Archives mensuelles : mars 2012

[86] Education en pièces : on réagit QUAND ?

Mise en réseau des lycées : une gestion des stocks ?

C’est l’impression de la FCPE face à cette nouvelle donne qui amènera à la rentrée, les lycéens à changer d’établissement au cours de leur cursus.

Les lycéens vont-ils devoir se balader d'un lycée à un autre au cours de leur cursus ?  Les lycéens vont-ils devoir se balader d’un lycée à un autre au cours de leur cursus ?

La DGH (dotation globale horaires) et sa répartition sont actuellement au cœur des discussions dans les conseils d’administration des établissements du second degré. Elle définit les moyens dont chaque lycée disposera pour assurer sa mission, à la rentrée prochaine. Et ils seront en baisse. Le second degré, perd dans l’académie 58 postes alors même que les effectifs sont stables (toutes filières confondues). Le département, voit la suppression de 25 postes. La mission va s’avérer délicate pour les chefs d’établissements d’autant qu’elle évolue encore cette année dans le cadre de la réforme du lycée avec, un dernier volet : la mise en réseau des établissements.

 «  Cette mise en réseau s’inscrit dans une logique comptable  »

L’objectif annoncé par l’Education Nationale est de favoriser la fluidité le parcours des élèves entre établissements d’une même ville. En clair, les élèves pourront changer d’établissement au cours de leur cursus au lycée. « Ce qui permettra de favoriser les échanges pédagogiques entre des établissements proches ou encore de constituer des réseaux « ressources humaines » dans les secteurs ruraux, avait indiqué, il y a un peu plus d’un mois, Martine Daoust, rectrice de l’académie de Poitiers, à l’occasion d’une présentation de la rentrée 2012.
Du côté de la FCPE, on ne voit évidemment pas les choses de la même façon. « Des motions, explique Isabelle Siroy, porte-parole de la FCPE, ont été déposées lors des conseils d’administration contre cette mise en réseau telle qu’elle est proposée. A Poitiers par exemple, elle va contraindre les élèves à changer d’établissement, pour certains d’entre eux ce sera chaque année, afin de pouvoir suivre le cursus qu’ils envisagent. Et, elle interdira aux élèves hors de ces secteurs l’accès à certains cursus. Pour nous cette mise en réseau s’inscrit dans une logique comptable. Elle permettra de regrouper deux groupes d’élèves de deux établissements différents, sur un seul site et de gagner ainsi un poste avec un effectif bien supérieur à 35 élèves ! Pour nous c’est du remplissage, de la gestion de stock. On a de quoi à être inquiet d’autant que nous n’avons obtenu aucune réponse à nos interrogations ; »
Contacté, le Rectorat indique « vouloir communiquer sur le sujet mais pas avant la fin du mois de mars.

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Quelles conséquences pour les ruraux ?

Cette nouvelle organisation ne manquera pas d’avoir des conséquences graves estime Isabelle Siroy. « Que va-t-il se passer sur le plan des dérogations, seront-elles toutes accordées. Si ça n’est pas le cas, les élèves n’auront pas les mêmes chances de faire ou de découvrir ce qu’ils souhaitent Nous redoutons aussi que les dérogations ne concernent que les élèves de Poitiers et que les lycéens des secteurs ruraux ne se contentent que de ce qu’ils ont. »
Déjà mobilisés, les parents d’élèves attendent maintenant la tenue du conseil académique de l’Education Nationale. Il aura lieu le 20 avril prochain.

Nouvelle République, Sylvaine Hausseguy, 1er mars 2012

[86] Manifs contre l’austérité

Hier donc, a eu lieu à Poitiers et dans toute la France une énième « journée d’action » : compte tenu d’un contexte qui mérite depuis longtemps une grève générale reconductible, et d’une journée européenne de grève, ce choix des directions des centrales syndicales a de quoi consterner. Quelle honte ! Qui plus est dans la Vienne, les manifs, les lieux et heures de rassemblements-manifestations n’étaient guère ou à peine annoncées par les directions syndicales locales, à croire que tout était fait pour éviter de mobiliser ! Résultat : huit cent personnes à Châtellerault et trois cent à Poitiers… Les syndiqué-e-s combattifs-ives, qui ont sacrifié un jour de salaire pour montrer leur colère, apprécieront une fois de plus l’attitude sidérante de leurs « directions »…

Les manifs en France ont été hier, de façon générale, largement en-dessous des capacités de mobilisation. Stratégies pitoyables et divisions minables des bureaucraties syndicales, ajoutées au contexte des élections – mouroir des mouvements sociaux – annoncées comme une échéance importante par des cadres syndicaux qui négocient l’inacceptable ! Hier soir, la TVA sociale et « l’encadrement » de la grève dans l’aérien ont été définitivement adoptés par le parlement.

Des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, ont connu des mobilisations bien plus importantes hier. Et pourtant, en France aussi, la colère est bien là… C’est par une solidarité réelle des syndiqué-e-s, avec les non-syndiqué-e-s, que nous pourrons enfin déborder le carcan institutionnalisé des directions syndicales et des partis. Elle ne tombera pas du ciel, il nous faut la tisser inlassablement, ici et maintenant, dans les luttes.

Pavillon Noir

800 manifestants contre l’austérité

Les manifestants étaient plus nombreux que prévu, hier. En tête de cortège, les fondeurs d’Ingrandes ont rappelé leur situation. Ils restent inquiets.

Les manifestants ont défilé pendant une heure dans les rues de Châtellerault contre « l'austérité » en Europe.

 

Les manifestants ont défilé pendant une heure dans les rues de Châtellerault contre « l’austérité » en Europe.

Trop c’est trop ! Hier, à 10 heures, environ 800 personnes (550 selon la police et 1.200 selon les syndicats) se sont rassemblées sur l’esplanade François-Mitterrand, en face de la mairie, pour protester contre les politiques d’austérité que le Conseil européen doit voter aujourd’hui et demain. « C’est une première ! Tous les syndicats de l’Union européenne se mobilisent le même jour avec la même préoccupation, clame Franck Renard, représentant de l’Union locale de la CGT. L’austérité et la discipline budgétaire vont mener tous les pays européens à la récession. »

A l’appel du syndicaliste, les manifestants forment un cortège et défilent boulevard de Blossac avant d’emprunter la rue Faubourg Saint-Jacques puis le boulevard Victor-Hugo pour rejoindre l’esplanade par l’avenue de Treuille.

Les Fondeurs décrètent 24 h de grève

Dans les rangs, des salariés de la Snecma, d’Aigle, d’Auchan, des personnels médico-sociaux, quelques enseignants, des retraités… Tous ne portent pas la bannière d’un syndicat. « Je suis là en tant que simple citoyen, affirme Nacer Bouhraoua, retraité. Je suis scandalisé par les restrictions, par ce qui se passe en Grèce. »
En tête de cortège, les fondeurs d’Ingrandes. Ils sont nombreux et invitent la foule à scander : « Compétitivité, plan du gouvernement, plan d’austérité, Montupet : on n’en veut pas ! ». En grève depuis mardi soir et pour 24 heures, les fondeurs battent à nouveau le pavé. « Notre dossier n’avance pas, explique Jean-Yves Huet, délégué du personnel CGT. Nous sommes toujours dans la tourmente. Nous ne voulons pas du plan de continuation de Montupet. Nous voulons une réintégration chez Renault. »
Les fondeurs restent inquiets quant à leur avenir. La date limite des dépôts de candidatures pour une reprise de la Fonderie Alu du Poitou est fixée au 14 mars.

«  La reprise ou la liquidation !  »

Le tribunal de commerce de Nanterre devrait statuer le 11 avril : « Il décidera d’une reprise ou ordonnera une liquidation », commente Frédéric Gouy, représentant FO au comité d’entreprise de la fonderie.
Les fondeurs sont prêts à se mobiliser de nouveau. Et ils ne seront pas seuls. Hier, beaucoup de manifestants l’ont affirmé : « Nous sommes là avant tout pour les soutenir. »

Nouvelle République, Magalie Lépinoux, 1er mars 2012

 » L’austérité conduit à la récession « 

300 personnes ont manifesté hier contre les politiques européennes d'austérité « dont les victimes seront les salariés ».

 

300 personnes ont manifesté hier contre les politiques européennes d’austérité « dont les victimes seront les salariés ».

Environ trois cents personnes ont manifesté dans le centre-ville de Poitiers, hier après-midi, à l’appel de la CGT et de la FSU, dans le cadre d’une journée européenne de mobilisation syndicale contre « les politiques d’austérité ». Les mêmes motifs avaient rassemblé 800 personnes à Châtellerault dans la matinée (lire en page 14).

Cette manifestation était relayée partout en Europe à la veille de la réunion du Conseil européen qui doit entériner le mécanisme européen de stabilité (MES) qui imposera aux États membres la mise en place d’une politique budgétaire d’austérité.
« On sait ce que cela signifiera pour les salariés, a expliqué Wilfried Durand, secrétaire départemental de la CGT au micro. L’austérité et la discipline budgétaire conduiront inévitablement à la récession et à la baisse du pouvoir d’achat du plus grand nombre. » Les manifestants ont notamment pointé du doigt (et du slogan) le projet de TVA sociale de Nicolas Sarkozy « une double lame qui diminue le pouvoir d’achat et fragilise la protection sociale », appelant à une politique alternative « de partage équitable des richesses ».
Dans la matinée, une délégation de Force ouvrière, qui ne participait pas à la manifestation, s’était rendue à la préfecture pour déposer une motion qui affirme notamment « qu’en voulant graver dans le marbre l’austérité par l’instauration d’une «  règle d’or  », les gouvernements en général, le gouvernement français en particulier, suivent une logique économiquement et socialement suicidaire ».

Nouvelle République, Ph. B., 1er mars 2012

Le Monde Libertaire gratuit n°7 est en ligne

Le Monde Libertaire gratuit N°7 (8 pages) est en ligne à cette adresse.

100 exemplaires seront diffusés en ville, comme chaque semaine, ainsi que quelques numéros 24 pages (à prix libre, aussi disponible en kiosques). Vous pourrez comme d’habitude toper des ML gratos au Biblio café (à partir de samedi ou de mardi prochain).

Entre autres articles du Monde Libertaire de cette semaine, on lira avec intérêt celui de Thibaut Lemiere, sur Mayotte.

Pavillon Noir