Archives mensuelles : décembre 2011

Second appel de Poitiers

Second appel de Poitiers

Appel de Poitiers à une Journée nationale d’actions,le 17 mars 2012, contre la répression et les violences policières et, entre le 10 et le 17 décembre 2011, à une initiative locale contre la répression sévissant à Toulouse

Le troisième forum antirépression organisé à Poitiers par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux a rassemblé plus d’une centaine de personnes les 26 et 27 novembre. Après le bilan positif qui a été tiré de la Journée nationale d’actions faite le 19 mars 2011 à l’appel du deuxième forum antirépression poitevin, et alors que la multiplication des intimidations, violences policières, interpellations, condamnations de toutes sortes continuent de dessiner un peu partout un ordre policier généralisé, s’est imposée l’idée d’une nouvelle journée de mobilisation en France contre les politiques sécuritaires en cours ou à venir.

Les participant-e-s au forum de Poitiers appellent donc tous les collectifs et toutes les personnes luttant contre la répression à faire du samedi 17 mars 2012 une Journée nationale d’actions contre les politiques sécuritaires, au travers d’initiatives décidées localement, afin de faire connaître et de développer les diverses luttes existantes en favorisant leur coordination, et de construire une mobilisation contre toutes les formes de répression.

Les personnes assemblées lors du forum antirépression soutiennent également l’appel du Collectif liberté pour les inculpé-e-s du 15 novembre de Toulouse et ont décidé de le relayer pour multiplier les initiatives dans le cadre d’une semaine de mobilisation, du 10 au 17 décembre. Ce afin d’exiger, d’une part, la libération des quatre personnes mises en détention depuis le 16 novembre à la maison d’arrêt de Muret (sur l’accusation d’avoir mené à Labège, le 5 juillet dernier, l’action contre la Protection judiciaire de la jeunesse visant à dénoncer l’accentuation de la répression contre les mineurs) ; et, d’autre part, l’arrêt des inculpations pour ces personnes ainsi que pour une cinquième actuellement en liberté sous contrôle judiciaire.

Pour tout contact : Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux –antirep86@free.fr

Antirep 86, 4 décembre 2011

Quelques voix discordantes -et instructives- contre le téléthon

Quelques voix discordantes -et instructives- sur le téléthon :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/219470;pourquoi-je-boycotte-le-telethon-alors-que-je-suis-myopathe.html

http://archives.plumedepresse.net/spip.php?article1024

http://www.plumedepresse.net/le-scandale-du-telethon/

http://www.marianne2.fr/Telethon-les-dons-d-aujourd-hui-font-les-profits-de-demain_a200512.html

http://sntrscgt.vjf.cnrs.fr/IMG/pdf/EN_BREF_No244.pdf

Groupe Pavillon Noir, 4 décembre 2011

Communiqué du Comité Nantais Contre l’Aéroport de NDLL suite aux arrestations du 1er décembre 2011

Le Comité Nantais Contre l’Aéroport de NDDL condamne les arrestations d’opposant-e-s

Communiqué du Comité Nantais Contre l’Aéroport de NDLL suite aux arrestations du 1er décembre 2011

Face à la rafle du 1er décembre 2011 visant 15 opposant-e-s au projet d’aéroport de
Notre-Dame-des-Landes, qui a nécessité 27 camions de polices, le CNCA tient à
affirmer son soutien aux personnes arrêtées et dénonce les méthodes policières
employées, destinées à créer un climat de peur générale parmi les militant-e-s.

De plus, Le CNCA condamne le chantage exercé pendant les interrogatoires pour
extorquer des aveux, obtenus sous la menace de détention préventive jusqu’au 13
février, jour du procès à Nantes. Pourquoi utiliser la menace de la préventive alors
que les personnes visées ne se cachent nullement ?

Les faits qui leur sont reprochés sont mineurs : jet de fumier et de peinture au
siège régional de la multinationale Vinci, en charge du projet. Est-ce là une raison
valable de les mettre en prison sans autre forme de procès ?

Comme l’a déjà signalé la Ligue des Droits de l’Homme, de nombreuses violences se
sont abattues sur les opposant-e-s. Ce fût le cas cet été, le 27 juillet, lors d’une
manifestation à l’aéroport de Bouguenais, où plusieurs personnes ont été violemment frappées, dont une femme qui a eu des côtes cassées et un poumon perforé.

De même, lors de l’occupation d’arbres au Square Elisa Mercoeur, des personnes ont été rouées de coups par le GIPN, alors qu’elles étaient suspendues dans les arbres ou étaient restées au sol.

Le durcissement de la répression, les procès systématiques, les coups, les insultes
et les intimidations en tout genre, sont malheureusement le lot commun de tous les
mouvements sociaux. Ces manœuvres sont plus politiques que juridiques. Cela doit
cesser !

Le Comité Nantais Contre l’Aéroport, 2 décembre 2011

Pour obtenir des informations sur la lutte contre le projet d’aéroport et son monde:
http://zad.nadir.org/
http://lutteaeroportnddl.wordpress.com
http://acipa.free.fr/

[Pérou] La population de Cañete contre la prison

[Pérou] La population de Cañete contre la prison

Pérou : manifestation contre une prison

Une personne a été tuée par balle et trois autres ont été blessées aujourd’hui au cours d’affrontements entre la police et des manifestants qui bloquaient la principale route Nord-Sud du Pérou, à 140 km de Lima, pour protester contre l’agrandissement d’une prison, selon une source médicale.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1322926545.jpg

Un jeune homme de 24 ans a été atteint d’une balle au thorax et trois autres personnes au moins présentaient de blessures par balle, sans grande gravité, a déclaré à des médias péruviens Raul Castaneda, directeur de l’hôpital de Cañete, une ville de 160.000 habitants au sud de la capitale.

Les heurts, selon des images de la télévision péruvienne, ont éclaté après la mi-journée quand la police a tenté de dégager la Panaméricaine, principal axe routier Nord-Sud du Pérou, qui était coupée en plusieurs sections par les manifestants, comme à plusieurs reprises ces derniers jours. Les 300 policiers ont eu recours à des grenades de gaz lacrymogène pour disperser les quelque 5.000 manifestants.

Les habitants de Cañete rejettent le projet du ministère de la Justice d’agrandir la prison locale, pour y ajouter deux pavillons et un centre de formation. Conçue pour 800 détenus, la prison de Cañete, surpeuplée comme la plupart des prisons péruviennes, en héberge environ 3.000 actuellement.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1322926032.jpg

Leur presse, AFP, 2 décembre 2011 (vu sur Juralib)

[Géménos] Fiche de paye NEGATIVE pour les Fralib !

Unilever invente la fiche de paie négative

Des ouvriers de Fralib ont reçu pour le mois 
de novembre des salaires allant jusqu’à… moins 2227 euros !

Hier au petit matin, des ouvriers de Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) se sont présentés en tenue de travail à l’entrée de leur usine de sachets de thé Lipton et d’infusions éléphant laquelle aurait dû redémarrer au lendemain de la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence annulant le plan de sauvegarde de l’emploi d’Unilever ainsi que tous les licenciements prononcés l’été dernier. Ils ont pu constater que la direction locale s’était à nouveau fait porter pâle. «Actuellement 110 des 155 personnes licenciées l’été dernier ont demandé leur réintégration et donc le redémarrage de l’usine. Celle-ci peut fonctionner puisque nous avons eu le bon réflexe de placer sous notre surveillance l’outil de travail. La direction essaye au contraire en agitant le carnet de chèques de dissuader les gens de faire valoir leurs droits», s’indigne le délégué CGT, Olivier Leberquier.

Plus indignés encore étaient cependant ces vingt-deux salariés qui venaient de recevoir leurs fiches de paie. Certaines dans la case «net à payer» affichent 0 et la même punition leur avait été infligée en octobre. À l’évidence le patron d’Unilever France, qui s’est vu décerner, en présence de la ministre Kosciusko-Morizet, un prestigieux trophée pour « avoir intégré une dimension sociale à sa gouvernance  (voir notre édition du du 29 novembre) considère comme des grévistes les licenciés qui ont mis sous surveillance leur outil de travail menacé de déménagement dans une usine dont l’activité devait officiellement cesser le 31 décembre prochain. «Après nous avoir agressés avec leur milice de mercenaires, ils cherchent à nous affamer !» proteste Gérard Cazorla, le secrétaire CGT du CE, porteur avec un collectif de salariés d’un projet alternatif à la fermeture de Fralib.

Mais pour d’autres travailleurs il y a encore pire puisque certaines fiches de paie sont «négatives» jusqu’à 2227 euros… à devoir à l’employeur ! Il s’agit de salariés licenciés par Unilever le 30 août dernier, mis depuis en congé de reclassement, et dont l’allocation a été calculée sur la moyenne des salaires correspondant à un temps de travail annualisé. «En période haute, pendant quatre mois, on travaillait 37,5 heures par semaine et, le reste du temps, 32 heures. C’est la période haute qui a été prise en compte pour calculer la paie de novembre, suite à l’annulation des licenciements, d’où la différence négative», explique Olivier Leberquier. L’inspection du travail qui a été saisie a déclaré au syndicaliste qu’elle «n’avait jamais vu une chose pareille ».

Ce sera donc une scandaleuse première ce matin pour le tribunal des prud’hommes de Marseille, dont les juges auront à se déterminer à partir d’un exemple concret de haine de classe.

L’humanité, Philippe Jérôme, 1er décembre 2011