Archives mensuelles : janvier 2012

[Poitiers] Salarié-e-s de la territoriale contre la mairie

Territoriaux : la CGT veut l’oreille du maire

 Poitiers. Le syndicat, qui se bat notamment pour l’obtention d’une prime de 100 euros, reproche toujours à son employeur, le maire, de ne pas être assez à l’écoute.
Thierry Benaïssa, Franck Bugeaud et Patrick Amand, secrétaires de la CGT des Territoriaux.

 Thierry Benaïssa, Franck Bugeaud et Patrick Amand, secrétaires de la CGT des Territoriaux.

Quelque 80 agents CGT de la ville ont répondu hier après-midi à l’invitation de leur syndicat. L’occasion de faire le point sur la situation des uns et des autres dans la collectivité. Pour les responsables, le constat est clair. Depuis la journée « Poitiers ville morte » organisée le 8 avril 2011, rien n’a vraiment bougé. « Le choix des élus, c’est l’investissement, pas le fonctionnement, donc la priorité n’est pas le personnel », regrette Franck Bugeaud, le secrétaire général.

 Manque de dialogue

Dans ces conditions, le syndicat n’entend pas changer de cheval de bataille. Comme il y a quelques mois, il demande une prime de 100 € et la prise en charge par l’employeur d’une partie de la mutuelle. « Il y a une enveloppe déterminée de 360.000 euros pour la protection sociale, remarque Patrick Amand, secrétaire général adjoint, C’est ridicule quand on connaît le prix d’une mutuelle ! La ville ne fait pas d’efforts ». Très remontés, les agents CGT (280 syndiqués à la ville) regrettent aussi un certain manque de dialogue, voire un manque certain… « Il n’y a pas de réelle négociation, renchérit par ailleurs Franck Bugeaud, il y a un échange avec les responsables administratifs mais pas de dialogue avec les politiques. Où est la discussion ? Le malaise est toujours là. Dans les services, les arrêts maladie sont en constante augmentation ». Pour faire le point d’une manière plus large et envisager d’éventuels prolongements à ses revendications, le syndicat organisera une nouvelle assemblée générale, le vendredi 10 février, salle des Castors, à Buxerolles.

Nouvelle République, Jean-Michel Gouin, 27 janvier 2012

Victoire finale en justice pour d’ex-salarié-e-s de Moulinex

Il aura fallu plus de 10 ans de bataille, sur le front social, puis judiciaire. La plus haute juridiction française a donné raison à 190 ex-salariés de Moulinex : la Cour de cassation a confirmé leur indemnisation pour licenciement « sans cause réelle ni sérieuse » le 11 septembre 2001.

Plus aucun recours n’est possible. La décision qu’avait prise la Cour d’appel de Caen, après l’échec des salariés en première instance en août 2010, est devenue définitive. Et les indemnisations reçues ne peuvent plus être contestées. Les montants vont de 1.500 à 50.000 euros, avec une moyenne de 18.000 euros.

La décision rendue hier n’est qu’une première qui en présage d’autres. Le 8 février prochain, un second arrêt interviendra pour un groupe de 600 anciens salariés, sur un total de 3.000. Ils espèrent que la jurisprudence créée en cassation s’appliquera.

Blog du groupe de Béthune (Fédération Anarchiste), 27 janvier 2012

[Carcassonne] Quand les flics s’entraînent à la répression avec des Bac pro « Métiers de la sécurité »

[Carcassonne] Les Bac pro « Métiers de la sécurité » travaillent

Carcassonne. Lycéens et policiers simulent une émeute

Caillaser (avec des balles de tennis) et insulter (avec beaucoup de retenue dans les propos) les policiers impunément ! Un honneur que certains caressent sûrement, mais que les élèves de Bac pro section « Métiers de la sécurité » du lycée Jules-Fil, ont pu réaliser, hier après-midi.

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En participant, dans les usines désaffectées de la Someca, route Minervoise à Carcassonne, à des manœuvres de maintien de l’ordre, qui ont rassemblé une trentaine de fonctionnaires de Carcassonne, Narbonne et Castelnaudary.

Après une journée de cours théoriques à la CRS 57, les policiers sont passés à l’épreuve pratique, sur le terrain, encadrés, notamment, par deux enseignants du centre de formation de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). La situation à laquelle devaient faire face les policiers : une bande de jeunes inonde de cailloux et d’insultes une patrouille de police. Des renforts arrivent, lesquels sont à leur tour copieusement arrosés de projectiles et conspués. Les jeunes, au départ peu nombreux, sont rejoints par d’autres, et affrontent en bataille rangée les policiers. Mais force doit rester à la loi, et les fonctionnaires doivent repousser leurs assaillants, tout en procédant, si possible, à l’interpellation de l’un des fauteurs de troubles. Une action qui peut s’avérer très utile afin de procéder, plus tard, à d’autres arrestations ! Portant casques, gilets pare-balles, jambières et boucliers, ils chargent, matraque au poing, les assaillants, qui finissent par reculer. L’un d’eux est monté dans un fourgon, tandis que les forces de l’ordre quittent les lieux, pied au plancher. Et pour couvrir leur retraite, l’usage d’une grenade de désencerclement est fortement conseillé.

L’effet est immédiat. L’engin claque très fort, et projette dans les secondes qui suivent l’explosion, des morceaux de caoutchouc très durs, qui vous caressent les tibias et les genoux avec une douceur peu commune. C’est toujours mieux que de faire donner la troupe !

Leur presse (Rémi Lebrère, LIndependant.fr), 26 janvier 2012.


Carcassonne. Une émeute fictive de lycéens pour entraîner les policiers

Lycéens et policiers ont simulé une émeute fictive, pour un entrainement, mercredi, dans les locaux désaffectés de la Someca, route Minervoise, à Carcassonne.

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Les élèves du bac Pro, section « Métiers de la sécurité », du lycée Jules Fil, ont joué les agresseurs en caillassant les policiers avec des balles de tennis et en les injuriant (avec modération toutefois).

Cette épreuve pratique sur le terrain, sous la direction de Pascal Dumas, le directeur départemental de la sécurité publique a permis aux fonctionnaires de police (une trentaine) de se retrouver en situation — souvent — réelle.

Les policiers sont parvenus à contenir « l’émeute » virtuelle et a interpellé les fauteurs de trouble.

Cette opération a permis, à l’évidence, de parfaire la technique des forces de l’ordre.

Pascal Dumas se déclarait satisfait de cette « simulation ».

Leur presse (Le Magazine du Carcassonnais), 26 janvier 2012.

[Grèce] La police bricole son coupable

Incrimination d’un manifestant par la police grecque

La vidéo que vous allez voir, a été prise par un cinéaste qui était présent à la manifestation du 29/6/2011 à Athènes. Le cinéaste confirme qu’aucun montage n’a pas été fait.

La vidéo

Regardez bien au début de la vidéo (première flèche et deuxième flèche) le manifestant qui est sur ses genoux et juste derrière lui, vous pouvez voir son sac à dos noir et un sac en plastic rose.

Ensuite, un homme de la force policière Delta, ramasse le sac à dos du jeune homme.

Un autre policier rapproche et apporte deux bouteilles de bière. Encore une bouteille arrive par un autre membre de la force motorisée de la police grecque.

Puis, vous voyez que toutes les bouteilles sont regroupées pendant que le manifestant est immobilisé avec des menottes par terre.

Enfin, les forces policières ramènent son sac à dos et mettent les bouteilles dedans, dans le but d’accuser -incriminer plutôt- le manifestant en question de possession d’armes (cocktail Molotov).

Vidéo postée sur le site de RealDemocrady.gr, sous-titrée en anglais.

Nouvelles hors les murs, 26 janvier 2012

Répression contre Anonymous

Arrestation de membres d’Anonymous: deux personnes présentées à un juge

Des pirates informatiques du collectif Anonymous devaient être présentées à un juge d’instruction jeudi, soupçonnés d’avoir participé au blocage du site internet d’EDF en avril et juin 2011, a-t-on appris de source judiciaire.

Le site institutionnel d’EDF avait été bloqué à plusieurs reprises les 20 et 23 avril et le 2 juin dans le cadre d’une « attaque par déni de service » revendiquée par le groupe des Anonymous, a-t-on précisé.

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a placé mardi en garde à vue trois personnes, deux hommes et une femme. Deux d’entre elles ont reconnu leur participation aux faits et devaient être présentées jeudi à un juge de la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Paris, a-t-on précisé.

Le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire, a-t-on ajouté.

Le blocage du site EDF avait entraîné un préjudice financier évalué à 160.000 euros, a précisé la source judiciaire. Il avait été bloqué par les Anonymous dans le sillage du mouvement d’opinion déclenché par l’accident de la centrale Fukushima au Japon le 11 mars.

Deux demandes d’entraide judiciaire ont été adressées à l’Allemagne et aux Etats-Unis.

Une information judiciaire a été ouverte pour « accès et maintien frauduleux dans un système automatisé de traitement de données, entrave et participation à un groupement en vue de la participation à ces infractions », a-t-on ajouté.

Elle vise en particulier à identifier d’autres participants à cette attaque, qui ciblait également les sites internet de General Electric et d’un opérateur italien (le groupe Enel, ndlr), a-t-on précisé.

Dépourvu de commandement central et de hiérarchie, Anonymous choisit ses cibles dans des salons de discussion sur internet, selon des experts en sécurité informatique.

AFP, 26 janvier 2012