NdPN : cette vidéo d’Isao Hashimoto recense les explosions nucléaires officielles ayant frappé la planète de 1945 à 1998. Effrayant : combien de fric engouffré là-dedans ? Quelle quantité monstrueuse de radiations ? A noter que les essais nord-coréens ne sont pas recensés, ayant eu lieu postérieurement. Deux pays suspectés d’essais nucléaires (Israël et Afrique du Sud) ne figurent pas non plus.
Une solution pour égayer le quotidien des ASVP
[Rouillé – 86] Une expo sur la violence de l’éducation

Il ne reste plus qu’une semaine pour aller voir l’exposition d’Eva Kotátková, au Centre d’art contemporain Rurart, qui interroge sur la notion d’éducation.
De gros éléments en fer forgé comme une cage de lit de bébé, des livres géants, des gros mobiles qui pendent comme ceux qu’on trouve dans des chambres d’enfants… Puis des visages d’enfants dessinés au cutter, recouverts de formes géométriques, des manuels scolaires de tous pays et toutes époques ouverts à des pages bien choisies… L’exposition Unlearning instincts, de l’artiste thèque Eva Kotátková, évoque avec des créations spécifiquement réalisées pour l’exposition actuellement présentée au Centre d’art contemporain Rurart à Rouillé, une certaine violence dans l’éducation scolaire et familiale des enfants.
Forger l’esprit critique
Fille d’enseignants très sensibles aux événements politiques qui ont traversé leur pays, Eva Kotátková est née en 1980 à Prague. Elle est d’une génération à cheval sur deux phases importantes de l’histoire, suite à la chute du mur de Berlin : une période rigoriste et une période plus libertaire, dont les systèmes, par conséquent, n’offrent pas la même éducation aux enfants. « La difficulté des parents est de cautionner ou pas ce qu’on apprend à l’école et de forger un esprit critique aux enfants », explique Arnaud Stines, le directeur du site. L’artiste questionne la notion d’éducation, et porte un regard tour à tour critique, humoristique, politique et ironique sur les enjeux éducatifs. Des installations qui utilisent dessins, sculptures, vidéos, constructions diverses… qui mettent en jeu les processus éducatifs et leur rapport à la norme sociale. « Dans toutes ses pièces, il y a toujours le double aspect entre rigueur et liberté. » « Le point de départ de l’exposition est L’enfant sauvage, de Truffaut. Vouloir socialiser un enfant qui est hors normes sociales. D’où des cordes tel un pont de singe, avec, au bout un sac de punitions pour l’enfant qui n’a pas bien répondu à un professeur. » Une exposition très poignante, notamment cette salle transformée en théâtre dans lequel est mis en scène un dialogue entre un psychologue et un enfant. Son cerveau est représenté par une cage dans laquelle sont suspendus d’énormes mobiles en fer forgé aux formes géométriques, tandis qu’on entend les voix de l’enfant répondant aux questions de l’adulte.
> Jusqu’au 12 mai à Rurart (lycée agricole de Venours), à Rouillé : les dimanches 15 h-18, les autres jours, 10 h-12 h et 14 h-18 h, sauf samedi et jours fériés. Entrée libre. Visite commentée gratuite sur réservation : 05.49.43.62.59. > Une vidéo-visite de l’exposition est à voir lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr > Conférence de Philippe Meirieu, professeur des universités en sciences de l’éducation, sur « L’éducation nouvelle, carrefour des malentendus », mardi 18 juin à 18 h au CRDP Poitou-Charentes.
Marion Valière Loudiyi, Nouvelle République, 4 mai 2013
[Poitiers] Non à la bidasse parade
Régulièrement, le pouvoir tombe le masque et exhibe ce qui le fonde, au coeur de l’espace vécu qu’il colonise : la coercition armée. En l’occurrence, va aujourd’hui s’exhiber au coeur même de Poitiers (place d’armes pour une « prise d’armes », ça ne s’invente pas) une troupe de combat de choc, qui se désigne encore comme « coloniale » et a pour slogan « semper et ubique », à savoir « toujours et partout ». Cette troupe a participé à la guerre au Mali.
Les discours lénifiants et grotesques des médias sur le rôle prétendument humanitaire et pacifiste de l’armée française ne peuvent réprimer le frisson et le dégoût qui nous saisissent à la vue de tous ces engins de mort, et de ces êtres humains engoncés dans l’uniforme – payés pour obéir à des ordres mettant en jeu la vie et la mort des populations et d’eux-mêmes, c’est-à-dire renoncer à leur liberté et à leur humanité.
L’institution militaire est le fondement de l’organisation autoritaire et violente de la société. Militaires de tout poil, hors de nos villes hors de nos vies !
Pavillon Noir, 4 mai 2013
NB : pour information, voici ce qu’on peut lire sur wikipedia, à propos de la dernière guerre au Mali :
Accusations contre l’armée française
Selon le journal britannique The Independent, 12 civils maliens, dont trois enfants, ont été tués par des bombardements français lors de la bataille de Konna. Selon Amnesty International au moins 5 civils dont 3 enfants ont été tués dans les bombardements du 11 janvier à Konna. En mars 2013, lors de la bataille de l’Adrar de Tigharghâr, Ansar Dine accuse les armées françaises et maliennes d’avoir utilisé des bombes d’uranium appauvri et d’avoir empoisonné les puits dans des zones proches de l’Adrar des Ifoghas.

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Des anniversaires célébrés aujourd’hui
Comme nous l’annoncions dans notre édition du jeudi 2 mai, la 9e brigade d’infanterie de Marine célèbre ses anniversaires, ce samedi, au cœur de Poitiers. À l’honneur, les 70 ans de la 9e division d’infanterie coloniale et les 50 ans de sa recréation en 9e brigade. De 9 h à 18 h, les militaires poitevins vont exposer leur savoir-faire et leur matériel. Au programme, des animations musicales et militaires, la fanfare et la présentation des cinq régiments de la 9e BIMa suivis d’une prise d’armes nocturnes à 20 h 30, place de l’Hôtel de ville.
extrait d’un article de la Nouvelle République, 4 mai 2013
[Franchouillie] On meurt plus en taule aujourd’hui qu’avant l’abolition de la peine de mort
Prisons: le taux de suicide au-dessus de la moyenne européenne
Le taux de suicide dans les prisons françaises est deux fois supérieur à la moyenne constatée dans les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, selon un rapport publié vendredi à Strasbourg par l’organisation paneuropéenne.
Il y a eu en France 95 suicides de détenus en 2010, année de référence du rapport sur ce point, soit un taux de 15,5 suicides pour 10.000 détenus, contre une moyenne de 6,7 pour l’ensemble des pays membres.
La grande majorité des pays voisins de la France ont des taux moins élevés, comme l’Allemagne (8,1), l’Italie (8,0) ou encore la Suisse (9,7), constate-t-on dans cette compilation annuelle de données sur les prisons européennes.
Parmi les quelques pays ayant des taux plus élevés que la France figurent les Pays-Bas (17) et la Belgique (16,7).
Certains pays comme l’Espagne, la Pologne, l’Ukraine, la Roumanie ou la Bulgarie ont eux des taux déclarés sensiblement inférieurs à la moyenne, et plusieurs petits pays n’ont recensé aucun suicide.
Mais les comparaisons doivent être nuancées, préviennent les auteurs du rapport, soulignant que les différents pays n’employaient pas forcément les mêmes méthodes pour établir les données transmises.
Selon le rapport, la France fait par ailleurs partie de la vingtaine de pays (sur 47 membres du Conseil de l’Europe) comptant plus de détenus que de places disponibles dans les prisons, avec 113,4 prisonniers pour 100 places, selon des données datant cette fois de 2011.
Elle compte 111,3 prisonniers pour 100.000 habitants, alors que la moyenne européenne se situe à 154, également en 2011. Ce taux français est proche de celui de l’Italie (110,7), mais plus élevé que celui de l’Allemagne (86,8) ou des Pays-Bas (69,5).
AFP, 3 mai 2013