Archives de catégorie : Répression

[Isère] Plainte contre une garde à vue

Une femme de 58 ans porte plainte après 20h de garde à vue abusive

C’est une garde à vue abusive, comme hélas beaucoup de Français en sont victimes. L’histoire commence par un excès de vitesse, commis par Maud, 58 ans. Dix jours plus tard, cette habitante du Nord Isère reçoit la visite d’un gendarme qui veut procéder à des vérifications sur son permis de conduire. Le numéro relevé sur le PV ne correspond pas. Quelques heures plus tard, il la rappelle : elle doit se rendre à la gendarmerie. Ce qu’elle fait de son plein gré.

Arrivée sur place, « elle est plaquée« , selon son avocat Me Cormier. Les agents de la paix soupçonnent son permis d’être un faux. Il s’agit pourtant d’un duplicata fourni par la préfecture de l’Isère. Après un interrogatoire, ils décident de la placer en garde à vue. Elle passera la nuit à l’ombre. « Quel intérêt de placer ma cliente en garde à vue ?, s’interroge l’avocat. Soit le document est un vrai, soit c’est un faux. Il n’y a pas besoin d’aveux« . Cette femme de 58 ans va subir une fouille à nu, tenue d’ouvrir la bouche, de se tenir accroupie… Elle ressort libre le lendemain matin, après 19h45 de détention. Dévastée. « Erreur administrative« , lui dit l’officier. Ce jeudi, après enquête, elle a déposé plainte devant le tribunal de grande instance.

Lyon capitale, F.F., 9 décembre 2011

C’est pas la crise pour les badernes…

Vive la crise !

La demande de sacrifice ne concerne apparemment pas tous les fonctionnaires. Selon le Canard enchaîné du 30 novembre, dans l’armée, à partir du grade de lieutenant, les salaires augmentent alors que pour le reste de la Fonction publique les traitements sont gelés pour 2011 et 2012. 126 généraux (je ne savais pas qu’on en avait autant) vont avoir une augmentation du point d’indice de 80 à 140 points  soit un supplément variant de 320 à 560 euros par mois (salaire dépassant les 5000). Pour les autres, depuis les lieutenants, c’est de 80 à 404 euros de plus. Vive la crise !!!

Groupe Proudhon de la fédération anarchiste, 9 décembre 2011

[Niger] Emeutes après une répression policière

[Révolution mondiale] Le Niger entre dans la danse

Niger : des commerces pillés et incendiés par des émeutiers à Zinder

Des jeunes émeutiers qui protestaient contre la mort de deux personnes au cours d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Zinder (centre-est), ont pillé et incendié jeudi [8 décembre] une banque et plusieurs commerces, selon une source sécuritaire.

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« Les émeutiers armés de gourdins et de lance-pierres ont mis le feu à l’agence de la banque Ecobank et à plusieurs commerces qu’ils ont ensuite systématiquement pillés puis incendiés », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire joint au téléphone à Zinder, la deuxième ville du Niger.

Un véhicule des pompiers a été attaqué, a précisé la radio privée Dounia.

« Il y a des flammes et de la fumée partout, les casseurs opèrent en petits groupes », explique Ténéré, autre radio privée, ajoutant que « l’armée a été appelée en renfort ».

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323426171.gifUn lycéen et une habitante ont trouvé la mort mardi [6 décembre] et mercredi [7 décembre] lors de heurts entre manifestants et forces de l’ordre, avait indiqué mercredi soir le gouvernement dans un communiqué.

« Le directeur de la police de Zinder est suspendu et l’inspecteur de police auteur présumé de la mort de l’habitante est arrêté », avait expliqué le porte-parole du gouvernement, Marou Amadou, annonçant l’ouverture d’une enquête.

Selon les médias privés, l’habitante tuée a succombé à ses blessures après avoir été touchée mercredi par une « balle perdue » alors qu’elle se trouvait à son domicile. Le lycéen est décédé mardi à l’hôpital des suites de « traumatismes crâniens », selon une source hospitalière.

Selon le gouvernorat de Zinder, les heurts ont éclaté après que les forces de l’ordre eurent « tenté de disperser les attroupements » aux alentours du Palais de justice, où se tenait le procès d’Aboubacar Mahamadou, un homme politique proche du président déchu Mamadou Tandja.

M. Tandja compte encore de nombreux partisans à Zinder.

Finalement relaxé mercredi, Aboubacar Mahamadou avait été arrêté le 25 novembre après avoir été accusé de « préparer des manifestations de protestation » contre l’arrivée du président Mahamadou Issoufou à Zinder, où il a inauguré le 28 novembre la première raffinerie de pétrole du pays.

Seini Salatou, un proche de M. Tandja, a cependant affirmé jeudi à la presse que Aboubacar Mahamadou avait été « aussitôt arrêté et transféré à Niamey » après sa relaxe.

Leur presse (Agence Faut Payer, 8 décembre 2011)

Après la mort de deux personnes et 15 blessés, la situation reste tendue aujourd’hui aussi à Zinder

La ville de Zinder connaît depuis le mardi 6 décembre 2011, des mouvements de protestation qui ont débuté lors du procès de Elh Aboubacar Mahamadou dit Dan Dubaï, acteur de la Société Civile. Les manifestations du mardi 6 et mercredi 7 décembre 2011, ont fait malheureusement deux morts et une quinzaine de blessés graves admis à l’Hôpital National de Zinder.

Pendant que les autorités essayent de ramener l’ordre dans la ville de Zinder, nous apprenons en même temps que toute la Communauté Urbaine de Zinder est en ébullition ce jeudi 8 décembre. En effet, la population est sortie tôt le matin pour brûler des pneus au niveau des grands axes de la ville, le Marché Dollé de Zinder reste présentement fermé.

Selon un bilan provisoire, on note que l’Agence Ecobank de Zinder et un véhicule 4×4 pick-up des Sapeurs Pompiers ont été brûlés par les manifestants. Devant la gravité de la situation, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a chargé le Premier Ministre, SEM. Brigi Rafini d’une mission expresse sur Zinder, afin de chercher les voies et moyens pour un retour au calme. Et aussi pour présenter les condoléances des plus hautes autorités du Niger aux familles des victimes. Le départ du Premier ministre est prévu à 13h30 heure de Niamey.

Leur presse (Moctar Gazoby, Tamtaminfo News, 8 décembre 2011)

[Paris] Manif de solidarité contre la répression en Russie

Paris – Manifestation de solidarité contre la répression des opposants russes

Les actions de protestations se sont multipliées ces dernières heures en Russie contre la mainmise du pouvoir russe sur la population et la manipulation des élections.

Au delà de la défense d’une chimère démocratique à laquelle nous ne croyons plus, c’est surtout au peuple russe et aux activistes emprisonnés que nous devons témoigner notre solidarité.

Des jeunes russes vivant en France ont décidé de s’organiser pour manifester devant les représentations russes en France.

Il y a déjà eu un rassemblement ce jeudi devant l’ambassade russe boulevard Lanne.

C’est l’occasion pour nous de témoigner notre solidarité envers les copains et copines russes qui luttent et souffrent sous le joug du totalitarisme du Kremlin.

SAMEDI 10 DECEMBRE à 14:00, RASSEMBLEMENT DEVANT LE CENTRE POMPIDOU

Actions des anarchistes, antifascistes, écologistes et antispécistes russe à Moscou le 05/12/2011

photo empruntée sur

http://yaroslavn.livejournal.com/

site d’un camarade moscovite

« Выше, выше, черный флаг, государство – главный враг ! »

Amitiés anarchistes !

Indymedia Paris-IDF, 9 décembre 2011

[Poitiers] Squat Vinci : l’avocate « exécute le tribunal »

Suite à notre article d’hier, nous publions ici un article de la Nouvelle République :

L’affaire du  » squat  » de l’avenue de Nantes en délibéré

Poitiers. 41 personnes en garde à vue mais cinq prévenus devant le tribunal. Y a-t-il eu, au 144 avenue de Nantes, infraction ? Réponse le 12 janvier.

Les événements du 10 octobre 2009, où le centre-ville de Poitiers a été saccagé par une bande de jeunes organisés, planaient sur la tête des cinq prévenus convoqués, hier, devant le tribunal correctionnel, pour répondre à une « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens ». Pour Maître Sillard, avocat de la défense, le doute n’existe pas : « Il y a une explication dans cette affaire, assène-t-il, le problème avec les Expressifs. »
 
 » On vous demande à vous juge de faire un exemple  »

Les cinq jeunes, tous de Poitiers (à l’exception d’un qui vit à Rennes), qui se sont présentés devant la juridiction, ont été embarqués avec trente-six autres personnes au commissariat central de Poitiers et placés en garde à vue. Les faits se sont déroulés le 5 novembre dernier, au 144 avenue de Nantes à Poitiers, dans une maison condamnée à la démolition dans le cadre du futur viaduc des Rocs. C’était un samedi. Les policiers ont été obligés d’appeler des collègues de Châtellerault et des gendarmes pour déloger les quarante-une personnes, portant « vêtements sombres et capuches », qui avaient investi les lieux. Un taser a été utilisé contre un occupant.
Hier, à la barre du tribunal, les cinq jeunes (dont quatre présentaient des condamnations sur leur casier judiciaire) ont fait front commun face aux questions du président. Même ligne de défense, même réponse : « J’ai croisé quelqu’un qui m’a appris l’existence d’une réunion sur l’urbanisme. J’y suis allé mais je ne connaissais personne. » Mauvaise foi ou sincérité ? Pas d’ambiguïté pour le ministère public : « Il y a une unité de version et de comportement qui laisse rêveur, s’insurge Laurent Roulaud. Les dégradations sont une évidence. » Ses réquisitions aussi : deux mois d’emprisonnement avec sursis mis à l’épreuve pour chacun des prévenus. De quoi mettre en colère la défense, Maître Ménard, qui exécute le tribunal : « On vous demande à vous juge de faire l’exemple alors que l’infraction n’est absolument pas constituée. Il n’y a rien dans ce dossier. » Et d’interroger le tribunal : « Si vous entrez en condamnation, quelle est la juste réponse pénale ? » Réponse le 12 janvier.

Plaidoirie applaudie

Ils étaient venus en nombre, hier, soutenir leurs camarades convoqués devant le tribunal correctionnel. Environ une bonne cinquantaine de jeunes. La salle d’audience n’a pu les accueillir tous, certains sont restés dehors faute de places assises. Mais la quarantaine qui a assisté aux débats a applaudi la plaidoirie de Maître Ménard, qui défendait deux des prévenus. Une manifestation de soutien que n’a pas apprécié le président du tribunal qui a commenté cette expression en rappelant au public un très sec : « On n’est pas au théâtre. »

Nouvelle République, Didier Monteil, 9 décembre