Archives de catégorie : Ni patrie ni frontière

[Rennes] Evasion du CRA le soir de noël

Évasion au CRA de Saint-Jacques

Un retenu a réussi à s’évader dimanche soir du CRA de Rennes-Saint-Jacques.

C’est noël : une évasion a eu lieu au centre de rétention, une personne s’est échappée dimanche soir (le 25). Une autre avait eu lieu en octobre.

Lien : http://sans-patrie.blog4ever.com/blog/lire-article-146716-3768635-lundi_26_decembre_2011.html

Indymedia Nantes, 27 décembre 2011

[Royaume-Uni] La répression continue après les émeutes de l’été

Grande-Bretagne : descente de police dans une centaine d’appartements pour chopper les émeutiers d’août

Grande-Bretagne : 62 arrestations après une opération de police dans l’enquête sur les émeutes de l’été

 Belga, 21 décembre 2011

 Scotland Yard a annoncé avoir fait une descente dans une centaine d’appartements mercredi [21 décembre] à Londres et procédé à 62 arrestations, lors d’une opération d’envergure contre les émeutiers impliqués dans les violences urbaines de cet été.

« L’opération d’aujourd’hui (mercredi) démontre que quatre mois après les incidents de Londres, nous sommes absolument déterminés à identifier et arrêter les personnes responsables des émeutes », a commenté un responsable de Scotland Yard, Robin Bhairam. Cette descente a été organisée une semaine après la diffusion sur internet par la police des portraits des « suspects les plus recherchés » dans le cadre de l’enquête sur les émeutes d’août à Londres. « À la suite de la publication de photos de plus de 200 suspects sur le site Flickr, je voudrais remercier tous ceux qui ont répondu à notre appel pour nous aider à identifier les personnes recherchées », a ajouté M. Bhairam.

 À ce jour, près de 3.500 personnes soupçonnées d’avoir participé aux émeutes ont été arrêtées par Scotland Yard, et 2.179 inculpées ou citées à comparaître.

 La Grande-Bretagne a connu début août pendant plusieurs jours, les pires émeutes qu’ait connues le pays en trente ans. Ces violences, consécutives à la mort d’un jeune homme pendant une opération de police dans le nord de Londres, avaient rapidement gagné plusieurs autres villes anglaises, donnant lieu à des scènes de vandalismes et de pillages devant des forces de police largement débordées. Cinq personnes avaient été tuées lors de ces émeutes.


La police pourra tirer à balles réelles sur les émeutiers

Le Matin, 21. décembre 2011, 11h04

Les forces de l’ordre anglaises pourront recourir à des méthodes très musclées pour éviter un bis repetita des graves troubles de cet été.

Les canons à eau, les balles en caoutchouc, c’est fini pour les émeutiers pyromanes ! Selon « The Sun », les policiers au service de Sa majesté pourront désormais tirer à balles réelles sur les manifestants qui menacent la vie d’autrui en mettant le feu à des immeubles habités. Les mesures habituelles pourront, elles, encore être prises pour des faits moins graves comme la construction de barricades ou le jet de cocktails Molotov.

La décision, communiquée par une taupe au sein du HMIC (service responsable de l’inspection du travail des policiers anglais), fait notamment suite à une célèbre photo. Devenue l’un des symboles des émeutes de l’été 2011, elle montre l’immigrée polonaise Monicka Konczyk en train de sauter par la fenêtre pour échapper aux flammes ravageant son immeuble. Le rapport du HMIC estime que pour éviter de telles situations, des mesures extrêmes doivent désormais pouvoir être envisagées. L’envoi de troupes militaires dans la rue a par contre été exclu.

Réaction jugée trop molle

Une enquête a montré qu’un Anglais sur trois pensait que des armes à feu auraient dû être utilisées lors des graves troubles qui ont secoué l’Angleterre en août. Lors des faits, le premier ministre David Cameron avait autorisé la police à utiliser des canons à eau que quatre jours après le début des violences. Des groupes d’autodéfense de citoyens s’étaient mis en place dans certains quartiers face à cette riposte jugée trop molle.

[Algérie] L’émeute sociale refait surface

Algérie : L’émeute sociale refait surface

Algérie : Routes barrées et pneus brûlés à Boumerdès, Bouira, Tipasa, Mila et Béjaïa
L’émeute sociale refait surface

 Plusieurs wilayas du pays ont connu cette semaine des mouvements de protestation liés au chômage, à l’aménagement urbain, au manque de gaz et d’eau potable et, surtout, au problème de logement. Ces protestations ont pris toutes les formes d’expression : APC occupées, routes coupées, marches, rassemblements et même la chasse aux élus ! Le climat de tension, qui règne ces derniers jours dans la daïra Ifri-Ouzellaguen, suite à la distribution de 64 logements socioparticipatifs (LSP), a fini par dégénérer.

 En effet, dans la soirée de dimanche à lundi derniers, plusieurs citoyens parmi les non-bénéficiaires de ces logements ont procédé à la fermeture de la RN26 dans la localité de Hellouane, située à la sortie ouest du chef-lieu de daïra, provoquant d’importants bouchons dans les deux sens de cette route à grande circulation. Même l’ancien axe routier reliant la ville d’Ighzer-Amokrane à Lazib, dans la commune d’Akbou, a été bloqué par un autre groupe de manifestants au niveau de la même cité de Hellouane. Le chef de daïra d’Ifri-Ouzellaguen, accompagné du P/APC, s’est déplacé dans la soirée sur les lieux de la protestation pour tenter de dissuader les manifestants.

 Ces derniers protestent contre la manière avec laquelle ces 64 logements ont été distribués par les autorités locales. Ils ont tenu également à “dénoncer les pratiques malsaines auxquelles se sont livrés les responsables locaux qui ont fait appel à un pseudo représentant de la société civile pour cautionner leur démarche malintentionnée”. De leur côté, les habitants des quartiers Kerrouh et Chebilia, situés dans la commune de Hammam-Dalaâ, 30 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de M’sila, ont bloqué, dans la matinée de jeudi dernier, la RN6 reliant le chef-lieu de la commune à celui de la wilaya. Les protestataires réclament l’aménagement urbain et contestent l’opération de relogement lancée dernièrement. Dans la wilaya de Tipasa, les citoyens du village Halloula-Essahilia sont descendus dans la rue jeudi dernier et ont bloqué la RN67 en signe de protestation, réagissant ainsi à l’annulation de la visite programmée du wali de Tipasa, au cours de laquelle ils espéraient présenter leurs nombreuses doléances au premier responsable de la wilaya. Ils ont utilisés des pneus enflammés et divers objets hétéroclites pour dénoncer l’absence d’eau potable dans les conduites des habitations depuis cinq jours, la chute de l’un des enfants dans un canal du réseau d’assainissement et pour des revendications d’ordre social.

 La wilaya de Boumerdès n’a pas échappé au vent des protestations. Les habitants de Bogssiaâ, l’un des quartiers les plus populaires de Baghlia, commune située à l’est de la wilaya de Boumerdès, ont procédé carrément, avant-hier, à la fermeture du siège de l’APC, pour réclamer la rénovation du réseau d’assainissement dans les plus brefs délais. Pour ces citoyens, leur quartier est devenu invivable tant les odeurs qui s’en dégagent sont nauséabondes. “Nous avons adressé de multiples réclamations aux autorités locales afin qu’elles mettent fin à notre calvaire. Si nous avons décidé aujourd’hui de fermer le siège de l’Apc, c’est dans le seul et unique but de pousser les responsables à agir pour résoudre définitivement notre problème. Dans le cas contraire, nous radicaliserons notre mouvement de protestation, et ce, jusqu’à satisfaction de notre revendication”, avertit un citoyen.

Après avoir procédé à la fermeture de la RN33, du siège de la commune et celui de la daïra, les citoyens de Haïzer, dans la wilaya de Bouira, ont chassé le chef de daïra. Pour eux, il a failli à sa mission, qui est le développement de la ville, en général, et celui du chef-lieu, en particulier. Les protestataires menacent de durcir leur mouvement si ce dernier reprenait son poste. C’est à l’aide de pierres et de troncs d’arbre qu’ils avaient fermé tous les axes menant vers Haïzer. Les citoyens exigent une prise en charge de leurs revendications : la remise en état des routes et trouver une solution au manque d’eau potable, d’équipements publics et le relogement dans des sites éloignés. Pour ces contestataires, il est question de la dissolution de l’Assemblée populaire communale et du départ du chef de daïra. Par ailleurs, à Oued Athmania, au sud de Mila, le plus important axe routier (RN5) en matière de trafic automobile sur le territoire de la wilaya a été bloqué lundi matin. Des barricades ont été dressées sur la voie carrossable par des dizaines d’habitants. Les contestataires revendiquent l’eau potable, l’habitat rural et la déviation de la flotte de camions qui traversent quotidiennement la mechta.

Liberté, 27 Décembre 2011

[Benghazi] La colère gronde contre le conseil national de transition

Libye : La colère gronde contre le CNT

Les manifestations se multiplient à Benghazi contre le régime de transition

Mouammar Kadhafi est mort mais la Libye est loin d’être apaisée. Depuis plusieurs semaines, Benghazi, berceau de la révolution, vit aux rythmes des manifestations contre le Conseil national de transition (CNT). Moustapha Abdeljalil, le chef du nouveau régime libyen, s’est rendu dans cette ville emblématique pour calmer la colère du peuple.

L’heure de rendre des comptes a sonné pour le Conseil national de transition (CNT). Le nouveau pouvoir libyen doit faire face à une vague de contestation très vive à Benghazi, berceau de la révolution, rapporte RFI. La ville est en proie depuis deux semaines à des manifestations contre le CNT. Les protestataires pointent du doigt l’opacité du régime de transition et réclament plus de transparence, notamment dans la composition du nouveau gouvernement. Le dirigeant du CNT, Moustapha Abdeljalil, s’est rendu dimanche sur place pour tenter de calmer la situation.

Ce ressentiment à l’encontre du CNT fait désormais parti du quotidien des habitants de Benghazi. Certains d’entre eux réclament même la démission du régime de transition et de son dirigeant. Le 12 décembre dernier, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour les mêmes raisons. «  Le slogan du 17 février (jour des premières manifestations était la transparence)  ; où est-elle, messieurs  ?  », mais aussi  : «  Où est l’argent du pays  ?  ». Pour apaiser les tensions, Moustapha Abdeljalil a annoncé immédiatement la création d’un site internet du CNT et la mise en ligne des informations essentielles sur ses membres. Mais ces mesures n’ont pas donné satisfaction aux contestataires qui semblent bien décidés à poursuivre leur mobilisation.

Afrik.com, Assanatou Baldé, 27 décembre 2011

[Chine] « La gestion des mouvements de masse est de plus en plus difficile »

Chine: les révoltes citoyennes vont se multiplier, selon un haut responsable

Un haut responsable chinois, qui avait aidé à désamorcer la rébellion des habitants d’un village de Chine excédés par les expropriations, a estimé que le pays devait se préparer à d’autres protestations de ce type parce que les citoyens réclament le respect de leurs droits.

Des villageois de Wukan manifestent contre des expropriations le 19 décembre 2011

 Des villageois de Wukan manifestent contre des expropriations le 19 décembre 2011
 

« Dans cette région (du sud), il y avait beaucoup de problèmes qui n’ont pas été traités à temps. Et une fois que la violence a surgi, les retombées ont été graves », a déclaré Zhu Mingguo lors d’une réunion sur la stabilité sociale, cité par le quotidien officiel Guangzhou Daily.

« C’est comme une pomme pourrie en son coeur. A l’extérieur, la peau est rouge mais une fois qu’on l’ouvre, on ne peut plus rien faire », a-t-il ajouté.

 

Les paysans de Wukan, un gros bourg de 13.000 résidents, sur la côte de la province du Guangdong (sud), se sont révoltés pour dénoncer la corruption de leurs cadres communistes. Leur colère avait éclaté après des saisies de terres qu’ils jugeaient illégales.

« La conscience qu’a le public en matière de démocratie, d’égalité et des droits dont il dispose ne cesse de se renforcer, et par conséquent, les demandes augmentent », a déclaré le haut responsable chinois lors de cette réunion.

« La gestion des mouvements de masse est de plus en plus difficile », a-t-il ajouté.

Cette crise, qui a fait grand bruit dans le pays, s’est apaisée la semaine dernière. Les autorités chinoises ont libéré les meneurs de la rébellion, allégé la présence policière et envoyé une équipe chargée de recueillir les doléances de la population.

La presse officielle chinoise avait critiqué l’attitude des autorités locales à Wukan, qui avaient d’abord imposé une dizaine de jours de blocus au village avant d’opter pour une position plus conciliante.

AFP, 27 décembre 2011