Archives de catégorie : Répression

[Pérou] La population de Cañete contre la prison

[Pérou] La population de Cañete contre la prison

Pérou : manifestation contre une prison

Une personne a été tuée par balle et trois autres ont été blessées aujourd’hui au cours d’affrontements entre la police et des manifestants qui bloquaient la principale route Nord-Sud du Pérou, à 140 km de Lima, pour protester contre l’agrandissement d’une prison, selon une source médicale.

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Un jeune homme de 24 ans a été atteint d’une balle au thorax et trois autres personnes au moins présentaient de blessures par balle, sans grande gravité, a déclaré à des médias péruviens Raul Castaneda, directeur de l’hôpital de Cañete, une ville de 160.000 habitants au sud de la capitale.

Les heurts, selon des images de la télévision péruvienne, ont éclaté après la mi-journée quand la police a tenté de dégager la Panaméricaine, principal axe routier Nord-Sud du Pérou, qui était coupée en plusieurs sections par les manifestants, comme à plusieurs reprises ces derniers jours. Les 300 policiers ont eu recours à des grenades de gaz lacrymogène pour disperser les quelque 5.000 manifestants.

Les habitants de Cañete rejettent le projet du ministère de la Justice d’agrandir la prison locale, pour y ajouter deux pavillons et un centre de formation. Conçue pour 800 détenus, la prison de Cañete, surpeuplée comme la plupart des prisons péruviennes, en héberge environ 3.000 actuellement.

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Leur presse, AFP, 2 décembre 2011 (vu sur Juralib)

[Géménos] Fiche de paye NEGATIVE pour les Fralib !

Unilever invente la fiche de paie négative

Des ouvriers de Fralib ont reçu pour le mois 
de novembre des salaires allant jusqu’à… moins 2227 euros !

Hier au petit matin, des ouvriers de Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) se sont présentés en tenue de travail à l’entrée de leur usine de sachets de thé Lipton et d’infusions éléphant laquelle aurait dû redémarrer au lendemain de la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence annulant le plan de sauvegarde de l’emploi d’Unilever ainsi que tous les licenciements prononcés l’été dernier. Ils ont pu constater que la direction locale s’était à nouveau fait porter pâle. «Actuellement 110 des 155 personnes licenciées l’été dernier ont demandé leur réintégration et donc le redémarrage de l’usine. Celle-ci peut fonctionner puisque nous avons eu le bon réflexe de placer sous notre surveillance l’outil de travail. La direction essaye au contraire en agitant le carnet de chèques de dissuader les gens de faire valoir leurs droits», s’indigne le délégué CGT, Olivier Leberquier.

Plus indignés encore étaient cependant ces vingt-deux salariés qui venaient de recevoir leurs fiches de paie. Certaines dans la case «net à payer» affichent 0 et la même punition leur avait été infligée en octobre. À l’évidence le patron d’Unilever France, qui s’est vu décerner, en présence de la ministre Kosciusko-Morizet, un prestigieux trophée pour « avoir intégré une dimension sociale à sa gouvernance  (voir notre édition du du 29 novembre) considère comme des grévistes les licenciés qui ont mis sous surveillance leur outil de travail menacé de déménagement dans une usine dont l’activité devait officiellement cesser le 31 décembre prochain. «Après nous avoir agressés avec leur milice de mercenaires, ils cherchent à nous affamer !» proteste Gérard Cazorla, le secrétaire CGT du CE, porteur avec un collectif de salariés d’un projet alternatif à la fermeture de Fralib.

Mais pour d’autres travailleurs il y a encore pire puisque certaines fiches de paie sont «négatives» jusqu’à 2227 euros… à devoir à l’employeur ! Il s’agit de salariés licenciés par Unilever le 30 août dernier, mis depuis en congé de reclassement, et dont l’allocation a été calculée sur la moyenne des salaires correspondant à un temps de travail annualisé. «En période haute, pendant quatre mois, on travaillait 37,5 heures par semaine et, le reste du temps, 32 heures. C’est la période haute qui a été prise en compte pour calculer la paie de novembre, suite à l’annulation des licenciements, d’où la différence négative», explique Olivier Leberquier. L’inspection du travail qui a été saisie a déclaré au syndicaliste qu’elle «n’avait jamais vu une chose pareille ».

Ce sera donc une scandaleuse première ce matin pour le tribunal des prud’hommes de Marseille, dont les juges auront à se déterminer à partir d’un exemple concret de haine de classe.

L’humanité, Philippe Jérôme, 1er décembre 2011

Halte à la purification sociale du centre-ville de Poitiers

Halte à la purification sociale du centre ville de Poitiers

NON à l’appropriation du centre ville par les classes dites supérieures ou bourgeoises, NON aux ghettos de riches, ni en centre-ville ni ailleurs

 Poitiers toma la calle

Philippe de Bony, installé rue du Marché-Notre-Dame” et qui “est agent général de la Mutuelle de Poitiers” a dit sans rire et par voie de presse (Nouvelle République – Centre Presse du lundi 10 octobre 2011) que “depuis deux ans, des choses ont été faites [par la municipalité et la police] pour gérer le problème des marginaux de Poitiers.

Que veut donc dire gérer le problème des marginaux dans son esprit de commerçant de la ville de Poitiers ? Tout est expliqué dans des articles du 9 septembre 2009 de Centre presse « Le SDF a-t-il outragé “Hooker”, flic zélé ? » et de la Nouvelle République « Les relations entre policiers et marginaux au tribunal ». Au mois d’août 2009 (quelques semaines donc avant le 10 octobre), sous la pression des commerçants le maire a pris, ou réactualisé, « des arrêtés interdisant les regroupements de chiens et la consommation d’alcool sur la voie publique » (comprendre des arrêtés anti-zonards-SDF-pauvres-jeunes). Et « il a […] fait savoir au directeur de la police qu’il entendait bien que ses arrêtés ne restassent pas lettre morte. De directeur en chef de service, de chef de service en gardiens de la paix, la consigne a dégringolé la hiérarchie » jusqu’à « un policier des plus zélés, un gardien de la paix qu’au commissariat comme dans la rue on surnomme “Hooker”. Et qui, en vertu des consignes, joue avec dextérité du carnet à souche pour aligner les marginaux à coups d’amendes à 11 € qu’ils ne payent jamais. En quelques semaines, il est devenu leur bête noire. »

De même, il y a quelques semaines, le maire a supprimé le laisser-passer de la Croix-rouge dans les rues pietonnes du centre ville sous prétexte que le Samu social encouragerait les zonards à y séjourner.

Donc, gérer le problème des marginaux pour la municipalité, la police et les commerçants, c’est en clair harceler les zonards-SDF-pauvres-jeunes jusqu’à ce qu’ils en aient marre et quittent Poitiers ou du moins le centre ville. C’est donc faire de la purification sociale. Et “Philippe de Bony, installé rue du Marché-Notre-Dame” qui “est agent général de la Mutuelle de Poitiers” en est un farouche partisan.

Tout cela entrant dans la politique dite « Coeur d’Agglo ». Plus qu’une politique de gentrification – c’est-à-dire, ce terme venant de gentry, « petite noblesse » en anglais, un phénomène urbain d’embourgeoisement – il s’agit de conforter la domination sociale sur la ville de Poitiers de la bourgeoisie de droite comme de gauche, celle qui fait depuis longtemps la loi sur le « Plateau ».

Nous condamnons donc les propos discriminants de M. de Bony envers les zonards-SDF-pauvres-jeunes et nous nous étonnons que la presse puisse s’en faire l’écho.

Nous condamnons aussi l’attitude discriminatoire de la municipalité et de la police et exigeons que les arrêtés anti-zonards-SDF-pauvres-jeunes soient abrogés et que la purification sociale au centre ville soit stoppée.

Démocratie réelle maintenant Poitiers : www.democratiereelle86.frdemocratiereelle86@free.fr ; Groupe Facebook : Democracia real ya! Poitiers http://www.facebook.com/groups/228644177149786/
* Pour s’inscrire à la liste de diffusion, envoyez un mail vide à : democratie-reelle_86-subscribe@yahoogroupes.fr

 Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

Démocratie réelle 86, 3 décembre 2011

Communiqué urgent du collectif grenoblois de soutien aux Roms dit « la Patate Chaude »

Ce matin (2 décembre 2011) un incendie mineur rue Germain* a été rapidement éteint sans dégâts. La police nationale est intervenue sur place. Après avoir fait sortir tous les occupants (une centaine au moins comprenant des familles et de jeunes enfants), celle-ci a juste laissé rentrer une personne par famille pour prendre les affaires qu’elle pouvait sortir. Malgré l’absence de tout risque de reprise du feu, la police est en train d’emmener toutes les personnes vers une destination inconnue.

Nous demandons au médias d’agir au plus vite pour faire connaitre ces actes très graves contraires au droit.

Nous comptons sur votre relais pour informer la population de tels actes et demandons toujours un hébergement digne pour ces personnes.

Le collectif La Patate Chaude 2/12/11

* squat où se sont réfugiés des Roms originaires d’ex-Yougoslavie (Macédoine, Serbie, Kosovo, etc.)

Vu sur Indymedia Grenoble