Archives mensuelles : janvier 2012

[Mali] Le gouvernement part en guerre contre les communautés touaregs de l’Azawad

Reprises des Hostilités Militaires en Territoire Azawad.

Après plusieurs années, et encore ces derniers mois, le Mouvement touareg a multiplié les efforts pour créer un dialogue constructif avec les autorités maliennes avec la participation de la communauté internationale pour amener la paix, la stabilité, le développement et la sécurité dans les régions touarègues. Nous avons largement informé les partenaires occidentaux du Mali et certains pays de la Sous-région de la situation que vit notre Région du Nord du Mali. Mais nous n’avons cessé de nous heurter a un refus répété de dialogue de la part des Autorités maliennes à nos demandes de trouver une issue positive qui puisse satisfaire les parties en conflit.

 

Les autorités de Bamako se sont entêtées au cours des ces années à refuser de renouer le dialogue.

Pour bien montrer leur rejet de tout dialogue, les autorités de Bamako ont envoyé ces derniers jours plusieurs centaines, voire plus d’un millier de soldats dans le Nord du Mali avec les derniers équipements acquis ces derniers mois par l’armée malienne, ainsi que des chars et des avions de guerre. Ces déplacements massifs de troupes, qui inquiètent les populations civiles, ont été reçus par le Mouvement comme une invitation à la  guerre de la part des autorités maliennes.

Finalement Bamako a créé une fois de plus toutes les conditions pour une reprise des hostilités militaires. Pour se protéger et ré-occuper progressivement l’espace de l’Azawad et aussi répondre à la provocation de Bamako, des hommes de l’Etat major du Mouvement national de libération de l’Azawad ont chois d’engager leur vie. C’est dans ce contexte qu’ont démarré ce matin les actions militaires enregistrées en territoire de l’Azawad, à Ménaka. Après de très violents combats à l’arme lourde, la ville de Ménaka est sous contrôle depuis quelques heures sous le commandement militaire du Mouvement. On ne déplore aucun blessé du côté des civils dans cette opération réfléchie qui a été un grand succès pour le Mouvement. Des actions militaires importantes du Mouvement National de Libération de l’Azawad continueront tant que Bamako ne reconnaîtra pas ce territoire comme une entité à part. Ces actions militaires sont aussi un appel à la communauté internationale : tant qu’elle ne s’impliquera pas effectivement pour une résolution durable de ce conflit qui n’a que trop duré, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Ces actions n’ont d’autre objectif que de gagner la Paix et la Justice pour la Communauté de l’Azawad et la stabilité pour notre Région.

Le 17 janvier 2012.

Le Porte Parole, Chargé des Relations Extérieures du Mouvement (MNLA).

Hama Ag Sid’Ahmed

Site du MNLA, 17 janvier 2012

[Lyon] La police charge le rassemblement contre les violences policières

La police charge le rassemblement contre les violences policières

Une centaine de personnes s’était réunie ce soir à partir de 19h place du Pont. Au bout de 40mn le petit groupe s’ébranle.

Après un tour dans la guill’ aux sons de ’flics porcs assassins’, ’police partout justice nulle part’, ’la police assassine, ni oubli ni pardon’ et compagnie, le cortège s’est arrêté quelques temps devant le comico de jean macé avec quelques jets de pétards

Les Baceux se sont alors mis en fin du cortège qui a redémarré direction saxe, puis des camions sont rapidement arrivés par les côté, les flics en descendant rapidement en mode chaud.

Le cortège a accéléré de manière groupée avant d’éclater dans les petites rues de la guill’ qui se remplissaient à vitesse grand V de keufs de toute sorte.

Beaucoup de gens avaient des codes d’allées ou des apparts amies et sont hors de portée de la répression à l’heure qu’il est. Mais effectivement on peut pas exclure que des gens aient été chopés dans le quadrillage final du quartier, affaire à suivre

Une belle énergie collective en tout cas

La vidéo

Rébellyon, 17 janvier 2012

Occupations de plusieurs Pôle Emploi le 17 janvier

« Bettencourt, Karachi, bouclier fiscal : qui sont les fraudeurs et les parasites ? »

 

Plusieurs agences Pôle Emploi occupées à la veille du sommet social

Plusieurs agences Pôle Emploi ont été momentanément occupées mardi notamment à Lyon, en Bretagne ou en région parisienne, par des militants de différentes organisations dont les Indignés, à la veille d’un sommet social organisé par l’Élysée.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1326840382.jpgRennes

Des locaux de Pôle Emploi à Clichy-La-Garenne (Hauts-de-Seine), Nice, Rennes, Quimper ou Lyon ont été investis, selon différentes sources. Au total, une dizaine d’agences ont été concernées sur environ 900 agences en France, selon un décompte effectué par l’AFP.

À Toulouse, une vingtaine de personnes se sont réunies devant une agence du centre ville, provoquant sa fermeture, a rapporté Thomas Domenech, syndicaliste CGT.

À Bordeaux, une trentaine de personnes — syndicalistes, militants du Front de gauche et d’Europe-Écologie-Les-Verts, membres d’associations de chômeurs —, ont tenté d’occuper une agence mais en ont été empêchés par un cordon de policiers, a constaté un journaliste de l’AFP.

Depuis quelques jours, un appel à « occuper Pôle Emploi » a été relayé sur internet par des associations de chômeurs, d’altermondialistes, d’intermittents et du mouvement des Indignés. Ces mouvements ne sont cependant pas coordonnés et l’origine de l’appel reste inconnu.

Face à cette menace, la direction de Pôle Emploi a placé un agent de sécurité devant chaque agence d’Ile-de-France, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’organisme public.

En plus des vigiles, certaines agences ont annulé leurs entretiens prévus avec des demandeurs d’emploi, selon un syndicaliste.

Des précautions jugées « disproportionnées », selon M. Domenech car les éventuels envahissements étaient avant tout « symboliques ».

L’appel n’a d’ailleurs pas été suivi « massivement », a reconnu un porte-parole du collectif les Désobéissants même s’il « est de nature à relancer la dynamique pour la présidentielle ».

Néanmoins, dans ce contexte, les associations de chômeurs, qui demandent à participer au sommet social de mercredi, ont obtenu d’être reçues mardi par le cabinet du ministre du Travail.

« Nous avons fait un tour des problèmes que rencontrent les chômeurs » et fait part de « nos revendications », notamment l’augmentation immédiate des minima sociaux, a raconté à l’AFP Jean-François Yon, délégué fédéral du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).

« Il était important pour nous de faire un coup de projecteur sur les organisations de chômeurs » qui sont toujours tenues à l’écart des grandes échéances les concernant, selon lui.

Nicolas Sarkozy réunit mercredi les partenaires sociaux pour leur présenter un bouquet de réformes sur l’emploi, face à la montée du chômage, qui a atteint son plus haut niveau depuis 12 ans.

Leur presse (Agence Faut Payer), 17 janvier 2012.


[Rennes] Pôle emploi Fréville occupé par des chômeurs et précaires

L’agence Pôle emploi Fréville, située boulevard Albert 1er à Rennes, a été occupée ce mardi par une trentaine de militants du Mouvement chômeurs et précaires en lutte et des Indignés de Rennes.

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« Pôle emploi occupé, chômeurs, défendez-vous. » Ou encore : « Bettencourt, Karachi, bouclier fiscal : qui sont les fraudeurs et les parasites ? » L’agence Pôle emploi Fréville, située à deux pas de l’avenue du même nom, à Rennes, a revêtu des habits de forum des luttes.

Une trentaine de militants du Mouvement chômeurs et précaires, ainsi que des Indignés de Rennes, ont occupé ce mardi du matin jusqu’à 17h les locaux de l’agence publique, sans entraver les démarches des usagers. Leur mot d’ordre : dénoncer les conditions de vie des chômeurs. Ils sont partis du métro République à 10h, sans annoncer le lieu vers lequel ils se dirigeaient jusqu’au dernier moment pour éviter que « l’agence ne soit fermée avant [leur] arrivée ».

« Radiations arbitraires »

Arrivés sur place, ils ont tenu une assemblée générale. Le directeur est resté à les observer, en les laissant discuter. Les chômeurs ont pris la parole à tour de rôle. L’un d’entre eux a dénoncé des « centaines de milliers de radiations arbitraires », des chiffres du chômage « sous-évalués dans la presse officielle ». Un autre a critiqué une politique qui rend les conseillers de Pôle emploi soumis à des pressions managériales. Une mère de famille a déploré le fait de ne pas pouvoir se rendre aux rendez-vous le mercredi car elle n’avait pas la possibilité de venir à Pôle emploi avec son enfant.

Un appel a été lancé en amont dans plusieurs grandes villes de France, sur les réseaux sociaux notamment, pour occuper des agences Pôle emploi. La date n’a pas été choisie au hasard. Un sommet « qualifié cyniquement de social », d’après le mouvement, doit se tenir demain, mercredi, à Paris, à l’initiative du gouvernement.

Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 17 janvier 2012.


[Lille] Manifestations dans les agences Pôle Emploi

Ce matin, à la veille du sommet social sur l’emploi qui se tient demain à Paris, le collectif Agir contre le chômage ! a fait entendre sa voix dans l’agence Pôle Emploi de la rue de Condé.

« Dans la région, il y a 400’000 chômeurs et 150’000 allocataires RSA… Ça nous fait 600’000 solutions à trouver pour résoudre cette crise, explique Serge Havet, président du collectif. Lorsqu’il y a une catastrophe, on met en place un plan d’urgence, un plan rouge. C’est ce que nous voulons pour cette catastrophe-là. »

Dans une autre agence, boulevard de la Liberté, les Indignés ont occupé les locaux, contraignant la direction à fermer l’agence.

Leur presse (Nord Éclair), 17 janvier 2012.


[Quimper] Une manifestation devant une agence Pôle emploi

Une quinzaine de personnes manifestent ce mardi matin devant l’agence Pôle emploi de Ti Douar, à Quimper. À la veille du sommet social, plusieurs associations, partis et syndicats ont appelé à manifester devant les agences de Pôle emploi. À Quimper, ce sont les Indignés qui ont lancé le mouvement.

Les manifestants dénoncent dès à présent des mesures à venir qui, selon eux, imposeraient « aux travailleurs une flexibilité à outrance ».

À noter que le rassemblement n’empêche pas l’accès à l’agence pour les demandeurs d’emploi.

Leur presse (Ouest France), 17 janvier 2012.


[Clichy-la-Garenne] À Pôle Emploi, « de plus en plus de demandeurs et de moins en moins de moyens »

Il ne sont qu’une trentaine rassemblés au pied de la statue formée d’horloges située aux abords de la gare Saint-Lazare. Quelques Indignés, des militants de l’Alternative révolutionnaire socialiste (ARS)-Combat, une organisation communiste révolutionnaire, des membres du Parti de gauche et du Front de gauche ou encore quelques chômeurs et précaires venus de leur propre chef : le petit attroupement est on ne peut plus disparate. Il s’est formé là à 14 heures pour répondre à l’appel « Occupons Pôle Emploi », lancé initialement par quelques Indignés en Gironde et devenu un mouvement national présent à Rennes, Lyon ou encore Toulouse.

Xavier Renou, porte-parole du collectif les Désobéissants, jongle entre les interviews données à des journalistes venus en masse et les coups de fil passés pour organiser la suite du mouvement. Il est le seul, semble-t-il, à connaître la suite des événements. « Je suppose qu’il est prévu d’aller occuper un Pôle Emploi, mais je n’ai aucune certitude », confie Pedro, un chômeur de 28 ans qui, malgré un bac+5 en audiovisuel, enchaîne les petits boulots alimentaires faute de mieux. « Moi je suis surtout venu voir qui est motivé par une action des chômeurs. Une occupation, c’est pour alerter, mais il faudrait un vrai mouvement de chômeurs », estime-t-il.

« À la rencontre des agents »

Au bout d’une trentaine de minutes et quelques tergiversations, le cortège s’engage discrètement et par petites vagues dans le métro. Direction l’agence Pôle Emploi de Clichy (Hauts-de-Seine). L’occupation des locaux se fait sans violence. Xavier Renou prend la parole haut et fort pour dénoncer la politique de maintien d’un haut niveau de chômage adoptée par le gouvernement, dont le discours de promotion de l’emploi serait « hypocrite ». D’autres participants tentent d’entrer en discussion avec les conseillers de l’agence et sa direction. Car c’est bien là l’autre objectif de cette action : « aller à la rencontre des agents de Pôle Emploi », comme l’expliquait Renou dans une précédente interview.

Patrice, conseiller Pôle Emploi depuis plus de vingt ans, accueille plutôt bien cette intrusion sur son lieux de travail. « C’est Claire Villiers, une ancienne de l’ANPE, qui a créé le collectif Agir contre le chômage », tient-il à souligner, comme si ce seul fait était la preuve que les revendications des chômeurs et celles des agents de Pôle Emploi étaient directement liées.

« Aujourd’hui, on n’a ni les moyens ni le temps de bien accompagner les demandeurs d’emploi, explique sa collègue Fanny. Normalement, on devrait s’occuper de 70 demandeurs, mais moi aujourd’hui je suis le dossiers de 350 d’entre eux. » Pour autant, elle désapprouve l’initiative d’occupation qui a été lancée : « Il y a mieux comme action. Là, on nous empêche de travailler et on oblige les demandeurs d’emploi à revenir demain. Je sais que ce n’est pas lancé pour nous nuire, mais ce n’est pas la bonne méthode », estime cette conseillère en poste depuis quatre ans.

« Action trop disparate »

Les syndicats des agents de Pôle Emploi sont d’ailleurs restés absents de cette journée. Contacté plus tôt dans la matinée, le syndicat national unitaire (SNU), majoritaire, expliquait qu’il avait jugé « l’action trop disparate et avec trop d’inconnus » parmi les participants. « Les interlocuteurs les plus crédibles, comme le MNCP (Mouvement national des chômeurs et précaires) ou l’APEIS (Association pour l’emploi, l’insertion et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires), n’étaient pas les plus engagés », ajoutait Jean-Charles Steyger, du bureau national.

Ces associations, rassemblées sous la bannière des « Raisons de la colère », préféraient agir de leur côté. Ils étaient reçus ce mardi après-midi par le cabinet de Xavier Bertrand pour présenter leurs revendications.

Leur presse (Marion Garreau, Libération), 17 janvier 2012.

 

ndPN : nous reproduisons aussi un commentaire, toujours sur cet article du Jura Libertaire :

 Il y a eu plusieurs manières de le dire, comme celle de Rennes
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5989
ou l’une de celle de Paris
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5990
il y a eu [plu sieurs manières de le faire, dans pas mal de villes
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5956
comme à Lyon
http://rebellyon.info/Le-17-janvier-occupation-de-Pole.html
comme d’autres, les occupants du Pôle Clichy proposent de recommencer
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5991
on s’en reparle bientôt, ici et ailleurs.

[Vivonne] L’OIP contre la fouille à nu systématique aux parloirs

Les fouilles à nu des détenus de Vivonne devant la justice

 

Le tribunal administratif de Poitiers est saisi en référé, aujourd’hui, sur les fouilles à nu pratiquées à la prison de Vivonne. Une habitude contestée.

Avant et après le parloir, c'est la fouille à nu.

 

Avant et après le parloir, c’est la fouille à nu. – (Archives Patrick Lavaud)

Pratique légitime ou habitude contestable ? Le tribunal administratif de Poitiers est à son tour amené à trancher, aujourd’hui, sur la question des fouilles à nu des détenus qui bénéficient d’un parloir. Une question qui est en train de faire le tour des tribunaux administratifs français.

L’Observatoire international des prisons (OIP) mène en effet le combat contre cette pratique en multipliant les procédures judiciaires. L’OIP avait dans un premier temps demandé au directeur du centre pénitentiaire de Vivonne d’abroger une des dispositions du règlement intérieur de la prison qui détaille le régime des fouilles corporelles.
Un refus implicite lui a été opposé. L’OIP a déclenché dans la foulée une procédure devant le tribunal administratif pour obtenir la suspension de la mesure contestée. Le juge des référés ne statuera pas sur le fond du dossier. Il va examiner deux points avant de rendre son ordonnance : y a-t-il urgence à statuer ; existe-t-il un doute sérieux sur la légalité de la mesure contestée ?
Récemment, à Marseille, un détenu de Salon-de-Provence qui contestait la fouille à nu qui lui était systématiquement imposée a obtenu gain de cause. C’est ce caractère systématique et attentatoire à la dignité qui est fermement contesté par l’OIP.
« La France a été condamnée plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’homme », note l’OIP. « Cinq ans après ces condamnations et deux ans après l’adoption d’une loi pénitentiaire qui encadre normalement l’usage de ces fouilles à nu, force est de constater que cela n’a pas empêché le maintien quotidien de cette pratique dans les établissements pénitentiaires. »
Les parloirs sont souvent des moments privilégiés pour faire passer aux détenus des matériels, souvent des téléphones, de la drogue ou du courrier. Des pratiques qui sont interdites mais qui persistent. C’est ce qui conforte la direction du centre pénitentiaire de Vivonne pour maintenir le principe de la fouille à nu, expliquait son directeur, en octobre dernier. « Nous respectons les directives interrégionales de Bordeaux. Nous sommes en conformité avec les textes. »
L’OIP conteste cet argumentaire. Si la loi pénitentiaire prévoit les fouilles à nu, elle écarte tout systématisme. Il faut théoriquement qu’une présomption d’infraction existe pour la déclencher. L’OIP défend d’autres solutions, notamment le recours à des équipements qui ont le tort d’être beaucoup plus coûteux.

Nouvelle République, Emmanuel Coupaye, 18 janvier 2012

[Révolution tunisienne] Nouvelles du 17 janvier 2012

[Révolution tunisienne] Nouvelles du 17 janvier 2012

 

Les habitants de Siliana en ébullition

Les délégations de Kesra et Sidi Bourouis (Siliana) sont entrées lundi dans une grève générale, après Makther qui poursuit son mouvement de protestation pour la quatrième journée consécutive.

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Cette grève a paralysé l’activité économique et administrative et provoqué la fermeture des établissements scolaires et de plusieurs routes.

Les habitants protestent contre l’exclusion et la marginalisation de la région, en général. Ils considèrent que les gouvernements qui se sont succédé après le 14 janvier 2011, ont ignoré leurs revendications relatives à emploi et au développement.

Les entrées de la ville de Makther sont toujours bloquées. Seuls l’hôpital local, les pharmacies, les mosquées, les boulangeries et quelques épiceries sont restées ouvertes.

À noter aussi qu’un mouvement de protestation est organisé à Bouarada par un groupe de chômeurs qui ont volontairement bloqué les accès de la ville.

Hier, lundi 16 janvier, la Tunisie a connu des manifestations, des grèves et des blocages de routes dans plusieurs villes, une grande partie des habitants qui se retrouvent dans l’exclusion après des promesses non tenues depuis le premier gouvernement suite à la chute de l’ancien régime. Plusieurs citoyens indiquent que sur le plan social, rien n’a réellement changé depuis plus d’une année.

Leur presse (Tixup.com), 17 janvier 2012.


5e jour de la grève générale à Makthar

Pour le 5ème jour consécutif, la grève générale se poursuit dans la ville de Makthar (Gouvernorat de Siliana), donnant lieu à l’apparition de phénomènes négatifs, tels que la hausse des prix, une pénurie des denrées de base, la spéculation en plus des actes de pillage et de vol qui se sont répandus au milieu d’une absence quasi-totale de la sécurité, rapporte Radio Shems FM.

Les protestataires ont exprimé leur colère contre la marginalisation de la région et le chômage, et ont réclamé le lancement de projets de développement. Les habitants de Makthar demandent aussi que leur région devienne un gouvernorat indépendant de celui de Siliana.

Les manifestants ont brandi la menace d’une escalade d’autant, disent-ils, que « le gouvernement n’a pris aucune position officielle vis-à-vis de ce qui se passe dans la délégation de Makthar ».

Leur presse (AfricanManager), 17 janvier 2012.


Arrêt de la production du phosphate dans la plupart des sites de Gafsa

Les sit-in ont repris de plus belle dans le gouvernorat de Gafsa une semaine après la reprise de la production dans des sites de phosphate. Ces mouvements ont touché les villes de Redeyef, Om Larayès, Mdhilla et Kaff Eddour, dans la délégation de Metlaoui.

Selon le correspondant de RTCI, une grève générale a été déclenchée dans les sites de production de phosphate par de jeunes chômeurs qui demandent  à être employés dans les unités de la Compagnie de Phosphate de Gafsa.

Des trains transportant de produits phosphatiers ont été bloqués, alors qu’à Mdhilla, des altercations ont éclaté entre des individus appartenant à de différentes tribus.

Enfin, les sit-inners continuent d’occuper le siège du gouvernorat de Gafsa, déserté par le gouverneur qui s’est réfugié dans un hôtel de la ville.

Leur presse (AfricanManager), 17 janvier 2012.


Désobéissance civile à Redeyef et grève générale à partir d’aujourd’hui

Après la désobéissance civile qui a été entamée hier à Redeyef, ville du sud-ouest de la Tunisie rattachée au gouvernorat de Gafsa, une grève générale a été annoncée pour ce mardi, 17 janvier 2012, à partir de 10h00.

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Une marche de protestation aura lieu dans la région en guise de réponse à la marginalisation et à l’indifférence du gouvernement quant aux revendications des habitants.

Les citoyens dénoncent notamment l’insouciance des autorités à l’égard de citoyens en grève de la faim, transportés à l’hôpital suite à la détérioration de leurs états de santé.

Leur presse (Wafa Sdiri, Tunisie numérique), 17 janvier 2012.


L’armée se déploie à Nefza

Une vive tension règne dans la ville de Nefza dans le gouvernorat de Béja où des unités de l’armée se sont déployées pour assurer la sécurité dans les points névralgiques et les édifices publics, rapporte Radio Mosaïque.

La route reliant Nefza à Tabarka a été coupé, alors que les établissements de l’enseignement primaire et secondaire ont été fermés de même que les banques et les institutions publiques autour les unités de l’armée ont pris position.

Leur presse (AfricanManager), 17 janvier 2012.


Sit-in des ouvriers des chantiers à Kasserine et deux tentatives de suicide

Un grand nombre d’ouvriers des chantiers se sont rassemblés, mardi, au siège du gouvernorat de Kasserine, pour revendiquer leur droit à la titularisation et à l’amélioration de leurs conditions de vie, rapporte le site Al Jarida dont le correspondant sur place a indiqué que l’un d’eux a tenté de s’automutiler la main et menacé de se suicider si ses revendications n’étaient pas satisfaites tandis qu’un autre a versé du liquide inflammable sur son corps, avant d’être empêché d’y mettre le feu.

D’autre part, les fonctionnaires du gouvernorat sont entrés dans le 5e jour de la grève ouverte qu’ils organisent en signe de protestation contre ce qu’ils ont appelé les menaces à leur sécurité, soulignant qu’ils sont constamment l’objet de provocations entravant le cours normal de leurs prestations.

Leur presse (AfricanManager), 17 janvier 2012.


Des milliers d’habitants de Sidi Bouzid manifestent contre Ennahdha

Des milliers d’habitants du gouvernorat de Sidi Bouzid sont descendus, mardi, dans la rue pour manifester contre la troïka et plus particulièrement le parti Ennahdha, rapporte le site Assaa.

Les manifestants ont demandé que leur soit fourni du travail comme ils ont réclamé,  à travers maints slogans, que soit préservée l’indépendance de la décision nationale.

Leur presse (AfricanManager), 17 janvier 2012.


La route reliant Le Kef à Jendouba bloquée

Des protestataires ont bloqué, mardi, la route reliant Le Kef à Jendouba, au niveau de la ville de Nebeur, paralysant le trafic entre les deux gouvernorats.

La région du Kef connaît, pour la quatrième journée consécutive, un mouvement de protestation auquel participent des chômeurs et des ouvriers de chantiers. Leurs revendications s’articulent autour des aides sociales, de l’emploi et de l’amélioration des conditions de vie. Une manifestation a été, également, menée dans la ville du Kef obligeant les commerçants à fermer leurs locaux par crainte d’actes de pillage.

Leur presse (AfricanManager), 17 janvier 2012.


Le Kef : Des manifestations et les forces militaires interviennent

Selon les sources de TunisieNumérique, des manifestations ont eu lieu ce lundi, 16 janvier 2012, au Kef. Des citoyens ont brûlé des pneus et ont bloqué les routes en signe de protestation contre la marginalisation dont souffre la région.

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Selon un témoin, une information a circulé ces derniers jours suite à la visite de l’Émir du Qatar, selon laquelle le Qatar aurait donné une subvention au profit du projet de métro léger à Sousse. Les régions du nord-ouest se sont vues épargnées et marginalisées. « C’est pour la même raison par ailleurs, que les régions telles que Aïn Draham et Ghardimaou se sont révoltées » a fait savoir le témoin.

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Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour maintenir l’ordre dans la région.

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Leur presse (Wafa Sdiri, Tunisie numérique), 16 janvier 2012.


Ghardimaou-Jendouba : Des protestataires bloquent les accès à la ville et des renforts sécuritaires en route

Des individus de la ville de Ghardimaou dans le gouvernorat de Jendouba ont bloqué depuis cette matinée du lundi, 16 janvier 2012, les voies d’accès à la ville en signe de protestation contre leur marginalisation.

Le train de passagers qui assure la desserte Tunis-Ghardimaou a été contraint de s’arrêter à Jendouba. Selon les sources de TunisieNumérique, il semblerait qu’une centaines de malfaiteurs ont rejoint les manifestants en vue de perpétrer des actes de pillage et de vandalisme tandis que des renforts sécuritaires se dirigent actuellement vers la ville.

Oued Mliz, localité relevant du gouvernorat de Jendouba, a été une scène de protestations ce lundi, avant que le calme ne soit rétablit.

Leur presse (Wafa Sdiri, Tunisie numérique), 16 janvier 2012.

 

Ghardimaou-Jendouba : Actes de pillage suite à un mouvement de protestation

Des dizaines de personnes ont brûlé des pneus samedi 14 janvier 2012, en protestation contre le chômage et leur situation socio-économique à Ghardimaou dans le gouvernorat de Jendouba. Ces actes ont perturbé sérieusement la circulation et bloqué la route à Ghardimaou.

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Ce mouvement a été suivi par plusieurs opérations de pillage menées par des individus qui ont par la suite fait irruption dans un collège et volé des ordinateurs. Les unités d’intervention ont réussi à arrêter 24 personnes.

En réaction à ses arrestations, un autre groupe a attaqué le commissariat de police de la région par des jets de pierres ce qui a obligé les forces de l’ordre à intervenir. Des bombes de gaz lacrymogènes ont été lancées pour disperser les manifestants.

Leur presse (Mohammed Driss, Tunisie numérique), 15 janvier 2012.


Ben Arous : Des manifestants bloquent la circulation sur la route nationale 1 au niveau de Borj Cédria

Entre 50 à 80 citoyens de Borj Cédria dans le gouvernorat de Ben Arous ont  bloqué ce lundi, 16 janvier 2012, la route nationale 1 interrompant la circulation aux véhicules.

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Selon les sources de TunisieNumérique, les manifestants ont entamé cette action pour des revendications sociales.

Leur presse (Wafa Sdiri, Tunisie numérique), 16 janvier 2012.


Un sit-in fait « dégager » le gouverneur de Kébili de son bureau !

Le gouverneur de Kébili a été contraint à quitter son bureau ce mardi, 17 janvier 2012, sous la protection des forces militaires.

Selon les informations recueillies par TunisieNumérique, des centaines de partisans d’Ennahdha, du parti du Congrès Pour la République (CPR), de l’Union régionale des chômeurs ainsi que des représentants de la société civile ont observé un sit-in depuis le début de la matinée devant le siège de gouvernorat.

Les protestataires ont brandi des slogans appelant à  limoger le gouverneur. La manifestation qui était pacifique au début a subi un dérapage quand les protestataires ont forcé la porte du gouvernorat pour rencontrer le gouverneur.

Les forces militaires présentes sur le lieu ont dû intervenir pour protéger le gouverneur. Omar Chammam, représentant de bureau d’Ennahdha à Kébili a déclaré : « Ce gouverneur n’a rien apporté à la région, il travaille selon l’agenda de l’ancien régime il faut qu’il dégage le plus vite possible ! »

Leur presse (Wafa Sdiri, Tunisie numérique), 17 janvier 2012.


Reprise de la grève au champ pétrolifère d’El Borma

La suspension de la grève illimitée au champ pétrolifère d’El Borma n’a duré qu’un jour. Pour célébrer le premier anniversaire de la révolution. Dimanche, la grève a repris.

Les ouvriers et techniciens de la Société italo-tunisienne d’exploitation pétrolière (Sitep), affiliés à la Confédération générale tunisienne du travail (Cgtt), ont repris dimanche leur grève illimitée au champ pétrolifère d’El Borma, dans la région de Tataouine, après une suspension d’une journée à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la révolution, le 14 janvier.

Les 240 ouvriers de la Sitep, dont la majorité est affiliée à la Confédération générale tunisienne du travail (Cgtt), fondée il y a moins d’un an, sont déterminés à poursuivre la grève entamée depuis jeudi dernier. Ils ont décidé de ne pas lever la grève qu’après la satisfaction de leurs revendications soumises à la direction générale de la société, le 22 décembre.

Mohamed Ben Mbarek, trésorier du syndicat de base, a affirmé à l’agence Tap que les revendications des grévistes ne sont pas matérielles. Il s’agit, plutôt, d’accorder la priorité aux jeunes originaires de la région dans les recrutements et d’appliquer les conventions signées fixant à 55 ans l’âge légal du départ à la retraite et organisant le temps de travail selon le système de vacations.

Les grévistes revendiquent, également, la régularisation de la situation professionnelle de plusieurs d’entre eux, ainsi qu’un local pour le syndicat.

Leur presse (Kapitalis), 17 janvier 2012.


Tunisie : la contestation sociale atteint le palais présidentiel de Carthage

La contestation sociale prend de l’ampleur en Tunisie malgré l’appel à la trêve lancé par le nouveau président Moncef Marzouki. Elle a atteint mardi le palais présidentiel de Carthage, près de Tunis, un an après la chute du régime de l’ancien président Zine el Abidine ben Ali.

L’onde des grèves, sit-ins et coupures de route s’est propagée en quelques jours dans plusieurs régions du nord au sud en passant par le centre du pays, entravant la circulation et paralysant l’activité économique dans plusieurs localités.

La contestation, comme sous Ben Ali, est alimentée par le chômage et la précarité des conditions de vie. À Siliana, une région pauvre du centre tunisien, une grève générale se poursuit ainsi depuis cinq jours dans la localité de Makthar, dont les habitants qui réclament des emplois et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Selon l’agence de presse officielle TAP et des images diffusées par la télévision publique, les établissements scolaires étaient fermés et les accès de la ville étaient bloqués par des troncs d’arbre et des pneus en flammes empilés par des groupes de chômeurs.

Les mêmes revendications sous-tendaient des actions similaires au Kef et Jendouba (nord-ouest), où les protestataires ont coupé des routes et perpétré des actes de vandalisme visant des commerces, des écoles et des parkings municipaux notamment dans la localité de Ghardimaou, selon la TAP.

Des troubles ont été enregistrés également à Grombalia (nord-est) où le siège de la délégation (sous-préfecture) et à Gafsa, chef-lieu du bassin phosphatier, où 40 personnes ont entamé une grève de la faim, rapporte radio Mosaïque FM.

Lundi soir, un groupe d’une douzaine de contestataires venus pour la plupart de Thala et de Kasserine campait devant le palais présidentiel de Carthage.

Ces deux villes du centre-ouest tunisien ont payé un lourd tribu lors du soulèvement populaire qui a fait chuter le régime Ben Ali, en enregistrant un grand nombre de morts et de blessés.

Assise sous un arbre à même le sol par un temps particulièrement froid, une jeune femme tenait son bébé d’un an et trois mois enveloppé dans un drap.

« Mon fils a été touché à la tête par du gaz lacrymogène lors d’une manifestation à Kasserine. Avec le salaire de 104 dinars (environ 52 euros) que je perçois dans le centre de santé de base où je travaille, je ne peux pas le soigner. Je veux que l’État prenne en charge les soins et améliore ma situation professionnelle », a déclaré à l’Associated Press Thouraya Ghodbani, âgée d’une trentaine d’années.

« Lorsque le président Marzouki s’était déplacé dernièrement à Kasserine, il nous a assuré que sa porte était ouverte et qu’on pouvait venir lui présenter nos doléances. Mais voilà que nous sommes venus à Carthage depuis vendredi et personne ne nous a prêté attention », a protesté Abed Gassoum, 19 ans, en montrant une main déformée, consécutive à une blessure reçue pendant le soulèvement, selon lui.

« Je réclame qu’on apporte une solution urgente à ma situation et qu’on me soigne », a-t-il lancé, affirmant avoir à sa charge un père handicapé et une mère atteinte d’une maladie chronique.

À peine installé dans ses nouvelles fonctions, le président Marzouki avait demandé aux Tunisiens une trêve politique et sociale de six mois pour permettre au gouvernement de mener les réformes nécessaires et répondre aux préoccupations urgentes de la population, notamment dans les régions déshéritées. « Passé ce délai, vous pourrez alors nous demander des comptes et je suis prêt à démissionner en cas d’échec », avait-il promis.

Leur presse (AP), 17 janvier 2012.