Archives de catégorie : La rue grogne

[Tours] Des logements pour tous et toutes !

DES LOGEMENTS POUR TOUS ET TOUTES !

CONFERENCE DE PRESSE VENDREDI 2 DECEMBRE A TOURS
NOUS DONNERONS LA LISTE
DES LOGEMENTS VIDES QUE NOUS AVONS TROUVES

Une centaine de logements vides gérés par des offices d’HLM (OPAC…) ! Nous les avons trouvés en quelques semaines dans le SANITAS. Il doit yen avoir beaucoup d’autres ! Tous les soirs des hommes, des femmes et des enfants restent sans toit. Comment est-ce possible ? Comment est-ce possible que des personnes attendent pendant des mois qu’on leur attribue un logement ? Comment peut on forcer des êtres humains à survivre dans des logements insalubres ? Comment se fait-il que des organismes HLM laissent des logements vides ? Cette situation dure depuis des années et s’aggrave de jour en jour. Pouvons nous laisser faire ? Non et encore non !!! C’est bien d’un choix de société dont il s’agit. Avoir un toit sur la tête, c’est vital ! Des centaines de milliards sont donnés aux banquiers pour qu’ils continuent à spéculer en rond, tandis qu’il n’y aurait aucun moyen pour subvenir aux besoins sociaux ! Laisser des gens à la rue est un choix politique. Les tactiques humanitaires ne peuvent résoudre un conflit politique. Pourquoi le maire de Tours (Jean Germain) et la présidente du Conseil Général (Marisol Touraine) laissent cette situation perdurer ? Le premier a légalement le pouvoir de réquisitionner des logements vides. Il est aussi président de l’OPAC. Cela signifie concrètement que c’est sous sa responsabilité que l’OPAC laisse des logements vides ! La seconde est obligée légalement d’héberger des familles qui sont à la rue, par l’intermédiaire de l’Aide Sociale à l’Enfance (celle-ci est sous la responsabilité du Conseil Général). Cela signifie que la présidente du Conseil Général fait le choix de laisser des enfants et leurs parents à la rue ! Marisol Touraine, ancienne strauss-kahnienne, aurait le souhait de devenir ministre des affaires sociales et/ou de la santé si François Hollande est élu en mai. Actuellement, elle est Secrétaire nationale du PS aux affaires sociales. Elle fait partie de l’équipe de campagne de Hollande. Ainsi, elle est en charge des questions sociales, de santé, des personnes âgées et du handicap (tout un programme !). Et bien, ne serait ce qu’en matière de santé publique, il est plus que souhaitable que Madame la Présidente du Conseil Général demande à l’ASE qu’elle remplisse sa fonction et donc qu’elle héberge l’ensemble des familles dans les logements vides du Sanitas, par exemple.

CONFERENCE DE PRESSE VENDREDI 2 DECEMBRE A 11 H
DANS LES LOCAUX DE LA STAJ TOURAINE
195 RUE DESLANDES (QUARTIER VELPEAU)

Tours, le 30/11/2011

LES PIEDS DANS LA PORTE
lepieddanslaporte@gmail.com

DAL 37
dal37tours@gmail.com

SOIF D’UTOPIES
soifdutopies@yahoo.fr

[Etats-Unis] Répression contre les anti-Wall Street : deux camps évacués, centaines d’arrestations, manif réprimée…

Etats-Unis: coup dur pour les anti-Wall Street, des camps évacués

Les autorités ont porté un nouveau coup aux anti-Wall Street en démantelant dans la nuit deux des plus gros campements anti-capitalistes des Etats-Unis à Los Angeles et Philadelphie, deux semaines après l’évacuation des manifestants new-yorkais à l’origine du mouvement.

Au total, quelque 350 personnes ont été arrêtées au cours de ces expulsions qui marquent un nouveau coup dur pour le mouvement, qui peine à trouver un second souffle depuis son apparition à New York le 17 septembre.

A New York, coeur symbolique du mouvement, les manifestants ont dû quitter le square Zuccotti il y a deux semaines. Ils se retrouvent encore pour des manifestations ponctuelles mais la dernière remonte au 23 novembre. Sur leur site internet, les manifestants confient « chercher désespérément des abris ».

A Oakland (Californie) ou à Portland (Oregon, Nord-Ouest), des campements de protestataires ont également été démontés à la mi-novembre.

Dans la capitale Washington en revanche, les anti-Wall Street occupent toujours deux camps de fortune non loin de la Maison Blanche, mais des rumeurs commencent à courir parmi les médias locaux et les manifestants, à propos d’une note des autorités évoquant « l’augmentation des incidents » et qui serait le signe annonciateur d’une prochaine expulsion.

Plutôt confiants, les anti-Wall Street de la capitale se préparent pourtant à passer l’hiver sous leurs tentes.

A Los Angeles, environ 500 personnes étaient présentes au moment de l’intervention de la police dans la nuit de mardi à mercredi, selon un photographe de l’AFP. Le démantèlement du camp est finalement intervenu 48 heures après l’expiration d’un ultimatum fixé par le maire de la ville.

Peu après minuit (08H00 GMT mercredi), les forces de l’ordre ont annoncé avec des mégaphones que le campement était désormais considéré comme illégal, et que les manifestants devaient quitter les lieux « immédiatement » sous peine d’être interpellés.

Après avoir passé des heures à se demander d’où les policers surgiraient, les anti-Wall Street ont finalement vu les forces de l’ordre sortir directement des locaux de l’hôtel de ville, pendant que leurs collègues qui cernaient les manifestants procédaient à de premières arrestations.

L’opération s’est ensuite poursuivie dans le calme et les policiers se sont mis à démonter les tentes.

Quelque 1.400 policiers ont été réquisitionnés et ont arrêtés 292 manifestants, a indiqué le maire de la ville Antonio Villaraigosa qui s’est dit très « fier » du déroulement pacifique des opérations.

A peu près au même moment, à l’autre bout du pays, la police a également démantelé un campement à Philadelphie (Pennsylvanie, Est). La police a arrêté 52 personnes, a indiqué un porte-parole des forces de l’ordre. « Je pense que nos policiers ont montré de la retenue dans l’opération. Nous avons été très patients », a déclaré à l’AFP le commissaire Charles Ramsey.

A Philadelphie comme à Los Angeles, les policiers étaient suivis par des camions poubelles, pour emporter les tentes, les bâches et les pancartes accumulées dans les deux campements.

Quelques échauffourées ont éclaté au cours de ces deux opérations, mais ces dernières se sont déroulées dans l’ensemble dans le calme.

A Phoenix, en Arizona (sud-ouest), la police a utilisé des gaz lacrymogènes mercredi pour disperser des manifestants anti-Wall Street et six personnes ont été arrêtées.

Leur presse, AFP, 30 novembre 2011

[Paris] Compte-rendu de la manifestation pour la révolution égyptienne (groupe Quartier Pirate]

[Paris] Compte-rendu de la manifestation pour la révolution égyptienne

Des militant-e-s du groupe Quartier Pirate étaient présent-e-s lors de la manifestation de soutien à la révolution égyptienne. Globalement, la mobilisation a été moindre que prévue. Il faut toutefois nuancer ce constat : le contexte morose n’est pas très favorable, et l’impression terne est aussi produite par le contraste avec la mobilisation pour la révolution tunisienne (manifestations dans une période d’enthousiasme soudain pour les révolutions arabes, alimentées par la présence d’une importante communauté tunisienne en France). Quoi qu’il en soit, il était important pour nous d’affirmer une solidarité internationale avec les forces émancipatrices en Egypte, dans un contexte complexe.

En effet, hier, lundi, et aujourd’hui, mardi, des élections ont été organisées dans le pays. Nous exprimons notre scepticisme sur le fait qu’elles représentent effectivement une manière pour l’armée de laisser la place au peuple. Il n’est pas anodin que le maréchal Hussein Tantaoui, chef de l’armée au pouvoir, ait exprimé sa satisfaction quant au déroulement du vote. De fait, les élections constituent à la fois un moyen de court-circuiter le mouvement social, et de le diviser.

Pour les tendances qui avaient été décrédibilisées et mises à la porte lors de cette deuxième vague révolutionnaire, ces élections représentent en quelque sorte une occasion de revenir par la fenêtre. Face aux Frères musulmans, se présentent des dizaines de partis salafistes (fondamentalistes musulmans), libéraux ou de gauche, le plus souvent récents et encore mal implantés. Au-delà, de nombreux élus de l’ancien parti de M. Moubarak, aujourd’hui interdit, tentent même leur chance comme indépendants ou sous des bannières politiques créées de toutes pièces.

Face à cette situation, sur la place Tahrir, foyer de la contestation où les violences de la semaine dernière ont causé la mort de plus de 40 personnes et des milliers de blessés, les avis sur ces élections sont partagés. Certains ont décidé de boycotter le scrutin en refusant d’aller voter et de cautionner le système mis en place par la junte au pouvoir, d’autres ont souhaité participer au vote mais sont revenus occuper l’espace, et enfin certains ont invalidé leur choix en barrant plusieurs noms. De manière générale, nous estimons, avec toute la prudence qu’impose notre accès limité aux informations locales, qu’il demeure légitime d’exiger le départ immédiat des militaires : cela nous apparaît comme la seule issue pour que la révolution soit libertaire, c’est-à-dire représente pour le peuple une émancipation réelle.

Groupe Quartier Pirate, Fédération Anarchiste, 29 novembre 2011

[Poitiers] Restos du coeur : la demande a doublé en 5 ans

Restos du coeur : le nombre de bénéficiaires augmente

Les 15 centres de distribution de la Vienne ont ouvert hier. La demande a doublé au cours de ces cinq dernières années.

 
Le centre des Sablonnières a été transféré au 32, rue Grand’Maison à Saint-Benoît. Le Resto s’est installé dans les locaux d’un ancien PMU. – (dr)

Aujourd’hui, on a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid. » Coluche savait qu’il n’était pas responsable de la misère en France mais il pensait que s’il n’agissait pas, il le deviendrait. Alors il a créé les Restos du Coeur et il a filé rencard « à tous les recalés de l’âge et du chômage. » Vingt-sept ans plus tard, les bénévoles continuent de se mobiliser. Le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter. Ils étaient nombreux à venir se faire inscrire dans les centres de distribution ouverts hier. « Dans la Vienne, le nombre de bénéficiaires a doublé au cours de ces cinq dernières années, observe Hubert Poilane, président départemental des Restos du Coeur. Et nous pensons qu’il y aura une forte hausse cette année. » Au cours de l’hiver dernier, les Restos comptaient 3.206 familles bénéficiaires, soit 8.397 personnes, à qui 738.679 repas ont été servis.

Toujours plus de jeunes

Ce sont les centres implantés dans le sud du département qui enregistrent les plus fortes progressions du nombre d’inscrits : « C’est un secteur dans lequel il y a beaucoup de femmes seules avec des enfants et beaucoup de personnes percevant de petites retraites. » Depuis trois ans, les Restos accueillent aussi de nombreux jeunes. Les moins de 25 ans n’ont pas de droits sociaux et leurs parents n’ont pas toujours les moyens de les aider. Chaque année, pour aider la population de la Vienne, les Restos ont besoin d’un million d’euros. « Nous avons beaucoup de frais à supporter », explique le président. En effet, les Restos disposent de 15 centres de distribution et paient des loyers pour deux d’entre eux : 5.000 euros par mois pour celui de la Demi-Lune à Poitiers et 1.500 euros pour celui de Grand’Maison à Saint-Benoît. Alors la suppression de l’aide européenne qui pourrait intervenir dans deux ans inquiète. « Nous ferons face, assure le président. Mais si cette aide était supprimée nous perdrions 80 % des produits laitiers que nous distribuons. Je ne peux l’imaginer. » Ils sont 470 à donner de leur temps, un peu d’eux-mêmes, mais les Restos manquent de bénévoles. « Le renouvellement des équipes est difficile, remarque Hubert Poilane. Et nous manquons d’aide pour la comptabilité, de bras pour la préparation des colis à l’entrepôt et de chauffeurs… » Ceux qui veulent « aider quelques heures » seront les bienvenus.

Nouvelle République, Magalie Lépinoux, 30 novembre 2011

[Poitiers] Les orthophonistes manifestent

 ndPN : il s’agit de la deuxième manifestation, voir la première ici. Des étudiant-e-s nous ont expliqué que des éclaircissements étaient nécessaires car de nombreux points du projet de réforme demeuraient très « ambigüs » et qu’il fallait pour cela « maintenir la pression ». Il-le-s ont d’autre part déploré que les étudiant-e-s soient rejeté-e-s de la table de négociation et ne soient « toujours pas reçu-e-s », alors que cela les concerne au premier plan…

Les orthophonistes manifestent

Les orthophonistes en exercice rejoignent le mouvement des élèves. En début d’après-midi, une trentaine d’entre-eux ont manifesté contre la réforme de leur formation proposée par le gouvernement. Les manifestants ont distribué des tracts dans le centre-ville de Poitiers pour « dire non à une orthophonie à deux vitesse. »

Nouvelle République, 29/11/2011