Archives mensuelles : avril 2012

[Ingrandes – 86] Les fondeurs sceptiques

Fonderie du Poitou : le repreneur accueilli sur le site

Le tribunal a officialisé la reprise de la fonderie alu d’Ingrandes par le groupe Saint-Jean Industrie. Quelques minutes après, le PDG Emile Di Serio était déjà sur le site à la rencontre des salariés.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que le tout nouveau PDG de la fonderie alu d’Ingrandes visite le site ce jeudi matin: juste quelques minutes. Emile Di Serio et l’équipe dirigeante avaient pris les devants en arrivant à Châtellerault la veille. Il faut dire que l’annonce de la reprise par Saint-Jean Industrie, faite lundi par le Président de la République, avait largement plombé le suspense. On voyait mal en effet comment le tribunal de commerce aurait pu aller à l’encontre de Nicolas Sarkozy.

Dès sa descente de voiture, Emile Di Serio a tenu à rassurer les salariés sur ses intentions et tenté de dégonfler le début de polémique suite au licenciement voilà trois ans de 108 salariés d’une fonderie de Vénissieux: non, son intention n’était pas de liquider l’entreprise ingrandaise et non, la situation n’était pas la même.

Accueilli par le secrétaire du comité d’entreprise Eric Bailly, Emile Di Serio a ensuite visité l’entreprise avant la tenue d’un comité d’entreprise devant lequel il a présenté le nouveau directeur de site. Il s’agit de Jean-Claude Champard, un homme fait pour rassurer, puisqu’il a passé 20 ans à la fonderie en tant que directeur de production.

En début d’après-midi, la nouvelle équipe dirigeante a rencontré l’équipe d’après-midi à son embauche. Une première rencontre qui a permis de présenter le projet complet. Les réactions à la sortie n’étaient toutefois guère enthousiastes, comme en témoignent les réactions ci-dessous.

Nouvelle République, 19 avril 2012

ndPN : deux vidéos sur le site de la Nouvelle République. Signalons par ailleurs que 60 salarié-e-s seront tout de même dégagé-e-s…

[Poitiers/Paris] L’expulsion de Kévin a été empêchée par des passagers de l’avion informés par RESF

L’expulsion de kevin était bien prévue pour ce jeudi…Mais devant les réactions des passagers informés par des militants de RESF, la police a du renoncer! Un passager a été embarqué par la police pour rébellion. Ayant atteint les 20 jours de détention Kévin repassera demain devant le Juge des Libertés et de la Détention qui statuera à nouveau sur la mesure de la rétention. Ci-dessous les 2 messages de la militante de RESF de la région parisienne. Restons mobilisés!

Courriel du collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici », 19 avril 2012

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Message du 19/04/12 Nous étions 6 militants du 93, 77 et Poitiers à l’aéroport dès 8h pour discuter avec les passagers plutôt réceptifs. L’avion prévu à 10H45 est toujours au sol et rempli de flics menaçant les passagers de poursuites s’ils ne coopèrent pas. La maman de trois ados présents dans l’avion en contact avec moi m’a relatée la violence de l’expulsion en cours, ses filles sont en larmes face aux hurlements de Kevin. Par je ne sais quel malheur, un tract est tombé dans les mains d’une hôtesse qui a été voir un flic… […]

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86 –  Poitiers: l’expulsion de Kevin échoue à Roissy

La mobilisation des passagers d’un vol d’Air France à destination de Kinshasa a permis d’empêcher, ce midi, l’expulsion vers la République démocratique du Congo de Kevin Kimpéfé, un lycéen poitevin de 19 ans. La Cimade indique qu’il a été débarqué de l’avion, ainsi qu’un passager, arrêté pour rebellion contre les forces de l’ordre. Le vol devait partir à 10 h 45. Il est parti avec deux heures de retard.

Dépêche Nouvelle République, 19 avril 2012

[Poitiers] Action des parents d’élèves de Mermoz contre la suppression d’un poste Rased

Mermoz défend toujours les Rased

Les parents d’élèves de l’école Mermoz à Poitiers-Ouest se sont une nouvelle fois mobilisés hier matin pour défendre le poste de « maître G » que la carte scolaire prévoit de faire disparaître à la rentrée, comme de nombreux postes de Rased (réseaux d’aides spécialisés aux élèves en difficulté) dans la Vienne. Un autre poste de maître G est menacé dans le quartier de Poitiers-Ouest, où les parents de l’école de la Grange Saint-Pierre sont aussi mobilisés.

L’association de parents (APE) de Mermoz a symboliquement retardé l’entrée des élèves dans l’école. Ils ont aussi écrit une lettre ouverte à la rectrice, signée par les APE de toutes les écoles de Poitiers-Ouest et d’autres parents: « Laissez une chance à nos enfants de trouver un épanouissement personnel et scolaire. Les enseignants spécialisés du Rased en sont les garants. » Les parents refusent la réponse qui leur a été opposée jusqu’à présent par l’académie, qui estime que l’aide personnalisée peut remplacer les maîtres G et annoncent qu’ils continueront à se battre.

Centre Presse, E.R., 19 avril 2012

[Lille] Violences policières contre une centaine de militant-e-s sans-papiers et leurs soutiens

Sans-papiers : vidéo des brutalités policières du 4 avril 2012

Mercredi 4 avril 2012, devant le Tribunal Administratif de Lille, six personnes sans-papiers comparaissaient en audience publique. Elles risquaient l’expulsion du territoire français depuis le jour où elles décidèrent d’occuper pacifiquement le local de l’UMP afin d’exiger leur régularisation. Cette action datant du vendredi 31 mars s’était soldée par une évacuation policière brutale, l’arrestation arbitraire et l’enfermement inhumain en centre de rétention des six personnes concernées.

Le jour de leur audience publique, une centaine de militants sans-papiers et leurs soutiens ont été refoulés à l’entrée du tribunal puis chargés par les forces de l’ordre alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Résultat des coups et des blessures : six hospitalisations dont celle d’une femme enceinte. Les forces de l’ordre ont plaqué au sol, tabassé puis gazé un cameraman indépendant pour lui arracher son matériel d’enregistrement. Ces violences et ce vol témoignent une fois de plus de la haine raciste et des méthodes fascistes de la police française sous Sarkozy. La police se croit impunie lorsqu’elle brutalise et humilie des millions d’hommes et de femmes sans-papiers et non-blanches…

Seulement, la lutte des descendants de colonisés pour la justice et la dignité soutenue de manière inconditionnelle par des porteurs de valises (et des porteurs de caméras) triomphera face au racisme d’Etat et face au néocolonialisme occidental.

Vive la régularisation de toutes les personnes sans-papiers ! De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale !

https://www.youtube.com/watch?v=fdPyh-NSnQY

Indymedia Lille, 18 avril 2012

[Le travail tue] À l’entrée de Cattenom, les grévistes ont installé banderoles et barbecue

[Le travail tue] À l’entrée de Cattenom, les grévistes ont installé banderoles et barbecue

Posted on 18 avril 2012 by juralib

Le ras-le-bol de « la viande à rem »

Les salariés de SPIE, sous-traitant du nucléaire, sont en grève sur plusieurs sites, notamment dans les centrales de Cattenom et Fessenheim.

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Un piquet de grève devant la centrale nucléaire de Cattenom pour un arrêt de travail annoncé comme « illimité » : les salariés de l’entreprise SPIE ont cessé le travail depuis avant-hier. Même chose à Fessenheim en Alsace, Cruas en Ardèche ou sur le site de Centraco dans le Gard, là où l’explosion d’un four avait fait un mort et quatre blessés graves en septembre dernier.

À l’appel de la CGT, les ouvriers de ce sous-traitant du nucléaire, ont débrayé pour réclamer de meilleures conditions salariales. « Ce n’est pas un mouvement spontané, précise José Andrade, délégué CGT SPIE France, nous avons déposé un cahier revendicatif à la direction qui tarde à nous répondre. »

À l’entrée de Cattenom, les grévistes ont installé banderoles et barbecue. Très déterminés, ils disent être 90 à avoir cessé le travail sur 110 salariés présents sur le site. Des informations contredites par la direction de la centrale qui s’est rapprochée de celle de SPIE : « Ils sont 175 agents dont 65 grévistes », affirme Didier Fortuny, directeur délégué à Cattenom. Lequel assure que le mouvement est sans incidence pour l’instant. « La tranche 1 est en fin d’arrêt programmé. Le rechargement du réacteur aura lieu en fin de semaine pour un couplage au réseau début mai. »

Les SPIE ont en charge la logistique dans la centrale, ce qui recouvre de très nombreuses activités de maintenance : décontamination, tri, évacuation des déchets. « C’est eux qui prennent 80 % des doses, complète José Andrade, avec des conditions de vie indignes. » Payés 1500 € bruts par mois. Selon le délégué, la durée de vie d’un salarié dans une entreprise sous-traitante est de « trois ans. Le cheptel nucléaire, la viande à rem [Rem : unité de mesure de la radioactivité], est renouvelé par tiers. Avec ce fonctionnement, avec quelles compétences on va assurer les centrales de demain ? » Hier après-midi, David Guillon directeur de SPIE s’est rendu à Cattenom pour rencontrer une délégation et aujourd’hui, la CGT du nucléaire organise une manifestation nationale à Paris pour revendiquer un statut unique pour tous les salariés du nucléaire.

Leur presse (republicain-lorrain.fr, 18 avril 2012)