Archives mensuelles : mai 2012

Blog du comité de soutien à Laura Gomez

Le groupe Salvador-Segui (un des groupes parisiens de la Fédération Anarchiste) vient de monter un Comité de soutien à Laura Gomez, une secrétaire de la CGT espagnole (anarcho-syndicaliste), incarcérée depuis le 25 avril dernier pour avoir brûlé des faux billets de banque devant le siège de la Bourse de Barcelone lors de la grève générale du 29 mars dernier.

Le comité est ouvert à tout individu souhaitant agir pour la libération de Laura, quelle que soit son appartenance organisationnelle ou syndicale.

Toutes les infos provenant d’Espagne seront traduites dans des délais très bref et publiées sur le blog du comité :

http://comitelauragomez.blogspot.fr/

Il en ira de même pour tous les communiqués et articles de soutien.

Plusieurs diff de tracts devant l’ambassade espagnole à Paris sont d’ores et déjà prévues pour les jours qui suivent. Plus d’infos à partir de vendredi.

Communiqué fédéral :

Communiqué de soutien de la Fédération anarchiste

Nous sommes solidaires face à la répression dont est victime Laura, une des secrétaires de la CGT espagnole.

Le 24 avril, Laura Gomez, Secrétaire d’organisation de la Fédération locale de la CGT de Barcelone a été arrêtée en pleine rue par la police catalane. Le lendemain, elle était officiellement mise en examen pour complicité, désordres publics, délit d’incendie et de dommages corporels et d’atteinte aux droits fondamentaux. Le juge refusa de la relâcher. Les « graves délits » qui lui sont reprochés sont en réalité d’avoir théâtralisé, le 29 mars, jour de grève générale, une scène où des papiers dans des caisses furent brûlés symboliquement.

Le gouvernement Rajoy, qui n’a plus de crédit dans l’opinion publique du pays, est acculé à réprimer les contestations qui montent, alors que la situation des gens se dramatisent de mois en mois. Alors qu’un jeune sur deux et 25% de la population est au chômage, le gouvernement lance des messages d’avertissements pour calmer la colère. Un projet de loi est en attente qui vise à rendre responsable pénalement toute organisation (association, syndicat, parti politique…) qui aurait ainsi à répondre des agissements de chacun de ses adhérents au cours de toute manifestation de rue ou piquet de grève.

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la répression contre Laura Gomez, mais aussi contre tous ceux et celles qui furent arrêtées lors de la grève générale du 29 mars 2012.

Ces intimidations n’empêchent pas de nombreuses organisations de continuer à descendre dans la rue, et de ne pas se laisser déposséder sans réagir. C’est donc tout naturellement que la Fédération anarchiste apporte son soutien à Laura Gomez, à la CGT-e catalane et, plus généralement, à toutes les organisations de luttes sociales et syndicales d’Espagne. La population espagnole lutte pour sa survie, notre solidarité et notre vigilance doivent s’exercer pour la soutenir. Quand ils touchent à l’une d’entre nous, c’est à nous tous et toutes qu’ils s’en prennent ! Liberté pour Laura et toutes les personnes emprisonnées du 29 mars !

Fédération anarchiste

relations-internationales@federation-anarchiste.org

[Chiré-en-Montreuil – 86] Les salarié-e-s d’Autoliv-Isodelta menacent de bloquer l’usine au prochain transfert de machines

Le mauvais tournant de l’usine Autoliv-Isodelta

Le transfert de machines en Roumanie et la délocalisation d’une partie de l’activité en Tunisie inquiètent les salariés du site de Chiré-en-Montreuil (Vienne).

La fabrique poitevine de volants pour l’industrie automobile semble prendre un mauvais tournant. Le premier employeur industriel du département a annoncé la semaine dernière son intention de délocaliser en Tunisie la production quotidienne de plus de 700 volants destinés à équiper les voitures Smart. Il prévoirait également de transférer la fabrication des volants Audi en janvier prochain.

Pour l’heure, cette décision ne devrait pas entraîner de suppressions de postes même si plusieurs contrats d’intérimaires ne seront pas renouvelés, selon les représentants du personnel. « Il n’est pas question de plan social mais nous sommes quand même très en colère », avoue Dominique Poireau, le délégué syndical de la CFDT, largement majoritaire dans l’entreprise. « Nous avons d’ailleurs demandé à un cabinet d’expertise comptable d’éplucher la situation financière pour nous assurer que les choix stratégiques de la direction ont bien pour objectif de pérenniser le site. » En d’autres termes, que le groupe suédois Autoliv n’est pas en train de déshabiller son usine Isodelta pour préparer sa fermeture…

«  Le moral est assez bas  »

Car cette annonce intervient après le transfert, en début d’année, de deux machines qui n’étaient plus utilisées vers une usine en construction à Saint-Georges, en Roumanie. Cette nouvelle unité doit rassembler les mêmes activités que sur les sites français et tunisiens avec 600 employés sur 12.000 m2. Des salariés roumains sont d’ailleurs en formation dans la Vienne depuis plusieurs semaines. Une partie de l’outil de travail a donc été déménagée, le savoir-faire est en passe de l’être, mais il n’est officiellement pas question de transfert d’activité. « L’usine démarre pour accompagner une augmentation de volume et répondre à la demande de l’Est », explique Patrice Gonnet, l’autre délégué de la CFDT. « Il n’est pas question de développer la production à Chiré ; ça coûte trop cher… Nous faisons tous des efforts mais le moral est assez bas. » Conséquence des choix de la nouvelle direction : l’activité polyuréthane devrait cesser dans la Vienne et le personnel affecté à ce secteur serait reclassé en interne, selon la CGT. « Les perspectives ne sont pas bonnes, je ne vois pas comment on peut échapper à un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi », déplore Marc Guillerm, du syndical minoritaire, qui souhaite engager une action avant le transfert attendu de nouvelles machines en septembre. « Nous avons prévenu qu’on bloquait l’usine au prochain départ de machines ; nous sommes prêts à mettre le groupe à genoux », prévient Dominique Poireau, au nom de la CFDT qui privilégie pour l’instant une approche « prudente et constructive ». Sollicitée hier matin, la direction d’Autoliv-Isodelta n’a pas souhaité réagir.

Nouvelle République, Baptiste Bize, 3 mai 2012

[Civaux] « sécurité nucléaire » : intrusion réussie d’un poète-escaladeur

Instrusion [sic] dans la centrale nucléaire de Civaux : Hervé Couasnon en garde à vue à Montmorillon

Le fantasque autoproclamé « poète-escaladeur » Hervé Couasnon, familier d’actions autant farfelues que spectaculaires, s’est introduit mercredi pendant une heure et demie sur le site de la centrale nucléaire de Civaux pour interpeller les candidats à la présidentielle. Quelques heures plus tôt, un militant allemand de Greenpeace avait atterri sur le sol de la centrale nucléaire du Bugey, dans l’Ain à une trentaine de kilomètres de Lyon, avec un parapente à moteur dont la voile était à l’effigie de l’organisation.

Le «poète-escaladeur» Hervé Couasnon, se trouve en garde à vue à Montmorillon. A 18 h, le procureur indique n’avoir toujours pris aucune décision à son égard. Selon l’article 413-7 du code pénal, il risque 6 mois de prison et 7.500 € d’amende.

Célèbre pour avoir approché de près en 2002 l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à la tribune de l’Assemblée nationale, Hervé Couasnon a pénétré ce mercredi midi dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Civaux, dite de sécurité. A 12 h 20 précisément, profitant de la sortie d’un camion de livraison, il a déjoué la surveillance des vigiles d’entrée de la centrale et franchi le portail automatique en courant. Là, il a été pris en chasse par le vigile en poste sur ce point de contrôle, et l’alerte a été donnée. Deux cents mètres plus loin, l’individu a tourné à droite, à l’angle d’un premier bâtiment administratif, pour échapper à la vue du vigile, et s’est caché dans un taillis quelques mètres plus loin.

Il a été repéré par les forces de sécurité une bonne heure plus tard, à 13 h 33 précisément. Une fois cerné, il a été interpellé à 13 h 58. Pendant plus d’une heure, les forces de l’ordre ont d’abord cherché à protéger les zones dites « de protection » du site, celles qui abritent, entre autres, le matériel nucléaire. C’est du moins ce qu’avance le directeur de la centrale, Louis Bellegarde. Ce n’est qu’une fois cette mission assurée qu’ils se seraient lancés activement à la recherche de l’individu.

Quand l’alerte a été donnée, les procédures habituelles ont aussitôt été mises en place, à savoir la fermeture de tous les accès au site, l’évacuation des bâtiments de la zone surveillée, le regroupement des agents dans des « points de regroupement », et l’intervention des gendarmes qui ont procédé à l’arrestation. (…)

Le directeur de la centrale juge l’acte « irresponsable. EDF va porte plainte ». A la question : « Considérez vous qu’il y a une faille dans le système de sécurité de la centrale », il répond ceci : « Toutes les consignes ont été respectées à la lettre. Il y a eu une détection et une prise en chasse immédiates, et une mise en sécurité de la zone de protection et à fortiori de la zone nucléaire. Il ne s’est introduit que dans la partie administrative. »

Cependant il précise ceci : « Nous allons tirer toutes les leçons de ce fait, très probablement en installant un deuxième portail automatique à l’entrée du site, créant ainsi un sas de sécurité. Ça faisait partie des modifications qui étaient à l’étude pour sécuriser davantage le site, il y a des chances qu’on accélère le processus après ce qu’il vient de se passer. »

«Je suis à l’intérieur, je suis caché dans un taillis», avait indiqué à l’AFP par téléphone M. Couasnon, originaire de Périgueux, qui avait précisé avoir réussi à pénétrer peu avant 12 h sur le site de la centrale par un portail permettant l’entrée des voitures.

Le «poète-escaladeur», qui s’était lancé dans la course à la présidentielle le 1er avril 2011 avant d’abandonner en février, avait indiqué qu’il souhaitait ainsi demander aux «candidats qui débattront ce soir qu’ils tiennent leurs promesses (…) car les Français en ont marre de la société dans laquelle ils vivent».

Selon la gendarmerie, 25 membres du Peloton spécial de protection de gendarmerie (PSPG) et neuf patrouilles du groupement départemental de gendarmerie de la Vienne, appuyées par deux équipes cynophiles, étaient sur place pour les recherches.

Un habitué des coups d’éclats

  • En juillet 2002, Hervé Couasnon, aujourd’hui âgé de 54 ans, avait réussi à s’approcher de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre, à la fin de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, à qui il avait voulu remettre une coupe.
  • En novembre 2012, celui qui se fait appeler le « poète-escaladeur », avait failli épingler Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à son tableau de chasse, aux Assises des libertés locales à Bordeaux, auquel il voulait remettre une coupe et son « press-book », mais il avait été interpellé avant de pouvoir pénétrer dans la Cité mondiale du vin, où se tenaient ces Assises.
  • En novembre 2003, il avait escaladé sur l’hôtel de ville de Rennes, jetant dans le vide poèmes et textes de chansons de sa composition aux passants de la rambarde du beffroi, située à une vingtaine de mètres du sol.

Nouvelle République, Anthony Floc’h, 2 mai 2012

[Rennes] Réunion publique sur la lutte contre l’Ayraultport

Réunion publique sur la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Mercredi 9 mai à 18h30, amphi B6, Université de Rennes 2

A Nantes, le 24 mars dernier, 10 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. Face au mépris et à la passivité du député maire Jean-Marc Ayraut, il nous semble indispensable d’étendre la lutte au delà des frontière de la ZAD-Zone à Défendre-.

Parce que les bulletins de vote seuls ne permettront pas de faire abandonner le projet, nous appelons à lutter localement contre les activités de Vinci, multinationale chargée du chantier et futur concessionnaire du site. C’est aussi l’occasion de s’opposer à un acteur important de l’urbanisme imposé à Rennes, en le reliant au projet d’aéroport du grand ouest. En effet, avec la collaboration des responsables politiques (notamment du parti socialiste), le groupe Vinci s’accapare l’espace public pour toujours plus de profits : parkings, routes, centrales nucléaires, hôpitaux, écoles, prisons…

http://stopvinci.noblogs.org/

http://zad.nadir.org/

Rennes Info, 2 mai 2012