[LGV Poitiers-Limoges] LGV Poitiers-Limoges : enquête publique dans dix-neuf communes de la Vienne

LGV Poitiers-Limoges : enquête publique dans dix-neuf communes de la Vienne

Deux jours après la préfecture de la Haute-Vienne, la préfecture de la Vienne a confirmé à la mi-journée que la préfète de Poitou-Charentes, Elisabeth Borne, avait « bien co-signé le mardi 30 avril 2013 l’arrêté portant ouverture de l’enquête publique ». Cette enquête est un préalable à la déclaration d’utilité publique des travaux de construction de la LGV entre Iteuil (Vienne) et Le Palais-sur-Vienne (Haute-Vienne). Elle se déroulera du jeudi 30 mai au vendredi 12 juillet 2013 inclus, soit 44 jours. Dans la Vienne, le public pourra consulter le dossier d’enquête publique et présenter ses observations à la préfecture de Poitiers et à la sous-préfecture de Montmorillon, mais aussi dans les mairies des dix-neuf communes concernées par le tracé : Aslonnes, Civaux, Dienné, Fleuré, Gizay, Gouëx, Iteuil, Lathus-Saint-Rémy, Lhommaizé, Lassay-les-Châteaux, Mazerolles, Moulismes, Persac, Plaisance, Les Roches-Prémarie-Andillé, Vernon, La Villedieu-du-Clain et Vivonne. Le préfet de la région Limousin, en tant que préfet coordonnateur, centralisera les résultats de cette enquête publique. « Une étape importante dans l’avancement de ce dossier essentiel pour l’avenir du Limousin », précise la préfecture.

Nouvelle République, 2 mai 2013

[Poitiers] Droit au logement : la répression judiciaire va bon train

NdPN : quand la préfecture de l’Etat PS et la municipalité PS traitent la question du droit au logement… en réprimant les pauvres. Notons que la répression est ici couplée à celle des migrant-e-s à qui les autorités refusent des papiers. A gerber !

Mise à jour 4 mai 2013 : l’affaire du squat d’Oléron, avec 5 personnes qui passaient devant le tribunal d’instance, a été renvoyée au 17 mai par le juge des référés.

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Poitiers: la justice valide l’expulsion d’une famille par la Croix-Rouge

Le jugé des référés du tribunal d’instance de Poitiers vient de valider la procédure d’expulsion réclamée par la Croix-Rouge à l’encontre d’une famille et de ses deux enfants. Elle occupait un logement d’urgence de manière indue car elle a épuisé toutes ses voies de recours pour disposer d’un titre de séjour en France. La préfecture avait multiplié les interventions sur la Croix-Rouge pour qu’elle oblige la famille à partir. Elle dispose de deux mois pour partir volontairement, avant tout recours à la force publique.

Dépêche Nouvelle République, 2 mai 2013

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Feu vert pour l’expulsion de la Croix-rouge

Le jugé des référés du tribunal d’instance de Poitiers vient de valider la procédure d’expulsion lancée par la Croix-Rouge à l’encontre d’une famille arménienne et de ses deux enfants.

Épuisé

Elle occupait un logement d’urgence alors qu’elle avait épuisé toutes ses voies de recours pour disposer d’un titre de séjour en France. Ce couple ne pouvait plus s’y maintenir d’après les textes en vigueur. La préfecture avait alors multiplié les interventions auprès de la Croix-Rouge pour qu’elle oblige la famille à partir. La préfecture menaçait même la Croix-Rouge de sanctions financières si elle n’obtempérait pas. Dans son ordonnance, le juge des référés du tribunal d’instance, estime que la Croix-Rouge n’a pas commis de faute. Le contrat d’hébergement signé en août 2010 précisait bien qu’il était temporaire, que la Croix-Rouge pouvait y mettre fin à tout moment et qu’il était conditionné à la détention d’un titre de séjour pour les personnes étrangères.

Mesure

Le juge note que, « en dépit des pressions et interventions de l’autorité préfectorale », la Croix Rouge a fait preuve de mesure en prenant le temps de relancer la famille. A partir d’avril 2011, la famille ne pouvait plus prétendre à cet hébergement d’urgence. Le contrat d’hébergement avait été rompu par la Croix Rouge trois mois plus tard. Elle lançait finalement une procédure d’expulsion en octobre 2012. L’ordonnance relève que les époux M. ne sont pas toujours venus aux convocations qui leur étaient adressées. La famille dispose de deux mois pour partir volontairement, avant tout recours à la force publique. Elle peut aussi intenter un recours contre cette première décision d’expulsion.

E.C., Nouvelle République, 3 mai 2013

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POITIERS Squat du foyer L’Étape : la mairie réclame 10.000 € aux occupants

La justice est saisie, ce matin, du dossier de l’occupation illégale de l’ancien Foyer L’Étape, rue d’Oléron, à Poitiers. Plusieurs familles d’origine rom avec de nombreux enfants qui estiment ne pas bénéficier de solution d’hébergement durable occupent le site depuis le début du mois d’avril. Les bâtiments font l’objet d’un compromis de vente de passé entre la mairie et un promoteur. Le tribunal d’instance de Poitiers a été saisi, en référé, d’une demande d’expulsion des occupants actuels. La mairie leur réclame 10.000 € par mois d’occupation, soit 333 € par jour. Et elle demande au tribunal de fixer une astreinte de 150 € par jour de retard en cas de décision favorable d’expulsion. Elle réclame par ailleurs aux occupants de payer 2.500 € de frais de justice.

Nouvelle République, 3 mai 2013

[Poitiers] Les homophobes s’acharnent, la police couvre

NdPN : les homophobes se sentent pousser des ailes et déversent leurs discours haineux sur la place publique, assortis d’agressions. Comme à Poitiers, contre des militantes de l’égalité des droits, avec insultes et coups de poing. Faut-il rappeler que l’homophobie tue ?

Face à cette homophobie décomplexée, des militant-e-s antifascistes se mobilisent. Comme d’hab, les flics protègent les rassemblements contre le mariage gay : il ne s’agit plus de couvrir les homophobes, ni même de filmer et d’intimider  les militant-e-s antifascistes sous le prétexte de « rassemblement illégal » : ce mercredi 1er mai, un partisan de l’égalité des droits a été arrêté et emmené au poste.

Trop c’est trop, mobilisons-nous !

Voir cet « article » de la NR…

La veillée des anti-mariage gay sous protection policière

Les confrontations sont de plus en plus musclées entre les pro et les anti-mariage gay alors que la loi est désormais votée. Mercredi soir, c’était sur les marches du palais de justice.

La veillée des opposants a été perturbée par un groupe de militants favorables au mariage gay à Poitiers. La police est intervenue après une bousculade.

Le climat conflictuel en pro et anti mariage gay ne s’apaise pas. Un nouvel épisode de cette confrontation qui ne se joue plus seulement sur le terrain des idées et des convictions s’est produit, mercredi soir, devant les marches du palais de justice de Poitiers.

Après des rassemblements sur la place de la mairie, les membres du collectif « Les veilleurs pour la famille », opposés au mariage gay, se retrouvaient aux marches du palais.

«  Il y avait deux excités ils sont entrés dans le tas  »

La veillée rassemblait plus de soixante-dix personnes selon ses organisateurs. Après une heure de veillée tranquille avec lectures et chants, le climat s’est subitement tendu vers 22 h. « Une quinzaine de personnes, des partisans du mariage pour tous sont arrivés sur la place », explique Marguerite de la Meslière, organisatrice de la veillée. « Ils se sont mis devant nous, ils ont commencé à chanter et à beaucoup crier. Ils étaient là avec une banderole favorable au mariage gay. » Jusque-là, la situation restait tout à fait conforme à une confrontation non violente entre deux groupes aux idées opposées. Mais la situation s’est brusquement tendue. « Il y avait deux excités, dont une personne qui avait visiblement bu. Ils sont entrés dans le tas. Il y a eu une bousculade. Ils ne nous ont pas frappés. Mais il y a eu des insultes. Il n’y a pas eu de plainte déposée, mais on se réserve le droit de le faire, si ça continue. » La police est alors alertée. Un des perturbateurs de la veillée est arrêté. Il est état d’ébriété et les policiers trouvent sur lui un couteau. Il a été placé en garde à vue puis libéré. Inconnu de la justice, il fait l’objet d’une composition pénale. La veillée ne s’est pas arrêtée pour autant après cet épisode. Les pro et les anti-mariage gay n’ont pas quitté la place, se faisant toujours face, mais séparés par un cordon de police pour éviter tout nouvel incident ! Un incident qui survient huit jours après l’agression à deux reprises, dénoncées par une jeune fille favorable, elle, au mariage gay. Et c’est dans ce contexte tendu qu’une nouvelle manifestation du collectif des veilleurs est annoncée.

Nouvelle manifestation

Samedi, à 14 h, ils prévoient une opération klaxon en centre-ville avec banderoles et slogans. Une manifestation surveillée de près la police. La manifestation, dont les modalités pratiques sont toujours en discussion, ne devrait se faire qu’en voiture. Une façon d’éviter les rencontres entre cortèges opposés. Les organisateurs ne veulent pas divulguer le parcours à l’avance, par sécurité. « À chaque fois que l’on fait quelque chose, il y a une contre-manif », note un veilleur.

Protection

Les participants, qui doivent s’inscrire par mail à une adresse spécialement créée seront avertis au dernier moment. « Avant, lors de précédentes veillées, des opposants étaient venus discuter avec nous, sans difficulté », note Marguerite. « Plus maintenant. On sent que le climat a changé. C’est plus violent. »

bon à savoir

Les opposants au mariage pour tous n’ont pas l’intention de renoncer. Ils prévoient déjà de renouveller la manifestation en voiture baptisée « Caravane pour tous » demain, samedi 4 mai. Les participants peuvent s’inscrire par courriel en écrivant à lacaravanepourtous86@gmail.com. Une équipe de « La manif pour tous » participera par ailleurs au marathon du Futuroscope le dimanche 26 mai.

Emmanuel Coupaye, Nouvelle République, 3 mai 2013

Au sujet du travail

NdPN : un texte diffusé à Grenoble par des opposant-e-s au Center Parcs, dont nous partageons l’angle d’attaque.

Les grands projets inutiles et le travail antisocial

Les luttes du monde du travail ont-elles la faculté de le remettre en cause ?

Notre association informelle « Quelques opposants à Center parcs » (QoCP) a été invitée par le « Collectif grenoblois contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et son monde » à tenir, avec d’autres associations luttant contre les grands projets inutiles locaux, un stand à la fin de la manifestation du 1er mai. Nous sommes en effet directement concernés puisque nous n’acceptons pas qu’André Vallini, notre « grand promoteur inutile » comme le qualifie le journal Le Postillon, veuille imposer en Isère ce projet inutile par excellence. En effet, ce projet ne répond à aucun besoin réel des administrés. Si comme le souhaite la société Pierre & Vacances, un Center Parcs s’implantait à Roybon, avec l’appui du Conseil général, ce serait tout simplement, selon les décideurs, pour créer des emplois et faire tourner la machine économique. Les emplois, malgré tout fastidieux, précaires par essence, dévalorisants et néfastes pour les rapports humains, et dégradants, qui seraient, nous dit-on, massivement créés, sont fondamentalement du travail inutile et par-dessus le marché nuisible : sous couvert de développement soi-disant impératif et de lutte contre le chômage on va modifier et détruire toute une région.

Nous regrettons que les questions fondamentales sur le travail, son utilité, son but et ses conséquences sur nos vies et nos territoires, qui devraient être formulées par les travailleurs, au même titre que les conditions dans lesquelles ils l’exercent, ne soient pas portées par les organisations syndicales prétendant parler en leur nom.

Nous savons depuis longtemps que la finalité du travail est un sujet tabou, jamais débattu au sein des syndicats, qui se préoccupent de sa gestion quotidienne tentant d’en minimiser les plus graves répercussions, d’en alléger en partie les souffrances, d’en valoriser les salaires, laissant au bon vouloir de la société capitaliste la décision finale quant à l’acceptation de tel ou tel compromis qu’elle jugera tolérable pour elle. Par ce chemin, les syndicats acceptent le capitalisme qui a créé ce travail et l’aident à perdurer. Pour l’ouvrier du bâtiment ou des usines, ils exigeront des appareils de levage, pour ceux de la chimie, des masques et des gants, pour les employés à temps partiel de Center Parcs, un transport collectif et des produits miracles de nettoyage, pour les chômeurs, des minima pour ne pas mourir de faim, pour tous, des cellules d’aide psychologique et des revenus ouvrant la porte à la consommation débridée, laquelle à son tour recréera du travail.

L’utilité ou l’aberration de ce que nous produisons ne fait jamais l’objet d’aucune critique, ou a minima d’interrogations. Nous y sommes tous confrontés au quotidien : fabriquer des boîtiers aérosols qui, une fois remplis de produits chimiques, bousilleront la planète, faire des cartons enveloppant les yaourts pour que les industriels de l’agroalimentaire laissent sur le carreau les paysans du coin, gérer les déchets que nous ne cessons pas de produire pour que Veolia dépollue et facture la flotte à des prix exorbitants… Et ces critiques se retrouvent de fait remisées hors des tribunes des syndicats où les contradicteurs de la société du travail n’ont guère leur place.

Albert Joseph, dit Libertad consacrait déjà plusieurs articles parus dans le journal L’Anarchie entre 1905 et 1908 sur cette question et sur la diminution du temps de travail :

« La CGT doit donc respecter et favoriser les intérêts de certains hommes en tant qu’ouvriers de certains métiers.

Or, le problème de la diminution du travail ne peut se résoudre que par la suppression du travail inutile, et par le transport de ces efforts vers le travail utile.

Sans entrer dans une nomenclature trop longue des métiers que nous classons utiles, et de ceux que nous classons inutiles, nous pouvons dire que sont utiles tous les métiers qui aident au développement de nos sens, à la satisfaction de nos besoins. Peindre des réclames, des enseignes, fabriquer des compteurs à gaz, estamper des billets de banques, etc., nous paraît être un travail inutile.

Tous ces métiers inutiles sont d’ailleurs les conséquences directes de l’inégalité économique, c’est-à-dire de la propriété individuelle qu’ils ont pour but de sauvegarder ou de légitimer. Ils n’auraient plus de raison d’être dans une société d’hommes libérés.

Par conséquent plus d’armuriers, plus d’ouvriers de compteurs, plus d’estampeurs de billets de banques, plus de monnayeurs (vrais ou faux), plus de contrôleurs de métro.

Beaucoup de ces corporations, au travail inutile, ont place dans la CGT. Va-t-elle décider leur disparition ? Elle ne le peut. […]

Les hommes actuels, si avancés soient-ils, réclament deux choses : du travail et de l’argent.

Ils ne demandent pas, ils ne prennent pas du pain, des vêtements, des livres, ils veulent du travail, de l’argent.

Ils ne se préoccupent jamais de savoir si le travail qu’ils exécutent apportera à eux, à leurs proches, aux hommes, une amélioration des conditions de vie. Ils travaillent. Il leur plaît de travailler pour travailler. Ils ont des gestes de fous avec la même sérénité que des gestes raisonnables. Le contrôleur du métro met à percer un bout de carton l’emphase qu’il pourrait prendre en faisant le « geste auguste du semeur »

Cette analyse de Libertad reste cruellement d’actualité, même si le poinçonneur du métro n’existe plus et a laissé sa place au composteur ou à la machine à lire les cartes RFID. Le monde des machines ayant remplacé le travailleur n’est pas moins critiquable et générateur de besoins et de destructions inutiles. Il laisse en effet aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui l’obligation de travailler pour consommer (quand ils ne se retrouvent pas au chômage) et par conséquent de produire encore de l’inutile, ce qui, en outre, n’est pas sans conséquences sociales et environnementales. Notre refus du projet de construction du Center Parcs dans les Chambarans s’inscrit dans la critique de la logique des besoins et des destructions inutiles ; nous n’acceptons pas que la société Pierre & Vacances transforme ces deux cents hectares de forêt, pour son seul grand bénéfice et celui de ses actionnaires, au détriment des travailleurs abusés. Il nous paraît indispensable que le bois des Avenières reste ce qu’il a toujours été : libre d’accès et sans valeur marchande.

Quelques opposants à Center Parcs, le 1er mai 2013

Vu sur Indymedia Grenoble, 1er mai 2013

[86] Le CICE, nouveau cadeau de l’Etat PS aux capitalistes

NdPN : mesure du PS passée discrètement : le « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », c’est encore de l’argent public directement balourdé par l’Etat PS au Capital !

Illustration dans la Vienne.

L'Etat PS, c'est toujours plus d'austérité pour les pauvres, et de cadeaux pour leurs exploiteurs.
L’Etat PS, c’est toujours plus d’austérité pour les pauvres, et de cadeaux pour leurs exploiteurs.

PME, besoin d’argent ? C’est maintenant !

[…]C’était l’objet d’une réunion d’information, organisée à l’initiative de la sous-préfet de Châtellerault, Véronique Shaaf-Lenoir, en début de semaine à Lencloître, devant de nombreux patrons de PME. Réunion qui s’est tenue dans des conditions similaires à Montmorillon ce mardi.
Parmi les 35 mesures du pacte, figure le (fameux) crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Alors, besoin d’argent ? C’est maintenant ![…]

Mesure phare du plan, le CICE, « ce n’est pas un dispositif gadget », comme le souligne Robert Monniaux, directeur régional des Finances publiques. Pour être clair, il s’agit d’un allégement direct des charges fiscales, un crédit versé à l’entreprise. Du sonnant et trébuchant.[…]

Le CICE concerne tous les secteurs et toutes les entreprises dès lors qu’elles versent des salaires inférieurs à 2,5 fois le Smic. Le crédit se chiffre à 4 % des rémunérations payées en 2013 et à 6 % à partir de 2014. Il est censé contribuer à financer pêle-mêle l’innovation, la formation, le recrutement, la prospection de nouveaux marchés, les besoins en fonds de roulement… En sachant que, selon Robert Monniaux, « l’utilisation du crédit d’impôt ne sera pas contrôlée par l’administration fiscale », c’est cadeau.[…]

Selon Oséo, 82 demandes ont été satisfaites jusqu’à présent en Poitou-Charentes pour un montant de 2,7 M€. Pour la Vienne, de même source, 26 demandes ont été enregistrées pour 860.000 € attribués. « 4 à 5 demandes arrivent par jour », indique la banque publique. La moyenne des versements constatés est de 1.000 € par salarié.[…]

La Société Thermale de La Roche-Posay (*) a été officiellement la première entreprise de la Vienne à bénéficier du crédit d’impôt. En l’occurrence, 75.000 € en préfinancement, versés « en moins de trois semaines », comme en témoigne Frédéric Boudier, son P-DG.[…] Le patron des thermes de La Roche-Posay ne verse pas pour autant dans l’angélisme… « Malgré tout, il y a une contrepartie, c’est l’augmentation future de la TVA. Moi, j’ai des tarifs encadrés dans mon activité donc je perdrai directement de la marge. Il n’empêche qu’il faut en profiter sans dogmatisme, c’est une vraie aide directe et c’est du cash ! Ne pas prendre cet argent serait une erreur ».

Crédit d’impôt : tout compte fait

[…] le cabinet d’expertise comptable Duo Solutions s’est pour sa part livré à quelques calculs. Il a évalué le montant de crédit d’impôt pour 906 entreprises de la région qui sont ses clientes et emploient 3.846 équivalents temps pleins.[…]

« Cela représente une moyenne générale de 912 euros par salarié en équivalent temps plein et de 3.872 euros par entreprise », conclut le cabinet comptable : « Bien entendu, les chiffres sont plus dispersés que cela puisque le plus faible crédit d’impôt emploi compétitivité serait de 7,15 euros et le plus élevé de 63.314 euros ! Globalement le CICE représente, pour les salaires concernés, une baisse des charges sociales patronales de 10,12 % et une diminution du coût global des salaires et charges sociales (coût du travail) de 2,72 % »

Nouvelle République, 2 mai 2013