Archives de catégorie : Ni patrie ni frontière

[Génocide rwandais] Documents compromettants

[France génocidaire] Documents sur l’attentat du 6 avril 1994 à Kigali

Posted on 8 janvier 2012 by juralib

Documents sur l’attentat du 6 avril 1994 à Kigali contre l’avion du Président Habyarimana

Mission d’information parlementaire française

Créée le 3 mars 1998, la mission d’information a établi dans son rapport que :

1. Les photos d’un lance-missiles fournies par la DRM révèle que celui-ci n’a pas servi. Elle conclut à une manipulation des ex-FAR.

2. Le FPR n’est pas passé à l’attaque aussitôt après l’attentat.

3. Selon un rapport de Human Rights Watch, les FAR disposaient d’entre 40 et 50 missiles SAM-7 et 15 Mistral, c’est à dire une capacité sol-air assez importante.

4. Les FAR, disposaient de moyens sol-air récupérés sur le FPR. La zone de Kanombe était essentiellement tenue par l’armée hutue, de même que la tour de contrôle. Même si le FPR pouvait accéder à cette zone en s’y infiltrant, il était assez difficile pour lui de le faire. Compte tenu de la portée d’un missile de type SAM-16, il est peu probable qu’un tel missile ait été tiré en dehors de la zone contrôlée par les FAR.

5. Le dénommé Étienne suspecté par Colette Braeckman d’avoir participé à l’attentat serait Pascal Estévada un militaire français qui « aurait participé à l’opération Noroît et serait réapparu au Rwanda en février 1994, avant de participer en mai 1994 à des actions de sécurité rapprochée que la France aurait initiées au profit des autorités burundaises ».

6. Gérard Prunier affirme que « les hommes qui auraient tiré les missiles sont des blancs ». Il ajoute : « on peut supposer que Paul Barril connaît les hommes qui ont abattu l’avion et leurs commanditaires ».

7. La mise en cause du FPR par M. Bernard Debré, Ministre de la Coopération du Gouvernement d’Édouard Balladur,  se fonde « sur des éléments qui n’ont pas pu être vérifiés et qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme des preuves crédibles ».

8. Aucune preuve convaincante n’est venue étayer  l’implication comme « opérateurs » de militaires belges.

9. M. Georges Martres a fait observer que « retenir la responsabilité des extrémistes hutus, qui avaient déjà des difficultés à tirer au mortier et au canon, reviendrait à admettre qu’ils aient bénéficié d’une assistance européenne pour l’attentat ».

Mission d’information de la commission de la Défense nationale et  des Forces armées et de la commission des Affaires étrangères,  sur les opérations  militaires menées par la France,  d’autres pays et l’ONU au Rwanda  entre 1990 et 1994 (15 décembre 1998)

Chapitre du Rapport concernant l’attentat

Annexes concernant l’attentat

L’enquête du juge Bruguière

Commission rogatoire du juge Bruguière en Belgique, 9 avril 2002

L’ordonnance Bruguière

Réponse du gouvernement rwandais

« Un juge de connivence » Georges Kapler, Jacques Morel, La Nuit Rwandaise No 1, 7
avril 2007.

« Rwanda. L’histoire secrète » de Abdul Joshua Ruzibiza ou Mensonges made in France ? Pierre Jamagne,  La Nuit Rwandaise No 1, 7 avril 2008.

Accusations sans fondement Georges Kapler, Jacques Morel, 5 décembre 2008. Ce texte a été écrit en défense de Rose Kabuye, arrêtée en Allemagne le 9 novembre 2008 en exécution d’un mandat d’arrêt du juge Bruguière.

Message attribué au FPR par les FAR, revendiquant l’attentat

L’opérateur radio Richard Mugenzi, cité dans l’ordonnance du juge Bruguière, déclare que le message de revendication de l’attentat par le FPR qu’il a prétendument intercepté le 7 avril 1994, a été en réalité rédigé par le colonel Nsengiyumva, chef des opérations pour la préfecture de Gisenyi et très proche des militaires français.

L’enquête rwandaise

The Mutsinzi Report A Media Guide to the Committee of Experts Investigation of the April 6, 1994 Crash of President Habyarimana’s Dassault Falcon-­50 Aircraft.

Rapport de la commission Mutsinzi

Rapport des experts britanniques sur l’attentat

L’enquête du juge Marc Trévidic

Ce que devrait examiner le juge Trévidic à Kigali Jacques Morel suggère des sujets d’investigation au juge qui se rend le 13 septembre 2010 sur les lieux de l’attentat pour commencer l’enquête que le juge Bruguière n’a jamais faite.

Conférence de presse de Maîtres Léon-Lef Forster et Bernard Maingain Paris, 17 décembre 2010 à 10 h après l’audition de leurs clients par le juge Trévidic à Bujumbura. (pdf)

Livre La France au cœur du génocide des Tutsi

Déchargement du livre La France au cœur du génocide des Tutsi

Déchargement du chapitre sur l’attentat du 6 avril 1994 (12 Megs).

Documents cités dans La France au cœur du génocide des Tutsi

Documents cités dans La France au cœur du génocide des Tutsi et relatifs à l’attentat du 6 avril 1994 contre le Falcon 50.

Origine des missiles

À propos d’un missile Sam-16 « trouvé » par les FAR en 1991 Georges Kapler, Jacques Morel, 4 juin 2005

Autres sites d’information sur cet attentat

Site d’Emmanuel Cattier

Site de la Commission d’enquête citoyenne (CEC)

Wikipedia

http://rwanda94.pagesperso-orange.fr

Source : Rwanda, un génocide made in France, 7 janvier 2012

[Bilbao] Grande manifestation pour la libération des prisonnier-e-s basques

Espagne: première marche pour les prisonniers basques depuis le retour de la droite

Aux cris de « prisonniers basques au Pays basque ! », une immense marche a traversé Bilbao samedi, la première de ce type depuis l’annonce de l’abandon de la lutte armée par l’organisation séparatiste basque ETA et le retour au pouvoir de la droite en Espagne.

Des milliers de personnes défilent le 7 janvier 2012 à Bilbao pour demander le regroupement des prisonniers basques

Des milliers de personnes défilent le 7 janvier 2012 à Bilbao pour demander le regroupement des prisonniers basques

Un cortège compact s’est étendu sur au moins la moitié du parcours d’environ deux kilomètres entre « La Casilla », située sur l’avenue Autonomia, et la mairie, dans le centre-ville, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Il y a beaucoup plus de monde qu’à la manifestation du 22 octobre qui avait rassemblé 65.000 personnes » à Bilbao, deux jours après l’annonce historique de l’ETA ayant mis fin à plus de 40 ans de violence qui ont fait 829 morts, a déclaré à l’AFP l’un des organisateurs Benat Zarrabeitia.

En l’absence d’évaluations officielles, des médias évoquaient plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Derrière la banderole de tête où était écrit en basque et en anglais « les prisonniers basques au Pays basque », environ 3.000 membres de familles de détenus ont ouvert la marche en agitant le drapeau symbole des prisonniers basques. Quelque 700 prisonniers de l’ETA sont dispersés dans les prisons espagnoles et françaises.

S’en tenant à scander « les prisonniers basques au Pays basque ! » sur fond de chants nationalistes, les manifestants venus en famille semblent avoir respecté les interdits, aucune photo de détenus condamnés pour terrorisme n’ayant été visible.

Mais si aucun slogan ne mentionnait les « prisonniers politiques », tous les manifestants avaient ces mots sur les lèvres.

« Tous les prisonniers politiques basques ne sont pas de l’ETA. Mon fils a été arrêté le 17 janvier 2011. Il était membre de Batasuna » (aile politique de l’ETA interdite en 2003), affirme Consu Mayo, dont le fils Gorka, 32 ans, père de deux enfants, est détenu dans une prison au nord de Madrid.

« Depuis un an, il est détenu sans jugement », poursuit-elle.

La marche, qui s’est dispersée dans le calme vers 19H00 GMT, répondait à l’appel d’Egin Dezagun Bidea (« Faisons le chemin »), une nouvelle organisation qui se présente comme une initiative citoyenne de soutien aux prisonniers basques.

Dans un manifeste écrit en 13 langues, ce collectif appelle notamment « au regroupement des prisonniers politiques basques dans le Pays Basque », à « la libération des prisonniers ayant purgé les trois quarts de leur peine » et de ceux « gravement malades ».

L’ensemble de la gauche abertzale dont la mouvance Batasuna et plusieurs partis indépendantistes comme Aralar et Eusko Alkartasuna (EA) étaient représentés.

Cette marche en faveur des prisonniers a lieu chaque année à la même date à Bilbao, capitale de la Biscaye. Mais cette année, elle prend une dimension toute particulière.

Elle est la première depuis l’annonce historique du 20 octobre de l’ETA qui n’a toutefois pas annoncé sa dissolution.

La première depuis que le Parti populaire (PP, conservateur) a remporté haut la main les élections du 20 novembre après quasiment huit ans de pouvoir socialiste.

Et enfin la première depuis que les indépendantistes basques ont fait leur grand retour au Parlement, avec sept sièges pour la coalition Amaiur contre cinq au parti nationaliste de droite PNV.

Le député d’Amaiur Xabier Mikel Errekondo a réclamé, peu avant le début de la marche, une « solution démocratique complète pour le conflit basque », demandant au chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy de « commencer à faire des pas » dans ce sens.

Le PP écarte lui toute amnistie et estime que l’unique issue acceptable passe par le désarmement complet et une dissolution sans contreparties de l’ETA, avant d’examiner d’éventuelles solutions individuelles pour les prisonniers.

AFP, 7 janvier 2012

[Afrique du sud] Un hameau résiste contre des projets miniers

Un hameau entre en résistance contre l’industrie minière

AFRIQUE DU SUD • Des projets miniers menacent les cours d’eau et les nappes phréatiques près de Groot Marico. Le village et une quinzaine d’organisations se mobilisent, pour l’instant avec succès.

«Ce village est si petit! Il n’existe même pas officiellement en tant que municipalité. Pourtant nous avons les compagnies minières sur le dos!» Santa van Bart, son mari Egbert et toutes les communautés résidant dans les environs sont sur le pied de guerre depuis plus d’un an. Le hameau de Groot Marico, dans la province du nord-ouest en Afrique du Sud, nommé d’après la rivière qui prend sa source à quelques kilomètres de là et jadis rendu célèbre par l’écrivain Herman Charles Bosman, est au centre des convoitises du secteur minier.

La situation que connaît cet endroit, près de la frontière avec le Botswana, fournit un des exemples les plus frappants des problèmes qu’engendre la politique de développement économique rapide, basée sur le secteur minier, adoptée par le Congrès national africain (ANC). Ce tournant macro-économique remonte à l’adoption du plan néolibéral approuvé, sous Nelson Mandela en 1996, à l’initiative de Thabo Mbeki, alors vice-président.

[…]

Le Courrier, Laurence Mazure, 7 janvier 2012

La suite ici :

http://www.lecourrier.ch/un_hameau_entre_en_resistance_contre_l_industrie_m

[Patras, Grèce] Les flics incendient un campement de migrants

Patras, Grèce : Les flics incendient un campement de migrants

Le jeudi 5 janvier 2012 à 7h du matin la police a pénétré dans l’ancienne usine de Peiraiki-Patraiki, dans la ville de Patras, où s’abritaient des dizaines de migrant-e-s et de réfugié-e-s. Les porcs en uniforme ont frappé les gens qui dormaient dans les ruines, déchirant et brûlant les papiers de tous-tes et arrêtant probablement plus de 50 personnes (le nombre exact n’a pas encore été confirmé).

Avec l’aide des fonctionnaires de l’Organisation du Port de Patras (ce bâtiment appartenant à cette organisation) et probablement avec des fonctionnaires de la ville, les flics ont réunis tous les vêtements, les couvertures, les matelas, les chaussures et le reste des objets des migrants en tas et y ont mis feu. Les flammes se sont propagées à plusieurs pièces et d’autres bâtiments proches, laissant certains complètement brûlés. Comme ont informé les migrant-e-s, il y avait deux bus pleins de personnes séquestrées, dont l’un a été transféré, selon d’autres informations, à Athènes.

A 18h il y a eu un rassemblement et une marche de solidarité avec les migrant-e-s et les refugié-e-s otages de l’État dans les rues principales de Patras. En ce moment, il y a un besoin urgent de couvertures, de matelas, de chaussures, d’une batterie de cuisine et d’aliments. Depuis le 6 janvier à 17h, les portes de l’espace occupé Parartima au croisement des rues Korinthou et Aratou  seront ouvertes pour recevoir les biens de première nécessité.

Depuis le 6 janvier à 17h, les portes de l’espace occupé Parartima au croisement des rues Korinthou et Aratou seront ouvertes pour recevoir les biens de première nécessité.

Il faut souligner que le 22 décembre 2011 près de 400 personnes, en majorité des migrants, sont descendues dans les rues de la ville en une manifestation de répudiation de l’opération policière du 20 décembre dans la zone de Rio, à Patras, durant laquelle un jeune afghan de 16 fut gravement blessé.

Plus d’info vont suivre.

Source et plus de photos ici (Indymedia Athènes)

Traduit du grec par Contra Info, 6 janvier 2012

[Bruxelles] Incendie volontaire au Palais de Justice

Bruxelles – Incendie volontaire au Palais de Justice

BRUXELLES – Tard l’après-midi, à deux endroits différents, le feu a été bouté à l’intérieur du Palais de Justice de Bruxelles. Les deux foyers d’incendie se trouvaient à la deuxième étage, dans et proche aux archives de la greffe du tribunal correctionnel.

Les pompiers sont descendus massivement sur place (12 camions) et ont mis plus de 3 heures à faire leur boulot. Le Palais était couvert d’une fumée épaisse. Les dégâts à l’énorme bâtiment ne semblent pas trop grandes, mais un grand nombre de dossiers et de papiers ont brûlé. D’un nombre non-connu de dossiers judiciaires, il n’y aurait pas de copie digitale, ce qui provoquera des grands problèmes pour les procès prévus.

L’origine criminelle de l’incendie a été confirmé quelques jours après l’incendie par le Parquet, qui a également spécifié que les dégâts seraient plus grands de ce qui a été pensé jusque-là.

Brèves du Désordre, 6 janvier 2012 – compilé de la presse du 3 janvier 2012