Archives mensuelles : janvier 2012

[Irak] Des soldats britanniques tabassent des mômes

Ces troupes britanniques qui battent les enfants irakiens.

Après une petite manifestation dans lequel les jeunes irakiens ont riposté en lançant des pierres sur des soldats britanniques en tenue anti-émeute. Des soldats sont filmés entrain de battre les enfants irakiens derrière un mur à coups de matraque et de poings.Vous pouvez entendre les enfants mendier s’il vous plaît ne me frapper plus… Et on appel cela les forces de paix … mon c.. oui

Blog du Groupe de Béthune (Fédération Anarchiste), 17 janvier 2012

La vidéo sur le site du groupe de Béthune (attention, images choquantes)

[Paris] Rafle d’étrangers à Barbès

lundi 16 janvier 2012, jour de rafle à Barbès

Hier lundi 16 janvier 2012, il ne faisait pas bon d’être sans-papiers dans les rues de Barbès – goutte d’or. Des bandes de flics en civil accompagnés d’un dispositif de crs chassaient dans les rues. En milieu de matinée, une personne à elle toute seule avait déjà constaté que plus de 20 sans papiers avaient été arrêtés, alors que le dispositif se déployait dans le quartier entier. L’opération a duré jusqu’à la fin d’après midi minimum, les civils arrêtant des gens en continu dans les rues, cafés, et restos du quartier. Une personne au moins a réussi à s’enfuir, poursuivie par 7 civils qui n’ont pas pu la rattraper. Une partie des gens étaient emmenées au commissariat de la goutte d’or.

Les rafles sont quotidiennes et partout, le pire est qu’on dirait qu’on s’y habitue… Il fut un temps où des mobilisations collectives dans les quartiers de Belleville et du 18ème ont réussi à perturber et faire échouer des rafles, il serait plus que temps que cela reprenne…

Indymedia Paris-IDF, 17 janvier 2012

[Paris] Les indignés portent plainte contre les violences policières

Des « indignés » de la Défense déposent plainte pour violences policières

Vingt-trois « indignés » qui s’étaient rassemblés entre le 4 et le 27 novembre sur le parvis de la Défense ont annoncé avoir déposé plainte mardi au parquet de Nanterre, estimant avoir été victimes de « violences illégitimes et disproportionnées » de la part des forces de l’ordre.

Des "Indignés" campent sur le parvis de La Défense, le 15 novembre 2011, près de Paris

Des « Indignés » campent sur le parvis de La Défense, le 15 novembre 2011, près de Paris
 

« Lors de ces rassemblements, mes clients ont été victimes de violences illégitimes et disproportionnées sans sommation », a affirmé à l’AFP leur avocat, Me Christophe Ayela, confirmant une information de RTL.

Il a précisé avoir porté plainte pour plusieurs motifs: « atteintes volontaires à l’intégrité physique de la personne », « vols », « entrave à la liberté d’expression », « Destruction de biens », « non-assistance à personne en danger », « discrimination pour refus de recevoir les plaintes », « propos injurieux » et « mauvais traitement envers un animal ».

Dans cette plainte collective que l’AFP a pu consulter, un « indigné » explique avoir reçu un coup de matraque à la tête ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) de trois jours. Un autre affirme qu’un policier l’aurait « étranglé sans motif pendant une quinzaine de secondes ».

Au-delà de violences présumées, l’avocat dit vouloir avant tout « défendre la liberté d’expression de personnes qui se sont rassemblées pacifiquement sans causer de trouble à l’ordre public ».

Le 4 novembre, à la fin du sommet du G20 de Cannes, les « indignés » s’étaient installés au coeur du quartier d’affaires près de la Grande Arche où ils avaient improvisé un campement. Certains avaient déploré la confiscation de tentes, de nourriture, de bâches et de pancartes par la police. Deux personnes avaient été légèrement blessées lors du premier rassemblement.

Selon les « indignés », le mouvement avait pris fin le 8 décembre. Néanmoins, huit jours plus tard, les forces de l’ordre avaient procédé à l’évacuation d’une trentaine de manifestants.

Durant la période de ces rassemblements, le nombre des indignés avait oscillé entre plusieurs centaines et quelques dizaines, loin de l’ampleur d’autres mouvements en Europe ou aux Etats-Unis.

AFP, 17 janvier 2012

[Nigeria] Déploiement de l’armée pour enterrer la grève générale

Parallèlement au désossement de la grève générale par les accords passés entre bureaucrates syndicaux et Etat, l’armée nigériane est intervenue pour réprimer les manifestants, puis s’est déployée pour briser toute velléité de reprise des manifestations. Les manifestants éventuels sont arrêtés et taxés de « trahison ».

Nigeria: critiques contre le déploiement de l’armée, retour à la normale

Les autorités nigérianes essuyaient mardi de virulentes critiques après l’intervention massive de l’armée contre des manifestations au terme d’une semaine de grève générale provoquée par la suppression d’une subvention sur les carburants.

Une ambulance passe devant un soldat en faction le 16 janvier 2012, à Lagos.

Une ambulance passe devant un soldat en faction le 16 janvier 2012, à Lagos.
 

Les syndicats ont mis fin lundi à la grève, quelques heures après que le président Goodluck Jonathan eut annoncé une concession permettant une baisse d’environ 30% du prix de l’essence.

Le gouverneur de l’Etat de Lagos, où est située la capitale économique éponyme, a dénoncé l’important déploiement lundi de soldats et de policiers qui ont tiré en l’air, fait usage de gaz lacrymogènes et intimidé les manifestants avec des véhicules blindés.

La presse locale citait mardi un communiqué de l’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature, demandant « le retrait immédiat et inconditionnel de ces soldats ».

Mardi, une cinquantaine de soldats occupaient toujours le parc où s’étaient rassemblés des milliers de manifestants tous les jours la semaine dernière. Les points de contrôle sur les principaux axes routiers avaient cependant disparu.

Après une semaine de grève nationale, l’activité reprenait à Lagos. Bureaux et commerces avaient rouvert et la circulation était à nouveau dense.

Des journaux ont aussi dénoncé l’important dispositif de sécurité déployé la veille à Lagos mais aussi à Abuja, la capitale fédérale. Aucun blessé n’avait été rapporté suite à cette mesure.

Pour certains, « la vue de soldats armés sur tous les grands axes routiers de la ville Lagos) ne pouvait signifier qu’une chose: un coup », pouvait-on lire dans le quotidien Punch. « Ce que Lagos a connu, c’est une occupation militaire ordonnée par le président ».

La grève générale entamée le 9 janvier avait paralysé le pays le plus peuplé d’Afrique et premier producteur de pétrole du continent, tandis que des dizaines de milliers de personnes étaient sorties manifester leur colère après la brusque annoncé, le 1er janvier, de la fin des subventions sur les prix du carburant.

Dimanche soir, à l’issue de négociations avec le président, les syndicats avaient annoncé la poursuite de la grève mais la fin des manifestations, pour des raisons de sécurité. Lundi, des groupes politiques ou de la société civile avaient cependant décidé de poursuivre Les marches, et tenté de manifester en dépit de la présence de l’armée et de la police.

Lundi, Goodluck Jonathan a finalement annoncé à la télévision que « compte tenu des difficultés rencontrées par les Nigérians (…), le gouvernement a approuvé une baisse du prix du carburant à 97 nairas le litre ».

La suppression des subventions a entraîné le doublement du prix de l’essence à la pompe, passé de 65 nairas le litre (0,40 dollars, 0,30 euros) à 140 nairas ou plus, du jour au lendemain.

Lundi après-midi, le chef de la puissante centrale Nigeria Labour Congress, Abdulwahed Omar, a annoncé la fin de la grève. Les responsables syndicaux ont toutefois souligné ne pas être d’accord avec le nouveaux prix de l’essence et être prêts à poursuivre les négociations avec le gouvernement.

La police a averti quelques heures après la fin de la grève que tout manifestant sur la voie publique serait arrêté et ceux appelant à un « changement de régime » seraient poursuivis pour trahison.

Le gouvernement a justifié l’arrêt des subventions aux carburants, quelque 8 milliards de dollars en 2011, pour financer la modernisation des infrastructures du pays. Mais la hausse du prix de l’essence frappe durement une population de 160 millions d’habitants dont la majorité vit avec moins de deux dollars par jour.

Beaucoup estimaient que ces subventions étaient le seul bénéfice qu’ils tiraient à vivre dans une puissance pétrolière dont le développement est largement entravé par la corruption

AFP, 17 janvier 2012

[Portugal] Le gouvernement socialiste supprime 4 jours fériés

Violence antisociale au Portugal

Après avoir gelé les salaires et imposé une demi-heure de travail supplémentaire aux salariés du secteur privé, le gouvernement portugais (socialiste) a décidé de supprimer quatre jours fériés. Parmi ces journées autrefois chômées : le 1er décembre, jour de l’instauration de la première République portugaise, une commémoration qui avait survécu aux quarante années de dictature… Pas à celle des marchés financiers.

Quand certains s’interrogent déjà sur les conséquences économiques pour les activités de loisir, d’autres se demandent ce qu’une partie des salariés vont bien pouvoir faire pendant ces quatre jours supplémentaires : les carnets de commande de nombreuses entreprises sont en berne. Dans une pétition publiée le 2 janvier, une cinquantaine d’historiens ont manifesté leur colère parlant de « violence antisociale ». Au Portugal, 10 % des salariés sont au Smic, et perçoivent un salaire de 500 euros par mois.

Basta Mag, Nolwenn Weiler, 17 janvier 2012