Archives mensuelles : février 2012

[Le Blanc] Opération coup de poing aux centre des impôts pour sauver l’hôpital

OPERATION COUP DE POING

Depuis 6h45 ce matin le comité de défense du centre hospitalier du Blanc bloque le Centre des impôts .

PAS DE CHIRURGIE 24H/24, PAS DE MATERNITE = PAS D’IMPÔTS !!!! 

Venez nombreux, par créneau d’une heure ou deux, relayer les volontaires de la 1ère heure!

Nous comptons sur vous !

 Le blog de indispensables-maternite-chirurgie-leblanc, 15 février 2012

Défense de l’hôpital : le blocage du centre des impôts se poursuit au Blanc

Depuis 7 h 30 ce matin, des membres du Comité de défense de l’hôpital du Blanc bloquent le centre des impôts pour protester contre le projet de fermeture du service de chirurgie et de la maternité, également cher au coeur des Chauvinois et des Montmorillonnais. Ils sont une cinquantaine. Depuis l’aube, ces membres du Comité de défense de l’hôpital du Blanc sont rassemblés devant le centre des impôts du Blanc et en bloquent l’accès. Des bottes de pailles barrent la rue Jules-Ferry. Des fumigènes ont embrasé la nuit finissante. Cette nouvelle opération a valeur de symbole : pour les manifestants, si l’État n’a pas d’argent pour maintenir en place les services maternité et chirurgie, les citoyens n’ont plus à payer leurs impôts. Les manifestants ont prévu de se relayer pour maintenir le blocage toute la journée.

Centre-Presse, 15 février 2012

Les envahisseurs

Les envahisseurs

15 Février 2012 Par philippe alain

Des êtres inconnus venus d’une planète en train de mourir

Leur destination : la terre

Leur dessein : en faire leur univers.

Claude Guéant les a vus. Il les a même rencontrés.

Pour lui, tout a commencé au cours d’une nuit passée sur une route perdue, dans une campagne électorale, à la recherche d’un raccourci vers le front national qu’il ne trouva jamais.

Fidèle parmi les fidèles de l’homme aux oreilles pointues qui brigue un second mandat, Claude Guéant, vient donc de sceller un pacte avec les envahisseurs.

On le voit sur cette photo en train de serrer la main de leur chef, dissimulé derrière une burqa de camouflage, concrétisant ainsi le marché passé pour assurer la réélection de Nicolas Spock Sarkozy.

Au second plan, une serpillière géante à franges s’est mis une tête humaine pour mieux nous tromper lorsqu’elle débarquera sur terre. Au troisième plan, une sorte d’homme crapaud avec une grosse boule de billard sur la tête observe la scène.

Mais quelque chose cloche sur cette photo.

Alors que n’importe quel humain serait terrifié à la vue de ces monstres, Claude Guéant, lui est tout sourire, ravi, radieux même.

Nous avons pu nous procurer un gros plan de la poignée de main entre l’arbre qui cache la forêt et Claude Guéant.

 Horreur, l’auriculaire de Claude Guéant est … droit dans ses bottes, comme un Juppé…

Nous avons donc la preuve irréfutable que Claude Guéant, lui aussi est un envahisseur venu d’une autre civilisation.

Sa sortie sur les civilisations qui ne se valent pas n’est donc pas qu’un dérapage ou un simple avertissement.

C’est en fait tout un programme. Ce qui nous attend est terrifiant. Au secours, au secours…

Photo de Charles Platiau/ REUTERS: Claude Guéant et un gendarme en tenue de camouflage lors d’une visite d’une centrale nucléaire

Le générique original de la série: http://www.dailymotion.com/video/x84nla_generique-les-envahisseurs-david-vi_shortfilms

Vu sur Mediapart, blog de Philippe Alain, 5 février 2012

[Toulouse] La préfecture veut expulser le CREA

[Toulouse] La préfecture veut expulser le CREA

La ville appartient au peuple !
Nous ne partirons pas et nous continuerons à réquisitionner !

Ca y est, c’est parti. La préfecture vient d’engager une procédure pour faire expulser les 40 personnes qui habitent au Centre Social Autogéré du CREA, 70 allée des Demoiselles à Toulouse. Elle a donc décidé de nous remettre toutes et tous à la rue mais aussi d’écraser ce large mouvement d’entraide et de solidarité auquel vous avez peut-être pris part. Depuis bientôt un an, nous avons réquisitionné ce bâtiment laissé vide par l’Etat pour y accueillir des familles à la rue et des précaires ainsi que toutes sortes d’activités libres et gratuites, ouvertes à toutes et tous (alphabétisation, soutien scolaire, cinéma, concerts, boxe et autodéfense, ateliers d’arts plastiques, de musique, soutien juridique…). Des centaines de personnes ont utilisé ce lieu et continuent à le développer.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1329298629.jpgDepuis septembre, la campagne de réquisition «  zéro enfants à la rue ! » initiée par le CREA est devenue un petit mouvement social, elle a permis de libérer 4 bâtiments et d’abriter une vingtaine de familles forcées de vivre à la rue par l’Etat et le capitalisme. Tout ça en refusant les subventions, sans coûter rien à personne et en nous organisant par nous-mêmes entre exploitéEs, aliénéEs, oppriméEs, indignéEs ou enragéEs de tous horizons.

Ce lieu nous protège, il nous donne de la force et de la joie, il nous permet de nous rencontrer, de nous entraider, de transformer collectivement les innombrables humiliations que nous inflige cette société en de multiples résistances. Il nous permet d’inventer ici et maintenant les bases d’une société basée sur l’égalité et la liberté, concrètes et réelles.

Les riches et les puissants détruisent la planète, ils pillent les ressources et mènent la guerre partout pour leurs intérêts, ils nous asservissent, ils nous trainent dans la misère et les prisons pour sauver leurs banques criminelles, ils organisent la précarité et le manque de logements pour spéculer, faire monter les loyers et baisser les salaires, ils nous insultent dans leurs télés et leurs journaux pendant qu’ils massacrent les peuples du monde qui ont commencé à se soulever.

Peuple de Toulouse, camarades d’ailleurs, l’heure est venue d’organiser la résistance ! Montrons aux riches et aux puissants qu’ils ne peuvent pas tout nous prendre et que nous sommes capables de défendre ce que nous aimons !

Le CREA et la campagne de réquisition continuent et continueront à libérer des bâtiments pour accueillir des personnes laissées à la rue et ouvrir des lieux de vie populaire. La répression ne nous paralysera pas. Continuez à nous rejoindre (réunion de la campagne de réquisition, un vendredi sur deux, au CREA).

A Toulouse et ailleurs, toutes vos initiatives pour bloquer la procédure et faire reculer la préfecture sont les bienvenues : écrivez votre refus de l’expulsion à la préfecture, apportez-nous des lettres de soutien. Créez des affiches ou récupérez les nôtres, diffusons des tracts et affichons incessamment dans toute la ville et ailleurs. Nous appelons dès à présent à lancer des occupations, réquisitions, manifestations, rassemblements, information, blocages et tout types d’actions directes qui vous sembleront pertinentes pour stopper l’oppresseur !

Rejoignez-nous, organisons-nous pour contre-attaquer.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !

Des membres du CREA , de la campagne « zéro enfant à la rue » et leurs soutiens, 15 février 2012.

Au sujet des statistiques commandées par Guéant sur la délinquance des immigrés.

Il ne se passe plus une semaine sans une sortie répugnante du sinistre de l’Intérieur. Cet article AFP mentionne cette fois-ci une « étude » sur la criminalité spécifique des immigré-e-s, commandée par l’ignoble Guéant. Même si sa conclusion vient tempérer le discours nauséabond relaté, nous ne le diffusons que pour montrer le discours xénophobe sous-jacent qui prolifère actuellement en France, comme ailleurs hélas.

Selon cette étude, 17,3% des vols seraient donc commis par des immigrés, ce qui serait une « confirmation » d’une « surreprésentation » des étrangers dans la délinquance, selon Eric Ciotti, toujours aussi prompt à soutenir la politique migratoire dudit Guéant.

Les données statistiques de la délinquance me font vomir, en particulier lorsqu’elles évoquent un rapport avec l’immigration… mais puisqu’il faut à mon sens reléguer ce genre de statistiques bien « ciblées » à ce qu’elles sont, soit de la bonne grosse propagande xénophobe préélectorale, regardons les chiffres avec plus de précision.

Les « immigré-e-s » représentent entre 8,3% et 11,1% de la population totale, selon qu’on se rapporte à la définition de l’INSEE ou de l’ONU. Il y aurait donc un rapport de un à deux, pour les délits de vol commis, entre les « nationaux » et les « immigrés » ?

Sauf qu’on oublie une évidence, et un autre chiffre qui va avec.

Le vol concerne en effet surtout les pauvres (du moins le vol condamné par la « justice » française, qui n’inclut pas le vol capitaliste de la plus-value par la bourgeoisie, qui représente des chiffres autrement plus conséquents, mais dont ne parlera évidemment jamais Guéant).

Ainsi, les prisons enferment très majoritairement des personnes pour délits et crimes relevant de l’atteinte aux biens d’autrui et sans surprise, l’immense majorité des personnes incarcérées est pauvre. Le « vol » ne trouve pas ses origines dans les… « origines ethniques », mais dans la pauvreté, qui se renforce au sein d’une société violemment inégalitaire. Cela peut paraître évident pour n’importe quel sociologue, mais il fallait le rappeler.

Or la population dite immigrée connaît, selon l’INSEE, un taux de pauvreté d’environ 36 %, soit un taux supérieur de 25 points à celui de la population des ménages non immigrés. A cela s’ajoutent des conditions de vie, pour bien des immigrés, plus déplorables encore ; notamment en termes de logement (concentré dans des zones urbaines d’exclusion sociale). Si l’on suit ce rapport entre vol et pauvreté, sociologiquement bien plus pertinent que celui entre vol et « origine » comme on va le voir, les immigrés pauvres sont environ 3% de la population totale, et les nationaux pauvres 10%.

C’est-à-dire que près d’un pauvre sur trois est immigré en France.

Or les immigrés ne sont pas à l’origine d’un tiers des vols commis, mais de 17%, selon l’étude. C’est-à-dire qu’il y a mathématiquement plus de vols commis par des nationaux pauvres que par des immigrés pauvres.

Voilà une analyse à mes yeux inintéressante au possible, tant le vol est à mon sens compréhensible, et même légitime dans une société aussi inégalitaire que la nôtre, et tant je me fous de « l’origine » dans une analyse de classe de la société. Mais qui a au moins le mérite de remettre à leur place les promoteurs de la xénophobie à la sauce républicaine.

On ne s’en étonnera pas : les politicards flirtant avec la haine xénophobe sont les mêmes qui mènent une politique de guerre aux pauvres et de défense des privilèges des riches. Face à la colère populaire contre les inégalités croissantes, ces bureaucrates de la gestion de la misère préfèrent diviser les pauvres et évoquer des raisons « ethniques » ou encore « religieuses » pour faire diversion, et justifier leur ordre sécuritaire. Façon odieuse de masquer leurs propres responsabilités dans la fabrique de la misère et de l’injustice modernes.

On ne le dira jamais assez : ce sont l’Etat et le capitalisme qui engendrent la misère, pas les « immigrés » qui ne sont, pour leur immense majorité, que des exploités comme les autres. Que les imbéciles et les lâches se rallient aux discours mensongers de leurs exploiteurs pour déchaîner leurs frustrations sur les franges les plus précarisées de la population, c’est une triste ritournelle historique. Quant à nous, nous appelons à lutter contre l’exploitation capitaliste et ses sbires étatistes.

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !

Juanito, groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86), 15 février 2012

Délinquance: les étrangers mis en cause dans une étude, à 2 mois de la présidentielle

Des étrangers ont été mis en cause dans près d’un vol sur six en 2011 (17,3%, contre 12,8% en 2006), selon un rapport publié mercredi, jour de l’annonce de la candidature à la présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont l’immigration devrait être un axe de campagne.

Selon cette étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), commandée par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, sur près de 306.000 « mis en cause » par la police et la gendarmerie en France, pour des vols ou dégradations, 17,3% sont des étrangers.

Ce chiffre est rendu public au lendemain de l’annonce de l’examen le 1er mars à l’Assemblée nationale d’un projet de loi UMP inspiré par la place Beauvau et tendant à augmenter les expulsions d’étrangers condamnés. Depuis fin décembre, Claude Guéant pointe du doigt « une délinquance étrangère supérieure à la moyenne enregistrée dans notre pays ».

Aux yeux du Monsieur Sécurité du candidat socialiste François Hollande, François Rebsamen, pour qui « il n’y a pas de hasard en politique », la publication de cette étude, à deux mois de la présidentielle, « imprime l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy d’un parfum nauséabond ».

Si l’Intérieur, contacté par l’AFP, n’a pas immédiatement réagi, le député UMP Eric Ciotti a salué la « confirmation » d’une « surreprésentation » des étrangers, notamment des Roumains, dans la délinquance. A ses yeux, ce travail « balaie la polémique un peu ridicule après le discours de Grenoble », prononcé à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat y établissait pour la première fois un lien entre délinquance et immigration.

Louis Aliot, vice-président du FN, a salué le fait que, pour « la première fois », « un organisme officiel pointe la corrélation » entre « immigration et insécurité » et « ouvre les yeux de tous nos compatriotes sur les méfaits d’une immigration massive et incontrôlée ».

L’étude détaille la « part des étrangers » dans plusieurs catégories d’infractions, à partir des statistiques officielles.

Pour les violences aux personnes par exemple, point noir depuis quelques années, elle est de 12,4%, un chiffre en baisse par rapport à 2006 (14,2%). Pour les atteintes aux biens, elle est en revanche en hausse (12,8% à 17,3%).

Sur la base de deux fichiers de police et de gendarmerie, le Stic et la BNSD, l’ONDRP a également tenté de définir l’âge, le sexe et la nationalité des étrangers « mis en cause » entre 2008 et 2010.

D’après le Stic -un fichier contesté, notamment par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)-, le nombre de Roumains a « plus que doublé » pour cette période. Il a augmenté « de près de 95% », selon la BNSD.

« Le nombre de personnes de nationalités de l’ex-Yougoslavie mises en cause pour vols s’est accru de plus de 65% » pour la police, « de plus de 90% » pour les gendarmes.

Selon le Stic, il y a une augmentation globale d’environ 40% du nombre d’étrangers « mis en cause » par la police sur cette période. Cette « tendance à la hausse » concerne aussi « les mis en cause pour vols d’autres nationalités », affirme l’ONDRP, citant les Algériens ou les Tunisiens.

En 2010, selon la Chancellerie, 79.829 des 628.039 condamnations ont été prononcées contre des étrangers (y compris de l’UE), soit une part de 12,7%. Dans son recensement de 2008, l’Insee estime que les étrangers en situation régulière représentent un peu moins de 6% de la population française totale.

Le criminologue Alain Bauer, président de l’ONDRP, comme d’autres sociologues tel Sébastian Roché (CNRS), mettent en garde contre « l’interprétation » des chiffres. Pour Sébastian Roché, ils peuvent conduire à comparer « deux populations qui ne sont pas comparables », les étrangers étant « plus pauvres », « plus urbains » et dotés d' »un niveau scolaire plus faible ».

AFP, 15 février 2012

[Palestine] Manifestations pour Khader Adnane

ndPN : Nous évoquions il y a deux jours le rejet par la « justice » militaire israëlienne de la demande d’appel du prisonnier Khader Adnane, en grève de la faim depuis maintenant 60 jours (contrairement aux 30 jours mentionnés dans la légende de la photo de l’AFP dans l’article ci-dessous). Adnane, très affaibli, est détenu dans des conditions ignobles, attaché à son lit. Les Palestiniens sont descendus dans la rue aujourd’hui et se sont frottés aux forces de répression israêliennes. Les grèves de la faim solidaires se multiplient. Libération de Khader Adnane !

Pavillon Noir, 15 février 2012

Manifestations pour un détenu palestinien en grève de la faim

Des manifestations se déroulaient mercredi en Cisjordanie et à Gaza en solidarité avec un membre du mouvement radical palestinien emprisonné en Israël, en danger de mort après 60 jours de grève de la faim.

Des Palestiniens manifestent en solidarité avec Khader Adnane, en grève de la fin depuis 30 jours, en Cisjordanie, le 15 février 2012

Des Palestiniens manifestent en solidarité avec Khader Adnane, en grève de la fin depuis 30 jours, en Cisjordanie, le 15 février 2012

Khader Adnane, 34 ans, a été autorisé à recevoir mercredi la visite de sa famille dans un hôpital de Safed, dans le Nord d’Israël, où il est en détention administrative, a-t-on appris auprès de son épouse et de l’administration pénitentiaire.

Détenu sans inculpation, il a été arrêté en décembre par l’armée israélienne près de Jénine dans le Nord de la Cisjordanie occupée, où il était porte-parole du Jihad islamique. Il est en grève de la faim depuis le 18 décembre.

Des rassemblements de solidarité sont organisés devant la prison militaire israélienne d’Ofer en Cisjordanie et les sièges du Croissant-Rouge dans toutes les villes palestiniennes, ainsi que des grèves de la faim ponctuelles, selon le président de la commission pour la défense des prisonniers, Amine Chomane.

Près d’un millier de personnes, essentiellement des jeunes, se sont rassemblées devant la prison d’Ofer, près de Ramallah. Des heurts ont éclaté, les manifestants lançant des pierres et les forces israéliennes tirant des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées, selon un photographe de l’AFP et des témoins.

A Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, des centaines de personnes observaient un sit-in en présence de responsables, dont le ministre palestinien des Prisonniers, Issa Qaraqaë.

Les manifestants brandissaient des photos du détenu et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Non à la détention administrative arbitraire ».

« Khader Adnane est devenu un symbole national, arabe et international, de défense de la dignité des hommes libres dans Le Monde entier », a déclaré le ministre à l’AFP.

« Le Monde doit forcer Israël à rendre leurs droits aux prisonniers palestiniens et à les traiter comme des prisonniers de guerre et non pas comme des criminels », a-t-il ajouté.

Des rassemblements similaires se tenaient dans l’ensemble des Territoires palestiniens, notamment à Gaza, où un appel à une grève de la faim en solidarité avec le détenu de 08H00 à 18H00 locales a été lancé.

L’avocat de Khader Adnane, Jawad Boulos, a annoncé à l’AFP son intention de saisir la Cour suprême israélienne en raison de la dégradation de l’état de santé du détenu, dont la demande de remise en liberté a été rejetée lundi par un tribunal militaire.

L’avocat, qui lui a rendu visite mardi, a affirmé que le détenu avait les mains et les pieds menottés à son lit d’hôpital dans des « conditions inhumaines ».

L’association Médecins pour les droits de l’Homme-Israël (PHR-Israel) a souligné dans un communiqué que « ces derniers jours, M. Adnane avait été examiné par un médecin indépendant, un bénévole de PHR-Israel, qui a affirmé: ‘L’heure tourne' ».

« M. Adnane est toujours enchaîné à son lit d’hôpital, en violation de l’éthique médicale, des réglementations du ministère de la Santé et même de celles de l’administration pénitentiaire israélienne », selon le texte.

Selon la loi israélienne, héritée du mandat britannique, un suspect peut être maintenu jusqu’à six mois sans inculpation en détention administrative, renouvelable indéfiniment.

AFP, 15 février 2012