë a rappelé dans un communiqué qu’il refuserait que « le déploiement des caméras s’accompagne d’une baisse des effectifs de police à Paris »

Le Parisien, 22 décembre 2011

Vidéosurveillance : souriez, vous êtes de plus en plus filmés

A partir de ce mercredi, Paris sera doté de deux cents nouvelles caméras de vidéoprotection. Une hausse des moyens également visible au niveau national, alors que ses détracteurs dénoncent un manque d’efficacité.

La capitale est un peu plus sous l’œil des caméras. Deux ans après le vote par le Con­seil de Paris du plan de vidé­oprotection, le Premier ministre François Fillon et le ministre de l’Intérieur Clau­de Guéant, se déplacent, aujourd’hui dans un commissariat du XXe arrondissement, à l’occasion de l’implantation de deux cents nou­velles caméras. “Actuellement, nous en gérons 350 dans la capitale. L’objectif est d’atteindre les 1 105 d’ici à l’été 2012”, nous expliquait hier la préfecture de police de Paris.

Un investissement lourd

Selon nos informations, l’ensemble de ce plan – sous la forme d’un partenariat public-privé avec l’entrepri­se Ineo (filiale de GDF Suez) – représente un investissement de 87,6 millions d’euros assuré par l’Etat, et cinq millions sont déboursés par la Ville. “Le but est de doter Paris de matériels en adéquation avec ses besoins en termes de sécurité”, confie un haut dignitaire policier de la capitale, rappelant que “New York possède plus de 500 caméras sous contrôle policier, et Tokyo près de dix fois plus”.

Alors que deux salles étaient jusqu’à maintenant dédiées au visionnage des caméras, une trentaine de centres devraient voir le jour dans la capitale, mobilisant plus de 2 500 fonctionnaires. Un déploiement impressionnant confirmé au niveau hexagonal. Depuis le vote de la loi relative à l’implantation de la vidéo-protection en 1995, près de 678 000 caméras ont été installées en France, dont 38 000 directement placées sous gérance des collectivités locales. En 2011, le ministère de l’Intérieur a alloué 29,7 millions d’euros pour leur développement, afin d’atteindre les  60 000 caméras, fin 2012.

La cour des comptes sceptique

Leur usage, quant à lui, fait débat. “Les images de vidéo-protection font partie intégrante de l’arsenal d’investigation, admet un magistrat nantais. De là à dire que cela permet de faire baisser la criminalité, il y a un pas que je ne franchirai pas.” Dans un rapport remis en juillet dernier, la Cour des comptes estimait : “Le taux d’élucidation des faits de délinquan­ce de proximité n’a pas davantage progressé dans les circonscriptions de sécurité publique par rapport à celles qui ne le sont pas.”

Le rapport indique que, “pour les faits de délinquan­ce globale, il s’est même davantage amélioré dans les circonscriptions non surveillées”. Selon Yannick Danio, secrétaire national d’Unité-Police SGP-FO : “La vidéoprotection est un outil de plus au service de l’investigation, mais ce n’est pas la panacée. On ne peut pas s’attendre à avoir de meilleurs résultats en sacrifiant l’humain au détriment de la technologie.”

Métro, 20 décembre 2011

Vu sur Brèves du Désordre

[Tours] Expulsion d’un squat par la mairie PS et rafles de migrant-e-s

Expulsion du 68, Tours

Ce matin à 7h25, les flics sont venus défoncer la porte du 68 de la rue du Canal pour expulser ses habitants. La mairie pourrie des socialos tourangeaux a donc fait évacuer par la force les personnes qui occupaient le lieu, depuis le 17 décembre.

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Pendant ce temps-là, les flics continuent de terroriser les migrantEs au foyer ADOMA (CADA), instaurent un couvre feu,  défoncent les portes, et viennent les chercher jusque dans les chambres d’hôtels miteux payées (de temps à autres) par les fumiers du CCAS de Tours.

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Sabotons la machine à expulser !
Collaboration pourrie ! À la mairie, à la préfecture, qu’ils crèvent tous.
Des nouvelles pas tard, AdiShatZ !

Jura Libertaire, 22 décembre 2011.

[Tunisie] Prise au tas au Kef

[Tunisie] Prise au tas au Kef

Tunisie : un entrepôt de gaz domestique saccagé au Kef

Un entrepôt de gaz domestique a été entièrement saccagé dans le gouvernorat du Kef. Face à la pénurie du gaz, des individus, ont pris d’assaut, lundi, le dépôt et pillé toutes les bouteilles avant l’arrivée des forces de l’ordre.

Une rupture des stocks du gaz à usage domestique a été enregistrée, ces derniers temps, dans les différentes régions.  Elle coïncide avec la vague de froid qui s’est abattue sur le pays.

Leur presse (EspaceManager.com), 20 décembre 2011.