Archives mensuelles : février 2012

[France] Plusieurs manifs contre la répression en Syrie

Plusieurs manifestations de soutien au peuple syrien en France

Plusieurs manifestations ont eu lieu samedi en France à l’appel de diverses associations pour dénoncer la répression du régime syrien contre sa population, au lendemain d’un appel solennel des pays « Amis de la Syrie » à cesser les violences.

A Paris une centaine de personnes, selon la police, se sont rassemblées place du Châtelet, lieu habituel des manifestations des opposants syriens.

A Lyon, une centaine de personnes ont manifesté dans le centre de la ville « en soutien au peuple syrien qui lutte contre la dictature de Bachar El Assad », à l’appel de l’association « Free Syria », selon un journaliste de l’AFP.

Des manifestants imitent des policiers tuant des civils syriens lors d’une manifestation pour dénoncer les violences du régime de Bachar al-Assad le 25 février 2012 à Lyon

Sur la place des Terreaux, où se trouve la mairie de Lyon, ils ont déployé un immense drapeau syrien le long d’un échafaudage.

A Toulouse, une manifestation pour dénoncer les exactions commises par le régime syrien a rassemblé près de 100 personnes, a constaté l’AFP.

« Bachar assassin, malgré le veto de la Russie et de la Chine, on continue à se battre », scandaient des membres de la Coordination des Syriens de Toulouse.

Une soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des « Amis de la Syrie », boycotté par Moscou et Pékin, a appelé vendredi à Tunis à l’arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d’une force Arabes-ONU de maintien de la paix.

Des négociations se poursuivaient samedi entre la Croix-Rouge internationale (CICR), des diplomates, le régime et les opposants, pour tenter de faire taire les armes à Homs, le temps d’évacuer des blessés, dont deux Journalistes occidentaux, ainsi que les corps de deux autres Journalistes tués mercredi. La ville est assiégée et soumise depuis trois semaines à d’intenses bombardements.

AFP, 25 février 2012

[Lyon] Entartage de Phényx du Poitou

Raffarin entarté à Lyon

Invité à la librairie Décitre, pour une rencontre autour de son dernier livre « Je marcherai toujours à l’affectif », Jean-Pierre Raffarin s’est fait entarter au moment où il s’apprêtait à entrer dans la librairie. « C’est la première fois en 40 ans de carrière que cela m’arrive » a confié l’ancien Premier Ministre. Nora Berra s’est dévouée pour aller lui acheter une nouvelle cravate, pour remplacer celle, maculée de crème, que Raffarin avait dû retirer.

lu sur lyoncapitale

Malheureusement une des personnes participant à l’action a été arrêtée, voir complément d’info ci-dessous.

Comment ça s’est passé !
On s’est pointé en groupe de trois sur la place Bellecour. Deux entarteurs et un caméraman. On a attendu trois quarts d’heure tranquillou et on s’est dirigé vers la librairie. Quand on a vu Raffarin, cash on pris la chantilly et les assiettes en cartons. On a préparé nos tartes en bloquant la circulation et on s’est approché directement vers Raffarin. On a jeté nos tartes et on a crié « DADA VAINCRA » en hommage à Tristan Tzara, au mouvement Dada du début du XXe Siècle, ainsi que à Pierre Pinoncelli et à Noël Godin. C’est là que la stratégie mise en place est partie en vrille. On devait s’échapper ensemble par les petites rues, on a merdé et l’un d’entre nous s’est fait gauler. Nique ça mère !

[Et un commentaire : ]

# Le 25 février à 01:55, par ART QUI TARTE

http://art-qui-tarte.over-blog.fr/

LA REVANCHE DE LA FRANCE D’EN BAS

Comment ça s’est passé !
On s’est pointé en groupe de trois sur la place Bellecour. Deux entarteurs et un caméraman. On a attendu trois quarts d’heure tranquillou et on s’est dirigé vers la librairie. Quand on a vu Raffarin, cash on pris la chantilly et les assiettes en cartons. On a préparé nos tartes en bloquant la circulation et on s’est approché directement vers Raffarin. On a jeté nos tartes et on a crié « DADA VAINCRA » en hommage à Tristan Tzara, au mouvement Dada du début du XXe Siècle, ainsi que à Pierre Pinoncelli et à Noël Godin. C’est là que la stratégie mise en place est partie en vrille. On devait s’échapper ensemble par les petites rues, on a merdé et l’un d’entre nous s’est fait gauler.
Nique ça mère !

Gloup gloup gloup !

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Une tarte dans ta gueule. La France d’en bas ta entarté. Juste revanche !

Viva dada, viva la liberté

L’Al-Qaïtarte engage une insurrection contre l’UMP-FN sur Lyon. Car en réalité ces deux partis ne font qu’un et tentent de se piquer des voies l’un à l’autre. Cinq ans de malheurs sont assez suffisants. Qu’attendons-nous ?

Ces pantins qui se prennent pour des rois, qui construisent des centre de rétentions et qui ne considèrent plus l’humain à sa juste valeur ; qui recherche la croissance au détriment de l’humanité. « Amis » du MEDEF, « amis » du FN, « amis » de l’UMP, ne venez plus sur Lyon, on veut plus de vous, on veut plus de vos gueules. Cassez vous avec votre politique politichienne.

Vive la démocratie directe. Vive les assemblées révolutionnaires.

La positive attitude qui fout des milliers de personnes à la rue pour des délocalisations qui donnent du pognon aux investisseurs du CAC40 et à l’oligarchie politico-économique qui dirigent nos vies. Aujourd’hui on fout les valeurs sociales à la porte pour enrichir les actionnaires et les patrons à la con.

Entarter Raffarin c’est approcher l’UMP, c’est entarter Chirac, c’est entarter Villepin, c’est entarter Sarkozy. Moralement la cliqua de la droite en prend un coup et ça leur fait peur.

On vous emmerde ! On vous encule (sans homophobie bien sûr)

Vive l’insurrection pâtissière !

Vive la révolution !

Vive l’internationale pâtissière !

Vive l’international travailleur !

Tarta vaincra !

Al Qaïtarte

Rebellyon, 25 février 2012

 

« Affaire » de Tarnac : fin de la garde à vue pour le forgeron

Fin de la garde à vue du Normand proche du groupe de Tarnac

Un homme proche du groupe de Tarnac, soupçonné d’avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a nié ces accusations tout au long de sa garde à vue, que ses avocats ont qualifiée de « grotesque » après qu’elle eut pris fin vendredi soir.

S’il a été libéré sans être mis en examen, cet homme d’une trentaine d’années originaire de la région rouennaise et qui a une formation de forgeron-ferronnier, pourrait être à nouveau convoqué ultérieurement, a-t-on affirmé de source proche du dossier.

Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir fabriqué les crochets constitués de morceaux de fer à béton qui avaient été placés dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 sur des caténaires, dans l’Oise, l’Yonne et la Seine-et-Marne, a-t-on indiqué de même source.

Il a catégoriquement nié ces accusations tout au long de sa garde à vue, qui avait débuté jeudi dans les locaux de la Sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Les enquêteurs ont par ailleurs perquisitionné l’atelier de son père, qui exerce le même métier que lui, un atelier auquel le suspect avait accès.

Ses avocats, Mes Jérémie Assous et Etienne Noël, ont qualifié cette garde à vue de « grotesque ».

« C’est une énième tentative de sauver du naufrage l’instruction alors que le navire a coulé depuis longtemps », a dit à l’AFP Me Assous. « Cette garde à vue ne vise qu’à donner l’illusion que l’instruction existe. »

L’homme placé en garde à vue avait été présenté de source proche du dossier comme étant proche du groupe de personnes mises en examen pour les sabotages.

Ses avocats ont expliqué à l’AFP qu’il avait été colocataire d’un des mis en examen et qu’il ne s’en était jamais caché.

« L’ami d’un ami qui a une boîte à outils peut donc selon l’accusation être soupçonné d’une infraction qu’elle n’arrive pas à prouver », a ironisé Me Assous.

Les actes de sabotage commis en novembre 2008 avaient affecté les lignes à grande vitesse (LGV) Nord, Est et Sud-Est après que les crochets eurent été percutés par les trains-balais, chargés de vérifier quotidiennement la sécurité des voies avant l’ouverture au trafic commercial.

Le 11 novembre 2008, la police antiterroriste avait interpellé une vingtaine de personnes à Paris, Rouen, dans la Meuse et Tarnac (Corrèze).

Dix personnes, dont Julien Coupat et sa compagne, Yildune Levy, ont été mis en examen dans ce dossier instruit à Paris par le juge Thierry Fragnoli, notamment pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».  

Le parquet antiterroriste avait ouvert dès avril 2008 une enquête préliminaire sur les agissements présumés de Coupat et de certains de ses proches.

Tous les suspects ont été libérés, y compris Julien Coupat sorti le dernier de prison, en mai 2009.

La défense a entrepris de démonter l’enquête en cours.

Mais en octobre 2010, la cour d’appel de Paris a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation des investigations déposées par les avocats de la défense, estimant qu’elles n’étaient pas entachées d’irrégularité.

Les avocats ont qualifié de « simulacre » la reconstitution organisée en janvier 2011 à Dhuisy.

En novembre 2011, une information judiciaire a été ouverte à Nanterre pour « faux et usage de faux en écriture publique » après une plainte du groupe de Tarnac qui accuse la Sdat d’avoir rédigé un PV mensonger pour les mettre en cause.

Une autre instruction, cette fois à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), a été ouverte en janvier après une plainte pour atteinte à la vie privée au sujet d’écoutes liées à la surveillance de l’épicerie gérée par des membres du groupe de Tarnac.

Paris Normandie, 24 février 2012

ndPN : réécoutons avec plaisir ce tube de la Parisienne Libérée !

[Les Menuires – 73] Victoire de sept travailleur-euse-s britanniques, barricadé-e-s pour obtenir leur salaire

Menuires : les saisonniers seront payés

Après s’être barricadés dans un hôtel de luxe, les sept Britanniques ont obtenu d’être payés.

C’est une fin en forme de « happy end » que les nouveaux héros de la blogosphère anglaise ont connu samedi. Les sept saisonniers britanniques barricadés depuis jeudi dans un chalet de luxe aux Menuires, une station de ski en Savoie, seront bien payés. Ils protestaient pour être payés après que leur employeur, un tour opérateur gérant des chalets de luxe, a annoncé qu’il se passait de leurs services compte tenu du faible taux de remplissage.

Les quatre hommes et trois femmes, âgés de 19 à 47 ans, sont très contents. « C’est fantastique, génial, nous allons être payés au SMIC français, bien plus que ce que l’on nous avait promis en Angleterre », a déclaré Aannya Madhadin, 22 ans, qui devrait toucher environ 1.500 euros comprenant près d’un mois de salaire et le remboursement de ses billets d’avion.

Dans cette vidéo, l’un des saisonniers explique leur geste (en anglais).

L’aventure des sept Britanniques suscite depuis plusieurs jours de nombreuses réactions sur les blogs britanniques et les réseaux sociaux. A l’image de la page Facebook « Les Menuires 7 », qui compte environ 3700 fans.

Europe1.fr, 24 février 2012

Non à ACTA : manifs d’Anonymous

Contrefaçon sur internet : nouvelles manifestations en France contre Acta

Des centaines de manifestants, nombreux à porter le masque des « Anonymous », ont de nouveau défilé samedi à Paris et en région pour dénoncer les atteintes aux libertés sur internet, en particulier l’accord international Acta sur la contrefaçon, a constaté l’AFP.

Des manifestants défilent à Nice pour dénoncer les atteintes aux libertés sur internet, le 25 février 2012.

Des manifestants défilent à Nice pour dénoncer les atteintes aux libertés sur internet, le 25 février 2012

Ils étaient 650 à Paris selon la police qui en avait dénombré un millier il y a quinze jours lors d’une précédente manifestation dans la capitale et entendent poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce que l’accord Acta soit retiré.

Plusieurs manifestations regroupant quelques centaines de personnes au total ont également eu lieu à Lille, Rennes, Lyon, Marseille et Toulouse.

Négocié entre l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, Singapour, la Corée du Sud, le Maroc, le Mexique et la Suisse, l’Acta vise à lutter contre la contrefaçon au sens large, de celle des médicaments et autres marchandises au téléchargement illégal sur l’internet.

Il est dépeint par ses opposants comme une atteinte potentielle grave à la liberté d’expression et aux droits des utilisateurs d’internet.

A Paris, les manifestants, plutôt jeunes, masculins, portant des vêtements sombres et le masque au sourire ironique des « Anonymous » ont défilé pacifiquement au départ de la place de la Bastille en scandant des slogans tels que « Acta tu passeras pas! », « partage, culture, liberté! » ou « liberté sur internet ! ».

La plupart ont été mobilisés via internet et par le bouche à oreille.

« Cet accord prévoit des lois répressives qui font de tous les internautes des délinquants potentiels. Bien sûr il y a les droits d’auteurs et les artistes doivent être rémunérés mais ce qui risque d’arriver si les gouvernants continuent dans la même logique, c’est qu’ils soient boycottés », a estimé Frédéric Couchet, délégué général de l’association de promotion et défense du logiciel libre (April).

Pour lutter contre la contrefaçon, « il faut, selon lui, revoir le système dans son ensemble et étudier toutes les possibilités sans idées préconçues négatives ».

« On espère qu’il ne faudra pas attendre une nouvelle génération de politiques nés avec le numérique pour qu’enfin ça se débloque ! », commentait un jeune manifestant.

Les opposants à Acta étaient environ 200 à Rennes et à Toulouse, 150 à Lille, une centaine à Lyon et une cinquantaine à Marseille. Nombre portaient le masque des « Anonymous », d’autres des masques blancs ou des foulards. Plusieurs revendiquaient leur présence « en tant que simples citoyens ».

« On est tout à fait d’accord sur le principe de mettre en place une législation pour lutter contre la contrefaçon. Le problème, c’est que nos dirigeants voient internet comme le minitel, un système archaïque. On l’a vu avec Megaupload. Ils auront beau leur couper la tête (aux sites faisant de la contrefaçon un commerce), ils renaîtront », a estimé un jeune Marseillais.

Les « Anonymous » sont une nébuleuse composée de pirates informatiques « pacifiques » née aux Etats-Unis en 2008. Ils disent lutter « contre toute forme de censure » ou de « dictature ». Leurs actions spectaculaires ont beaucoup fait parler d’eux ces derniers mois.

AFP, 25 février 2012