Archives mensuelles : février 2012

[Espagne] Alerte antifasciste à Tolède

Alerte antifasciste à Tolède

Dans la nuit de samedi, un groupe de néo-nazis cagoulés, parfaitement coordonnés et organisés ont commis plusieurs agressions contre quatre camarades de gauches et antifascistes de la ville de Tolède.

Ils ont poignardé deux personnes qui se trouvent toujours à l’hôpital. Un troisième à été poignardé et à reçu 25 points de suture. Il y a aussi eu des attaques à la batte de base-ball.

A Tolède, depuis un certain temps, la présence et l’agressivité de groupes fascistes fort violents devenait évidente, sans que cela soit considéré comme un motif d’alerte par la délégation du Gouvernement à Castilla-La Mancha. Il est indispensable de monter la garde, vu qu’ils ont enlevé la muselière aux chiens de garde.

En réaction à ces faits, une manif d’urgence a été organisée tard dans la nuit de dimanche à la Place Zocodover, en solidarité avec les agressés et en réponse contre les bandes fascistes organisées, à laquelle plus de 100 personnes ont répondu présent malgré la rapidité de l’organisation. Entre autres, des camarades se sont déplacé(e)s depuis Cuidad Real et Madrid.

Nous remercions l’affection et la chaleur dégagée par tous les gens, spécialement aux gens présents lors du rassemblement. En plus de gestes de solidarité reçus dans tout l’état espagnol, des différentes Coordinations Antifascistes, comme des différents collectifs et des innombrables personnes se sont mis en contact avec nous tout au long de la journée pour nous transmettre de la force.

Nous informons que nous travaillons à de prochains appels, que nous transmettrons prochainement. Ca ne s’arrête pas là, nous ne permettrons pas plus d’agressions fascistes. Il est urgent d’activer la solidarité Antifasciste.

Solidarité maximum avec les camarades.

Face aux agressions fascistes : Unité et Lutte !

No Pasaran !

Plateforme Antifasciste Tolède Amis et voisins de Tolède

(Source : Plateforme Antifasciste Tolède, La Haine.org) Traduit de l’espagnol par Le Réveil

Le Réveil, Quetzalcoatl, 21 février 2012

Petite leçon antinucléaire à Besson

Eric Besson est rassuré, nous pas du tout !

Pour Eric Besson, le bilan sanitaire de la catastrophe de Fukushima est sans rapport avec les « chiffres astronomiques qui ont circulé ». (lien)

On rappellera juste au ministre ces quelques faits, puisqu’il apparaît qu’il n’est pas au courant !

1143 enfants (plus de 30%) sur 3765 de Fukushima ont des anomalies de la thyroïde (lien)

– Nombre total d’enfants testés : 3765

– Nombre d’enfants trouvés avec des grosseurs de 5,1 mm ou plus : 26 (0,7 %)

– Nombre d’enfants avec des grosseurs plus petites que 5,1 mm : 1117 (29,7 %)

– Nombre d’enfants trouvés avec aucune grosseur : 2622 (69,6 %)

573 décès ont été certifiés liés à la catastrophe nucléaire (lien)

Par ailleurs, on ne sait toujours pas ce que sont devenus les centaines d’employés à la centrale de Fukushima en 2011 qui ont mystérieusement disparu des listes administratives de Tepco. Pas de noms, pas de morts. (lien)

Les victimes d’une catastrophe nucléaire ne se comptent pas en décès immédiats mais en malades à venir.

7 ans après la catastrophe de Tchernobyl, quelle était la santé des enfants 

Aujourd’hui, 80 % des enfants sont malades dans les zones contaminées autour de Tchernobyl (lien). Cette catastrophe mondiale a fait 985 000 victimes dans le monde entier entre 1986 et 2004 (lien).

Le Blog de Fukushima, 21 février 2012

Désobéir à son patron : illustration !

Comment dire merde à son boss ? voici un petit document qui met du baume au coeur.  Même si ça n’empêche pas le boss de faire sa petite menace de non-reconduction du contrat. Pour dire merde, c’est comme pour tout : c’est encore plus rigolo à plusieurs ! plus on est de folles, plus on roue.

Rien à Foutre (vidéo)

En janvier 2010, Jeff, gérant d’une résidence étudiante privée toulousaine, aimait beaucoup son travail. Il avait 15 ans d’ancienneté, un salaire et des avantages en conséquence. Il était pourtant en dépression. Laure, la nouvelle chef du secteur, y voyait une perte de rentabilité de la résidence et cherchait à le faire démissionner pour le remplacer par une petite étudiante payée deux fois moins. Jeff enchaînait les arrêts maladie et tentait de résister entre deux dépressions.
De mon côté je sortais des études et ne trouvais que des contrats précaires comme beaucoup de mes camarades. Avec un colocataire en formation d’inspection du travail, on s’amusait à relever les clauses illégales de mes contrats. ça me permettait d’avoir des arguments face aux employeurs qui profitaient de l’état du marché de l’emploi pour bafouer le droit du travail.
C’est de la combinaison de ces deux histoires qu’est sorti ce court-métrage.

La vidéo

Alsace Libertaire, Georges, 21 février 2012

[Saint-Benoît – 86] Propagande pour le meurtre technologique à la sauce Sagem

Trois articles dans la Nouvelle République de ce mardi 21 février 2012, faisant la promotion du meurtre militaire ultratechnologique à la sauce Sagem. Des militaires exposent leur nouveau joujou nécrotechnologique avec un discours véritablement glaçant.

Il ne s’agit pas d’un équipement « du futur », puisque le bidasse sur la vidéo s’enorgueillit de le dire déjà opérationnel en Kapissa (Afghanistan), où s’accomplit la philanthropique besogne de l’Etat français. On goûtera la phrase suivante dudit bidasse : « [le Felin] améliore l’agressivité, avec les capacités de tir de jour et de nuit, de tir à toutes les armes… » Un autre de ses petits copains : « Ce système (…) nous permet véritablement d’augmenter à la fois nos capacités de détection ennemie, notre agressivité, puisque nous sommes en mesure de détecter l’ennemi à 800 mètres et de le traiter à 400 mètres avec beaucoup plus de facilité qu’avant ».

On apprendra aussi qu’une version de jumelles militaires, Vigilens, est développée pour équiper la police et la gendarmerie.

Et c’est dans une usine Sagem de Saint-Benoît, tout près de Poitiers, recrutant des prolos salarié-e-s et intérimaires, que se fabrique la partie optronique de cette horreur, destinée à être manipulée par d’autres prolos pour éliminer d’autres prolos, pour le plus grand profit de leurs maîtres communs.

En temps de crise, le capitalisme spécule sur le sang des hommes et des femmes.

Sabotage.

Pavillon Noir

Une compagnie de  » Félin  » dans la lande écossaise

Première sortie du 8 e RPIMa de Castres avec du matériel Félin de la Sagem, hors du territoire français, dont une partie est fabriquée à Saint-Benoît.

Une des jumelles Sword (infrarouges ou à intensité lumineuse) qui équipe un Famas. Une des jumelles Sword (infrarouges ou à intensité lumineuse) qui équipe un Famas. – (Photo Patrick Lavaud)

Qu’est-ce qui relie Saint-Benoît, Castres et Newcastle ? Le matériel de vision de la Sagem fabriqué à proximité de Poitiers et qui équipe le 8e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8e RPIMa) basé à Castres, en exercice la semaine dernière sur le camp d’Otterburn à la frontière de l’Écosse et de l’Angleterre. Équipés du système Félin (Fantassin à équipements et liaison intégrés) développé par la Sagem Défense Sécurité, les 140 parachutistes ont manœuvré à tir réel de jour comme de nuit.

 C’est dans l’optronique qu’intervient le site de Saint-Benoît

Commandé à 22.600 exemplaires par l’armée française, l’équipement est entré en service en 2010. Car communication, observation, protection et mobilité sont les atouts du fantassin du XXIe siècle. Fusil d’assaut Famas équipé d’une lunette jour nuit, gilet pare-balles et pare-éclats, radio individuelle, GPS, équipement optronique (électronique et optique réunies) : c’est dans ce domaine qu’intervient le site de Saint-Benoît où est fabriquée la gamme couvrant tous les besoins du combattant (lunettes de tir infrarouge et à intensification lumineuse, lunette pour des tirs de précision), les jumelles infrarouges multifonctions JIM et la caméra du casque OVD (optique à vision déportée). Tout ce matériel doit résister à l’environnement extrêmement sévère du combattant. Sagem Sécurité tient compte des retours d’expérience des soldats pour apporter des modifications à l’équipement (augmentation de l’autonomie des batteries et passage à la wifi). L’export reste un enjeu important, la Suisse vient d’ailleurs de sélectionner l’entreprise française. La concurrence israélienne, chinoise, américaine, coréenne, allemande et italienne, oblige l’entreprise à travailler la qualité des produits, à assurer la continuité du programme et à répondre à la demande précise de chaque pays. « On ne peut plus qualifier cet équipement du futur puisqu’il équipe actuellement en Kapissa (Afghanistan) le 1er régiment d’infanterie », faisait remarquer le général Hervé Charpentier commandant des Forces Terrestres, présent durant ces exercices.

La vidéo ici

> Le site de Sagem est implanté sur la commune de Saint-Benoit et appartient à la branche Défense Sécurité du groupe Safran.

> L’usine est spécialisée dans la fabrication de matériel optronique mélange d’optique et d’électronique et pilote l’approvisionnement de tout l’équipement Félin.

> 650 salariés dont une centaine d’intérimaires travaillent dans la Vienne. Saint-Benoit sous-traite une partie de l’activité pour d’autres usines du groupe (Dijon, Montluçon).

Les jumelles infrarouges JIM LR made in Saint-Benoît

La JIM LR en action de nuit dans le Nord de l'Angleterre. La JIM LR en action de nuit dans le Nord de l’Angleterre. – (Photo Patrick Lavaud)

Fabriquée à Saint-Benoît, la jumelle JIM LR a été vendue à 2.000 exemplaires et équipe aussi l’armée des États-Unis, le Royaume-Uni, l’OTAN et plusieurs autres pays européens. L’appareil ergonomique et compact est bourré de technologie : vision de jour, vision thermique, télémètre, pointeur laser, GPS, compas magnétiques… des applications qui donnent à l’opérateur une localisation précise d’objectifs de jour comme de nuit. Elle est régulièrement utilisée en opérations extérieures. Il existe une seconde version qui s’appelle la JIM MR vendue à 4.500 unités. Une dernière version, Vigilens, existe pour équiper la police et la gendarmerie.

Nouvelle République, 21 février 2012

 » La vie du soldat est facilitée « 

« On n’a reçu Félin que depuis quelques mois mais déjà on commence à l’avoir en main. Ce n’est plus la même chose qu’avec notre ancien équipement. Nous y avons gagné en efficacité. On est tous équipé d’une radio-osthéophonie qui amplifie les vibrations osseuses du crâne, ce qui permet de communiquer tous ensemble. Le tout est parfaitement silencieux en émission et en écoute, inutile de parler fort pour se faire entendre : une plus grande sécurité sur le terrain. Le GPS intégré évite de se perdre et de retrouver facilement son chef d’équipe. Nous pouvons envoyer régulièrement l’état des munitions à notre chef de groupe. Grâce aux jumelles, la portée avec laquelle on peut traiter l’objectif, a augmenté. A partir du clavier du Famas, on a la possibilité d’utiliser la radio sans lâcher des mains le fusil. On peut aussi piloter la lunette pour faire des photos. Tout cet équipement nous facilite le travail, on s’habitue au poids (24 kg). En cas de panne, je peux continuer à utiliser mon arme et de travailler à l’ancienne. La vie du soldat est facilitée. »

Nouvelle République, 21 février 2012

[Persac – 86] LGV dégage !

La LGV en territoire hostile

Après Lhommaizé, RFF avait donné rendez-vous à Persac pour étudier le tracé du projet de LGV Poitiers-Limoges. Dialogue de sourds.

RFF a fort à faire pour étudier les aménagements de la LGV Poitiers-Limoges en passant outre le débat sur son bien fondé. RFF a fort à faire pour étudier les aménagements de la LGV Poitiers-Limoges en passant outre le débat sur son bien fondé.

La déconvenue de cet opposant au projet de LGV Poitiers-Limoges en dit long. Jérôme Thomas (Réseau ferré de France) vient de lui annoncer qu’il est trop tard pour s’y opposer. C’était le débat public de 2006 qui tranchait ce point. Désormais, le prochain rendez-vous sera l’enquête d’utilité publique (voir « bon à savoir »).

Démarrée avec une audience limitée, la réunion de présentation du projet à Persac s’étoffe d’opposants notoires à la LGV. Si Réseau ferré de France vient y présenter, simulations 3D à l’appui, le tracé de la future ligne TGV, les Persacois, eux, viennent s’opposer au principe même de cette LGV. Ils sont bien aidés par les membres du collectif « Non à la LGV » emmenés par leur président Nicolas Bourmeyster. Au point que le débat va dériver vers une mise en cause systématique du projet. Même si certains riverains réorienteront le débat sur les aménagements paysagers, les rétablissements routiers et les remembrements, le débat reviendra systématiquement sur le bien fondé de cette ligne.

Principe de défiance

Thierry Mesmin n’est pas le dernier à remettre en cause cette ligne. « S’inscrire dans une réflexion sur les aménagements autour du projet, c’est accréditer qu’il va se faire. » Et le sang du conseiller général ne fait qu’un tour quand Jérôme Thomas revendique un accord de principe du conseil général sur la constitution de réserves foncières d’urgence. Un accord que Thierry Mesmin soumet à un vote favorable de l’assemblée départementale et à des financements à obtenir. Sous un feu roulant d’objections, Jérôme Thomas garde un calme méritoire. « Le coût estimé aux conditions économiques de 2010 est de 1,5 million d’euros. Les 2,4 millions d’euros que vous évoquez sont la valeur estimée de l’investissement aux conditions 2020. »« Mais cette ligne TGV n’existe pas ! C’est bien le coût final du projet qui est intéressant », s’exclame Nicolas Bourmeyster. Et Thierry Mesmin d’en rajouter. « La SNCF elle-même conteste le coût, la fréquentation et le prix du billet sur lesquels reposent vos études. On a réclamé à RFF une nouvelle étude et vous continuez à présenter des arguments éculés. Dites-nous plutôt ce que vous comptez faire pour les riverains dont les projets sont bloqués par cette ligne ! » Sur ce point, RFF est clair. Aucun financement n’est prévu à ce stade pour les riverains placés sous cette épée de Damoclès. Pas plus pour les propriétaires qui ne sont pas impactés directement par la LGV. Seule la dépréciation des biens sera indemnisée au cas par cas.

bon à savoir

Un participant finira par poser la question qui résume la défiance de la population vis-à-vis de RFF et des pouvoirs publics. « Qu’est-ce qui peut faire qu’une enquête publique remette en cause le projet ? » Dans l’esprit des riverains de la future ligne LGV, il est clair en effet que les dés sont jetés. Ils ne voient pas comment ils empêcheront le train, dont ils ne veulent pas, de passer chez eux. Même si des projets ont effectivement capoté au stade de l’enquête publique (parcs éoliens, lignes à haute tension…), le sentiment local est qu’on leur impose de Paris un projet dont seules Poitiers et Limoges profiteront et dont ils paieront les impacts. Du côté de RFF, Jérôme Thomas leur donne rendez-vous pour l’enquête d’utilité publique qui devrait avoir lieu durant le second semestre 2012 avant une déclaration d’utilité publique en 2013 et des travaux en 2015.

Nouvelle République, Dominique Guinefoleau, 21 février 2012