Archives mensuelles : mai 2011

[Paris] Le G8 est partout ! Nous aussi ! Ne les laissons pas décider pour nous !

Caméras, vigiles, restriction globale des libertés, vous en avez assez ? Ras‐le bol des contrôles au faciès, de la discrimination en raison de votre origine, de votre culture, de votre sexe ou de votre religion ? Fatigué‐e‐s d’être incité‐e‐s à vous méfier de votre voisin‐e ? Irrité‐e‐s de manger des aliments génétiquement modifiés remplis de pesticides, plastifiés et irradiés ? Lassé‐e‐s des stupidités que la télévision vend à votre « temps de cerveau disponible » ? Ennuyé‐e‐s de la grisaille quotidienne et de la dictature publicitaire qui enlaidit nos villes ? Marre d’enchaîner les contrats précaires, de devoir accepter des horaires décousus et imposés, de travailler le dimanche, tout en devant s’estimer heureux d’avoir « la chance de travailler » pour un salaire de misère ? Dégouté‐e‐s de la double peine subie par les chômeurs/ses, non seulement exclu‐e‐s socialement et économiquement, mais aussi accusé‐e‐s de profiter du travail de « la France qui se lève tôt » ?

Ces violences quotidiennes relèvent d’une logique commune : la marchandisation et le contrôle de tous les aspects de notre vie au profit de quelques un‐e‐s.

Au Nord comme au Sud, nos vies ne sont pas des marchandises

Le G8 et le G20, groupes autoproclamés des pays les plus puissants du monde, prétendent désormais « sauver » et « moraliser » capitalisme, alors même que ce sont eux qui organisent cette logique immorale.

Les Etats ont dépensé des milliards des banques et pour voler au secours des grandes entreprises depuis la crise de 2008. Cette crise financière a conduit certains d’entre eux à des niveaux exorbitants d’endettement. Sous la pression des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, Banque européenne), les Etats soumettent alors leurs populations à des plans d’austérité drastiques. Une politique d’austérité publique comme remède à une crise financière privée ! Résultat ? Coupes budgétaires, démantèlement des services publics (éducation, santé…), privatisation des biens communs… et répression des populations quand elles s’y opposent, comme en Grèce par exemple. Dans tous les cas, les peuples payent le prix fort de la crise du capitalisme !

Ces plans d’austérité sont la réplique exacte des plans d’ajustement structurel imposés à de nombreux pays du Sud depuis plusieurs décennies. La situation socio‐économique de ces pays est pourtant la preuve de leur inefficacité. Rappelons simplement que plus de 1,2 milliard de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour, dont 70% de femmes. Les pays pauvres sont également très endettés sans jamais que ces emprunts profitent aux populations (corruption, armement, détournements). Les pays du G8, actionnaires majoritaires des institutions financières internationales et de l’économie mondiale, sont à ce titre largement responsables de la situation d’endettement des pays du Sud. Et pourtant les pays du G8 prétendent à longueur de sommets prendre des « engagements » pour les pays pauvres et tout particulièrement pour l’Afrique. Ces engagements ne sont jamais respectés. Qu’avons‐nous d’ailleurs à attendre des pays du G8 dont la prospérité est basée, entre autres, sur le pillage des ressources des pays pauvres et l’autorisation de l’évasion fiscale pour leurs entreprises (125 milliards de dollars par an échappent ainsi aux pays du Sud) ? Mais rassurez vous, Nicolas Sarkozy l’a dit : « les paradis fiscaux c’est fini ! »

Ni impérialisme, ni « guerres humanitaires » !

Le printemps arabe a révélé au grand jour l’hypocrisie de nombreux pays du G8 qui ont soutenu aveuglement les dictatures en Lybie, en Tunisie, en Egypte et ailleurs. Rappelez‐vous le gouvernement français proposait « le savoir faire de nos forces de sécurité » à Ben Ali. Pendant ce temps, il est prévu au G8 de « renforcer le contrôle sur internet » qui a pourtant contribué à la chute des « dictatures amies ». Mais à la faveur des soulèvements populaires, l’impérialisme retourne sa veste au nom de la « guerre humanitaire », concept déjà largement utilisé en Irak et en Afghanistan et maintenant en Lybie. N’est‐il pas étrange que trois pays du G8 entrent en guerre contre Kadhafi alors que celui‐ci était encore accueilli à bras ouverts en 2007 dans les jardins de la république ? Les insurgés libyens sont maintenant menacés d’être les débiteurs de puissances qui ne se sont jamais souciées de leur liberté mais quel en sera le prix ? Un accès privilégié aux ressources du pays ? Allez savoir !

Le G8 ne considère en définitive le reste du monde qu’en termes de risques ! La présidence française du G8 a ainsi décidé de lier immigration et lutte contre le terrorisme de manière à alimenter la peur de l’insécurité et des migrant‐e‐s et de justifier ainsi des politiques violatrices des droits fondamentaux. Les rafles quotidiennes de la « machine à expulser » européenne s’accompagnent de l’externalisation du contrôle des frontières en échange d’un peu d’aide au développement. Ainsi la Libye, attaquée aujourd’hui, a été financée par l’Union Européenne pour gérer ses frontières extérieures. Dans le contexte des révolutions arabes, l’épouvantail d’une invasion migratoire a été brandi par un certain nombre de pays européens. On exploite la peur à des fins politiques mais on rassure dans le même temps le patronat pour lequel les travailleurs/ses migrant‐e‐s représentent une opportune main d’œuvre corvéable à merci. Ce ne sont pas les peuples qui traversent les frontières mais les frontières qui traversent les peuples !

Alors que le G8 se réunira à Deauville les 26 et 27 mai, indignons‐nous face aux dégâts culturels, sociaux, environnementaux et économiques du capitalisme, révoltons‐nous contre les Etats policiers qui protègent ce système, résistons à la marchandisation et réapproprions‐nous nos vies et la rue !

Prochaine réunion de préparation de la parade mardi 3 mai, 19h30 au CICP, 21 ter rue Voltaire, Métro rue des Boulets

JEUDI 26 MAI 2011 – Débat « Enjeux et Résistances face au G8 » à la Petite Roquette (6 Rue Saint Maur, Paris 11e)

VENDREDI 27 MAI 2011, PARADES ANTI‐G8 dans la joie et la désobéissance, 18H Métro Belleville

Plus d’informations sur les mobilisations pendant et après le G8 sur :

http://nog2011.noblogs.org ou par mail à infoparis_nog2011_fr@riseup.net

[Poitiers] D’ailleurs nous sommes d’ici

Plus que jamais la politique actuelle du gouvernement vise à désigner des boucs émissaires : chasse aux sans- papiers, aux roms, lancement de débats racistes sur l’identité nationale puis sur l’Islam, nouvelle loi Besson pour réduire encore les droits des étrangers.

En désignant l’Étranger comme responsable de la crise du capitalisme, il s’agit avant tout de casser les solidarités et de diviser les classes populaires.

L’objectif est de dévoyer et d’affaiblir la lutte contre le développement des inégalités sociales et contre ceux qui poursuivent et accroissent leurs profits.

L’heure est venue de manifester fortement notre opposition à cette politique du rejet et de la peur et de résister de toutes ses forces à sa propagation.

Mobilisation nationale et unitaire
Samedi 28 mai
Manifestation à Poitiers
15h00 place du Palais de Justice

A l’appel du collectif local « D’ailleurs nous sommes d’ici » soutenu par (premiers signataires) : La CIMADE, Collectif contre les expulsions pour le droit de vivre en France, Ligue des Droits de l’Homme, Réseau Education Sans Frontières, Confédération Nationale du travail, Solidaires 86, SUD Etudiants, Les Alternatifs, Europe Ecologie-Les Verts, Mouvement des Jeunes Communistes, Nouveau Parti Anticapitaliste, NPA Jeunes, Organisation Communiste Libertaire, Parti de Gauche, Parti Communiste Français, Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Combattre tous les racismes !

[Rennes] Fascistes, sexistes, antisémites, homophobes : ¡No pasarán!

Samedi 21 mai avait lieu à Rennes un rassemblement contre une conférence organisée par le groupuscule néo-fasciste Égalité et Réconciliation, implanté depuis peu à Rennes. Les antifascistes présent-e-s avaient décidé d’empêcher cette conférence, en bloquant l’entrée du bar. Durant une heure, la tension avec les militants d’extrême droite ainsi qu’avec le gérant du bar (qui ne pouvait ignorer la nature de l’évènement qui se tenait dans son établissement), fut vive, mais les militant-e-s antifascistes ont su garder leur sang froid, malgré les propos antisémites, sexistes et homophobes de leurs interlocuteurs. Vers 15h, les nervis d’extrême droite venus assister à la conférence ont sorti des armes de poings (gomme-cognes) ainsi que des bombes lacrymogènes, tirant en pleine rue sur les antifascistes contraints de refluer pour éviter les projectiles de flash-balls. Au moins un militant a été blessé au dos par une balle en caoutchouc tirée en direction des manifestant-e-s. Plus grave, un des agresseurs s’est servi de son véhicule pour percuter un des antifascistes présents, ce qu’on peut qualifier sans hésiter de tentative d’homicide.

Le groupe La Digne Rage tient à dénoncer fermement ces agressions, et assure de son soutien les personnes blessées et choquées lors de ces évènements.

Ici comme ailleurs, aujourd’hui comme hier, combattons le fascisme et le racisme !

Le groupe anarchiste La Digne Rage, membre de l’Union locale de la Fédération Anarchiste

La Digne Rage

[Espagne] Manifeste de l’assemblée féministe de la Puerta del Sol (Madrid)

La Révolution sera féministe ou ne sera pas

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1306144974.jpg

Nous sommes sur la place car :

— Nous voulons une société dont le centre soit les personnes et non les marchés financiers. Nous revendiquons donc la gratuité des services publics et vitaux que sont l’éducation et la santé face aux réductions sociale et à la réforme du travail.

— Nous exigeons l’usage d’un langage non sexiste qui nomme toutes les personnes sans trace d’homophobie, de machisme et de racisme.

— Nous voulons un compromis d’hommes et de femmes afin de construire une société qui n’admette pas la violence machiste.

— Notre corps nous appartient, c’est pourquoi nous acceptons les multiples formes de vivre le sexe et la sexualité (lesbiennes, gays, intersexuelles, bisexuelles, transexuelles, tansgenres, queers…).

— Nous revendiquons l’avortement libre et gratuit.

— Il est indispensable d’incorporer l’approche féministe au sein des politiques économiques, au sein du service public, dans la création d’un autre modèle de ville et au sein des politiques de l’environnement afin de sortir de la crise.

— Nous exigeons que les Emloyées domestiques ou Employées du foyer soient inclues au sein du régime général de la sécurité sociale.

— Nous exigeons que la transexualité ne soit plus traitée comme une maladie.

— Nous exigeons des papiers pour toutes et que les femmes migrantes jouissent de tous les droits.

Indymedia Paris, 22 mai 2011.

[Paris] Solidarité avec les Tunisiens occupants le Gymnase rue de la Fontaine au roi

100 à 150 Tunisiens sans papiers et à « visa Schengen » y dorment et beaucoup d’autres y passent. L’occupation a été tolérée sans que la Ville ne fournisse rien aux occupants, contrairement à ce qu’indiquent ses communiqués et à ce que déclare à la presse Pascale Boistard, chargée de l’intégration des immigrés. La mairie a fait savoir hier qu’un huissier viendrait ce jeudi constater l’occupation et qu’elle saisirait le Tribunal Administratif pour un référé expulsion. De nouveau, la mairie s’apprête à faire arrêter des migrants par la police.

Manifestation samedi 21 mai à 15h, au square de la Porte de la villette

Les occupants du gymnase ne mangent pas à leur faim. Appel à la solidarité concrète sur place, besoin crucial de nourriture midi et soir, de produits d’entretien, d’hygiène au 100 rue de la Fontaine au roi, M° Couronnes. Passez dès aujourd’hui pour faire nombre, préparer la manifestation, prévenez collègues, amis et camarades.

CIP-IDF