Archives mensuelles : février 2012

[Coutances – 50] Stop-THT : vis et boulons déposés devant la rédaction d’Ouest-France

[Stop THT] De nouveaux pylônes déboulonnés par de petites mains

Cette nuit, des petites mains ont poursuivi le démantèlement de la ligne THT Cotentin-Maine.

Une fois encore, une petite part des butins a été déposée devant quelques rédactions.

Que RTE et consorts ne se méprennent pas : nous ne laisserons pas leurs pylônes gacher nos vies.

Autant de pylônes seront dressés et autant ils seront déboulonnés.

Nos vies ne sont pas à vendre !

Des petites mains

Mailing, 23 février 2012.


Après Avranches, quelques boulons devant notre rédaction de Coutances

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330097529.jpgCinq boulons et vis devant notre rédaction de Coutances ce matin.

Deux semaines exactement après Avranches, une main anonyme est venue déposer quelques boulons et écrous dans la nuit de jeudi à vendredi devant notre rédaction de Coutances. Naturellement, on pense à un déboulonnage de la ligne THT. Mais ces boulons et vis sont très peu nombreux : cinq en tout. S’agit-il de « restes » d’Avranches ? L’acte n’a pas été « revendiqué » pour le moment.

Leur presse (Ouest-France.fr, 24 février 2012)

[Vaulx-en-Velin – 69] Incendie d’un squat abritant 140 Rroms

Un incendie détruit le plus gros squat de Roms de l’agglomération lyonnaise

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie a détruit un ancien entrepôt de l’usine ACPM situé Chemin du Catupolan à Vaux-en-Velin. Il abritait environ 140 Roms depuis au moins le mois de septembre (les premières personnes étant arrivées il y a sept mois).

Un incendie d’origine « accidentelle » pour Jean-Luc Joubert, directeur du cabinet du maire (PCF) de Vaulx-en-Velin : « Il est arrivé ce qu’on craignait. Comme dans tous les squats, ils se chauffaient comme ils pouvaient, c’était risqué ».

 Aucun blessé n’a été signalé, mais plusieurs occupants auraient « disparus », selon le cabinet,  pendant la nuit.

Les 70 autres sont actuellement  hébergés dans le gymnase Ambroise Croizat, avenue Salengro, en attendant une solution d’urgence.

En la matière, la préfecture du Rhône est compétente. Jean-Luc Joubert assure avoir contacté un responsable de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) du Rhône qui dépend de la préfecture.  La DDCS se dirait « très embêté » par cette situation, selon le directeur du cabine du maire de Vaulx-en-Velin. « Apparemment, le 115 serait débordé d’appels et la préfecture manquerait de places pour reloger les 70 Roms placés provisoirement au gymnase Ambroise Croizat,  »  explique le directeur de cabinet du maire de Vaulx-en-Velin.

Les dernières informations pointent que le Conseil général placerait dès ce soir trois familles avec des enfants en bas âge. De son côté, la préfecture compte reloger 17 personnes dans des chambres d’hôtel pour une durée indéterminée.

Le 4 février dernier, un bidonville avait également brûlé sur la commune de Bron. La cinquantaine de Roms avait été hébergée pendant dix jours au frais de la municipalité avant que la préfecture ne prenne le relais. Ce gymnase a été fermé jeudi 23 février. Une partie de ses occupants a été transférée au gymnase réquisitionné de la Croix-Rousse (Lyon 1er).

Rue 89 Lyon, 24 février 2012

Marseille : répression de l’action directe à la SNCM, ça continue…

A la SNCM, l’heure est à la répression syndicale, après la répression policière lors d’un conflit où les travailleurs sont passés à l’action directe. Un article dans le dernier Monde Libertaire, et une nouvelle qui vient de tomber (AFP)…

Les briseurs de grèves

Depuis trois semaines, une vingtaine de marins de la SNCM, syndiqués à la CGT, bloquaient le navire Le Corse au port de Marseille, l’empêchant d’appareiller pour rejoindre Toulon. Ce blocage, appuyé par une grève, visait à dénoncer l’ouverture, par la SNCM, d’une liaison Toulon-Corse, créée par la direction pour, selon les dires d’un représentant du syndicat CGT, « faire le jeu de la Corsica Ferries en défendant le maintien des subventions qui lui sont attribuées au titre des fameuses aides dites sociales, tout en réduisant le périmètre du service public ». Les marins entendaient également s’opposer, par cette action directe, à la renégociation en cours des accords salariaux. Mardi 14 février, le tribunal de grande instance de Marseille déclarait la grève illégale et exigeait, par ordonnance, l’arrêt immédiat du blocage, sous peine de 200 euros d’amende par heure de retard prise par le navire. Il autorisait également le recours aux forces dites de l’ordre pour balayer le blocage en cas de non-respect de la décision de justice. Pour légitimer cette nouvelle atteinte au droit de grève, le juge prétendait que celui-ci « n’emporte pas celui de disposer des biens de l’employeur ». Une petite mise au point historique ne lui aurait sans doute pas fait de mal, histoire de lui rappeler ces quelques mots que le syndicaliste anarchiste Émile Pouget – à l’origine de la création de la CGT en 1895 – écrivait en 1910 : « Le syndicalisme est apte à préparer et à réaliser, sans interventions extérieures, par la grève générale, l’expropriation capitaliste et la réorganisation sociale, avec pour base le syndicat, qui de groupement de résistance se transformera en groupement de production et de répartition 1. »

Déterminés dans leur combat, les marins n’ont pas bougé d’un pouce, conscients que la lutte des classes ne se mène pas ailleurs que sur le terrain, avec l’action directe. Vers 20 heures, plus de 400 CRS ont débarqué et, dans une violence qui leur est depuis longtemps coutumière, ont brisé le blocage et la grève. La répression ne se limitant jamais à quelques coups de matraque, dix-sept salariés grévistes ont été convoqués pour « participation à un arrêt de travail jugé illicite » et deux représentants syndicaux sont poursuivis pour « fautes lourdes ». La lutte n’est pas terminée pour autant et Frédéric Alpozzo, le représentant de la CGT, promet une suite au mouvement.

Ce énième coup de force contre la grève, avec intervention policière musclée (400 flics pour 20 marins), intervient dans un climat général de remise en cause du droit de grève. Des réquisitions préfectorales de l’automne 2010 aux mobilisations de flics pour remplacer les agents de sécurité dans les aéroports, en passant par la récente loi dite « relative à l’organisation du service et à l’information des passagers dans les entreprises du transport aérien », l’État et ses avatars – justice et police – n’en finissent plus de lécher les cuissardes du patronat. Pendant ce temps-là, l’actuel président annonce sa volonté de briguer un nouveau mandat en vue de consolider une présidence « du peuple, par le peuple et pour le peuple », et les autres guignols – de Le Pen à Mélenchon en passant par Hollande – se gargarisent avec des promesses de bien-être social et de sécurité grâce auxquelles ils espèrent gravir les marches du pouvoir. Dans les discours, le bon peuple se voit ainsi l’objet de toutes les attentions, mais dans la réalité, on le matraque et on le traîne devant les tribunaux dès qu’il se fout en grève. C’est ça la démocratie parlementaire.

1. La Confédération générale du travail, Bibliothèque du Mouvement prolétarien, Librairie des sciences politiques et sociales Marcel Rivière, Paris, 1910.

Guillaume Goutte, le Monde Libertaire, 23 février 2012

Le leader CGT des marins de Marseille menacé de licenciement à la SNCM

Le conseil de discipline de la compagnie maritime SNCM s’est prononcé jeudi soir pour un licenciement du secrétaire général du syndicat CGT des marins de Marseille, a-t-on appris vendredi de sources concordantes, dix jours après la fin d’un conflit social mouvementé.

Frédéric Alpozzo (G) le 24 février 2012 à Marseille

Frédéric Alpozzo (G) le 24 février 2012 à Marseille

Le conseil de discipline s’est prononcé pour le licenciement « pour faute lourde » de Frédéric Alpozzo, délégué du personnel CGT, et du secrétaire du comité d’entreprise, Marcel Faure.

Selon une porte-parole de la direction, il leur est reproché d’avoir bloqué pendant trois semaines l’appareillage pour Toulon d’un navire de la compagnie, le « Corse », en dépit d’ordonnances de justice réclamant la fin de toute entrave. Le licenciement effectif de ces deux salariés, qui ont un statut « protégé » au titre de leurs mandats syndicaux, est soumis à un avis du comité d’entreprise et à une autorisation de l’inspection du travail.

« Cette décision ne repose sur aucun fondement concret », a commenté M. Alpozzo, soulignant que la légalité de la grève des salariés avait été reconnue durant le conflit autour du « Corse ».

« On ne peut pas nous licencier pour faute lourde alors que la direction elle-même ne respecte pas le code du travail en faisant libérer le navire par la force publique », a-t-il ajouté, soulignant que la dernière ordonnance de justice était toujours contestée devant les tribunaux.

Les forces de l’ordre étaient intervenues le 14 février pour déloger les grévistes à bord du Corse après que la justice eut ordonné la fin du blocage du navire, dont la CGT empêchait le départ pour Toulon d’où il devait assurer une première liaison avec l’île de Beauté.

Les marins CGT des compagnies SNCM et La Méridionale (ex-CMN) avaient appelé à la grève vendredi à l’occasion d’un conseil de surveillance de la SNCM, pour défendre leurs emplois, menacés, selon eux, par la concurrence des compagnies « low cost », notamment Corsica Ferries, qui opère depuis Toulon.

D’autres arrêts de travail étaient observés vendredi parmi les professions portuaires de Marseille, inquiètes de l’avenir industriel des bassins Est du port par rapport à ceux de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) à l’ouest.

« La situation est grave », a souligné Daniel Manca, secrétaire CGT du syndicat des dockers à Marseille, lors d’une conférence de presse organisée au pied de la tour de la CMA-CGM, l’un des leaders mondiaux du transport de conteneurs, dont le siège est dans la cité phocéenne. Son patron Jacques Saadé a estimé récemment dans le quotidien régional la Provence qu’il fallait que « les bassins de Marseille gardent la croisière et les passagers, et que les marchandises aillent à Fos », un scénario que la CGT refuse en bloc sur les bassins Est.

« La préfecture n’a toujours pas répondu à notre demande de table ronde alors que tout Le Monde s’accorde à dire que le port est le poumon économique de la ville avec 30.000 emplois », a déploré le secrétaire du syndicat CGT des agents du Grand Port Maritime de Marseille, Pascal Galeoté.

La CGT, qui appelle la gauche à se mobiliser sur l’avenir du port avant les élections, avait rendez-vous vendredi matin au conseil régional que préside le socialiste Michel Vauzelle, avant d’aller frapper à la porte de la préfecture.

AFP, 24 février 2012

[Pakistan] Le plus grand rassemblement de femmes du monde

[Pakistan] Le plus grand rassemblement de femmes du monde

Environ 100.000 femmes se sont rassemblées dimanche dernier à Karachi pour la défense de leurs droits et l’égalité hommes / femmes.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330077358.jpg

Les femmes ont participé à la manifestation avec des pancartes comme : “Dites non à la violence conjugale” et “Nous condamnons la violence conjugale”.

Adapté de l’anglais (Womens Views on News) par Solidarité ouvrière, 24 février 2012.

Mort d’Hakim Ajimi : sursis pour les flics

[Justice pour Hakim Ajimi] La mascarade continue

 

Procès Ajimi : de la prison avec sursis pour les policiers

De la prison avec sursis. Les policiers impliqués dans la mort par asphyxie du jeune Hakim Ajimi en 2008 ont été condamnés vendredi matin à de la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Grasse.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330075423.jpg

Les deux agents de la BAC ont été reconnus coupable d’homicide involontaire. Jean-Michel Moinier et Walter Lebeaupin ont été condamnés à 18 et 24 mois d’emprisonnement avec sursis. Walter Lebeaupin ayant également été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger.

Quant au policier municipal Jim Manach, il a été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger et condamné à six mois de prison avec sursis. Les quatre autres policiers qui comparaissaient ont tous été relaxés.

La famille arrivée en retard

La famille de la victime, arrivée en retard, n’était pas présente lorsque le président de tribunal correctionnel de Grasse a rendu son jugement dans une ambiance très calme. Parlant de nombreuses erreurs professionnelles, le procureur Jean-Louis Moreau avait pourtant requis à l’issue du procès en janvier des peines pour tous les prévenus.

Déception pour le père d’Hakim

Le père d’Hakim Ajimi s’est dit déçu des condamnations prononcées et aurait préféré que les policiers de la BAC soient condamnés à de la prison ferme parlant d’une « justice à deux vitesses ». Il veut désormais se battre pour que ce genre de drame ne puisse plus se reproduire.

Le décès d’Hakim Ajimi 22 ans était survenu le 9 mai 2008 lors d’une interpellation musclée.

Leur presse (NiceMatin.com, 24 février 2012)


Prison avec sursis pour des policiers dans l’affaire Ajimi

Les deux principaux prévenus dans l’affaire Hakim Ajimi, un jeune homme mort par asphyxie lors d’une interpellation violente en mai 2008, ont été condamnés vendredi à des peines de prison avec sursis par le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes).

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330076055.jpg

Les deux policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) ont été reconnus coupables d’homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger. Ils ont été condamnés respectivement à des peines de 18 mois et 24 mois de prison, avec sursis dans les deux cas. Ils ont fait savoir qu’ils feraient appel.

Leur presse (Reuters, 24 février 2012)


(…) « J’ai perdu un enfant et eux ils vont continuer à travailler (comme avant)… Il y a une justice à deux vitesses : une justice première classe et une justice deuxième classe, c’est pas normal ça », a déploré devant les journalistes Boubaker Ajimi, le père de la victime, au sortir de l’audience.

L’un des avocats des policiers condamnés pour homicide involontaire, Me Gérard Baudoux, s’est dit pour sa part « convaincu que les policiers n’ont fait qu’appliquer ce qui leur avait été enseigné à l’école de police, (…) même si on a compté à l’occasion de cette affaire un certain nombre de carences dans l’enseignement et dans les instructions qui sont dispensées ». « Mais il n’est pas sain à mon sens de faire de ces deux fonctionnaires de police, jusque-là parfaitement irréprochables, les boucs émissaires d’un certain nombre d’impérities », a-t-il ajouté. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 24 février 2012)