Archives de catégorie : Répression

[Ukraine] Antifasciste assassiné à Dnepropetrovsk (traduction)

Un antifasciste assassiné à Dnepropetrovsk

Le 18 novembre, Mikhail Norokha, antifasciste âgé de 17 ans, a été assassiné à Dnepropetrovsk en Ukraine. Son corps a été retrouvé à 8 mètres d’un immeuble abandonné de 16 étages. Sa mort est dûe à de nombreuses fractures et à une hémorragie interne qui ont résulté de sa chute. Bien qu’il soit tombé sur le dos, son nez était cassé et de plus, il portait aussi des marques au visage. On a aussi retrouvé des traces de gaz lacrymo dans ses vêtements et son manteau était déchiré, ce qui est une preuve supplémentaire que ce n’était pas un suicide. De plus, Mikhail avait encore sur lui son téléphone mobile, ses papiers et de l’argent – les assassins ne les lui ont pas pris.

Mikhail avait plusieurs fois été agressé par des nazis dans le passé. Il a été poignardé deux fois ces dernières années. Cependant, il n’a jamais eu peur de personne et a toujours défendu ses opinions, lorsque quelqu’un avait des désaccords. Bien qu’il ait souvent eu des ennuis au voisinage du stade de football local, il a continué à supporter son club favori.

Mikhail a travaillé comme assistant d’un prêtre. Actuellement la police enquête sur l’affaire. Il n’y a aucune preuve au sujet des assassins, mais les antifascistes de Dnepropetrovsk sont certains que cette tragédie a été causée par les nazis. Nous faisons tout notre possible, afin de découvrir la vérité, et punir les assassins.

Repose en paix, frère

Antifascistes de Dnepropetrovsk

Avtonom, 25 novembre 2011

traduit par nos soins (groupe Pavillon Noir, FA 86)

Des papiers pour touTEs ou pas de papiers du tout !

Encore deux nouvelles d’étudiant-e-s en proie à la machine à expulser… A Poitiers un rassemblement est prévu mercredi 7 décembre, pour soutenir les nombreux-euses migrant-e-s menacé-e-s par la préfecture. Nous en reparlerons dans un prochain billet. Solidarité !

Groupe Pavillon Noir, FA 86, 25 novembre 2011

Pétition de RUSF63 en soutien à Yassine

 Assigné à résidence à Clermont, Yassine ne peut suivre ses cours à Vichy.

Yassine est marocain, il est arrivé en France en 2009 avec un BAC+3 Géni Informatique afin d’étudier dans une Licence Informatique Industriel à Lorient qu’il obtient 2010.

A la suite, il entame un MASTER informatique à St Etienne. Au 2ème semestre, il commence à avoir des problèmes financiers qui le poussent à travailler pour financer ses études.

Le 3 octobre 2011, il reçoit une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) pour défaillance qu’il a pourtant justifiée. Pendant ce temps, il étudie à Vichy en MASTER Stratégie Internet Pilotage de Projet d’Entreprise. La préfecture du Puy de Dôme lui notifie une assignation à résidence le 21 novembre qui lui interdit de sortir du département.

Yassine, étudiant dans l’Allier ne peut donc plus suivre ses cours.

Est-ce normal d’empêcher un étudiant de se rendre à ses cours ?

Ainsi menacé, Yassine a peur et ne peut étudier sereinement. Il doit être régularisé.

Annulation de l’assignation à résidence.

REGULARISATION DE YASSINE !

Une carte d’étudiant = Un titre de séjour !

Téléchargez ici la version papier de la pétition.

RUSF 63, jeudi 24 novembre 2011

Pétition pour Emilie Adam-Vézina, étudiante à Paris 7

NON A L’EXPULSION D’ÉMILIE !

Emilie Adam-Vézina, de nationalité canadienne, doctorante en sociologie à Paris 7, s’est vu refuser le renouvellement de son titre de séjour par la préfecture de police de Paris et a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant le 8 décembre 2011. Elle est ainsi menacée d’expulsion par la préfecture de police de Paris au motif de l’absence de « progression suffisante » dans ses études. Arrivée en France en 2005 pour entamer une thèse en socio-anthropologie à l’URMIS, elle a multiplié les contrats de recherche financés par des institutions publiques françaises (DREES-MiRe) ce qui a inévitablement retardé le déroulement de sa thèse. Ces contrats, qui lui ont fourni une source de revenu, ont constitué des moments essentiels de sa formation à la recherche. Son expulsion compromet ses chances de terminer la thèse en la privant de l’environnement scientifique nécessaire à son accomplissement alors que le travail de rédaction est entamé.

L’attitude de la préfecture de Paris est inacceptable !

Nous demandons à Monsieur le Préfet de Paris de reconsidérer la situation d’Émilie et de lui délivrer un titre de séjour.

RESF, mercredi 23 novembre 2011

[Corée du Sud] De bonnes nouvelles des résistantEs de l’île Jeju

Enfin une bonne nouvelle des compagnons et compagnes de Jeju-do : les trois derniers prisonniers politiques ont été libérés ! Cette île, menacée par l’implantation d’une gigantesque base navale militaire et de multinationales, connaît une lutte acharnée depuis des années pour préserver son milieu naturel exceptionnel et son mode de vie traditionnel. La résistance populaire demeure très forte, malgré les répressions terribles du pouvoir et de l’armée, auxquelles elle a dû faire face avec un courage exemplaire. Nous suivons l’affaire depuis de longs mois, et cette nouvelle nous fait chaud au coeur. Le combat continue ! Solidarité avec les habitant-e-s de Jeju !

http://www.youtube.com/watch?v=PGomC3MzDCI&feature=player_embedded

Groupe Pavillon Noir, Fédération anarchiste 86, 25 novembre 2011

Chers amis de l’île Jeju,

Nous avons beaucoup de remerciements à faire pour aujourd’hui. Les trois derniers prisonniers politiques, le maire de Gangjeong Kang Dong-Kyun, le villageois de Gangjeong et cuisinier du camp pour la paix Kim Jong-Hwan, et le photographe / vidéaste et militant pour la paix Kim Dong-Won ont tous été libérés de prison hier.

Merci pour vos petits actes de résistance et de solidarité. En ces temps de soulèvement et de révolution, nous devons chérir ces victoires petites et grandes. Ce fut une bonne semaine. La destruction à Gureombi a été temporairement bloquée, et les prisonniers ont été libérés. Nous vous témoignons beaucoup de reconnaissance  pour votre amitié et la croyance qu’ensemble, nous pouvons en effet arrêter cette base navale.

Solidairement,

Campagne globale pour sauver l’île Jeju, 

Save Jeju Island, 24 novembre 2011,

traduit par nos soins (groupe Pavillon Noir, FA 86)

http://www.savejejuisland.org/Save_Jeju_Island/Welcome.html 

Voir aussi : http://space4peace.blogspot.com/2011/11/good-news-for-once.html

Facebook : Save Jeju Island : http://www.facebook.com/#!/SaveJeju

No Naval Base on Jeju : http://www.facebook.com/#!/groups/nonavalbase/

Note Pavillon Noir : L’île de Jeju (Jeju-do en coréen) est une île du sud de la Corée du sud, réputée pour ses paysages superbes et ses  haenyo (pêcheuses traditionnelles sous-marines sans masque ni oxygène). L’île est une grande destination touristique, protégée par l’unesco, on y vient souvent pour se marier : c’est « l’île des amoureux » en Corée, et de plus en plus de Chinois y viennent aussi en voyage de noces.
Mais c’est aussi un lieu historique de résistance à l’Etat : alors que les Etats-Unis imposaient le dictateur Singman Lee, les habitant-e-s ont résisté d’avril 1948 à mai 1949, parallèlement à d’autres insurrections en Corée.
Tout part d’une journée de commémoration contre l’occupation japonaise, réprimée par l’armée coréenne qui obéit à l’injonction américaine de faire la paix avec le Japon (qui a perpétré des horreurs en Corée, viols et massacres de masse, le Japon n’a toujours pas présenté de pardon contrairement à l’Allemagne !)
12 postes de police sont cramés, les urnes vandalisées. Les habitantEs de Jeju protestent contre le nouvel impérialisme américain et pour leur autonomie.Une guérilla de 4000  hommes repousse victorieusement les incursions militaires.
L’armée sud-coréenne mate néanmoins l’insurrection de Jeju, faisant selon certaines sources jusqu’à 80.000 morts, 170 villages sont rasés (70% des villages de l’île) ! Le parti des travailleurs est interdit. L’île devient alors un symbole de résistance pour l’indépendance de la Corée, déjà mutilée par l’impérialisme nippon.
Pendant 50 ans, les gens commémorant ce massacre de Jeju sont arrêtés, torturés.
C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la résistance actuelle contre l’implantation d’une immense base navale américaine (avec installation de dispositifs nucléaires contre la Chine proche) qui s’installe, détruisant le littoral, et accompagné par des entreprises multinationales (comme Samsung).
Immédiatement les habitantEs rispostent à l’unisson : ils dénoncent la course à l’armement vu comme une provocation dangereuse contre la Chine, le saccage environnemental de grande échelle, la répression féroce : de nombreuses personnes, y compris des maires, sont emprisonnées, tabassées, mais la mobilisation ne faiblit pas et grossit à l’internationale. Les habitantEs s’attaquent à des installations d’entreprises et de militaires, les manifs s’enchaînent, malgré le débarquement de flics et de soldats pour les réprimer.
L’indignation devient nationale, internationale et le gouvernement doit relâcher les prisonniers politiques. Les trois derniers viennent d’être libérés.
La lutte continue !

Groupe Pavillon Noir, 25 novembre 2011

Des anti-nucléaires appelés devant la justice

Des anti-nucléaires appelés devant la justice

 

Des anti-nucléaires appelés devant la justice

Six militants anti-nucléaire arrêtés pendant les affrontements contre le convoi de déchets nucléaires comparaîtront devant la justice le 31 janvier.

Six militants antinucléaires arrêtés mercredi 23 novembre pendant les affrontements à Valognes seront poursuivis par la justice.

Ils comparaîtront le 31 janvier et le 7 février au tribunal de Cherbourg pour intrusion sur la voie ferrée, port d’arme ou vol.

Au total douze militants, âgés de 30 à 65 ans, avaient été arrêtés lors des actions contre le transport de déchets nucléaires. Ils avaient été placés en garde à vue mercredi après-midi.

Cinq d’entre eux avaient été interpellés le matin sur la commune de Lieusaint, alors qu’ils pénétraient sur la voie ferrée.

Les sept autres ont été arrêtés après l’incendie d’un fourgon de CRS sur la commune de Flottemanville-Bocage.

Lors des interpellations, deux machettes avaient été saisies par les forces de l’ordre.

Les affrontements entre militants anti-nucléaires et forces de l’ordre ont fait au moins trois blessés légers, selon la préfecture.

La Manche Libre, B.M, 24 novembre 2011

Message urgent de la place Tahrir: rejoignez notre lutte pour la survie de la révolution

Message urgent de la place Tahrir: rejoignez notre lutte pour la survie de la révolution

Une bataille décisive se déroule actuellement face à une offensive répressive potentiellement fatale. Ces trois derniers jours, l’armée a lancé une attaque sans relâche contre les révolutionnaires de la place Tahrir et des autres places égyptiennes. Plus de 2000 d’entre nous ont été blessé-e-s, plus de 30 d’entre nous assassiné-e-s; tout cela seulement au Caire, et uniquement dans les 48 dernières heures. Mais les révolutionnaires continuent d’affluer. Des centaines de milliers se trouvent sur la place Tahrir et dans les autres places du pays entier. Nous affrontons leurs gaz, leurs matraques, leurs fusils et leurs mitrailleuses. L’armée et la police attaquent toujours et encore, mais nous continuons à tenir et à les repousser. Les mort-e-s et les blessé-e-s sont évacué-e-s à pied ou à moto, et d’autres prennent leur place. La violence ne fait faire qu’augmenter, car NOUS NE BOUGERONS PAS. Les généraux ne veulent pas abandonner leur pouvoir. Nous voulons qu’ils partent. C’est le futur de la révolution qui se joue: celles et ceux qui sont sur les places sont prêt-e-s à mourir pour la liberté et la justice sociale. Les bouchers qui nous attaquent sont prêts à nous tuer pour rester au pouvoir. Ce qui se passe n’a aucun rapport avec les élections ou une éventuelle constitution, puisque rien de tout ça ne ferait cesser la violence et autoritarisme qui nous entourent. Ce qui se passe n’a pas non plus à voir avec une soi-disant « transition » vers une démocratie qui a vu le renforcement d’une junte militaire et la trahison de la révolution par les forces politiques. Il s’agit ici d’une révolution, d’une révolution totale. Le peuple veut la chute du régime, et ne s’arrêtera pas avant d’avoir trouvé sa liberté. Les gouvernements étrangers parlent de « droits humains » tandis qu’ils négocient avec les généraux, échangeant des poignées de mains et les légitimant avec des discours creux. Les États-Unis fournissent toujours 1,2 milliards de dollars d’aide militaire à l’armée égyptienne. L’armée et la police utilisent du gaz lacrymogène, des balles et des armes venant de l’extérieur. Leurs réserves ont probablement été reconstituées par les États-Unis et par d’autres gouvernements durant les neuf derniers mois. Elle vont s’épuiser à nouveau. Nous vous demandons d’agir: ◦Occupez ou bloquez les ambassades égyptiennes du monde entier. Elles représentent actuellement les militaires: faisons-les représenter le peuple égyptien. ◦Bloquez les vendeurs d’armes. Ne les laissez pas en fabriquer et en vendre. ◦Bloquez votre institution gouvernementale traitant avec les généraux égyptiens. La révolution continue parce qu’elle est notre seule possibilité.

Place Tahrir, le 22 novembre à 14h

NB : info de dernière minute sur les gaz employés contre les manifestantEs : http://www.lecourrier.ch/les_gaz_de_tahrir_suscitent_la_colere