Archives de catégorie : Répression

[Bruxelles] Squat attaqué par la police

La police attaque “La Pétroleuse”

Evacuation du bâtiment par les forces du désordre

La 'délégation' de la FGTBLa ‘délégation’ de la FGTB

La police a pris d’assaut ce matin, à 7H50, l’immeuble occupé par le collectif “La Pétroleuse”

Le collectif La Pétroleuse occupait depuis le mercredi 23 novembre, un immeuble vide appartenant à la Centrale Générale de la FGTB, situé au 2-8 rue Watteeu à Bruxelles. Le but de cette occupation est d’en faire une zone de réflexion et d’action politique culturelle et sociale. A 7H50 ce matin, la police a donné l’assaut au bâtiment, brisant portes et fenêtres.

Malgré les tentatives de discussion, la FGTB a réagi comme la pire des société immobilière, avec procédure d’urgence unilatérale devant les tribunaux (précisément ce que la FGTB dénonce de la part du patronat dans les conflit sociaux !), prétextant des “débuts de travaux” qui ne sont en fait que le murage des murs et fenêtres et le saccage des installations de chauffage (pratique bien connu des spéculateurs immobiliers), et, finalement, envoie de la police. La seule différence entre la direction de la Centrale générale et les propriétaires véreux ordinaires aura donc été que la direction syndicale a fait semblant de vouloir dialoguer pour duper les occupants, pendant qu’elle leur envoyait la police.

La Pétroleuse, 6 décembre 2011

[Tunisie] La lutte continue – réactions de médias bourgeois locaux

La tension monte de plusieurs crans

La tension monte de plusieurs crans

 Les événements sont allés, hier, crescendo et la tension est montée de plusieurs crans à Gafsa, au point qu’elle offrait l’image d’une ville en état de siège.
Au sit-in des diplômés de l’enseignement supérieur qui se poursuit depuis quelques jours devant le siège de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) s’est jointe une manifestation imposante de protestation contre le chômage des jeunes et la non-satisfaction de leurs revendications.
Certains parmi les manifestants n’ont pas hésité à brûler des pneus et à dresser des barricades sur les routes, empêchant les automobilistes de quitter la ville ou d’y entrer.
D’autre part, des citoyens de la délégation d’El Ktar (se trouvant à 17 km de Gafsa) se sont rassemblés devant le siège du gouvernorat exigeant à ce que le gouverneur de la région leur trouve une solution à l’absence du délégué de leur ville qui n’a pas rejoint son poste depuis quelque temps.
Les protestataires d’El Ktar appellent à une solution urgente préservant leurs intérêts qu’ils estiment durement touchés. Ils appellent également à la réouverture du siège de la délégation d’El Ktar et au retour aux activités administratives normales.

La presse (bourgeoise) de Tunisie, 6 décembre 2011

Des individus saccagent le siège de l’IRIE Gafsa

 Un groupe d’individus ont attaqué, dans la nuit de lundi à mardi, le siège de l’Instance régionale indépendante pour les élections à Gafsa (IRIE), défonçant l’entrée principale, les fenêtres et les portes de plusieurs bureaux et saccageant et pillant les équipements, et ce en dépit du couvre-feu imposé sur le gouvernorat.

Auparavant, les forces de la sûreté intérieure avaient fait usage de gaz lacrymogène pour disperser ces individus qui avaient bloqué la route menant à El Ksar et tenté de s’introduire dans les locaux du siège social de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), détruisant tout ce qui se trouvaient sur leur passage.

Une source sécuritaire a fait savoir que trois personnes ayant des antécédents judiciaires ont été arrêtées parmi ce groupe d’agitateurs.

De leur côté, les agents et cadres de la CPG ont organisé un rassemblement sur leur lieu de travail pour protester contre les agressions visant le siège social de la compagnie, exprimant la détermination à protéger leur établissement.

Tixup, Ghaith J., 6 December 2011

[Poitiers] Rassemblement de soutien aux migrant-e-s, ce mercredi à 18H devant le palais d’injustice !

La situation de nombreuses familles et de nombreux-euses étudiant-e-s « étrangers » est de plus en plus critique et révoltante. De plus en plus de gens avec qui nous vivons, nos voisin-e-s, nos collègues, nos ami-e-s, nos compagnes-ons, sont transformé-e-s en « sans-papiers » par l’ignominie préfectorale, à Poitiers comme ailleurs.

Parmi elleux, la famille Diallo-Cissé, Hawa et ses trois enfants nés en France et scolarisé-e-s dans des écoles et un collège de Poitiers, est menacée par une nouvelle OQTF expirant le 26 décembre ! A partir de noël, Hawa se retrouvera sans papiers et sans travail, elle est contrainte de faire un nouveau recours devant le tribunal administratif le 19 janvier. La solidarité des parents d’élèves est exemplaire, mais ne suffit pas. Il faut le soutien d’un maximum de monde.

La situation exige une mobilisation populaire et solidaire, à la mesure des attaques tous azimuts portées au droit de vivre ensemble !

Comme tous les premiers mercredis du mois, aura lieu ce mercredi 18h devant le palais d’injustice de Poitiers, un rassemblement de soutien solidaire avec les migrant-e-s. C’est, plus que jamais, le moment de venir y crier notre colère et témoigner de notre solidarité déterminée !

Groupe Pavillon Noir, 6 décembre 2011

NB : voici un communiqué de la Coordination Poitou-Charentes Solidarité Migrants :

 Solidarité avec tous les migrants

 Le 10 septembre 2011 les associations d’aide aux migrants et aux demandeurs d’asile des 4 départements de la Région se sont réunies pour constituer une Coordination Poitou-Charentes Solidarité Migrants.

Cette Coordination tient à dénoncer la politique menée par le Gouvernement et les dernières déclarations du Ministre de l’Intérieur tendant à stigmatiser les étrangers vivant en France et à remettre en cause le droit d’asile.

Au plan régional, les associations constatent les contradictions entre les missions affichées par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (accueil, information et orientation) et les difficultés rencontrées par les migrants pour faire valoir leurs droits.

C’est pourquoi la Coordination Poitou-Charentes Solidarité Migrants invite la population à se joindre au rassemblement/performance :

 Le samedi 17 décembre à 14h30 devant la Mairie, Place du Maréchal Leclerc à Poitiers

[Washington] Après 31 arrestations, convergence des Occupy : c’est parti pour trois jours !

Le mouvement des anti-Wall Street s’amplifie et converge vers Washington

Avec le slogan « Reprenons le Capitole », des milliers d’Américains devaient converger mardi vers Washington pour trois jours de manifestations contre les inégalités sociales et pour l’emploi, au « nom des 99% » et aux côtés des anti-Wall Street.

« Il s’agit de parler des 99% et des 1% », a indiqué à l’AFP Renée Asher, une porte-parole du syndicat du service public SEIU, reprenant ainsi le slogan scandé depuis plus de deux mois par les manifestants anticapitalistes pour opposer la masse de la population aux 1% les plus riches.

« Reprenons le Capitole » regroupe sous l’égide du mouvement de chômeurs American Dream Movement des dizaines d’organisations, associations ou syndicats, nationaux ou locaux, comme US Action, le syndicat de la fonction publique SEIU ou la centrale AFL-CIO.

Il associe également des centaines de manifestants anticapitalistes des divers mouvements d’occupations, venus des plus grandes villes américaines où ils avaient monté en octobre des campements, aujourd’hui souvent démantelés.

Trois jours de manifestations diverses sont prévus, mardi au Capitole, siège du Congrès américain, mercredi dans le quartier d’affaires autour de K Street, au coeur de la capitale américaine, jeudi à nouveau devant le Capitole pour faire pression sur les élus.

« L’inégalité n’a jamais été aussi forte dans ce pays. Nous voulons que le Congrès représente les 99%, pas les 1%, nous voulons qu’il passe des lois au nom des 99% », a ajouté la syndicaliste, qui attend l’arrivée de quelque 3.000 personnes d’endroits divers comme la Floride, la Californie ou le Minnesota.

Une quinzaine de tentes blanches – le « Camp du Peuple » – ont été déployées lundi sur l’immense esplanade du Mall, dominé par la coupole du Congrès et à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche.

Ici, une « tente de la liberté », là une « tente de l’égalité », plus loin un faux guichet en carton de Bank of America voisinant avec des caricatures de grands patrons.

La grande confédération syndicale américaine AFL-CIO est également présente mais organise en même temps des dizaines de manifestations au cours des prochaines jours dans le pays, a indiqué à l’AFP Jeff Hauser, un de ses porte-parole.

« Nous ne nous engageons pas pour une semaine, mais chaque jour », a-t-il dit. « Nous allons continuer à nous battre pas seulement à Washington mais partout aux Etats-Unis pour être sûrs que les hommes politiques comprennent qu’ils doivent agir, pour les chômeurs ».

Pour Occupy DC, l’un des derniers gros campements anti-Wall Street à être toujours en place au coeur de la capitale américaine, plus de deux mois après le début du mouvement, « les syndicats sont une parfaite représentation des 99% », a estimé Kelly Canavan, qui s’occupe de la tente « Information » du campement.

« Nous parlons des travailleurs, de ceux qui luttent pour faire vivre leurs familles, et les syndicats s’associent à notre combat contre les grandes sociétés », a-t-elle ajouté.

A Washington, pour la première fois à si grande échelle, 31 personnes ont été interpellées dimanche soir après avoir refusé de démanteler une construction en bois « illégale » selon les autorités. La construction a été emportée par la police, qui a néanmoins laissé le campement en place.

« Le mouvement en est sorti revigoré », a assuré Kelly Canavan, « plus convaincu que jamais ». Avant d’ajouter que les protestataires « resteront là indéfiniment, jusqu’à ce que le travail (de changement) soit fait ».

AFP, 6 décembre 2011

[Égypte] Pour chaque œil, toute la gueule

[Égypte] Pour chaque œil, toute la gueule

Égypte : des policiers recherchés par les activistes de la place Tahrir

Des Égyptiens portant des cache-œils rassemblés sur la place Tahrir du Caire. Ces activistes ont tenu à rendre hommage, vendredi, aux manifestants qui ont été blessés au visage, notamment par des balles en caoutchouc tirées par les forces de sécurité, lors des récents affrontements qui ont embrasé la capitale égyptienne.

Une initiative organisée alors qu’un officier de police, accusé d’avoir touché des protestataires au visage, s’est rendu mercredi aux autorités. Identifié grâce à cette vidéo qui a fait le tour de la Toile, le lieutenant Mahmoud Sobhi El Shinawi avait fait l’objet d’une véritable traque de la part des manifestants. Des avis de recherche avec sa photo avaient ainsi été distribués sur la place Tahrir et ses informations personnelles publiées sur Internet.

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Et les manifestants ne sont pas les seuls à accuser les forces de l’ordre de viser délibérément en direction de la tête pour réprimer le mouvement contestataire dans le pays. Une ONG locale affirme ainsi avoir recensé pas moins de 60 cas de contestataires blessés au visage rien que dans un seul hôpital du Caire.

Certains d’entre eux ont d’ailleurs perdu l’usage de leurs yeux et sont devenus des icônes du mouvement de contestation. C’est le cas notamment d’Ahmad Harara. Ce dentiste de 31 ans avait perdu un oeil pendant la révolution qui avait chassé le président Hosni Moubarak en début d’année. Le 19 novembre, une balle en caoutchouc lui a arraché le second alors qu’il participait aux récentes manifestations.

En attendant, les cyberactivistes semblent prêts à tout pour obtenir justice. Ils sont actuellement à la recherche d’un deuxième policier « arracheur d’yeux » qui se serait vanté sur les réseaux sociaux d’avoir tiré sur des manifestants.

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Leur presse (France 24), 5 décembre 2011.


Égypte : Un document choc sur la répression place Tahrir

Les habitudes policières ont la peau dure en Égypte ! Alors que l’ancien président Hosni Moubarak comparaît pour la mort de 846 manifestants en janvier-février, la junte militaire qui lui a succédé (transitoirement ?) semble n’avoir rien changé.

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En témoigne ce documentaire mis en ligne par le journaliste égyptien Mustapha Baghdat.

Il a été tourné la semaine dernière, quand des milliers de manifestants sont redescendus sur la place Tahrir, juste avant les élections de lundi et mardi, pour exiger que l’armée rentre dans ses casernes et remette le pouvoir aux civils.

Dans ce documentaire de 6 minutes et demi, des scènes de répression d’une violence inouie, où l’on voit des agents des forces de sécurité tabasser les manifestants et tirer à bout portant sur des civils.

Mustapha Baghdat  a monté, en alternance, les déclarations du gouvernement et de représentants militaires et les séquences qu’il a pu tourner, en plan rapproché, au milieu des manifestants :

« Si je n’étais pas là pour enregistrer ce qui se passait, alors rien ne serait venu démentir les mensonges de l’État. Si je ne m’étais pas rendu à cet endroit, à ce moment, alors je ne pourrais pas me regarder en face », explique le caméraman, âgé de 31 ans, qui a pris d’énormes risques pour ces images.

Son documentaire a déjà été visionné plus de 100’000 fois sur YouTube.

Rappelons qu’en neuf jours de manifestations, il y a eu au moins 45 morts et plus de 2000 blessés.

Leur presse (Bruno Ripoche, Globservateur), 3 décembre 2011.