Archives mensuelles : janvier 2012

[Davos] Femen contre le forum économique mondial

Les militantes aux seins nus de Femen dénoncent les « gangsters » de Davos

Des militantes du mouvement ukrainien Femen, dont les membres ont acquis leur notoriété en défilant les seins nus, ont brièvement manifesté samedi à Davos, où elles ont protesté contre les « gangsters » du Forum économique mondial (WEF).

Les trois Ukrainiennes sont arrivées habillées à l’entrée du WEF et ont dénudé leur buste devant le poste de contrôle, a constaté un photographe de l’AFP.

Ne portant que des jeans, elles ont ensuite brandi des pancartes avec les inscriptions « la crise est faite à Davos ! » et « Pauvres à cause de vous ! ».

Les jeunes femmes avaient également peint des slogans sur leurs corps, sur lesquels on pouvait lire « la fête des gangsters de Davos ».

Après avoir escaladé les grillages, elles ont été arrêtées par les forces de l’ordre.

Femen, qui revendique 300 militantes à Kiev, est devenu en trois ans un phénomène en Ukraine, mais aussi à l’étranger.

A moitié déshabillées ou en tenues légères, les membres du mouvement multiplient les actions publiques pour dénoncer la prostitution, le tourisme sexuel ou le harcèlement dont sont victimes les jeunes femmes en Ukraine et ailleurs dans le monde.

Les militantes de Femen s’étaient déjà rendues fin octobre 2011 en Suisse pour une tournée européenne, qui les a notamment conduites devant le domicile parisien de l’ex-directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et sur la Place Saint-Pierre au Vatican où une des militantes s’était partiellement dévêtue juste après l’Angélus du pape.

AFP, 28 janvier 2012

[Tunisie] Manif contre les salafistes

Tunisie: des milliers de manifestants pour dénoncer la pression salafiste

Des filles à qui l’on « conseille » de porter le foulard, des jeunes refoulés d’une mosquée, des enseignants anxieux de voir débarquer à leur cours une étudiante en niqab… Ils ont manifesté samedi à Tunis leur inquiétude face à des incidents qui ont selon eux tendance à se multiplier.

Ce sont deux petites dames aux cheveux blancs, souriantes, agitant avec énergie leur drapeau tunisien: Sarah Moalla et Oum Kalthoum Bradai, retraitées. Elles sont venues participer au défilé pour « la défense des libertés » organisé par des partis de gauche et des associations.

« On était enseignantes, on a passé notre vie à éduquer. Et aujourd’hui certains veulent nous ramener 14 siècles en arrière ? », dit l’une des deux septuagénaires. « Les salafistes sont bouchés, ils ne comprennent rien », renchérit son amie.

La marche a été organisée après une série d’incidents violents impliquant des radicaux de cette mouvance, très minoritaire en Tunisie, mais qui ne cesse de faire parler d’elle depuis la victoire des islamistes d’Ennahda aux élections.

Dans des universités, où les partisans du port du niqab (voile islamique intégral) font pression, jusqu’à entraîner la fermeture d’une fac. Devant la justice, où ils vouent aux gémonies une chaîne de télévision accusée d’avoir diffusé un film blasphématoire. Dans des manifestations, où des Journalistes et militants ont été pris à partie, voire molestés.

Mais au-delà de ces incidents spectaculaires, les enseignants, les étudiantes, les artistes venus manifester évoquent des pressions insidieuses, des événements anecdotiques mais qui se répètent trop souvent à leur goût.

« L’épicier m’a dit l’autre jour: vous ne me plaisez pas avec votre jean. Je lui ai rétorqué qu’il ne me plaisait pas avec sa barbe », raconte Leila Katech, une anesthésiste à la retraite, qui « en a assez de voir la religion devenir la seule référence ».

A travers ce prisme, « tout devient un problème: aller voir un gynécologue, parler, s’habiller », déplore-t-elle.

A quelques mètres, deux jeunes femmes s’époumonnent: « La Tunisie est libre, non aux esprits arriérés! » « Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est islamiste. J’en ai assez que l’Islam soit utilisé contre nous », explique Nadia, une jeune cadre voilée.

Rym, elle, est en cheveux, malgré son père, qui voudrait qu’elle se couvre. « Les barbus essayent de tout contrôler », dit la jeune femme, qui a eu une altercation récente avec des salafistes alors qu’elle voulait montrer à des amis touristes une mosquée de la médina de Tunis.

Les enseignants sont venus en nombre. Aslam Jelouli, professeur à la faculté des Sciences de Tunis, s’angoisse à l’idée qu’une étudiante revêtue du niqab Vienne un jour à son cours.

« Regardez ce qui s’est passé à la Manouba » (une fac de Lettres près de Tunis perturbée pendant deux mois par des étudiants et salafistes voulant imposer le port du niqab en cours).

« Le gouvernement n’a rien fait, il a tenté de ménager la chèvre et le chou, mais ce n’est pas possible, on va finir par se faire manger », s’énerve-t-il.

Tiraillé entre ses propres faucons et ses Colombes, soucieux de ne pas s’aliéner la partie radicale de sa base, le parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement tunisien, a réagi timidement aux incidents, voire est resté silencieux.

« Ce gouvernement n’est pas complice, mais il est complaisant, à tout le moins », dénonce le fondateur du Parti Démocrate Progressiste (PDP), Ahmed Nejib Chebbi, présent à la manifestation.

« Aujourd’hui le poids des salafistes ne m’inquiète pas mais le phénomène peut se développer à la faveur de la crise sociale et de l’instabilité », met-il en garde.

« Ils peuvent devenir une menace réelle si on ne les arrête pas », estime de son côté le juriste Yadh Ben Achour, tandis que la chef du PDP, Maya Jribi, dit faire confiance au peuple tunisien, « profondément modéré et tolérant ».

AFP, 28 janvier 2012

[Besançon] Mort d’un retraité en garde à vue : « La force de l’habitude »

[Ne dites pas « M. le juge », dites « Crève salope ! »] La gendarmerie travaille à Besançon

 

Besançon. Décès d’un retraité en garde à vue : trois mois de sursis pour un gendarme

Un gendarme a été condamné vendredi à trois mois de prison avec sursis à Besançon pour sa responsabilité dans le décès en 2010 d’un retraité placé en garde à vue dans une affaire d’empoisonnement d’animaux.

Le tribunal de Besançon l’a reconnu coupable d’homicide involontaire, estimant que le militaire avait placé dans une situation de stress la victime, âgée de 77 ans, sans avoir fait vérifier son état de santé par un médecin.

Un autre gendarme, poursuivi pour les mêmes faits, a été relaxé car il n’était pas directement impliqué dans la détention de la victime.

Le 22 juin 2010, cet ancien ouvrier Peugeot avait succombé à une crise cardiaque lors de sa garde à vue alors qu’il avait été laissé sans surveillance par les deux gendarmes, qui le soupçonnaient d’avoir empoisonné un chien et des daims.

Le septuagénaire, un homme sans antécédent judiciaire, avait été blanchi de ces accusations après sa mort.

L’avocat de la famille, Me Randall Schwerdorffer, avait dénoncé pendant le procès plusieurs humiliations génératrices de stress, dont « une fouille à nu », destinées selon lui à « obtenir des aveux ».

« En le plaçant dans une situation de stress dont il avait augmenté délibérément, substantiellement et fautivement la mesure, et sans en faire vérifier préalablement s’il était en état de le supporter, (le gendarme) exposait (la victime) à des risques d’une particulière gravité qu’il ne pouvait ignorer, ce qui correspond à la définition de la faute caractérisée », a expliqué le tribunal dans ses attendus.

Cette peine ne sera toutefois pas inscrite au casier judiciaire « afin d’éviter des conséquences professionnelles » pour ce gendarme « dont la carrière et la manière de servir paraissent avoir été exemplaires jusque-là », a souligné le tribunal.

Le tribunal a par ailleurs dénoncé « la force de l’habitude » dans ces situations de mise en stress, une « pratique très ancienne » chez les policiers et gendarmes « pour qui il est plus difficile sur le terrain de résister à l’emprise d’exigence de résultat ».

Leur presse (Agence Faut Payer), 27 janvier 2012.

[Sénégal] Wade dégage !

[Sénégal] Wade dégage !

Sénégal/présidentielle : un policier tué dans des violences à Dakar

Un policier a été tué dans la nuit de vendredi à samedi à Dakar lors de violences qui ont éclaté après la publication de la liste des candidats retenus par le Conseil constitutionnel pour la présidentielle de février, a appris l’AFP de source policière.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327719389.jpg

Ils ont tué un policier, a affirmé le commissaire de police Arona Sy, sans donner les circonstances de cette mort survenue lors de violences entre policiers et jeunes opposants à une nouvelle candidature du président Abdoulaye Wade qui a été validée par le Conseil constitutionnel.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327717097.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327717117.jpg

Dès l’annonce de la validation de la candidature du président Wade et du rejet de celle du chanteur Youssou Ndour, des jeunes rassemblés depuis des heures sur une place de Dakar à l’appel de l’opposition ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque.

Les jeunes, armés de barres de fer, ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l’Obélisque.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327717875.jpgLes forces de l’ordre s’étaient déployées aux alentours de l’assemblée nationale, du Sénat, et aux abords de l’hôpital principal. Même décor du côté de la place de l’indépendance, à la chambre de commerce. Sans parler de la place de l’obélisque qui abritait la manifestation du M23 ce vendredi.

Les violences se poursuivaient dans la nuit de vendredi à samedi dans plusieurs quartiers de Dakar, selon un témoin et des médias privés.

Je vois des feux, impossible de passer. Ça brûle à Sacré-Cœur (centre), sur la VDN, une route menant au nord de la ville, a déclaré à l’AFP un témoin circulant en voiture.

Les télévisions privées montraient des jeunes érigeant des barricades, brûlant des pneus et des planches sur plusieurs artères, ainsi que des échanges de projectiles et gaz lacrymogènes entre des manifestants, essentiellement des jeunes, et les forces de l’ordre anti-émeutes de police et de gendarmerie.

Des manifestations de colère étaient en cours également dans les provinces, d’après les médias locaux : notamment à Thiès d’après l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle), et à Kaolack (centre), Matam et Ourossogui (nord) d’après la Télévision Futurs médias (TFM, privée).

Leur presse (Agence Faut Payer, 28 janvier 2012)

Autres articles compilés sur le Jura Libertaire

[Poitiers] Claeys et Vinci : le rouleau compresseur politico-marchand

Pour info :

Poitiers-Ouest à l’heure des chantiers du siècle

Le top départ du viaduc de la gare et de la ligne à grande vitesse va être donné. Les habitants de Poitiers-Ouest sont venus aux informations jeudi soir.

La salle conviviale de la Blaiserie affichait complet jeudi soir pour l'assemblée générale du Comité d'action de Poitiers-Ouest.

La salle conviviale de la Blaiserie affichait complet jeudi soir pour l’assemblée générale du Comité d’action de Poitiers-Ouest.
 
Le Comité d’action de Poitiers-Ouest ne pouvait trouver meilleure date pour son assemblée générale annuelle. Il a fait salle comble jeudi soir à la salle conviviale de la Blaiserie. Avec Alain Claeys, député-maire, en ouverture, et Roland Brevet, président du comité entouré de toute son équipe, comme fil rouge de la soirée. Matthieu Laforie et Stéphane Brondino, représentants de Liséa-Coséa (chantier de la LGV Tours-Bordeaux), et Pascal Tranchant, ingénieur à Grand Poitiers (viaduc de la gare) intervenant dans la seconde partie de la réunion pour présenter les gros morceaux de la soirée.

 L’attractivité de Poitiers

Sans oublier les interventions d’élus municipaux, en particulier Christiane Fraysse, adjointe à l’environnement, qui a annoncé la poursuite du programme du retour à la nature de la vallée de la Boivre en amont des anciens entrepôts du Sernam, et Eliane Rousseau, en charge de la voirie, très ferme pour ne rien modifier aux choix déjà pris dans la rue des Montgorges. En dépit d’une pétition de riverains… qui n’étaient pas présents à la réunion. Au final, la réunion fut très largement consensuelle. La question qui aurait pu fâcher, celle du stationnement rue de la Roche et avenue de Nantes, soulevée par des riverains inquiets de la fermeture au public du parking Maillochon, étant reportée à une future réunion le 2 février à 18 h à la Blaiserie.

D’entrée, Alain Claeys, a tenu à rappeler les enjeux des deux grands chantiers qui vont marquer le XXIe siècle à Poitiers. « La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux est indispensable, tout comme celle entre Poitiers et Limoges […] Le viaduc sera un site emblématique des modes de déplacement doux. » Les deux projets confortant « l’attractivité » de l’agglomération. Un mot cher au député-maire. Ferme sur les orientations, Alain Claeys s’est déclaré ouvert au dialogue pour étendre l’amplitude horaire de la navette du viaduc entre midi et quatorze heures. Décision sera prise après une étude sur une période de six semaines.

Le maire s’est dit ouvert à la discussion également avec les responsables de l’ASPTT qui seront privés à partir de juin de leur gymnase Maillochon appelé à la démolition pour accueillir des matériaux du chantier du viaduc puis un parking pour La Poste. En lien avec les deux chantiers, Alain Claeys a indiqué qu’il poursuit la réflexion sur le devenir de la voie ferrée actuelle entre Poitiers et Châtellerault. « Le fret et les transports de proximité sont deux dossiers que je n’oublie pas. » Pas sûr que cela suffise à le réconcilier avec les écologistes opposés aujourd’hui au viaduc, même si Christiane Fraysse, leur porte-parole, n’a pas répondu au maire jeudi soir.

à suivre

Un camion toutes les cinq minutes

 « Y aura-t-il un camion toutes les cinq minutes sur la RD 6 pour emporter des matériaux extraits sur la commune de Biard ? » La question a été posée par un participant à la réunion de la Blaiserie inquiet du surcroît de trafic que le passage des camions va occasionner. A la fois pour les riverains et pour les automobilistes qui empruntent la route qui mène à Vouneuil-sous-Biard puis à Lavausseau. Stéphane Brondino, directeur des opérations pour Coséa, a répondu : « C’est possible ». Après avoir souligné que 85 % des matériaux provenant des remblais n’emprunteraient pas la route. « Sur tout le chantier de la LGV, seuls 15 % des matériaux seront emportés plus loin par la route. Moins on met de camions sur les routes, plus on est heureux. Mais là, on ne peut pas faire autrement. A Fontaine-le-Comte, il faut construire un remblai. Nous avons besoin de matériaux. Ils proviendront de Biard où nous avons des matériaux en excès. » Les camions emprunteront la RD 6 puis la rocade ouest de Poitiers (RD 910) direction Fontaine-le-Comte.

à chaud

 » Opération commando  » quartier de la gare

Le chantier du viaduc a été détaillé par Pascal Tranchant, ingénieur à Grand-Poitiers. A la mi-février, les éléments des deux grues de 700 tonnes (le poids qu’elles sont à même de soulever) arriveront par l’avenue du 8-Mai en début de nuit. Elles permettront la déconstruction de la grande passerelle qui débutera le 20 février, côté ouest et le 28 février, côté boulevard du Grand-Cerf. Les 28 et 29 février, il est prévu une « opération commando » pour déconstruire la passerelle devant Toumaï et au-dessus du boulevard du Grand-Cerf. Un chantier qui nécessitera 60 heures de travaux non-stop. Pendant les deux jours, le parking sera inaccessible. L’occasion pour les participants à la réunion de s’inquiéter des bruits du chantier. En mars, avril et mai débutera la construction des piles et des culées du futur viaduc. On profitera du pont de l’Ascension (17,18 et 19 mai) pour déconstruire la grande passerelle au-dessus des voies ferrées, avec une grue de 1.200 tonnes. Fin de la déconstruction durant la nuit du 8 au 9 juin.

montgorges

Une maison de retraite et une école

« Nous faisons faire des études pour évaluer les besoins en places en école maternelle et élémentaire dans le secteur des Montgorges et de Montmidi, a indiqué Alain Claeys jeudi soir à la réunion de Poitiers-Ouest. Les premières indications révèlent qu’il y aura des effectifs importants aux Montgorges. » Il est aujourd’hui prévu plus de 700 logements. Robert Boutin, vice-président du comité de quartier, a indiqué que l’urbanisation des Montgorges et des secteurs alentours allaient amener 2.300 habitants, « l’équivalent de Mirebeau ou de Saint-Julien l’Ars ». L’emprise de la future école a été réservée dans la ZAC (zone d’aménagement concertée). Également en projet dans le futur quartier : la construction d’un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Le CCAS de Poitiers discute actuellement avec le conseil général qui fait figurer le projet dans son programme.

circulation

Rue des Montgorges :  » On ne change rien « 

Une pétition a circulé rue des Montgorges pour demander à Éliane Rousseau, adjointe, de revoir sa copie sur la circulation quand les travaux sur les réseaux seront terminés. Une centaine de personnes « qui ne participent jamais aux réunions » l’ont signé. « Ils ne sont même pas là ce soir », ont regretté MM. Brevet et Boutin, du Capo. Ces travaux ont pris deux mois de retard, a indiqué l’élue jeudi. « On s’est trouvé confronté à une roche calcaire particulièrement dure. » Le chantier entre maintenant dans une nouvelle phase : l’aménagement de la voirie. Avec une mise à plat de la chaussée, caniveau central et stationnement en quinconce. Un sens unique ? « Pas question. On reporterait la circulation sur la rue Guynemer. »

carrefour

RD 910/rue Guynemer : en suspens

Maintes fois évoqué, le réaménagement du carrefour de la rue Guynemer avec la rocade ouest (RD 910) reste en suspens. Également sans réponse, l’aménagement de la rue de la Cassette, côté rue Guynemer. Éliane Rousseau : « Entre la Boivre, la voie ferrée et la montée, on ne sait pas faire. Ou alors, cela coûterait trop cher. »

Nouvelle République, Jean-Jacques Boissonneau, 28 janvier 2012

Les points chauds de la LGV dans l’agglo

« On n’attend plus que la signature du préfet pour engager le chantier de la ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique », a annoncé jeudi soir Matthieu Lafaurie, en charge de la communication pour Lisea-Cosea. Avec Stéphane Brondino, directeur opérationnel, il a détaillé les différentes phases du chantier dans la traversée de l’agglomération de Poitiers, de Chasseneuil à Fontaine-le-Comte. > Trois ouvrages majeurs. Deux viaducs jumeaux pour franchir l’Auxances à Preuilly, l’estocade de la Folie – un pont de 2 km de long – et le viaduc de la Boivre (Biard) dont la construction est annoncée comme « spectaculaire ». > Les points sensibles. Le passage devant l’Institut de Larnay (merlon de 6 m de haut pour atténuer les vibrations). Le monument aux fusillés de Biard (déplacé et reconstruit). La dépollution du champ de tir de Biard (commencée en octobre, elle se terminera en février). Le déplacement de l’aire des gens du voyage : actuellement près de l’aire des Cent-Septiers (près de l’A 10), elle sera déplacée à Fontaine-le-Comte. > La circulation routière perturbée. Elle le sera principalement à « La Folie » pour construire l’estocade et pour passer sur la RN 147 à partir du printemps. Les ingénieurs promettent de ne pas couper totalement la circulation pendant les deux ans de chantier. Mais il y aura des ralentissements. Sur la RD 757 (route de la Loge, dans le prolongement de l’avenue du Plateau-des-Glières) un pont sera construit à partir de mars prochain et obligera à aménager une déviation sur place jusqu’au printemps 2013. La circulation sur la route de Parthenay (RD 30) sera coupée et reportée sur la RD 757 du printemps 2013 au printemps 2014.

Nouvelle République, 28 janvier 2012