Archives mensuelles : février 2012

Du syndicalisme en milieu étudiant

[Ce que tout lycéen doit savoir du syndicalisme] Charlotte, esclave et bouc émissaire de la FIDL

FIDL : une nouvelle affaire embarrassante

Trois ans après l’affaire Dray, une ex-salariée de la fédération lycéenne porte plainte contre X notamment pour détournements de fonds sociaux et publics et harcèlement.

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Une ex-salariée de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) a déposé le 24 janvier une plainte contre X avec constitution de partie civile au Tribunal de grande instance de Paris pour détournement de fonds sociaux et publics, abus de confiance, escroquerie, séquestration, harcèlement moral et vol. Trois ans après le classement sans suite de « l’affaire Julien Dray », Charlotte, 20 ans, dénonce un « système », dont elle aurait été « un pion, utilisé pour assainir des comptes suspects ».

Son avocate, maître Brigitte Kadri, voit la FIDL comme « une machine à broyer des gens choisis pour leur situation de faiblesse, aux principes et aux méthodes sectaires ».

Recrutée par la FIDL au printemps 2009 comme « animatrice chargée du développement des projets », alors que Julien Dray est soupçonné d’avoir bénéficié de financements indus du syndicat lycéen et de SOS-Racisme, Charlotte se dévoue corps et âme à la FIDL.

Aucune rémunération

Pendant plusieurs mois, elle ne perçoit aucune rémunération. Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, consent à lui signer un chèque personnel de 1000 euros.

« En dépannage…, raconte Charlotte. Il me dit que c’est une avance sur salaire, que si je veux être payée à l’avenir, il faut que je mette de l’ordre dans les comptes. » La jeune femme s’y met, et découvre « l’absence de détail des comptes pour 2007, pas de documents comptables pour 2008, plusieurs salaires, dont le sien, qui ne sont pas comptabilisés ».

La petite animatrice ainsi propulsée comptable de la FIDL signe « des chèques en bois », verse des salaires, jusqu’au jour où elle tombe malade en mai 2010.

Arrêtée, elle se retire chez ses parents à Villeurbanne. En août 2010, la FIDL la licencie pour « faute lourde » : elle aurait endetté l’organisation « à hauteur de 160’000 euros ». Pour l’avocat de SOS-Racisme, maître Patrick Klugman, la plainte de Charlotte s’expliquerait donc ainsi : « Elle a repris les faits qu’on lui reproche pour les retourner contre la FIDL ».

En attendant, c’est bien SOS-Racisme et la FIDL que Charlotte poursuit aussi devant le conseil des Prud’hommes de Paris. L’audience, qui d’ailleurs devait se tenir ce mercredi devant le bureau de jugement, a dû être renvoyée au 20 septembre prochain. Parce que la défense n’avait aucune pièce à communiquer. « Pas même un contrat de travail », déplore l’avocate de Charlotte.

(Lire l’intégralité de l’enquête « Le cauchemar d’une ex-militante » dans le Nouvel Observateur du 2 février 2012)

Leur presse (Marie Vaton et Elsa Vigoureux, tempsreel.nouvelobs.com, 2 février 2012)

[Poitiers] Rassemblement antinucléaire

Les antinucléaires dans le froid

Les militants antinucléaires ont déployé une banderole exigeant la sortie immédiate du nucléaire.

 

Les militants antinucléaires ont déployé une banderole exigeant la sortie immédiate du nucléaire.On ne peut pas dire que l’incident grave de Civaux ait donné une grande impulsion à la lutte antinucléaire. Une petite vingtaine de militants tout au plus se sont retrouvés hier soir devant le palais de justice de Poitiers à l’appel de la Coordination 86 pour une sortie du nucléaire, qui regroupe une dizaine de mouvements politiques ou de défense de l’environnement.

Vingt militants courageux, qui bravent le froid glacial, c’est peu pour obtenir la fermeture de la centrale de Civaux, dont l’existence est qualifiée d’aberration. A défaut, la Coordination exige la plus grande transparence sur ce qui s’est passé le 3 janvier (fuite de tritium radioactif dans la nappe phréatique). Elle demande, et devrait être rejointe au moins sur ce point par le plus grand nombre, que la pollution radioactive soit régulièrement mesurée désormais autour de la centrale et que ces mesures soient communiquées à la population. Constatant les retards dans la mise en place de l’alerte le jour de l’incident, la Coordination exige en outre une enquête indépendante pour que la population connaisse les risques auxquelles elle a été et reste exposée.

Nouvelle République, 3 février 2012

ndPN : On lira aussi avec satisfaction que les travailleur-euses CGT de la centrale de Civaux, malgré leur attachement tout corporatiste à cette énergie qui pue la mort leur gagne-pain, commencent à s’inquiéter de leurs conditions de travail et du manque de transparence :

La confiance brisée à la centrale de Civaux

La CGT s’inquiète publiquement des négligences en matière de maintenance. Depuis la récente fuite de tritium, ses représentants doutent de la direction.

Le rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire a mis en évidence des négligences en matière de maintenance dans la zone de stockage des effluents radioactifs.

 

Le rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire a mis en évidence des négligences en matière de maintenance dans la zone de stockage des effluents radioactifs.

 

La discrète section syndicale de la CGT a pris le temps avant de réagir publiquement à la fuite de tritium qui a pollué une nappe phréatique dans le sous-sol de la centrale nucléaire de Civaux, le mois dernier. Ses responsables ont interrogé leurs collègues du génie civil, de la chimie et de la maintenance. Ils ont aussi lu attentivement les communiqués de leur direction et les rapports de l’Autorité de sûreté nucléaire sur l’incident. Alors seulement ont-ils accepté de livrer leur sentiment. D’autant plus sévère pour EDF que la fédération CGT Mines-Energie a toujours revendiqué ses orientations pro-nucléaires.

« C’est justement parce que nous défendons le nucléaire civil que nous avons jugé nécessaire d’intervenir dans le débat », précise Christophe Laloup, secrétaire général de la CGT-UFICT. « Nous ne pouvons pas continuer dans cette voie-là. Nous ne voulons pas que notre centrale soit exploitée n’importe comment et nous voulons que les citoyens soient informés de ce qu’il s’y passe. » Les représentants du personnel souhaitent surtout que leur direction cesse de minimiser des incidents graves quand ils se produisent : « Cet événement nous interpelle sur la transparence, la communication, l’information – y compris en interne -, d’événements significatifs constatés sur notre site », ajoutent-ils. « Ces fuites vers la nappe phréatique, aussi faibles soient-elles, sont inacceptables. Et tous les salariés en sont bien conscients. »

  » Ce n’est pas une usine de cacahuètes ! « 

A Civaux, la CGT estime que « les moyens de contrôle et de maintenance mis en œuvre ne sont pas à la hauteur des enjeux, surtout dans un contexte post-Fuskushima ». Elle dénonce aussi « le manque de rigueur d’exploitation que les nouvelles organisations du travail ont amené » et la « situation préoccupante des prestataires de plus en plus précarisés » : « Dans certaines centrales, on arrive à huit niveaux de sous-traitance pour certaines tâches ! », se désole Jean-Luc Daganaud, de la CGT-OE. « Depuis le passage en EDF SA, la finance pèse lourd dans les choix stratégiques de maintenance. La philosophie a changé ; la sûreté n’est plus le seul paramètre qui est pris en considération », déplorent les syndicalistes. « On est pourtant dans le nucléaire ; ce n’est pas une usine de cacahuètes ! » Après « plusieurs écarts inquiétants ces derniers temps », la fuite de tritium a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase à la CGT : « Oui, cela nous a fâchés parce que nous faisions confiance à nos dirigeants qui sont des ingénieurs, des techniciens, des gens sérieux », reconnaît Christophe Laloup. « Je ne dirais pas que nous leur avons fait une confiance aveugle mais nous avons fait preuve de légèreté en nous laissant entraîner dans un processus de confiance. » A présent, la direction de la centrale devra compter sur des représentants du personnel vigilants, voire méfiants. Déterminés à peser pour élever le niveau d’exigence.

en savoir plus

Parmi les griefs adressés à la direction de la centrale, la CGT s’étonne que les réparations engagées sur la zone de rétention des réservoirs d’effluents radioactifs, après la première alerte de l’Autorité de sûreté nucléaire, en 2009, aient davantage relevé du bricolage (avec la pose de mastic sur les fissures) que de la solution pérenne. Elle regrette aussi que la santé du personnel ait été mise en danger lors de l’intervention dans la zone contaminée, que les salariés n’aient pas correctement été informés de la découverte de la fuite, que le grand public ne l’ait été que cinq jours après la confirmation des résultats et que la direction ait tenté de minimiser la gravité de l’incident en communicant l’information. Une autre question se pose : alors que la préfecture avait été prévenue de la fuite de tritium le vendredi 13 janvier et la commission locale d’information le lundi 16, revenait-il à EDF d’informer la population en publiant un communiqué sur son site Internet le mercredi 18 en fin de journée ?

Nouvelle République, Baptiste Bize, 3 février 2012

De la mort bien d’cheu nous

No comment…

 « On ne peut que se réjouir et être fier que l’excellence française, ici en matière d’aéronautique militaire, soit ainsi récompensée. Cela démontre aussi que le  » Produire en France  » peut avoir un avenir et un sens économique ! »

Président de l’UMP de la Vienne et conseiller régional, Olivier Chartier revient sur le projet d’achat de 126 Rafale par l’Inde : « Dans un contexte économique très difficile, l’annonce par l’Inde de négociations exclusives avec l’avionneur français « Dassault » est non seulement une très bonne nouvelle pour l’emploi en France mais aussi pour l’emploi dans la Vienne puisqu’une partie de ce fabuleux « chasseur » est produite sur le site de Biard. » Il se dit également « choqué qu’à l’annonce de cette heureuse nouvelle qui n’est ni de droite ni de gauche mais française, les députés socialistes sont restés volontairement prostrés les bras croisés (certains d’entre eux ont même sifflé) refusant ostensiblement de s’unir aux félicitations adressées par l’État et par la majorité présidentielle […] Il y a des sujets sur lesquels la représentation nationale aurait tout à gagner aux yeux des Français à se montrer rassemblée, en particulier lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de la France et de ses entreprises dans la rude compétition mondiale ».

Nouvelle République, 3 février 2012

[Mayenne] Les petites mains contre la ligne THT

La ligne THT victime de déboulonneurs

Des pièces ont été retirées d’un pylôneUne bonne dizaine d'ouvriers travaillaient, hier après-midi, sur le chantier du pylône qui a été déboulonné dans la nuit de lundi à mardi, à Montaudin. de la future ligne à très haute tension (1) Cotentin-Maine.
Une vingtaine de boulons et une plaque numérotée ont été déposés, dans la nuit de lundi à mardi, devant les portes des rédactions d’Ouest-France et de France-bleu Mayenne à Laval. Ces pièces métalliques proviennent du pylône 438 situé à Montaudin, dans le nord-ouest de la Mayenne.

L’opération est signée « Les Petites mains », selon un mail envoyé au même moment. Une organisation inconnue jusque-là, mais qu’on imagine proche des opposants à la ligne THT. « Oui, nous sommes au courant, mais ce n’est pas nous », tient à préciser Jean-Yves Rossignol, le vice-président de Mayenne SurVOLTée, le principal collectif d’opposition à la construction de la ligne Cotentin Maine. Selon lui, « il s’agissait d’alerter les médias », alors qu’hier après-midi, les associations et les maires des communes concernées par la ligne THT étaient réunis en préfecture.

À la sortie, Jean-Yves Rossignol regrette « une réunion sans intérêt ». Il s’élève surtout contre l’absence d’une étude épidémiologique sérieuse « sur les conséquences de la ligne THT sur la santé humaine ». Il ajoute : « La préfecture n’écoute pas les habitants. Le démontage risque bien de continuer… »

De son côté Jean-Michel Ehlinger, responsable des travaux Réseau de transport d’électricité (RTE) pour la ligne Cotentin-Maine, dénonce ce qu’il appelle « un acte de sabotage sur un ouvrage en construction. Nous allons engager une action en justice ». Trois pylônes sont en cours d’assemblage, en ce moment, dans le Nord-Mayenne.

  1. Cette ligne électrique de 400 000 volts et de 163 km comptera 423 pylônes entre la Manche et la Mayenne et coûtera près de 350 millions d’euros.

Ouest-France, Jean-François Vallée, 1er février 2012

Baleiniers : procès politique et police des mots…

PROCÈS POLITIQUE ET POLICE DES MOTS… Communiqué du comité de soutien (01/02/12)

Le Comité de soutien aux « 4 de Tours » communique :  

Procès politique et police des mots…

Depuis le début de ce procès, il était évident que sous couvert de diffamation, le ministère de l’Intérieur ne cherchait qu’à  interdire aux militants solidaires des sans-papiers de pratiquer librement leur devoir d’alerte, lequel peut consister, entre autres, à établir des comparaisons historiques, fût-ce avec les périodes les plus noires de notre histoire.

Ce procès n’est rien d’autre qu’une tentative pour masquer un procès politique sous les apparences d’un délit de droit commun : une diffamation. Cette tentative a volé en éclats une première fois, à l’audience du 5 avril 2011 du Tribunal Correctionnel de Tours, sous l’effort conjugué des prévenu-e-s et des multiples témoignages qui, les uns après les autres dans leur diversité, leur richesse et leur complémentarité ont tissé, heure après heure, une longue chaine d’évidences : qu’ils émanent d’historien, de juriste, de psychanalyste, d’enseignant, d’étudiant, d’anthropologue, de militant, de « témoin de l’Histoire », tous les témoignages avaient concouru à dire l’insupportable, l’inacceptable, en un mot l’infamie du présent :  l’infamie de la chasse à l’enfant, l’infamie de la chasse à l’étranger qui se déroule actuellement sous nos yeux et qui fait écho, -pourquoi le nier- à d’autres chasses à l’homme si vivaces encore dans nos mémoires.

Pour la 2ème fois, le 30 janvier 2012, cette fois à la Cour d’Appel d’Orléans, cette extraordinaire démonstration  a été faite, avec la même qualité d’analyse et la même force. Pour la 2ème fois donc, ce procès apparaît bien pour ce qu’il est : un procès politique !

D’autre part, une 1ère fois, le 5 avril, le Procureur de Tours avait admis une « nullité de procédure » : il ne pouvait plus maintenir la poursuite sur le 1er chef d’inculpation relatif à la distribution du communiqué de presse…en raison des erreurs sur les faits et dates contenues dans sa citation à comparaitre !
Il  reconnaissait également aux prévenu-e-s d’être de bonne foi, et parmi les 4 critères de la « bonne foi » qu’un tribunal peut exiger d’eux, et qu’on  pouvait leur accorder, à coup sûr,  les 2 premiers, à savoir la poursuite de  » l’intérêt légitime »  et « l’absence d’animosité ».

Le 30 janvier 2012, le procureur général de la Cour d’Appel d’Orléans a posé lui aussi qu’il ne poursuivait plus désormais que sur la diffusion du communiqué sur internet. Il a dit également admettre la bonne foi des prévenu-e-s sur les 2 critères cités précédemment. Il demandait en outre au tribunal d’Appel de confirmer la relaxe de l’une des 4 prévenu-e-s.

Ainsi, petit à petit, le contenu des charges qui pèsent sur les militants diminue. Le Procureur d’Orléans a même souligné qu’il  requiert avant tout  des « peines de principe », sans plus de précision… si ce n’est une invitation à confirmer les peines infligées par le tribunal de Tours.

Désormais le CONTENU POLITIQUE du procès s’impose de plus en plus, rendant chaque fois plus difficile le maintien de la forme juridique – le délit de diffamation –  dans laquelle on tente de le circonscrire.

La présidente de la Cour d’Appel a d’ailleurs posé d’entrée de jeu la nature politique de ce procès…pour mieux demander qu’on s’oblige à respecter le jeu juridique. Aussi plus personne n’est dupe.

Il est d’ailleurs d’autant plus intéressant de voir de plus près comment a été argumenté le motif de diffamation, cela  permet de prendre la mesure des restrictions actuelles à la libre expression des citoyens :
Il est reproché aux prévenu-e-s de n’avoir pas fait d’enquête suffisamment précise et approfondie, sur le modèle des enquêtes  des journalistes et selon les exigences qui sont habituellement posées à ces professionnels ! Un simple citoyen doit-il désormais être un professionnel de l’information pour pouvoir s’exprimer ?
On leur reproche également, bien que de bonne foi, d’avoir passé les clous (« d’avoir passé le droit ») du fait du caractère « outrancier » de leur propos à l’encontre de certains fonctionnaires préfectoraux : ils ont non seulement évoqué Vichy mais, pis encore, parlé  de « nervis de Vichy ». On a appris alors qu’il avait été établi par certains jugements de la Cour de Cassation que seuls les propos échangés par des « hommes politiques » pouvaient échapper à l’obligation de modération qu’on tente d’imposer à nos camarades !  
A noter, au final, que c’est même essentiellement sur ce motif de propos immodérés qu’ils sont désormais incriminés !

Ainsi il y aurait à distinguer entre les « hommes politiques » reconnus comme tels, patentés en quelque sorte, et  les  militants et citoyens ordinaires qui, eux, tomberaient sous le coup de la loi… s’ils parlent politique librement et s’autorisent certaines comparaisons historiques !
Parler politique sans… modération (!) devient donc le droit (l’affaire et le pré carré !) de quelques personnes seulement, les professionnels de la politique institutionnelle !
Et ainsi, pénaliser le fait de parler de Vichy, ce serait moins, pour le tribunal, une question de référence historique que le fait de souligner le caractère outrancier et outrageant du propos  en question ! Juste une affaire de modération de langage en quelque sorte !

Belle démonstration de toutes les subtilités auxquelles peut conduire la volonté POLITIQUE de transformer un propos politique en un « fait diffamatoire » et d’instituer – ce faisant – une véritable police des mots !

Belle démonstration surtout de ce que peut être un procès politique de nos jours lorsque se met en place la judiciarisation du politique et son corollaire : la pénalisation, la criminalisation des militants et tendanciellement de tous les citoyens qui osent parler librement !

Oui, monsieur le procureur général, il s’agit bien de principe. Vous affirmez, pour nos camarades, la nécessité d’une « peine de principe » et vous ajoutez : « les combats de principe, ce sont les plus beaux » !
En effet, monsieur le procureur général, et le principe auquel nous tenons, nous,  précisément, c’est qu’il ne saurait y avoir… aucune peine. Il en va de la liberté d’expression ! Prononcer une peine, fut-ce la plus légère, c’est encore…pénaliser et c’est précisément ce que nous récusons depuis le début.

Ce n’est pas un tribunal qui doit dire quelles sont les références historiques que tout citoyen a le droit et parfois le devoir d’invoquer ! Quelles que soient les arguties avancées, ce tribunal sera comptable d’avoir PENALISE le fait de faire certaine référence historique.

Ce n’est pas un tribunal qui doit définir ce qu’est un propos politique, ni qui a le droit de le tenir !

Nous demandons au tribunal de TENIR SON ROLE qui est, ici, de garantir la liberté d’expression!  Il ne saurait y avoir pour nous d’autre verdict acceptable que la RELAXE des 4 de Tours !
C’est le 26 mars à 14h à Orléans que la Cour d’Appel fera connaître sa décision.

Le Comité de soutien aux « 4 de Tours », le 01 février 2012

Contacts : Patrick Bourbon : 02 47 63 27 06
Josée Benoit : 02 47 61 51 08

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