Archives mensuelles : février 2012

Anonymous attaque le site de la CIA

Le site internet de la CIA en panne, Anonymous revendique une attaque

Le site internet de l’agence américaine du renseignement, la CIA, était en panne vendredi, alors que le groupe de pirates informatiques militants Anonymous affirmait l’avoir attaqué.

« CIA Tango down », a annoncé un membre d’Anonymous sur le compte Twitter @YourAnonNews, régulièrement utilisé par le groupe. « Tango Down », dans le jargon militaire des forces spéciales, signifie qu’un ennemi a été abattu. Aucune explication supplémentaire n’a été fournie par Anonymous.

Il était impossible de se connecter au site cia.gov vendredi après-midi.

Un porte-parole de la CIA n’avait pas de commentaire à fournir dans l’immédiat.

Le mois dernier Anonymous avait brièvement désactivé les sites du ministère américain de la Justice et de la police fédérale (FBI), en représailles après la fermeture du site d’hébergement de fichiers MegaUpload accusé de piratage massif.

La plupart des actions d’Anonymous sont des attaques par déni de service qui consistent à saturer des sites de demandes simultanées.

AFP, 10 février 2012

ndPN : et une manif d’anonymes anonymous prévue ce samedi après-midi à Poitiers

[Notre-Dame des Landes] Appel à dons

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Appel à dons

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l’appel vient du lèse béton n°4 dispo sur zad.nadir.org

Indymedia nantes, 10 février 2012

[Grèce] Le syndicat majoritaire des flics déclare refuser de se battre contre la population

Belle déclaration… d’intention pour l’instant, peu suivie d’effets. Le fait est néanmoins assez rare voire étonnant pour être relevé, et montre à quel point la colère s’étend, jusqu’au sein des forces armées répressives.

Les policiers grecs menacent les représentants de l’UE et du FMI

ATHENES, 10 février (Reuters) – Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d’arrêt contre les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en oeuvre de mesures d’austérité fortement impopulaires.

Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce de « chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale ».

Cette lettre précise que l’une des personnalités visées est Poul Thomsen, le principal représentant du FMI en Grèce. La missive a aussi été adressée à Klaus Masuch, chef de la délégation de la Banque centrale européenne (BCE), et à Servaas Deroos, ancien inspecteur en chef de la Commission européenne en Grèce.

Cette menace est essentiellement symbolique puisque, soulignent des experts des questions juridiques, un mandat d’arrêt doit d’abord être émis par un juge. Cette initiative illustre cependant l’ampleur de la colère de la population grecque face aux baisses de salaires et aux coupes claires dans les budgets de l’Etat exigées par les créanciers internationaux de la Grèce.

« Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique », souligne le syndicat, qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers de la Grèce.

« Nous vous prévenons que, en tant que représentants légaux des policiers grecs, nous allons émettre des mandats d’arrêts pour une série d’infractions légales (…) telles que chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale. »

Un responsable syndical a cependant souligné que cette lettre constituait une manifestation symbolique de solidarité avec la population et que les policiers continueraient de lutter contre les débordements lors des manifestations.

Les policiers sont directement confrontés à la colère populaire qui se manifeste régulièrement à l’occasion de rassemblements devant le parlement à Athènes. Le slogan « Policiers, porcs, assassins » est régulièrement scandé ou inscrit sauvagement sur les murs.

Plusieurs milliers de personnes se sont à nouveau rassemblées vendredi à Athènes pour manifester contre de nouvelles mesures d’austérité entérinées par le gouvernement sous la pression des créanciers internationaux. (Lila Chotzoglou, Bertrand Boucey pour le service français)

Reuters, 10 février 2012

[Poitiers] Flicage partout : l’ « identito-vigilance » débarque à l’hôpital

Mesures  » identité  » au CHU : l’affiche qui choque

Le message délivré sur une affiche visible dans tous les services du CHU fait polémique. Est-elle discriminatoire ? Non pour le centre hospitalier.

L'affiche fait polémique.

 

L’affiche fait polémique.

Le moment et le visuel (notre photo) n’étaient peut-être pas bien choisis pour lancer la toute nouvelle mesure qui sera effective à partir du 20 février prochain au CHU de Poitiers. Elle concerne la vérification de l’identité des patients qui arrivent en consultation ou pour une hospitalisation. Le message s’appuie sur un article (L-162-21) du code de la Sécurité sociale. Il est traduit en sept langues sur les affiches destinées à tous les pôles du CHU. Une nécessité selon les services du centre hospitalier face à un afflux croissant d’erreurs d’identité ; une approche « choquante » pour les syndicats et certains membres du personnel hospitalier. Ils rapprochent cette mesure à « un flicage » et à de probables directives gouvernementales (fraudes à la carte Vitale). A la CGT, on relève les termes « identité et sécurité » qui « annoncent clairement la couleur pour avoir accès aux soins ». « Si la première fois, la personne n’a pas ses papiers, on lui rappelle, explique une représentante syndicale. La seconde fois on le note sur le dossier médical : «  l’identité n’a pas pu être contrôlée  ». Ensuite, le personnel administratif le signale à la direction des finances. »

«  On n’est pas la police  »

Du côté de l’administration du CHU, on ne comprend pas les raisons de ces vives réactions. En premier lieu Nadège Louis, cadre à la direction de la qualité et des usagers, qui rappelle « qu’à l’instar de nombreux autres hôpitaux en France, cette mesure d’identito-vigilance a été décidée par le Comité d’amélioration à la qualité afin d’harmoniser les données d’un patient entre celles de carte vitale et nos propres données. Pour sécuriser au maximum la prise en charge. La visée est surtout pédagogique, c’est pour cela que nous avons traduit l’article dans les langues des usagers étrangers les plus représentés. » Entre homonymies, usurpations d’identité, patronymes ou orthographes différents… Véronique Perronnet, de la direction des finances du CHU a relevé, en 2008, 1.499 dysfonctionnements appelés « fusions » (comparaisons de données entre elles) et 1.663 en 2009. « Quand on rentre une fois le nom et la date de naissance, elle se répercute dans les autres services, les urgences ou les labos. Ce n’est pas obligatoire mais préconisé. De toute façon, le patient – quelle que soit sa situation –, est d’abord soigné. On n’est pas la police. » Et la fraude à la carte Vitale ? « Nous avons déjà des moyens de recouvrement par le Trésor public. » Même si Véronique Perronnet reconnaît que l’affiche est « un peu choc », elle pense que c’est avant tout dans l’intérêt de la population pour éviter des erreurs médicales parfois irréversibles.

Nouvelle République, Marie-Laure Aveline, 11 février 2012

[Egypte] Manifestation bloquée par la police militaire

Egypte: manifestation près du ministère de la Défense

Des milliers d’Egyptiens ont manifesté vendredi près du ministère de la Défense pour réclamer le départ de l’armée du pouvoir, à la veille du premier anniversaire de la chute de Hosni Moubarak, selon un journaliste de l’AFP.

Des Egyptiens manifestent pour demander le départ de l'armée du pouvoir, au Caire, le 10 février 2012

Des Egyptiens manifestent pour demander le départ de l’armée du pouvoir, au Caire, le 10 février 2012

Pendant la journée, plusieurs rassemblements ont convergé vers le ministère, traversant des zones résidentielles pour éviter les barrages établis par les militaires sur plusieurs kilomètres autour du ministère.

En fin d’après-midi, les manifestants ont cependant été bloqués à une centaine de mètres derrière le bâtiment, la police militaire ayant placé des barbelés et des blindés pour empêcher le passage.

Derrière le cordon de police résonnait de la musique militaire, tandis qu’en face, les manifestants scandaient: « Le peuple veut l’exécution du maréchal » Hussein Tantaoui, chef d’Etat de facto depuis que M. Moubarak a remis ses pouvoirs à l’armée le 11 février 2011.

A la fin de la grande prière hebdomadaire du vendredi dans la mosquée al-Fath, dans le centre du Caire, les manifestants avaient crié « A bas le pouvoir militaire » avant de se diriger vers le ministère.

« Nous marchons sur le ministère de la Défense, nous voulons le départ des militaires », a affirmé devant la mosquée Asmaa Mahfouz, militante connue pour avoir enregistré l’an dernier une vidéo appelant à un soulèvement contre Hosni Moubarak.

Les militants ont aussi appelé à une journée de « désobéissance civile » et de grèves samedi, jour anniversaire de la chute de M. Moubarak.

Acclamés il y a un an, les militaires sont très critiqués depuis plusieurs mois pour leur gestion de la transition, en particulier par les jeunes militants comme Asmaa Mahfouz, lauréate en décembre avec d’autres artisans du Printemps arabe du Prix Sakharov décerné par le Parlement européen.

Après les appels à la désobéissance civile, l’armée a annoncé qu’elle se déploierait à travers le pays pour assurer la sécurité.

Ces appels à la mobilisation ont divisé les forces politiques. Les Frères musulmans, grands gagnants des dernières législatives, s’y sont opposés.

Tarek al-Kholi, un porte-parole du groupe du 6 avril, l’un des mouvements qui avaient lancé la révolte anti-Moubarak, a précisé qu’un seul jour de grève était prévu mais que la mobilisation pourrait être prolongée.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui, a promis de rendre le pouvoir aux civils après l’élection d’un président de la république, prévue avant la fin juin.

AFP, 10 février 2012