[Châtellerault] Conflit à La Poste : la grève continue

Le conflit au centre de distribution du courrier de Châtellerault est entré dans sa phase active, hier matin. 25 tournées de courrier supprimées plus 3 tournées de colis et une partie du tri non effectué, le syndicat Sud a réussi à mobiliser à la hauteur où il l’entendait, visiblement. « Sur le centre, cela représente 34 personnes en grève », indique Lætitia Herero, du syndicat Sud, qui n’est pas contredite sur ce point par la direction.

Par contre, là où les points de vue divergent, c’est sur les motifs de la grève. « Au centre de Châtellerault, le nombre de plis qui transitent est passé de 44.000 à 40.000 en seulement trois ans, explique Béatrice Estrade, directrice du site. Nous essayons donc d’adapter nos effectifs à l’activité sachant que, depuis un an, nous préparons cette réorganisation qui a donné lieu à 12 rencontres avec les syndicats, à trois réunions de CHSCT et à un entretien individuel avec chacun des salariés. Au total, ce sont 5 et 1/2 «  équivalents temps plein «  qui sont supprimés par non-remplacement des départs naturels. »
La syndicaliste estime, pour sa part, que la suppression de postes doit pouvoir être évitée et que La Poste a les moyens de préserver l’emploi à Châtellerault. Une analyse que partage le syndicat CGT même s’il n’a pas appelé à la grève, cette fois, préférant tenter de renégocier la réorganisation dans les instances où il est représenté.
En attendant, la grève continue aujourd’hui.

Presse patronale (La Nouvelle République)
26/04/2013

Vénissieux : une septuagénaire en instance d’expulsion retrouvée pendue

La macabre découverte a été faite, ce jeudi matin, par l’huissier et les policiers qui s’étaient présentés au domicile de cette femme, âgée de 70 ans, afin de procéder à son expulsion.

Une femme, menacée d’être expulsée de son appartement, s’est donnée la mort en se pendant à la porte de sa chambre. La victime a été découverte, ce jeudi matin, par l’huissier et le serrurier lorsqu’ils se sont présentés à son domicile, situé dans le quartier de Moulin à vent à Vénissieux. Un équipage de police était également présent sur les lieux.

“La première expulsion réalisée depuis la suspension de mes arrêtés (ndrl : cassés par le tribunal administrif le 15 avril), le 16 avril 2013, se termine par un suicide. Voilà l’atroce réalité de la détresse humaine et du désespoir…” souligne Michèle Picard, la maire communiste de Vénissieux. Et de préciser : “Je suis atterrée, révoltée, tourmentée par tous ces drames qui se succèdent”.

La municipalité avait été informée de la situation de cette femme : “Nos services avaient contacté cette personne par courrier, dès le 25 février, pour étudier les possibilités d’intervention auprès de son bailleur privé. Un rendez-vous avait été fixé, auquel elle ne s’est pas présentée. Si elle était inconnue de nos services jusque-là, sa situation isolée et fragilisée faisait l’objet d’un suivi par les services du Conseil général et une mesure de protection était en cours” note encore l’édile.

Presse expulseuse (LeProgres.fr)
25 avril 2013

[Poitiers] Homophobie :  » Je viens d’être agressée à deux reprises « 

Un rassemblement peut en cacher un autre devant l’Hôtel de Ville de Poitiers. Celui relatif au vote du mariage pour tous mardi a cédé la place, hier, à une manifestation contre l’homophobie à l’appel de diverses organisations (En Tous Genres, NPA, Jeunes communistes, Front de gauche…).
Evoquant « les débordements homophobes », Alain, un vétéran, s’avoue « complètement affolé de l’emprise que prend l’extrême droite sur la droite. Dans ma jeunesse, j’ai connu la droite dure et je suis très inquiet. »

« On sent une tension, une montée de l’extrême droite à Poitiers », relève Alexandre Raguet, porte-parole du mouvement jeune NPA de la Vienne. Qui s’est traduite par une série d’agressions ces derniers jours. Vendredi, une jeune sympathisante communiste a été agressée « verbalement ». Et une jeune militante du NPA a été à son tour la cible de violence. « Je viens d’être agressée à deux reprises, raconte-t-elle. Dimanche, en rentrant chez moi, deux hommes m’ont cognée et insultée. Ils me reprochaient mon homosexualité et mon appartenance à l’extrême gauche. Et mardi soir, un autre homme m’a mis un coup de poing au menton. » Dont elle porte la trace.

J-F.R., La Nouvelle République
25/04/2013

Squat l’Etape : les assignations au Tribunal d’Instance sont arrivées ce matin

[Précision du 25 avril 2013 : Signe de la précipitation de la municipalité et de sa volonté de se se débarrasser du problème sans le régler, les assignations comportent une convocation à une date fantaisiste : mardi 3 mai 2013 à 9h. La suite donc au prochain épisode…
N’aurait-il pas été plus facile que les élus responsables qui ont commis le communiqué de presse il y a une semaine, Mme Laprie et Messieurs Berthier et Bonnefon se déplacent au squat pour prendre toute la mesure du problème et trouver rapidement une solution ? Les habitants du lieu soutenus par le DAL86 proposent de rester dans ces locaux encore municipaux, jusqu’à leur relogement dans des conditions dignes et pérennes.
Rappelons toutefois que le maire lui-même accompagné de son adjoint à la cohésion sociale étaient présents à 3h45 du matin sur le trottoir du squat du 11 rue Jean-Jaurès lorsqu’il y a eu un début d’incendie il y a un an (27 avril 2012), et ce même pas un quart d’heure après l’arrivée des pompiers eu un quart d’heure avant l’arrivée de la police ! Pourquoi avoir été si prompts à se déplacer à ce moment là et si peu empressés aujourd’hui ? N’est-ce pas parce qu’il y a de sérieux problèmes de logement à Poitiers, ce que le Dal86 ne cesse de répéter ?]
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Signe manifeste que la municipalité de Poitiers ne souhaite pas trouver une solution non judiciaire à la mesure de la situation difficile que vivent ces familles et personnes seules dans le besoin, elle a assigné 5 des 10 adultes présents dans le squat de l’Etape lors du passe de l’huissier. Ils comparaîtront mardi 3 mai 2013 à 9h au tribunal d’instance 21 rue Saint Louis.
Rien n’y a fait, ni les 3 communiqués d’EELV, de DNSI, du NPA, signés quand même par 9 orgas, ni les communiqués du Dal86 qui soulignent la situation désastreuse de l’hébergement et du logement sur Poitiers. La municipalité de Poitiers persévère dans ses dénis et dans ses erreurs.
Il est certain que les problèmes de l’hébergement y compris d’urgence sont du ressort de la préfecture. Il est certain aussi que les moyens manquent pour assurer cette mission. Le CHUS “115″ est vétuste et n’est pas suffisant pour accueillir tous ceux qui en ont besoin. Mais le maire, en tant que premier magistrat de sa ville, a aussi des devoirs en particulier envers les personnes en danger surtout lorsqu’il s’agit de familles avec des enfants dont certains sont en bas âge qui sont à la rue. Et surtout, dans le cas présent du squat l’Etape, car il s’agit de locaux appartenant à la municipalité.

La municipalité ne pourra pas éluder le problème. Il faut trouver une solution adaptée pour tous les 25 habitants du lieu.

Merci de venir soutenir massivement ces personnes pour dénoncer cette assignation scandaleuse de la part de la municipalité et pour dire notre raz-le-bol concernant les violations systématiques des lois par la préfecture.

Revue de presse :

Poitiers: un bâtiment du centre-ville occupé par une famille roumaine soutenue par le DAL France3 07-04-13
La vente des locaux de l’ex-foyer de l’Etape : une vraie provocation à l’égard des sans logis et mal logés Dal86 07-04-13
Squat l’Etape : halte aux intimidations ! Dal86 16-04-13
–  Squat du foyer L’Étape : le bras de fer engagé NR 17/04/2013
ROMS : à Poitiers comme ailleurs une situation indigne et inacceptable ! DNSI 18-04-13
POITIERS Squat rom à L’Étape : les écologistes interpellent le maire et le préfet NR 18-04-13
Squat rom : un foyer à réactions NR 19/04/2013
Non à l’expulsion des familles de Roms ! NPA 19-04-13Squat de l’Etape : communiqué du 21-04-13

Les habitants du squat l’Etape ont besoin :

– de nourriture ;
– de vêtements et de chaussures (adultes et enfants de 1 ans à 15 ans)
– d’ustensiles de cuisine, d’assiettes de verres de couverts ;
– de gazinières, plaques de cuisson et réchauds, de machines à laver le linge, de réfrigérateurs ;
– de matelas et de sommiers, de couvertures, de meubles, de tables de chaises ;
– de produits et ustensiles de toilette, d’entretien ;
– d’outils, de matériel, de produits de fabrication et réparation,
– de téléphones portables désimlockés ou « tout opérateurs »
– de fournitures scolaires et matériel informatique ;
– de jouets et de jeux pour les enfants et les adultes :
– …

→ les ustensiles, machines et outils peuvent bien sûr être seulement prêtés.

Vous pouvez aussi aussi faire un don. Chèques à l’ordre du DAL86 a envoyer à DAL86, Maison de la Solidarité, 22 rue du pigeon blanc 86000 POITIERS en précisant au dos « Squat l’Etape ».

Un toit pour tous avec ou sans papier

Pour tous renseignements : dal86@free.fr ou au 05 49 88 94 56 (laisser un message nous vous rappellerons)

DAL86dal86@free.fr – 06 52 93 54 44 / 05 49 88 94 56

Permanences : tous les samedis matin de 11h à 12h et tous les mardis soirs de 17h à 18h Maison de la Solidarité 22 rue du Pigeon Blanc Poitiers

DAL 86, 24/04/2013

Un salarié de Renault s’est suicidé lundi sur son lieu de travail

Un salarié de l’usine Renault à Cléon (Seine-Maritime) s’est donné la mort, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril, sur son lieu de travail. L’un de ses collègues l’a retrouvé, pendu, vers 5 h 30, dans un secteur de l’établissement où il n’y avait plus aucune activité.

Agé de 35 ans, il était technicien de maintenance de nuit et avait été embauché par le constructeur automobile en 2000.

Il a laissé deux lettres – l’une à l’attention de sa femme et de leurs filles, l’autre destinée à la direction dans laquelle il écrit : « Merci Renault. Merci ces années de pression, chantage au nuit. Où le droit de grève n’existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l’incertitude de l’avenir sont de bonne guerre, parait-il ? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos [Ghosn, le PDG du groupe]. « 

Selon Pascal Morel, responsable du syndicat CGT dans l’usine, cet homme avait été très impliqué dans les grèves qui ont éclaté à partir de la fin 2012 pour s’opposer au projet d’accord compétitivité-emploi.

Signé dans la première quinzaine de mars, ce dispositif prévoit que le personnel fasse des sacrifices (gel des salaires, accroissement du temps de travail…) en contrepartie de l’engagement de la direction d’augmenter les volumes de production.

« PRESSIONS »

Après ces conflits, « la hiérarchie a exercé des pressions », explique M. Morel, et a fait comprendre aux grévistes que s’ils jouaient encore aux fortes têtes, ils risquaient de perdre leur poste de nuit, nettement mieux payé que le travail en équipe de jour. La différence peut être de l’ordre de 700 euros par mois, d’après M. Morel.

Pour le syndicaliste, le suicide de cet homme est « en lien avec le travail ». Renault a une part de responsabilité, ajoute M. Morel, dans la mesure où un « système », reposant sur le chantage et sur l’intimidation, a été mis en place pour encadrer le personnel.

Une porte-parole de la société rétorque que le salarié avait été favorablement « évalué » par sa hiérarchie et qu’il avait l’assurance de pouvoir continuer à travailler de nuit. Il n’était pas connu des services médicaux de l’entreprise.

« Renault a à cœur de comprendre ce qui s’est passé, insiste-t-on chez le constructeur. La direction est touchée et s’associe au chagrin de la famille et des salariés. »

Une cellule psychologique a été mise en place sur le site de Cléon. Le parquet de Rouen a ouvert une enquête. De son côté, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) va essayer d’identifier les facteurs expliquant le passage à l’acte pour éviter que de tels faits ne se reproduisent, affirme M. Morel.

Bertrand Bissuel, Lemonde.fr
23/04/2013