Archives mensuelles : mars 2012

[Poitiers] Soutien à Alain !

Soutien à Alain : l’indignation n’est pas un crime

Le 10 octobre 2009, des incidents se sont produits à Poitiers lors d’une manifestation anticarcérale. Ces incidents ont conduit à l’arrestation et à la condamnation immédiate de plusieurs personnes (dont 3 placées en mandat de dépôt). Le 17 octobre a eu lieu une manifestation de soutien aux condamnés rassemblant près de 1 000 personnes. Ce jour-là, Alain Evillard n’a pu s’empêcher d’exprimer sa colère devant le monument de la Résistance du parc de Blossac. Il a crié : « Le procureur est un salaud, un Papon ! » Propos visant M. Pierre Sennès, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Poitiers.

Alain est poursuivi pour délit d’injures publiques envers un fonctionnaire public et doit passer en procès devant la 17e Chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 5 avril à 13 h 30 (ce procès qui devait avoir lieu le 25 octobre a été reporté à la demande de son avocate, surchargée de travail durant cette période ).

Comparer le procureur à Papon devant le monument de la Résistance n’est pas si aberrant que cela. En effet, ce procureur a obéi sans états d’âme aux ordres du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui était venu à Poitiers le 12 octobre, juste avant le procès, demander « que la justice sanctionne durement ». Sans doute pour satisfaire les fanatiques de l’ordre à tout prix, M. Sennès, en fonctionnaire zélé comme l’indique le communiqué commun du Syndicat de la magistrature et du Syndicat des avocats de France, a immédiatement déféré en comparution immédiate des personnes interpellées le 10 octobre sans ménagement et arbitrairement, quelques heures après les dégradations commises. Or ces inculpés n’y ont pas participé et n’ont d’ailleurs jamais été accusés de l’avoir fait. Le procureur a requis 18 mois dont 10 ferme pour chacun des prévenus, en ouvrant de plus une information judiciaire de « chef de participation à un attroupement armé ». Non seulement il a demandé des peines extravagantes mais, le 16 octobre, le Parquet a fait appel des condamnations déjà très disproportionnées qui lui paraissaient sans doute trop clémentes.

C’est ce qui a provoqué l’indignation d’Alain, qui ne peut tolérer l’injustice ni l’arbitraire. Le 17 octobre, il a eu le tort de dire tout haut ce que tous les manifestants pensaient mais n’osaient exprimer, intimidés qu’ils étaient par l’impressionnant dispositif policier.

Ce n’est pas seulement l’individu procureur qui est un « salaud », mais tous ceux qui, comme lui, servent un système condamnable. Les années qui se sont écoulées depuis nous ont permis de prendre du recul et de pouvoir juger les actions de la Police, du Parquet et de la Justice : arrestations ciblant des jeunes militants politiques et/ou alternatifs ; procès expéditifs et à charge, sans preuves ; peines et amendes disproportionnées ; incapacité d’avouer qu’on s’est trompé et que les condamnés sont innocents ; volonté de se « couvrir » mutuellement…

Aujourd’hui, la seule réponse du Pouvoir à l’indignation légitime face à l’injustice, c’est la répression, encore la répression, toujours plus de répression.

–> Alain n’a fait qu’exercer son droit, voire son devoir de résistance à l’oppression et à l’arbitraire

–> Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe d’Alain

–> Crions nous aussi notre colère et notre solidarité. Résistons ensemble !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A ALAIN

MARDI 3 AVRIL A 18 HEURES PLACE DU PALAIS

VENEZ NOMBREUX !!!

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

Antirep86@free.fr www.antirep86

[Corée du Sud, île de Jeju] Communiqué des habitant-e-s en lutte du village de Gangjeong

Nous avons reçu aujourd’hui ce mail des habitants du village de Gangjeong. Comme d’autres villages de l’île de Jeju, la communauté est en lutte contre le gouvernement sud-coréen, allié aux Etats-Unis, qui veut réaliser l’implantation d’une gigantesque base navale détruisant l’écosystème de cette île réputée pour sa beauté. Malgré la répression brutale, cette campagne contre la militarisation a pris de l’ampleur grâce à la détermination des habitant-e-s et à la solidarité internationale. Nous avions déjà évoqué la situation de Jeju dans un article précédent. Voici une traduction artisanale de l’anglais. Pour infos plus complètes sur Jeju-do : http://www.savejejuisland.org/Save_Jeju_Island/Welcome.html

Pavillon Noir, 5 mars 2012

Chers amis,

à partir d’aujourd’hui, Gangjeong se trouve dans une situation d’urgence. Près de 700 policiers sont arrivés du continent au village de Gangjeong pour surveiller le dynamitage de Gureombi, le littoral de roche volcanique, et le dragage du fond marin. Non seulement la vie marine, y compris les crabes en voie de disparition et les récifs de corail, vont être balayés, mais l’explosion a aussi déjà eu un impact sur les sources d’eau douce dont la majorité de l’île dépend.

Bien que notre nombre soit modeste au village, nous ferons de notre mieux pour lutter et pour éviter l’explosion de Gureombi. Il n’est pas encore certain que la police de Seogwipo permette à la Marine de faire sauter Gureombi le lundi, jour où le gouverneur de l’île de Jeju est censé rendre sa décision.

S’il vous plaît envoyez un e-mail au gouverneur MAINTENANT pour lui demander de stopper l’explosion de Gureombi.

Merci de prendre une minute de votre temps. Nous avons urgemment besoin de solidarité internationale MAINTENANT.

Pour la paix et la justice,

Village de Gangjeong

Mr. Woo Keun-Min

Governor

The government of Jeju-do

312-1, Yeon-dong, Jeju-si, Jeju-do

REPUBLIC OF KOREA

Fax: +82 64 710 3009

E-mail: jejumaster@jeju.go.kr

Habitant-e-s de Gangjeong (île de Jeju, Corée du Sud) protestant contre la militarisation de leur île et la destruction écologique, 2011

[Education] Ah que j’aime les militaires, j’aime les militaires, j’aime les militaires…

Sarkozy se rend dans l’Aisne dans un centre pour jeunes en difficulté

Nicolas Sarkozy se rend lundi, dans le cadre de la campagne présidentielle, à Saint-Quentin Aisne) pour y visiter un établissement public d’insertion de la défense (Epide) destiné à accueillir de jeunes mineurs délinquants, a annoncé dimanche son état-major.

Le président candidat de l’UMP est attendu à 12H00 à Saint-Quentin pour une visite de l’Epide, un des 20 établissements de ce type existant en France, avant un déjeuner à partir de 12H45 avec des élèves à la cantine.

Créés en 2005, ces centres qui disposent d’une capacité totale de 2.200 places accueillent actuellement, dans le cadre du dispositif « Défense 2ème chance », de jeunes majeurs (18-25 ans) en difficulté scolaire, sans qualification professionnelle ni emploi.

Ces jeunes y sont accueillis en internat pour des périodes d’au moins huit mois sous la supervision d’anciens militaires et de civils.

En vertu d’une proposition de loi votée l’an dernier par le Parlement à l’initiative du député UMP Eric Ciotti, ces Epide doivent s’ouvrir aux mineurs de 16 à 18 ans, « non encore ancrés dans la délinquance ou ayant commis des faits de faible gravité », pour un « service citoyen » de 6 à 12 mois.

Leur placement en Epide est prononcé par les juges, dans le cadre par exemple d’une peine avec sursis et mise à l’épreuve, mais l’accord des jeunes est nécessaire. Les mineurs délinquants y seront « totalement intégrés » au sein des groupes de jeunes majeurs et suivront le même programme pédagogique, avec « quelques aménagements, notamment au plan du soutien psychologique ».

Selon l’état-major de campagne de Nicolas Sarkozy, l’Epide de Saint-Quentin doit accueillir à la fin du mois de mars ses premiers pensionnaires placés sur décision de justice.

La visite de campagne de Nicolas Sarkozy lundi intervient après un discours samedi à Bordeaux dans lequel il a dévoilé une série de propositions très marquées à droite sur la justice. Il a notamment souhaité qu’un « condamné ne puisse pas bénéficier d’une remise en liberté conditionnelle avant qu’il ait effectué au moins les deux tiers de sa peine », contre la moitié actuellement.

AFP, 5 mars 2012

L’uniforme arrive à l’internat de Sourdun

Les élèves de l’internat d’excellence de Sourdun en Seine-et-Marne porteront dès lundi l’uniforme, relançant le débat sur ses Vertus à l’école où il est censé gommer les inégalités, lutter contre la surenchère des marques et favoriser l’intégration.

En décembre, le proviseur de cet établissement public, Bernard Lociciro, expliquait que le code vestimentaire qui imposait « un haut sans inscription, n’était pas respecté », conduisant à « une vraie discrimination dans les couloirs ».

Les filles devront donc porter une jupe ou un pantalon noirs, un chemisier blanc, blazer, cardigan ou pull en V. Les garçons recevront deux pantalons noirs, quatre chemises blanches, deux pulls, un blazer et une cravate, avait détaillé le proviseur. 

Vieille tradition au Royaume-Uni, les rares textes se rapportant à l’uniforme ont concerné les lycéens internes, rappelle le ministère de l’Education.

En revanche, les élèves ont traditionnellement porté une blouse, tombée en désuétude après Mai 1968: « Il s’agissait alors, non pas d’uniformiser la tenue des élèves, mais de protéger de l’usure et des taches les vêtements qui étaient alors coûteux. »

Aujourd’hui, les établissements qui exigent l’uniforme semblent l’exception: dans le public, c’est le cas de la Maison d’éducation de la Légion d’honneur à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en région parisienne.

Dans les écoles privées catholiques, « l’uniforme a réapparu il y a deux ou trois ans, mais ça reste un épiphénomène », dit à l’AFP Gilles du Retail, porte-parole de l’Enseignement catholique.

Selon Patrick Vasseur, du syndicat de l’enseignement privé SEP-CFDT du Nord-Pas-de-Calais, « le sujet est évoqué ici et là dans certains établissements. On perçoit des tentatives, de vagues projets ».

Des lycées professionnels, notamment dans les filières hôtelières, exigent la tenue du secteur d’activité. En Guadeloupe et Martinique, le règlement d’une grande majorité des écoles et des collèges prévoit le port de l’uniforme.

Blouse à la maternelle

Xavier Darcos, ancien ministre de l’Education, avait vanté en 2009 l’uniforme anglais, « facteur d’intégration », une idée reprise en novembre par l’UMP afin de « gommer les inégalités sociales » et de renforcer « un esprit de cohésion et d’appartenance commune à un établissement ».

Un « code vestimentaire » pourrait être adopté pour résoudre « un problème de concours de mode » ou pour « imposer une discipline », dit à l’AFP Camille Bedin, secrétaire nationale UMP chargée de l’égalité des chances.

Ce n’est pas « une bonne solution », répond Valérie Marty, présidente de la fédération de parents d’élèves Peep, malgré « un problème de tenue vestimentaire des élèves dans les lycées et maintenant dans les collèges, aussi bien chez les filles que les garçons ».

Elle prône « le dialogue » et relève que là où il y a un uniforme, « les élèves affirment par autre chose leur appartenance sociale: les chaussures, les bijoux, les téléphones… ».

Ce n’est pas « en essayant d’effacer les inégalités sociales qu’on fera en sorte que les élèves vont respecter ces différences », ajoute Mme Marty qui suggère de « favoriser le travail en groupe et de créer des lieux d’échanges ».

L’institution Sainte-Catherine de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) a décidé de s’attaquer au problème dès la maternelle, en réhabilitant la blouse depuis la rentrée 2011, car elle permet « une reconnaissance de l’être bien avant le paraître ».

AFP, 5 mars 2012

ndPN : Socle commun, palier 3, compétence 6 (compétences sociales et civiques), éléments du socle exigibles en fin de collège, item « connaître les principes et fondements de la vie civique et sociale »: le rôle de la défense nationale / les missions de la défense nationale / l’existence de la journée d’appel de préparation à la défense (JAPD)

[No-TAV] Solidaires partout, en lutte partout

Du nucléaire au TAV, un seul et même monde à combattre !

Nous avions voulu, la semaine dernière, témoigner notre soutien aux quatre inculpés et à leur action d’avoir retardé le passage d’un train transportant des déchets nucléaires dans le Val de Suse en Italie, il y a un an, quelques semaines avant la catastrophe de Fukushima. Parmi ces quatre inculpés et signataires du texte ci-joint, « Marre d’être victimes, fiers d’être coupables » que nous avions traduit et publié, Luca Abbà se trouve aujourd’hui maintenu dans un coma artificiel, sous dialyse, avec un rein totalement détruit, plusieurs fractures, des contusions internes et de graves brûlures. Il a fait une chute d’une quinzaine de mètres, d’un pylône soutenant une ligne à haute tension sur lequel il était monté afin d’empêcher l’expropriation d’un terrain autour d’un chalet collectif (la Baïta) appartenant au mouvement d’opposition NO TAV (liaison grande vitesse entre Lyon et Turin). Pour échapper à un flic qui tenait à le déloger, Luca a subi une électrisation qui lui a fait lâcher prise.

Nous saluons celles et ceux qui ont déjà manifesté leur solidarité notamment par exemple en s’occupant des terres et des vignes que Luca cultive depuis qu’il s’est installé dans la région pour développer l’opposition au TAV. Nous rappelons ici qu’il s’était beaucoup impliqué dans l’organisation de la manifestation de 2006 à Chambéry qui avait réuni 5000 personnes dont la plupart étaient venues du Val de Suse (80 cars de manifestants du Val de Suse).

Malgré une opposition conséquente contre le TAV et contre la répression qui s’est abattue sur le mouvement (75 000 manifestants samedi dernier dans le Val de Suse), les travaux d’extension du chantier ont commencé lundi matin, une fois que les forces de l’ordre, à la demande du ministre italien de l’Intérieur, ont délogé manu militari la vingtaine d’opposants qui se trouvaient sur les lieux (à la Baïta).

« La lutte contre le monstre nucléaire tout comme celle contre le train à grande vitesse, ou bien celles contre l’autoritarisme et les inégalités sociales, sont des batailles que nous menons la tête haute en nous opposant fermement à la tentative de criminaliser toute mobilisation. » peut-on lire dans leur texte distribué avant leur procès du 15 février reporté ultérieurement.

Nous nous associons au mouvement naissant en France de solidarité avec Luca et avec les inculpés du mouvement contre les travaux du Lyon-Turin. Depuis lundi, des manifestations et des blocages paralysent certaines régions et villes en Italie en signe de solidarité.

Cette solidarité nous voulons l’exprimer, non en nous indignant de cette répression, ni en nous lamentant de ce que les États ou les mafias sont prêts à faire pour continuer à gérer les affaires des puissants et par conséquent les nôtres, mais en nous poussant à penser et à agir de manière à porter des coups dans cette organisation sociale.

La sortie immédiate du nucléaire nécessite l’arrêt immédiat du projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. On ne peut pas sortir du nucléaire si on ne s’oppose pas aux projets dévoreurs d’énergie et à la société marchande qui les développe.

Accroche-toi Luca, le combat n’est pas fini !

Collectif anti-nucléaire 26 domicilié au Laboratoire, 8 place Saint Jean, 26000 Valence, le 29 février 2012

No-TAV – Une grande manifestation et des blocages à Rome

Aujourd’hui à Rome une grande manifestation No-TAV a bloqué la circulation. Dans la matinée la rédaction du journal des patrons « La Repubblica » avait été occupée. Pendant le cortège le siège de l’entreprise de transports ATAC a été attaqué.

L’un des périphériques principaux et l’autoroute Rome-L’Aquila ont été bloqués.

« Quelques dizaines de manifestants », selon la presse bourgeoise.

Sabotages de lignes SNCF près de Chambery

D’après RTL, un tag « non à la ligne à grande vitesse » aurait été inscrit sur une armoire électrique non loin du lieu d’un des sabotages.

AFP : Des actes de malveillance ont perturbé samedi, jour de chassé-croisé entre vacanciers, la circulation des trains dans la région de Chambéry, notamment en direction des stations de ski de Tarentaise. « En raison d’actes de malveillance, la circulation des trains est perturbée dans les deux sens sur les axes suivants: Chambéry – Modane, Chambéry-Bourg Saint-Maurice, Chambéry-Grenoble. Des retards de 20 à 50 minutes sont enregistrés en fin de matinée », a indiqué une responsable de la SNCF.

Câbles brûlés

« Des câbles électriques ont été brûlés dans la fin de nuit de vendredi à samedi sur trois communes (La Ravoire, Saint-Pierre-d’Albigny et Chamousset) ce qui indique qu’il s’agit d’actes délibérés », a affirmé le colonel de gendarmerie Jean-Claude Gin.

« Il s’agit d’un acte de sabotage et non de vol de cuivre », a précisé le gendarme. « Une centaine d’agents ont été mobilisés pour réparer les câbles et changer certaines pièces », a ajouté la SNCF, qui prévoyait samedi la circulation de cent trains dont une soixantaine de TGV dans cette zone.

« Retards jusqu’à 17h »

« La circulation devrait commencer à se rétablir en début d’après-midi, même si quelques retards résiduels devraient perdurer jusqu’à 17h environ », a précisé la même source.

Il y a un an, en pleines vacances de février, environ 30.000 voyageurs avaient été stoppés plusieurs heures après un acte de vandalisme commis par un cheminot retraité sur la ligne Chambéry/Bourg-Saint-Maurice.

Pays-Basque – Contre la Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Madrid

À Itxassou (Pyrénées-Atlantiques) contre la Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Madrid, jeudi 1er mars 2012.

Vidéo

No-TAV Paris – Assemblée sur le parvis du Centre Pompidou et manifestation

Ce samedi 3 mars 2012, c’est un peu plus de 50 personnes qui ont répondu à l’appel.

Tractage, prises de paroles sur les évènements au Val de Suse et la mobilisation dans toute l’Italie, puis l’ assemblée se tiendra : que faire ici, dépasser la simple mais nécessaire solidarité avec tous-es les emprisonné-es, comment franciser ce mouvement, quel liens ?

Le petit groupe escorté par quelques flics en civil, qui se tiennent à distance, part alors en manifestation, bloquant la circulation au Sébastopol et rue de Rivoli pour atteindre la place du Châtelet où manifestent des soutiens au peuple syrien.

Infos régulières sur le site http://notavfrance.noblogs.org/

[Poitiers] Rassemblement solidaire avec un Guinéen expulsable

Contre l’expulsion d’un Guinéen

 

A l’appel entre autres, de RESF 86, du Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France et de la Cimade, plus d’une quarantaine de personnes se sont réunies, samedi, place du Palais de justice à Poitiers, pour contester la décision du préfet obligeant un Guinéen, père de famille, à quitter le territoire. Yves Judde, de la Cimade, explique : « L’administration met en avant que le lien avec sa femme n’est pas établi alors qu’ils ont déjà eu deux enfants ensemble et que son épouse est sur le point d’accoucher d’un troisième ! » Ce père de famille a refusé, pour la seconde fois, de prendre l’avion qui devait l’expulser en Guinée.

Nouvelle République, 5 mars 2012