[Lausanne] Les keufs saccagent le squat La Montgolfière

Lausanne : les flics foutent un gros merdier au squat de la montgolfière

A 8h30, ce matin, les flics sont entrés de force dans le squat de la Montgolfière, situé à l’avenue Louis Ruchonnet depuis le 20 novembre 2011 face au refus des habitants de leur ouvrir la porte. Le prétexte : un mandat de condamnation, et un autre, de perquisition/identification suite à une plainte de la propriétaire. 5 personnes ont été arrêtées.

Quatre habitants sont montés sur le toit et ne sont redescendus qu’aux alentours de midi. Entre temps, des amis sont venus apporter leur soutien, en gambadant autour de la dite « maison aux volets bleus » (c.f médias bourgeois).

Les flics se sont surpassés dans la destruction de ce lieu de vie et d’activités en arrachant notamment les portes d’entrée, en défonçant/retournant/jetant des canapés, des bancs, etc.., ou encore en déracinant des plantes. Des mezzanines des chambres à coucher ont été abattues, des liquides douteux maculent les matelas et finalement le sol de chaque étage est encombré de débris.

Au sous-sol, les flics ont sorti deux guitares de leur housse pour les briser, de la peinture et d’autres liquides sucrés ont été déversés sur du matériel audio. En bref, il ne s’agissait pas pour les flics de perquisitionner des objets potentiellement illégaux, mais bel et bien de détruire l’intérieur de la maison.

A l’heure actuelle, 5 personnes sont au poste de flics de Saint-Martin, à Lausanne, depuis environ 9h00 du matin. Elles sont retenues en garde-à-vue.

Solidarité avec le squat de la Montgolfière !

Le Réveil – Lausanne, 10 janvier 2012

ENS – Elite de la Nation Sexiste

Sexisme, homophobie, racisme… ou paillardise à Normale Sup ?

Pacôme et Rachel – les prénoms ont été modifiés – sont deux étudiantes de l’Ecole normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, dans le Ve arrondissement de Paris.

Elles ont envoyé une lettre ouverte à Rue89 et à d’autres médias pour dénoncer les violences verbales et physiques, sexistes, homophobes et racistes que plusieurs normalien(ne)s auraient subies au cours de soirées organisées par leurs camarades.

Rien de bien nouveau au royaume des grandes écoles (dont certaines de journalisme). Mais l’ENS… précurseur et moteur dans les études féministes, de genre, sur l’homosexualité…

[lire la suite ici]

Rue 89, Renaud Février, 10 janvier 2012

L’horreur industrielle : les élevages de poulets

Manger du poulet industriel peut-il provoquer des maladies graves ?

Une étude de l’association environnementale allemande Bund (la branche locale des Amis de la Terre) vient encore de montrer les problèmes sanitaires qui apparaissent dans la filière industrielle de la volaille. L’organisation a fait analyser en laboratoire 20 échantillons de poulet frais achetés en décembre dans cinq supermarchés et discounters (dont Lidl) de Berlin, Hambourg, Cologne, Nuremberg et de la région de Stuttgart. Les pièces de poulets provenaient des plus grands groupes d’élevage industriel du pays. Les résultats sont inquiétants : plus de la moitié des échantillons contiennent de sympathiques germes résistants aux antibiotiques, comme les staphylocoques dorés ou des bactéries intestinales pathogènes (de type E.coli).

En cause : l’emploi massif d’antibiotiques dans l’élevage industriel du pays. En novembre dernier, une étude du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (établie sur 182 exploitations) soulignait que 96 % des élevages industriels de poulet utilisaient des antibiotiques, avec jusqu’à huit molécules différentes. Selon une analyse du ministère de l’agriculture de Basse-Saxe, 83 % des élevages industriels de poulets examinés employaient des antibiotiques, 77 % des élevages de porc. L’association Bund demande au gouvernement allemand une réglementation claire pour réduire l’emploi des antibiotiques dans la filière. Objectif : deux fois moins d’antibiotiques d’ici 2015 dans l’élevage.

- L’étude du Bund
- L’étude du Land de Rhénanie-du-Nord
- L’étude du ministère de l’agriculture de Basse-Saxe

Basta mag, Rachel Knaebel, 10 janvier 2012

ndPN – sur l’horreur des élevages concentrationnaires de poulets, voir aussi cette vidéo : http://www.dailymotion.com/video/kGJYBlaBh50OGJxUm4#from=embed

… ou encore celle-ci (à partir de 3:30′) : http://www.youtube.com/watch?v=TYtvkaNEJ1o&feature=fvwrel

L’ignominieux Guéant toujours plus bas de front

A trois mois de la présidentielle, Guéant durcit le ton sur l’immigration

Claude Guéant, qui s’est flatté mardi d’avoir atteint ses objectifs sur l’immigration, a singulièrement durci le ton, annonçant un record d’expulsions, souhaitant une forte baisse de l’admission régulière et établissant de nouveau un lien avec la délinquance.

En 2011, 32.922 étrangers ont été expulsés contre un objectif de 28.000, résultat « jamais atteint », selon le bilan présenté par le ministre de l’Intérieur, trois mois avant la présidentielle, au moment où il est la cible des attaques sur le sujet de la candidate frontiste Marine Le Pen.

Même si les effets de la révolution du Jasmin se sont fait sentir (5.000 Tunisiens expulsés et 4.000 visés par des procédures), Claude Guéant compte poursuivre cette tendance, se fixant un objectif de 35.000 pour 2012.

« Contrairement à ce qu’affirme un parti politique qui dit se préoccuper beaucoup d’immigration, le nombre de titres de séjour n’est pas supérieur à celui enregistré lorsque la gauche était au pouvoir », a répondu le ministre à la présidente du FN qui l’a accusé de « publicité mensongère ».

M. Guéant a fait état de 182.595 premiers titres de séjour l’an dernier contre 189.455 en 2010, soit une baisse de 3,6%. L’immigration professionnelle a baissé de 26% sur un an, l’immigration familiale de 14%.

« Ce satisfecit a quelque chose de dérangeant », a réagi le député socialiste, François Rebsamen.

L’immigration régulière reste dans son collimateur. Claude Guéant entend revenir au niveau des années 1990, avec 150.000 entrées par an, un chiffre qui sera fixé après un débat annuel au Parlement, a-t-il proposé demandant des « propositions réalistes » à la gauche.

La France compte environ trois millions d’immigrés en situation régulière (2.908.000 personnes avaient un titre de séjour en 2009, dont 2.350.000 venant d’un pays hors UE). 278.000 étudiants étrangers étaient inscrits en 2010/2011.

Pour « renforcer notre régulation de l’immigration », M. Guéant actionnera les leviers de la lutte contre les flux irréguliers, de la naturalisation, du regroupement familial et du droit d’asile, selon lui, « détourné par des demandes formulées à des fins d’immigration économique ».

« Nous devons continuer à mieux contrôler l’accès à la nationalité française » et « amplifier nos efforts de réforme de l’immigration familiale », a-t-il préconisé en citant la fraude au mariage.

En revanche, M. Guéant s’est prononcé contre la suppression de la double nationalité souhaitée par le FN et une partie de l’UMP, la droite populaire. Mais, a-t-il insisté, « il faut que les étrangers que nous accueillons s’intégrent ».

Le durcissement des conditions d’accès à la nationalité a produit une baisse de 30% des naturalisations par décision de l’autorité publique, de 94.500 en 2010 à 66.000 en 2011. Le nombre d’acquisitions par le mariage est stable à 22.000.

Le ministre a par ailleurs expliqué sur RMC-BFMTV que le taux de délinquance, chez la population étrangère en France, était « de deux à trois fois supérieur ».

En décembre, Claude Guéant avait appelé de ses voeux des « mesures spécifiques » sur la délinquance commise par des étrangers, avec la possibilité de priver de titre séjour un étranger qui se rendrait coupable d’un délit grave, dès lors qu’il vit en France « depuis peu de temps » et qu’il n’y a « pas d’attache familiale ». Il avait alors réfuté qu’il s’agisse d’un retour à la double peine abolie par Nicolas Sarkozy.

Comme cela avait alors été annoncé par le ministre, une proposition de loi sur la délinquance portée par des députés UMP et incluant des mesures sur les étrangers, devrait être très rapidement déposée, a-t-on appris de source proche du dossier.

Selon les derniers chiffres officiels, 137.098 étrangers ont été mis en cause pour des crimes et délits non routiers hors infractions à la législation sur les étrangers en 2010, soit 13% du gros million de personnes ayant eu maille à partir avec les forces de l’ordre.

AFP, 10 janvier 2012

[Cameroun] Emeute des ouvriers de la société sucrière du Cameroun

[Guerre sociale] Emeute des ouvriers de la Sosucam à Mbandjock (Cameroun)

Saint Sylvestre. Un gendarme tué dans une émeute à Mbandjock

Suite à un mouvement de revendication d’une gratification de fin d’année, des émeutes ont émaillé la ville sucrière du Cameroun. Un gendarme y a trouvé la mort.

La ville de Mbandjock est encore quadrillée par les forces de l’ordre. Des renforts en gendarmes et policiers venus de Yaoundé ont pu ramener le calme dans cette bourgade située à une centaine de kilomètres de la capitale. « Nous avons eu des sueurs froides ici. La ville était sens dessus dessous. Et c’était une espèce de névrose populaire. Grâce à Dieu, le calme est revenu, et nous espérons que la situation va définitivement revenir à la normale à la Sosucam, principal théâtre des émeutes », nous a confié au téléphone un habitant de Mbandjock.

Selon nos informations, il s’est agi d’un mouvement d’humeur spontané initié par certains ouvriers de la Sosucam, principalement les agents d’exécution. Le mouvement d’humeur serait parti d’une revendication d’une habituelle gratification de la direction générale de l’usine de la Société sucrière du Cameroun à ses ouvriers. En effet, chaque fin d’année, la direction générale de la Sosucam donne à chacun de ses ouvriers, notamment ceux des catégories inférieures, un kilogramme de viande de bœuf d’une valeur numéraire de 2500 Fcfa, pour la fête du passage au nouvel an. Cette année encore, le même principe a été retenu. Mais il se trouve que la direction générale de la Sosucam aurait décidé d’octroyer cette gratification non plus en nature comme d’habitude, mais plutôt de mettre la somme de 2500 Fcfa qui correspond à un kilogramme de bœuf dans les salaires du mois de janvier 2012. Informés, les ouvriers des deux usines Sosucam de Mbandjock et Nkoteng ont tout de suite marqué leur désaccord. La plupart des employés auraient voulu que la somme correspondant à la gratification d’un kilogramme de bœuf, à savoir l’équivalent de 2500 Fcfa, leur soit remise directement en espèce avant la date du 30 décembre 2011.

Sentant monter la tension, les responsables de l’usine Sosucam de Nkoteng ont tout de suite ouvert un dialogue avec les ouvriers en répondant à leur exigence. Mais ce ne fut malheureusement pas le cas pour l’usine Sosucam de Mbandjock où les responsables auraient minimisé la revendication et le mouvement d’humeur né de cette situation qui a gagné en intensité le 30 décembre 2011 en journée.

Face à la détermination des responsables de l’usine qui semblaient sourds aux revendications, des ouvriers déchaînés auxquels se seraient mêlés des vandales ont alors pris d’assaut le foyer de l’entreprise, où ils auraient tout pillé avant d’y mettre le feu. Les délégués du personnel et les responsables syndicaux qui ont essayé d’appeler au calme auraient risqué le lynchage. C’est le cas notamment du nommé Alouna Mveh Théophile. Ce responsable syndical venu calmer ses camarades et collègues déchaînés, n’a eu la vie sauve que grâce à des servantes du foyer qui l’auraient caché sous des casiers de bière. Et très vite son évacuation ainsi que celle des membres de sa famille.

Après le foyer, nos sources indiquent que les émeutiers se sont rendus à la cité des cadres où ils auraient tout pillé avant d’aller vider le domicile de Foayen Foayen Dieudonné, directeur des plantations. Ce haut dirigeant de la Société sucrière du Cameroun n’aurait eu la vie sauve que parce que les émeutiers ne l’ont pas trouvé à son domicile. En tout cas après avoir bloqué l’usine, les émeutiers ont organisé la chasse aux cadres et autres agents de maîtrise à travers la ville. Du coup, une situation de grave tension généralisée pendant tout le week-end de la fête du nouvel an s’est installée.

Au moment où nous mettions sous presses, on signalait la mort d’un gendarme noyé dans la piscine de la cité des cadres dans des conditions encore mal élucidées. Affaire à suivre.

Leur presse (Le Messager), 3 janvier 2012.