Archives mensuelles : mars 2012

[Paris] La marche nationale pour l’emploi rassemble 5000 personnes

PARIS, 24 mars 2012 (AFP) – Une manifestation nationale pour l’emploi à l’appel de l’Union syndicale Solidaires a réuni samedi plusieurs milliers de personnes au centre de Paris, selon les organisateurs.

Après un rassemblement place de la Bourse (IIe arrondissement), le cortège fort d' »au moins 5.000 personnes », selon les organisateurs, s’est élancé en début d’après-midi vers la place Stalingrad dans le Xe arrondissement, a constaté une journaliste de l’AFP.

Dans le cortège figuraient des représentants d’entreprises à l’actualité sociale chargée comme PSA Peugeot Citroën, Virgin, la Fnac ou encore la Poste, ainsi que des membres du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) et de AC! (Agir ensemble contre le chômage).

« Nous sommes là pour l’emploi », a déclaré Annick Coupé, déléguée générale de Solidaires, ajoutant vouloir montrer qu’il y a « des résistances et des luttes » et jugeant que « la question devrait être une priorité » en cette période électorale.

Mme Coupé a rappelé les propositions de son syndicat sur l’emploi, évoquant outre « l’arrêt des licenciements », la création d’un « droit de veto pour les Comités d’entreprises » ou d’un « nouveau statut des salariés » prévoyant des « garanties de salaires, de formation et de droit à la reconversion, et financé par un fond patronal mutualisé ».

Elle a également réclamé que « la réduction du temps de travail ne soit plus taboue », jugeant que « la semaine à 32 heures devrait être à nouveau sur la table ».

« Nous aurions préféré que cette initiative ne soit pas organisée uniquement par Solidaires », a reconnu la responsable, parlant d’un contexte « compliqué » avec les autres fédérations. Selon elle, il n’est pas certain que les syndicats parviennent à un appel unitaire pour le traditionnel cortège du 1er mai.

Dans la manifestation, on pouvait lire « Travailler moins pour travailler toutes et tous », « Ne pas perdre sa vie à la gagner » ou encore « Salaire, emploi, c’est un droit! ».

Selon un sondage Ifop rendu public vendredi, la lutte contre le chômage est la première priorité des Français à un mois de la présidentielle.

Les dernières données disponibles fournies par l’Insee, placent le taux de chômage à 9,4% avec 2,67 millions de chômeurs dans la population active. De nouveaux chiffres doivent être publiés par Pôle emploi lundi.

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PARIS (AP) — Quelques milliers de personnes (5.000 selon les organisateurs), ont participé samedi à Paris à une « Marche nationale pour l’emploi » à l’appel de l’union syndicale Solidaires.

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, Solidaires réclame « d’autres choix économiques et sociaux » et l’ouverture d’un débat sur la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires avec l’objectif de « travailler moins pour travailler tous ».

Partis de la place de la Bourse, les manifestants ont défilé jusqu’à la place Stalingrad sous un soleil printanier, derrière une banderole: « Salaire, emploi, c’est un droit ».

En tête de cortège, beaucoup de manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Travailler moins pour travailler tous ». Des militants syndicaux de Sud -principal syndicat de l’union Solidaires- de la FNAC, de Virgin ou encore de PSA participaient au défilé.

« La question de l’emploi est aujourd’hui une priorité. Nous sommes là pour dire que les politiques de l’emploi menées ces dix dernières années, et notamment par le gouvernement Sarkozy, ont aggravé la situation mais dire aussi qu’il y a des résistances et des gens qui luttent », a déclaré Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

« En cette période de campagne, nous devons proposer des alternatives », a-t-elle ajouté, citant notamment la mise en place d’un « droit de veto dans les comités d’entreprise », le renforcement des droits des salariés dans les petites entreprises sans présence syndicale ou encore « la nécessité d’un débat sur une nouvelle réduction du temps de travail à 32 heures ».

« Mais quel que soit la résultat des élections, la mobilisation sociale pour faire bouger les choses ne s’arrêtera pas », a-t-elle assuré.

Quant à la participation modeste à la manifestation, « le fait que l’union Solidaires ait appelé seule et qu’on soit en période électorale n’a pas rendu les choses faciles. Ça n’a pas été possible avec l’intersyndicale, donc on a pris nos responsabilités ». AP

[Lussac – 86] Lutte des classes

Des colères réunies pour maintenir les écoles

Deux cent cinquante personnes ont manifesté samedi matin dans le bourg de Lussac-les-Châteaux, pour dénoncer les projets de fermeture de classes.

Parents d'élèves, syndicats et élus se sont mobilisés dans la matinée samedi dans la traversée de Lussac-les-Châteaux. Parents d’élèves, syndicats et élus se sont mobilisés dans la matinée samedi dans la traversée de Lussac-les-Châteaux.

Prévenus dès la rentrée du 14 mars dernier, les parents d’élèves de Lussac-les-Châteaux et d’autres communes touchées par la fermeture éventuelle d’une classe dans le cadre de la préparation de la carte scolaire 2012-1013 se sont mobilisés. Les premières actions ont été très bien suivies, ainsi que la récente journée « école morte » et les manifestations qui se sont produites un peu partout.

Circulation perturbée sur la RN 147

Samedi matin, les parents d’élèves des écoles de La Chapelle-Viviers, Saint-Germain, Adriers, Millac, ainsi que les élus de plusieurs communes sont venus en force, ainsi que les représentants de l’UNSA Éducation, ont manifesté leur colère à Lussac pour dénoncer le projet de carte scolaire. Des élus de communes non concernées sont venus apporter également leur soutien, renforcés d’enseignants, de retraités, de familles, amis et sympathisants.
Le rassemblement de tous a permis le départ d’un convoi impressionnant d’environ 250 personnes, qui a perturbé la circulation relativement dense ce samedi matin, tout au long de cette déambulation revendicative.
Perplexité et interrogations sont toujours de mise pour Laurence Rideau et Véronique Drouot, respectivement présidente et vice-présidente de l’association des parents d’élèves. « Actuellement, 58 enfants sont inscrits pour la rentrée de septembre, uniquement pour ceux qui ont (ou auront) 3 ans. Il n’est tenu aucun compte des 22 élèves qui approcheront cet âge à quelques semaines près, et pourtant cela suffirait à changer la donne, mais l’inspection académique ne veut pas en tenir compte ! », expliquent-elles en évoquant la situation de l’école de Lussac.
Grâce à cette réaction très rapide des parents d’élèves, très largement soutenus par les élus, l’APE locale a obtenu un rendez-vous lundi prochain, au rectorat à Poitiers, en compagnie d’Annie Lagrange, maire de Lussac. « On ne sait pas trop ce qui va se passer, mais nous restons mobilisés, une autre manifestation est prévue à Poitiers le 28 mars, et nous sommes prêts à toute action locale », ont-elles ajouté.

Nouvelle République, Marie-Hélène Vinchon, 25 mars 2012

[Poitiers] Grève au CHU

Grève des personnels au CHU

En février les personnels du CHU de Poitiers touchent le reliquat d’une prime de service annuelle calculée en fonction du nombre de jours d’absence, la limite étant jusqu’à maintenant fixée à dix jours. Au delà plus de prime intégrale. Mais depuis le 1er janvier changement soudain de la règle du jeu : la limite des dix jours est dorénavant ramenée à trois. Cette situation a provoqué un coup de colère des syndicats CGT et CFDT qui ont appelé hier à la grève. « C’est une décision sans concertation qui va d’abord pénaliser les femmes, majoritaires dans les personnels, qui sont parfois obligées de rester à la maison pour enfant malade. Comment des jeunes pourraient être attirés par notre métier avec une telle dégradation de nos conditions de travail. On exige beaucoup de nous sans contrepartie !» a déploré Marie-Thérèse Pintureau, secrétaire générale de la CGT au CHU avant d’aller remettre une pétition et une motion au conseil de surveillance du CHU qui se réunissait au même moment.

Nouvelle République, 24 mars 2012

[Poitiers] Tou-te-s solidaires avec la famille Adamianov

Toujours mobilisés

Comme tous les vendredis depuis un mois et demi, le comité de Bel Air avait organisé une petite manifestation hier à 16h à la sortie de l’école Mermoz pour soutenir ce couple de Biélorusses menacé d’expulsion ainsi que leurs deux enfants, Hamlet, 9 ans et Varduhi, 6 ans, scolarisés dans l’établissement. Au programme : pot convivial, danse, lecture de textes… Le 2 mai, la situation de la mère, Rima, sera examinée par le tribunal administratif de Poitiers.

Centre Presse, 24 mars 2012

Après les déclarations, la censure ?

ndPN : nous avertissions hier sur les déclarations de Sarkozy, l’indisponibilité de sites d’infos militantes aujourd’hui est donc pour le moins inquiétante.

Mise à jour : les sites Indymedia et le site Rebellyon refonctionnent.

Hasard et « antiterrorisme »

Posted on 23 mars 2012 by juralib

 

Au lendemain de la phrase de Sarko sur la mise en place d’une réponse pénale pour les visiteurs de sites web dits « terroristes », on remarque que les sites suivants sont down (hasard ?) :

– Rebellyon.info – Indymedia Paris – Indymedia Bordeaux – Indymedia Grenoble – Indymedia Nantes – Indymedia Lille

Le réseau Indymedia de l’étranger reste néanmoins accessible (par exemple London ou Madrid).

En espérant que cette situation ne dure pas et que des solutions techniques soient trouvées rapidement pour remettre en ligne ces sites, vitaux pour l’échange d’information.

Exprimons notre refus de la censure (si les heures qui suivent nous prouvent qu’il s’agit de censure) et diffusons sur l’ensemble du cyberespace des messages de soutien à ces sites amis !

* *

M. Sarkozy, M. Mercier et M. Longuet, s’il vous a fallu une heure hier pour décider de fermer ces sites lors de la réunion « d’urgence », il aurait mieux fallu que vous restiez chez vous et faire une recherche Google sur ce qu’est un site miroir !

Mais peut être que vous voulez également testez le nouveau joujou à la mode fourni par l’entreprise Amesys qui permet d’espionner l’ensemble de la population française via un dpi (deep packet inspection) (cf. reflets.info et Mediapart sur ce scandale d’écoute du réseau).

Là aussi vous sous estimez pleinement la riposte ! Sachez que les internautes savent aussi se défendre et ce n’est pas parce que vous ne comprenez rien au réseau que les internautes sont ignares !

Il est bien facile pour nous, Messieurs les représentants du fascisme, de bloquer vos sites et vos armes silencieuses (telles que développées par Amesys), puisque nous sommes des millions.

NI DPI,  NI BLOCAGE DE SITES DIFFUSONS ET RIPOSTONS PAS DE CONCESSION POUR LES FASCISTES !

SOLIDARITÉ AVEC LES SITES INCRIMINÉS !

Liste de discussion du réseau Résistons ensemble, 23 mars 2012.

Vu sur le Jura Libertaire, 23 mars 2012