ndPN : Près de trois cents personnes se sont rassemblées hier place du marché contre les expulsions prononcées par la préfecture à l’encontre d’étranger-e-s, notamment des étudiant-e-s (y compris des enseignants-chercheurs). La manifestation a fait du bruit au centre-ville, avec des témoignages d’étudiant-e-s étranger-e-s place d’armes, puis au palais de justice à 18H en solidarité avec la famille Adamianov et toutes les personnes expulsables. A cette occasion, des slogans contre les expulsions et la xénophobie ont été scandés et des banderoles déployées, dont une marquée d’un « SOLIDARITE ANATIONALE ». Un tract « contre le racisme, contre l’Etat » du groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86) a été diffusé. La lutte continue, contre toutes les expulsions !
250 personnes contre les expulsions d’étrangers
Étudiants, enseignants, réfugiés dont les enfants sont scolarisés: ils sont menacés d’expulsions, car étrangers. Certains ont manifesté hier.
Une manifestation contre les expulsions de ressortissants et d’étudiants étrangers a réuni hier soir entre 17h et 18h près de 250 personnes dans les rues du centre-ville de Poitiers. A la fin du défilé, sur les marches du palais de justice, Yves Jean, futur président de l’université de Poitiers, a apporté son soutien. Deux personnes menacées d’expulsion par la préfecture ont accepté de témoigner.
> Elyes Nefzaoui. « A Poitiers depuis 6 ans, je suis doctorant à l’ENSIP, donc salarié de l’université », explique ce Tunisien. « La préfecture veut changer mon titre de séjour pour un plus précaire. J’ai refusé et je suis donc sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Mon avocat a saisi le tribunal administratif de Poitiers ». > Désiré Mazier. Elle est arrivée du Salvador en 2007 à Poitiers pour des études de master 2 en « migrations internationales ». « La préfecture me reproche un parcours universitaire non cohérent. J’ai fait l’objet d’une première OQTF. J’ai saisi le tribunal administratif. Du coup, la préfecture a décidé de m’accorder un titre de séjour, si j’abandonne mon recours. J’ai refusé, d’où une seconde OQTF ». Selon le collectif anti-expulsions, une quinzaine d’étudiants ou de formateurs étrangers sont menacés sur Poitiers.
Centre-Presse, 22 mars 2012
Voir aussi les photos sur le site du NPA 86
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