Archives de catégorie : Répression

Appel à soutien

« Concernant le squat contre Vinci évacué hier qui a conduit à 47 gardes à vue, les sorti-e-s de garde à vue et leur soutiens appellent à venir devant le palais de justice à 16h pour soutenir les 5 militant-e-s qui passent devant le procureur. »

(antirep)

Expulsion d’un squat poitevin, 40 okupantEs en garde à vue

Expulsion à Poitiers : 40 personnes en garde à vue

06/11/2011 05:45

Les policiers aidés de leurs collègues gendarmes ont expulsé, hier, quarante personnes qui avaient décidé de squatter une maison à Poitiers.

Lors de l'intervention, hier vers 11 h, au 144 avenue de Nantes. Lors de l’intervention, hier vers 11 h, au 144 avenue de Nantes. – (dr)

Ils ont eu à peine le temps de se barricader quand la police est arrivée pour les déloger. Quarante personnes ont été expulsées, manu militari, hier vers 10 h 30, de la maison bourgeoise, sise 144 avenue de Nantes à Poitiers. Elles ont été placées en garde à vue. La demeure, propriété de la ville, est condamnée à la démolition dans le cadre du futur viaduc des Rocs.

 » Il y avait des individus cagoulés, masqués…  »

Ce sont les riverains qui ont alerté la police voyant des jeunes gens escalader l’enceinte de la demeure bourgeoise ; d’autres habitants ont également appelé la mairie qui a porté plainte. « Nous sommes arrivés en retard, nous aurions dû être avec eux », racontent les quelques jeunes, restés sur la passerelle, qui répondent par des cris de soutien à leurs camarades menottés et embarqués dans les fourgons via le commissariat central. Il est environ 9 h 30, selon ces mêmes témoignages, quand le groupe escalade l’enceinte de la résidence.
« Je suis arrivée vers 10 h 15 », assure le directeur départemental de la police, (DDSP) Jean-François Papineau. Sur la façade, une longue banderole annonce les revendications des squatters : « Vinci hors de nos vies » ; « Vinci dégage ». Les occupants viennent de s’enfermer à l’intérieur de la maison. Après leur avoir demandé de quitter les lieux, le patron départemental de la police a appelé des renforts, des collègues de Châtellerault et cinq gendarmes. Pour passer à l’action. « Nous sommes rentrés avec une forte opposition, en fracturant la barricade raconte le commissaire divisionnaire, il y avait des individus cagoulés, masqués, dotés d’écharpes, de capuches et de tenues sombres. »
Il faut deux heures pour interpeller un par un les hommes et les femmes. Une palpation de chaque occupant – qui avait prévu de passer au moins une nuit – a été faite par les fonctionnaires avant de les emmener dans les Transit de la police. L’un d’eux n’a pas eu le temps de dérouler son tapis de sol, resté attaché à son sac à dos ; les forces de l’ordre l’ont conduit directement dans la voiture avec son équipement. « Nous avons trouvé des pieds de biche, chignole, perceuse et couteaux », indique Jean-François Papineau. L’intervention s’est déroulée dans le cadre du « flagrant délit ». Les squatters ont été placés en garde à vue pour dégradation en réunion, participation à un groupement temporaire en vue de commettre des atteintes aux biens et port d’arme de 6 e catégorie.
Hier soir, la police cherchait encore à identifier des personnes. Une majorité du groupe devait être remis en liberté en début de soirée. Et la porte d’entrée de la maison a été murée.

Didier Monteil, Nouvelle République/Centre Presse, 6 novembre 2011

[poitiers] Alerte squat

[Poitiers] Alerte squat

Samedi 5 novembre 2011

Message à faire circuler

11H50

Tentative d’ouverture d’un squat dans une maison de l’autre côté de la grande passerelle de la gare de Poitiers, besoin de renforts car la police est déjà sur place et menace d’investir les lieux de façon imminente, ramener de quoi faire des images. Urgent, faire tourner vite.

12h00

Les policiers ont enfoncé la porte, les occupantEs sont actuellement retiréEs unE par unE. Besoin de soutien !

12h45

Des okupantEs, peut-être une dizaine voire plus, ont été emmenéEs au commissariat, par petites fournées. Il y aurait eu des coups de matraques. D’autres occupent encore le squat. Besoin de soutien sur place devant le squat,  et aussi devant le comico pour prendre des nouvelles.

14H10

Toutes les personnes okupant le squat, environ une trentaine, ont désormais été sorties et ont violemment été embarquées.  Un rassemblement a lieu devant le commissariat de Poitiers pour exiger leur libération. Appel à venir le rejoindre !

17H30

En tout, 47 personnes sont au poste, et toutes interrogées.

19h30

Personne n’est sorti du poste de police. Il semblerait que des personnes de plus de 50 soient retenues. Dans un reportage de France 3 Poitou-Charentes au 19-20, Papineau (chef de la sécurité départementale) fait son compte-rendu et explique que face au refus déterminé des okupantEs de sortir, il a fallu enfoncer la barricade qui barrait l’accès aux lieux. Le journal évoque qu’une banderole contre Vinci a été déployée sur la bâtisse promise à la destruction (pour rappel, la passerelle qui se trouve face à la maison va être réaménagée par Vinci).

Libérez nos camarades !

21H40

Des personnes ont commencé à sortir au compte-gouttes.

PS : Des dépêches sont tombées durant la journée, une sur indymedia Nantes et deux dans la presse quotidienne régionale :

La police travaille à Poitiers

Pas de week-end pour la police à Poitiers.

Poitiers, le Samedi 5 Novembre 2011

Ce midi, les forces de l’Ordre, ont forcé à coup de bélier la porte d’une maison occupée et ont embarqué les quarante-sept occupant.e.s. La police a été prévenue par des riverain.e.s. La maison, propriété de la Mairie de Poitiers située au 144 Avenue de Nantes, était inoccupée avant ce matin.
Les occupant.e.s l’ont ornée d’une banderole « Vinci, hors de nos vies ». Pour rappel, elle sera détruite dans quelques mois, pour faciliter la construction d’un viaduc reliant l’Ouest de la ville à l’hypercentre. La municipalité a fait appel au groupe Vinci pour réaliser l’ouvrage d’art*. En tant que propriétaire de la demeure, elle a porté plainte. Elle va également la faire murer.

Les quarante-sept occupant.e.s sont en garde à vue, la police souhaitant tou.te.s les interroger. Des agent.e.s et des avocat.e.s ont du faire une croix sur leur week-end.

Plus d’info à venir.

*http://www.poitierscoeurdagglo.fr/c__4_71__Viaduc_des_R….html

indymedia Nantes, 5 novembre 2011

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86 –  Poitiers : 40 personnes placées en garde à vue

05/11/2011 15:03

Vingt-quatre fonctionnaires de police et gendarmes ont expulsé, aujourd’hui, quarante personnes d’une maison bourgeoise, sise 144 avenue de Nantes à Poitiers. Tous les occupants ont été embarqués au commissariat central et placés en garde à vue. La police est intervenue dans le cadre de la procédure de flagrant délit, suite aux appels de riverains qui ont vu des jeunes escalader l’enceinte de la bâtisse. La mairie, propriétaire de la résidence qui sera détruite dans la perspective du projet du viaduc des Rocs, a porté plainte. Alain Claeys a déclaré suite à cet incident que la maison «sera murée».

86 –  Expulsés pour avoir manifesté contre Vinci

05/11/2011 13:01

Plusieurs personnes ont été expulsées, il y a moins d’une heure, à la suite de l’intervention d’un important dispositif policier au 144, avenue de Nantes à Poitiers. Ce matin, les manifestants avaient investi l’habitation vouée à la destruction dans le cadre des travaux de la future passerelle et déployé une banderole sur laquelle figurait le slogan « Vinci hors de nos vies ». Selon des témoins, les manifestants auraient indiqué que «leur action prendrait fin dimanche soir.»

Nouvelle République/Centre-Presse, 5 novembre 2011

Contre G20 : prison ferme pour présomption d’activités alpinistes

Prison ferme pour trois Espagnols en marge du contre G20

Trois Espagnols âgés de 24 à 30 ans, interpellés mardi matin à Nice avant de participer à la manifestation internationale du contre G20, ont été condamnés chacun cet après-midi par le tribunal correctionnel de Nice à quatre mois de prison, dont un ferme.

Ils ont été aussitôt écroués. Dans leur voiture, les policiers avaient trouvé divers objets (un piolet, des boulons, un fer à cheval, des masques de ski, une dizaine de paires de gants neuves…) pouvant laisser penser que les trois hommes venaient à Nice dans l’intention de casser, et non pas de manifester.

Ils ont bien sûr protesté de leur innocence. Le parquet avait requis de cinq à dix mois de prison ferme. Les trois hommes ont en outre été condamnés à une interdiction de séjour de trois ans dans les Alpes-maritimes.

Leur presse – Nice matin, jeudi 3 novembre

Renou, Védrine et l’ADN…

Renou, Védrine et l’ADN…

 

Xavier Renou, un militant membre du collectif des désobéissants, passe en procès ce lundi pour refus de prélèvement ADN. Rien que de très banal hélas, mais qui trouve un écho dans l’actualité locale poitevine.

En 2007, Xavier Renou avait balourdé de la peinture rouge sur Hubert Védrine (publiquement qualifié par Xavier Renou de « complice du génocide rwandais » – il était alors secrétaire général de l’Elysée)… qui conférençait justement hier soir à Poitiers, en toute impunité, aux salons de Blossac.

Les analyses pénétrantes de Védrine, relatées par notre chère presse locale, parlent d’elles-mêmes :

« Nous, les Occidentaux, nous avons conduit longtemps la marche du monde. Aujourd’hui, on a perdu le monopole de la puissance mais on n’a pas perdu la puissance. Mais l’atterrissage est difficile. Il y a cent ans, on faisait la quête dans les églises pour aider les petits Chinois. »

Ces mots terribles nous rappellent amèrement cette affaire rwandaise, que Xavier Renou s’est quant à lui refusé d’oublier.

Védrine parade dans les salons, Renou passe en procès pour refus de prélèvement de son ADN… il est beau, « l’Occident ».

Nous n’oublions pas.

Pavillon Noir – FA86, le 4 novembre 2011

 

Communiqué des désobéissants :

Xavier Renou, des Désobéissants, jugé pour refus du fichage biologique (ADN)

Les faits en bref. Le procès de Xavier Renou, des Désobéissants, pour refus de prélèvement ADN, se déroule ce lundi 7 novembre près de Paris, à Senlis. Il apportera pour la première fois en France la preuve par la science du caractère raciste et gravement liberticide du prélèvement génétique (ADN) effectué chaque jour par les forces de l’ordre sur un millier de personnes.

Tribunal correctionnel de Senlis (60). Au procès de la désobéissance civile contre les prélèvements d’ADN, à Senlis, près de Paris, la généticienne Catherine Bourgain (INSERM) apportera la preuve du caractère « codant » des segments d’ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (raciales) et diverses caractéristiques intimes (comme les prédispositions à certaines maladies) de 30 000 nouveaux Français par mois [Source : Désobéir à Big Brother, disponible dans la boutique des désobéissants]. Le gouvernement avait pourtant prétendu le contraire, pour rendre plus acceptable la mise en place du fichage biologique de la population. En novembre 2007, Xavier Renou mène une action spectaculaire et non violente contre Hubert Védrine, accusé par le Rwanda et de nombreux chercheurs de complicité dans le génocide des Tutsi du Rwanda de 1994, et qui poursuit pourtant sa carrière en toute impunité.

Voir la vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x731u3_rwanda-un-genocide-made-in-france_news

Hubert Védrine retire sa plainte en diffamation (Xavier Renou l’accusait publiquement de complicité de génocide), pour éviter une confrontation embarrassante, mais poursuit Xavier Renou pour agression. Le fondateur des désobéissants est condamné en juin 2010 à 3 mois de prison avec sursis et une lourde amende destinée à rembourser le manteau de cachemire de l’ancien Secrétaire Général de l’Élysée. Les gendarmes convoquent ensuite le militant pour un prélèvement ADN. Il refuse. Il est jugé au Tribunal correctionnel de Senlis ce lundi 7 novembre, à 9h00 du matin. Il risque une peine de prison et une lourde amende.

Depuis 2003, plus de 700 000 Français ont fait l’objet d’un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu’elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile). Le Ministère de l’Intérieur impose des objectifs chiffrés aux forces de l’ordre. Christian Estrosi se déclarait d’ailleurs favorable au fichage de l’ensemble de la population, à partir des nouveaux nés [Le Monde 17 janvier 2007]… Le gouvernement a-t-il en outre des  arrière-pensées discriminatoires ? Sans doute, puisqu’il développe par ailleurs le fichage systématique des élèves, avec Base-élèves, et souhaitait y inclure, au milieu de considérations scolaires, le lieu de naissance et la langue parlée à la maison. Fichier appelé à suivre les individus pendant toute leur vie active, en s’intégrant au Livret National des Compétences.

Après François Vaillant, déboulonneur de publicité, Xavier Mathieu, syndicaliste des ouvriers de Continental, des Faucheurs Volontaires d’OGM et bien d’autres, Xavier Renou a refusé de donner son ADN aux gendarmes qui le lui demandaient.

D’accord avec le philosophe Giorgio Agamben, qui parle d’une politique qui revient à  »pré-mâcher le travail d’une dictature », il explique : « Je considère que le fichage biologique est beaucoup trop dangereux pour être ainsi banalisé. Je n’oublie pas que c’est la République qui a commencé, dans les années Trente, à ficher ses étrangers et ses opposants, et que lorsque Pétain est arrivé au pouvoir, tout était prêt pour la machine totalitaire. Parce que l’on n’est jamais sûr de l’avenir, et que je suis inquiet de l’évolution actuelle de notre société, je refuse de donner mon ADN et encourage tous les militants de la liberté à faire de même, afin de rendre inapplicable cette loi scélérate. »

Xavier Renou, prévenu : 06 64 18 34 21.
Les désobéissants : www.desobeir.net

Catherine Bourgain, chercheuse à l’INSERM : 06.79.60.53.42.

Faire un don pour aider à payer les frais du procès : voir l’onglet « don » à
gauche de votre page.

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www.desobeir.net