[Poitiers] La colère des Vitalis

NdPN : Le syndicat Sud a annoncé 70% de salariés Vitalis en débrayage (la direction en annonce 50%) !

Nouveau débrayage ce mercredi matin

Au dépôt de Vitalis pendant le débrayage, les conducteurs expriment leur colère : « On aurait voulu voir le directeur, M. Wischnewski. Il n’est pas venu. On n’a pas vu non plus les élus. Ni M. Claeys. Ni M. Guérin, vice-président des transports. » Dominique Malvé, délégué syndical CGT, et Joël Guilloteau, du syndicat Sud-Solidarité, sont particulièrement remontés. « On ne veut pas embêter les usagers, mais aujourd’hui on est à bout. La dégradation des conditions de travail, les sanctions, les pressions… on est fatigué. On ne peut pas continuer comme ça. »

Avertisseurs sonores au maximum

Ils accusent leur directeur d’être à l’origine des mauvaises relations sociales dans l’entreprise. Les accusations « d’incompétence », pleuvent. Serge Rivet, délégué CFDT, met en avant « le harcèlement au travail » dont serait victime le personnel. A 8 h 40, les conducteurs remontent dans leur bus, avertisseurs sonores poussés au maximum. Dominique Malvé : « Notre colère est proportionnelle au bruit. » La sortie est réglée par des feux tricolores : il faudra près d’un quart d’heure pour que tous les bus quittent le dépôt. La reprise du travail a donc été progressive. Et maintenant ? Serge Rivet : « Lundi, nous avons demandé une réunion extraordinaire du comité d’entreprise avec le CHSCT, l’inspecteur du travail, la médecine du travail et la préfecture. Pas de réponse. Grand Poitiers nous annonce une enquête psychosociale que nous demandons depuis deux ans. Faut-il y croire ? » Hier à l’issue du débrayage de 55 minutes, la situation semblait sans issue. Avec un nouvel appel à cesser le travail ce mercredi entre 7 h 45 et 8 h 40. A 18h, Thierry Wischnewski annonçait la tenue d’un comité d’entreprise extraordinaire ce mercredi après-midi, répondant ainsi au vœu des syndicats. Mais sans entamer la détermination de ces derniers à appeler à débrayer à nouveau ce matin.

J.-J. B., Nouvelle République, 5 septembre 2012

MàJ (6 septembre) : accord trouvé entre la direction et les dirigeants syndicaux.

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