Archives de catégorie : Répression

[Grèce] appel de solidarité internationale avec les travailleurs d’Helleniki Halivourgia

Un texte de l’Initiative des étudiants et des travailleurs grecs de Paris concernant les grévistes des Aciéries grecques. Merci de le faire circuler et signer. Toute sorte de solidarité, morale ou financière, est importante pour cette lutte!

Depuis le 1er novembre 400 travailleurs des « Aciéries grecques » (Helliniki Halivourgia) sont en grève, après avoir refusé la proposition du patronat qui consistait soit à la suppression de postes et à des licenciements, soit à la réduction des salaires « afin d’éviter les licenciements ». Une proposition similaire à celle imposée par Fiat à ses ouvriers il y a quelques mois. L’assemblée générale des travailleurs de Helliniki Halivourgia n’a accepté aucune des deux propositions et la direction a décidé de licencier 34 travailleurs. Leur réponse a été la grève, qui continue aujourd’hui, même si la direction a essayé de faire d’autres propositions, comme par exemple de réembaucher les licenciés en intérim. Ils ne l’ont pas accepté…

La lutte des travailleurs de Helliniki Halivourgia, surtout dans la situation actuelle de crise, de chômage et de précarité, n’est pas juste « une autre lutte », elle incarne en ce moment la lutte de toute la classe ouvrière. Les travailleurs montrent qu’ils se battent ensemble, sans les fausses divisions entre « licenciés » et « non-licenciés ». Ils ont conscience du fait que leurs intérêts sont communs et opposés à ceux de la direction de l’entreprise. Comme ils le disent dans leur communiqué du 17 novembre « nous sommes en grève, comme un poing, pour le 16ème jour. Et nous continuons ! Nous ne reculons pas, nous avons choisi le chemin de l’honneur et de la dignité, pour défendre le pain et l’avenir de nos enfants ». Il s’agit d’une lutte qui n’a pas d’autre choix que de gagner…Sa victoire sera une victoire de tous/tes les travailleurs en Grèce et ailleurs.

Plusieurs messages de soutien arrivent du monde entier : des syndicats d’Argentine, du Chili, de Russie, ou d’Espagne,… et bien entendu des syndicats, des lycéens et des étudiants grecs. Les actes de solidarité dans le pays se multiplient : des travailleurs d’une usine de production de lait (Mevgal) ont apporté du lait aux grévistes, des retraités, des lycéens et des étudiants ont symboliquement offert de l’argent à la caisse de solidarité des grévistes, beaucoup d’anonymes apportent leur soutiens financier, matériel ou tout simplement moral.

Nous aussi, nous exprimons notre soutien et notre pleine solidarité avec les grévistes de « Helliniki Halivourgia » !

Leur lutte est la nôtre aussi !

Leur victoire sera aussi à nous !

Initiative des étudiants et des travailleurs grecs de Paris

Contact : solidarite.acieriesgr@gmail.com

Nouvelles Hors Les Murs, 4 décembre 2011

[Poitiers] Sur le procès du 8 décembre, suite à l’expulsion du squat contre Vinci

Procès du 8 décembre suite à l’expulsion le 5 novembre du squat 144 avenue de Nantes à Poitiers

La police et la mairie nous dégagent. Vinci aménage. Relaxe pour les militants poursuivis !

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux affirme sa solidarité sans faille avec les militants poursuivis et appelle à venir les soutenir :

Au rassemblement organisé mardi 6 décembre à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché).

Le jour du procès, jeudi 8 décembre à 14 heures, au palais de justice.

Ce qui s’est passé le week-end des 5 et 6 novembre 2011 en dit long une fois de plus sur la volonté des autorités locales (police et mairie socialiste) d’annihiler toute tentative de lutte sortant des cadres préétablis.

L’action, portée par une cinquantaine de personnes, avait pour but d’occuper une grande maison bourgeoise vide au 144, avenue de Nantes, pour un week-end, d’organiser des débats sur la vague de rénovation urbaine (gentrification) qui s’opère à Poitiers et au-delà. C’était une action concrète dans la mesure où des personnes ont voulu investir une maison qui va être détruite pour construire le Viaduc des Rocs. C’est un ouvrage qui s’inscrit dans le projet urbain “Coeur d’ Agglo”, réalisé par un géant mondial du BTP, le groupe Vinci.

Face à cette envie de vouloir ouvrir un lieu vide, destiné à être démoli, appartenant à la mairie, les flics ont fait leur “sale” boulot. Grâce à des voisin.e.s apeuré.e.s par l’ouverture d’une maison vide, la police a débarqué assez rapidement (à moins que cette dernière n’ait déjà été mise au courant). Les occupant.e.s se sont barricadé.e.s pensant qu’il.le.s auraient la paix un petit moment, mais c’était sans compter sur la détermination policière : elle a procédé à la destruction de la barricade de fortune, et a démoli les carottes de forage du chantier. Dans la foulée, les policiers et gendarmes, avec à leur tête M. Papineau, ont procédés à l’expulsion massive des occupant.e.s.

Ces derniers ont souhaité, vu le désavantage du rapport de force, sortir sans problème face aux forces de l’ordre, solidaires, en groupe et en rester là : être expulsé.e.s sans souci. Ce ne fut pas le cas, car telle est la règle de la guerre sociale en cours. Ce que le Directeur Départemental de la Sécurité Publique (DDSP) nomme devant les cameras de France 3 comme petite bousculade était en réalité un véritable coup de pression : deux personnes ont subi des décharges électriques de Tazer de la part d’un gendarme. Ce qui a eu pour but de mettre au pas le reste du groupe ! S’ensuit un véritable délire policier : mettre 47 personnes en garde-à-vue !

La plupart des gardé.e.s à vue, inconnu.e.s des flics, leur ont tenu tête et ont tu leur identité, de sorte qu’il.le.s les ont relâché.e.s sans même savoir qui il.le.s étaient. D’ailleurs, autant dire qu’a 47 personnes, il y a eu des moments où les gardés à vue se sont sentis forts, loin de l’impuissance ressentie d’habitude : chants, mise en déroute d’identification personnelle et autre combine qui peuvent autant que faire ce peut mettre un petit grain de sable dans la machine répressive. Mais il en a été autrement pour cinq personnes, connu.e.s de la justice et de la police pour leur participation aux luttes locales émancipatrices contre la main mise totalitaire du capital. Il.le.s ont été gardé.e.s à vue plus longtemps, ont été présenté.e.s devant le procureur (qui leur a signifié leur mise en examen) puis devant le juge des libertés et détentions (qui les a placé.e.s sous contrôle judiciaire, il.le.s doivent pointer une fois par semaine jusqu’à leur procès).

Pendant ce temps, une cinquantaine de personnes attendaient devant le palais de justice qu’on libère leurs compagnons. La présence policière se faisait oppressante : les gens ont été filmé.e.s de loin et un commissaire a effectué un tour rapproché du groupe, caméra au poing.

Face à cela, seules deux banderoles permettaient de se protéger des objectifs indiscrets. Jusqu’à l’arrivée sur place du DDSP, qui a été manifestement fort ennuyé par la présence d’une banderole qui clamait “Flics hors de nos vies, hors de nos villes” et d’une autre disant “La police et la mairie nous dégagent. Vinci aménage”. Il a prestement dérobé la première et a tenté (aidé de ses sous-fifres) d’arracher la deuxième des mains des gens, qui l’ont victorieusement défendue.

Au final, les cinq prévenu.e.s sont sorti.e.s du palais de justice, muni.e.s d’une invitation à venir le jeudi 8 décembre prochain, se défendre de l’accusation de “participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens”, ainsi que pour l’un des mis en examen “usurpation d’identité” . Il s’agit là encore de l’application de la loi Estrosi-Ciotti dite “antibande”, le tout nouveau nouveau joujou législatif qui permet, depuis 2010, de rendre n’importe qui responsable de presque n’importe quoi, puisqu’il juge des intentions (dont on ne discute pas). Joujou précédemment utilisé contre sept personnes pour une manifestation nocturne de soutien aux migrant.e.s le 5 février dernier.

Nous prenons bonne note de cette volonté délibérée de casser des gens qui s’organisent. En réaction, nous ne pouvons qu’unir nos forces pour tenter de mettre en échec ces dispositifs répressifs ainsi que l’organisation humaine faite d’autorités et de hiérarchies , qui les rend nécessaires. Et bien sûr nous désirons que la solidarité avec les gens qui font face à la répression, ici ou ailleurs, se manifeste sous toutes les formes possibles.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, 4 décembre 2011

[Poitiers] tractage contre la gentrification

Suite à l’assemblée Démocratie réelle 86 (qui se tient désormais chaque samedi à 15H, parvis notre-dame), un rassemblement a eu lieu contre la gentrification du centre-ville de Poitiers et la purification sociale du centre-ville.

Le tractage (trois cent tracts distribués) a bien marché, de nombreuses personnes se sont arrêtées pour partager leur colère face à la transformation du centre-ville en chiure bétonnée, marchande et aseptisée, où les zonard-e-s et les basané-e-s sont régulièrement contrôlés et harcelés par la police nationale et municipale.

Groupe Pavillon Noir, 4 décembre 2011

ndPN : un article dans la PQ-ère :

POITIERS  » De la place pour tous en centre-ville  »

Hier après-midi à Poitiers, des membres de Démocratie réelle maintenant Poitiers ont procédé à une distribution de tracts. Lesquels, « dénoncent l’attitude de la police, de la municipalité et des commerçants » vis-à-vis des « zonards » pour qu’ils soient sortis du centre-ville. A l’avenir, Démocratie réelle maintenant Poitiers envisage la création d’un Droit Au Logement 86 et d’un garage associatif dans le secteur des Trois-Cités.

Leur presse, Nouvelle République, 4 décembre 2011

Second appel de Poitiers

Second appel de Poitiers

Appel de Poitiers à une Journée nationale d’actions,le 17 mars 2012, contre la répression et les violences policières et, entre le 10 et le 17 décembre 2011, à une initiative locale contre la répression sévissant à Toulouse

Le troisième forum antirépression organisé à Poitiers par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux a rassemblé plus d’une centaine de personnes les 26 et 27 novembre. Après le bilan positif qui a été tiré de la Journée nationale d’actions faite le 19 mars 2011 à l’appel du deuxième forum antirépression poitevin, et alors que la multiplication des intimidations, violences policières, interpellations, condamnations de toutes sortes continuent de dessiner un peu partout un ordre policier généralisé, s’est imposée l’idée d’une nouvelle journée de mobilisation en France contre les politiques sécuritaires en cours ou à venir.

Les participant-e-s au forum de Poitiers appellent donc tous les collectifs et toutes les personnes luttant contre la répression à faire du samedi 17 mars 2012 une Journée nationale d’actions contre les politiques sécuritaires, au travers d’initiatives décidées localement, afin de faire connaître et de développer les diverses luttes existantes en favorisant leur coordination, et de construire une mobilisation contre toutes les formes de répression.

Les personnes assemblées lors du forum antirépression soutiennent également l’appel du Collectif liberté pour les inculpé-e-s du 15 novembre de Toulouse et ont décidé de le relayer pour multiplier les initiatives dans le cadre d’une semaine de mobilisation, du 10 au 17 décembre. Ce afin d’exiger, d’une part, la libération des quatre personnes mises en détention depuis le 16 novembre à la maison d’arrêt de Muret (sur l’accusation d’avoir mené à Labège, le 5 juillet dernier, l’action contre la Protection judiciaire de la jeunesse visant à dénoncer l’accentuation de la répression contre les mineurs) ; et, d’autre part, l’arrêt des inculpations pour ces personnes ainsi que pour une cinquième actuellement en liberté sous contrôle judiciaire.

Pour tout contact : Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux –antirep86@free.fr

Antirep 86, 4 décembre 2011

Communiqué du Comité Nantais Contre l’Aéroport de NDLL suite aux arrestations du 1er décembre 2011

Le Comité Nantais Contre l’Aéroport de NDDL condamne les arrestations d’opposant-e-s

Communiqué du Comité Nantais Contre l’Aéroport de NDLL suite aux arrestations du 1er décembre 2011

Face à la rafle du 1er décembre 2011 visant 15 opposant-e-s au projet d’aéroport de
Notre-Dame-des-Landes, qui a nécessité 27 camions de polices, le CNCA tient à
affirmer son soutien aux personnes arrêtées et dénonce les méthodes policières
employées, destinées à créer un climat de peur générale parmi les militant-e-s.

De plus, Le CNCA condamne le chantage exercé pendant les interrogatoires pour
extorquer des aveux, obtenus sous la menace de détention préventive jusqu’au 13
février, jour du procès à Nantes. Pourquoi utiliser la menace de la préventive alors
que les personnes visées ne se cachent nullement ?

Les faits qui leur sont reprochés sont mineurs : jet de fumier et de peinture au
siège régional de la multinationale Vinci, en charge du projet. Est-ce là une raison
valable de les mettre en prison sans autre forme de procès ?

Comme l’a déjà signalé la Ligue des Droits de l’Homme, de nombreuses violences se
sont abattues sur les opposant-e-s. Ce fût le cas cet été, le 27 juillet, lors d’une
manifestation à l’aéroport de Bouguenais, où plusieurs personnes ont été violemment frappées, dont une femme qui a eu des côtes cassées et un poumon perforé.

De même, lors de l’occupation d’arbres au Square Elisa Mercoeur, des personnes ont été rouées de coups par le GIPN, alors qu’elles étaient suspendues dans les arbres ou étaient restées au sol.

Le durcissement de la répression, les procès systématiques, les coups, les insultes
et les intimidations en tout genre, sont malheureusement le lot commun de tous les
mouvements sociaux. Ces manœuvres sont plus politiques que juridiques. Cela doit
cesser !

Le Comité Nantais Contre l’Aéroport, 2 décembre 2011

Pour obtenir des informations sur la lutte contre le projet d’aéroport et son monde:
http://zad.nadir.org/
http://lutteaeroportnddl.wordpress.com
http://acipa.free.fr/