Archives mensuelles : novembre 2011

[Poitiers] Gauche et droite d’accord pour déverser des millions d’argent public dans une nouvelle chiure de béton et de boutiques…

L’avenir des zones d’activités passera par la République

La future zone de la République IV est en bonne voie. Un élément parmi d’autres pour développer l’attractivité de Grand Poitiers.

Les zones d'activités économiques de Grand Poitiers veulent attirer de nouveaux entrepreneurs.

 

Les zones d’activités économiques de Grand Poitiers veulent attirer de nouveaux entrepreneurs. – (dr)

Ce ne sont pas les collectivités qui créent des emplois mais elles peuvent faciliter les conditions d’accueil des entreprises sur leurs territoires. En la matière, Grand Poitiers s’emploie à attirer les entreprises sur ses ZAE (Zones d’activités économiques). Les élus, droite et gauche confondues, semblent d’accord sur ce point.

 » Chercher de nouvelles zones  »

Parmi les dossiers évoqués hier soir lors du conseil communautaire, on a évoqué celui de la future zone d’activités économiques de la République IV, située sur les communes de Poitiers et de Migné-Auxances.
République IV devrait ainsi s’étendre sur quelque 150 hectares. Même impactée par le tracé de la future ligne LGV, celle-ci est en bonne voie. Des négociations sont en cours avec les propriétaires pour la récupération des terrains. « Nous avons trois priorités, a martelé hier Alain Claeys, président de Grand Poitiers, réaménager les zones existantes en y consacrant 5 M€, y installer, très prochainement, le très haut débit, et chercher de nouvelles zones de développement. Même si les choses ne sont pas simples en ce moment. » Sur Poitiers, la zone des Montgorges semble avoir fait le plein et sur Chasseneuil, l’aménagement de la zone des Grands Philambins est achevé. On y prévoit notamment une jardinerie et plusieurs autres activités commerciales.

 

Nouvelle République, J-.M.G., 26 novembre 2011

Un peu de friture sur le réseau de surveillance

Marseille : Trois poteaux de vidéosurveillance abattus
(Le 22 novembre 2011)

Les mâts mis à mal

Trois poteaux de vidéoprotection ont été mis à terre au Cours Julien.

Ce n’est pas le mistral mais un vent de révolte qui souffle sur le cours Julien et la Plaine… Hier matin, rue Bussy l’Indien, place Jean-Jaurès et en haut de l’escalier qui descend vers la rue d’Aubagne, les mâts de vidéoprotection étaient à terre. L’« opération » aurait eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi puis ce dimanche, vers les « 6 heures », assurent certains riverains.

Déboulonnés ou arrachés laissant les câbles à l’air libre, ces gros poteaux de ferraille étaient censés accueillir des caméras de surveillance. Ils font partie d’un dispositif municipal de 340 unités réparties dans le centre-ville (lire La Marseillaise du jeudi 17 novembre).

Dans le quartier, l’arrivée des caméras suscite nombre de réactions. Du commerçant plutôt raccord, estimant que « ça peut avoir un côté dissuasif » au rebelle qui dénonce un « régime totalitaire ».

La Ville persiste

Des affiches avaient aussi été placardées un peu partout il y a quelques jours. Sous le titre « Casting permanent, nous faisons de votre ville une simple figuration », on y découvrait une carte pointant les emplacements des caméras dans le secteur. De là à penser que les deux actions sont liées… Il n’y a qu’un pas que les habitants ont franchi, entre amusement et inquiétude.

De son côté, Caroline Pozmentier, adjointe UMP au maire, déléguée à la sécurité a estimé qu’il s’agissait « d’actes isolés de petits vandales qui ne remettent absolument pas en cause le grand dossier de la vidéosurveillance ». Quarante-deux caméras seront en service fin décembre et 150 de plus en mars 2012, avec la finalisation du processus, via le centre de supervision urbain, en octobre 2012. Quant à la sécurisation de l’espace urbain et la mise en œuvre de mesures de précaution, l’élue a indiqué que « tout sera réglé demain matin [ce matin. Ndlr] », sans toutefois admettre que personne à la mairie n’a réagi, avant que nous ne l’alertions en début d’après-midi.

La Marseillaise, 21 novembre 2011

Un commando anti vidéosurveillance ?

Alors que la Ville de Marseille entame la première phase d’installation de ses caméras de vidéoprotection, un vent de rébellion semble s’être levé. Au cours du week-end, cinq mâts censés supporter ces caméras ont été descellés puis jetés à terre. Trois sur le cours Julien et deux à La Plaine…

… « C’est un projet qui va forcément subir des aléas, regrettait hier Caroline Pozmentier, adjointe déléguée à la sécurité. Mais ces actes de petit vandalisme ne vont certainement pas remettre en cause le dispositif de vidéoprotection voulu par la Ville de Marseille. Des précautions seront prises pour protéger le chantier mais ça ne nous fera pas reculer. Bien au contraire. Nous allons redoubler de vigilance ».

D’ici à la fin du mois de décembre, 42 caméras, dont la moitié juchées sur des mâts, devraient être installées à Marseille.

La Provence, 22 novembre 2011

 Grèce : exemples d’actions directes contre les caméras de vidéosurveillance
(Le 24 novembre 2011)

Grèce : exemples d’actions directes contre les caméras de vidéosurveillance

A tous ceux qui critiquent les attaques individuelles, ou encore les attaques qui se déroulent une fois que la nuit tombe… s’il ne s’agit pas des classiques excuses pour s’en distancier face à la répression, voilà des possibilités bien collectives (ce nouveau radicalement correct) et de jour (ce critère dérisoire). Plus d’excuses donc, amis critiques et parfois manifestants…

Quelques vidéos sur ces attaques :

attaque 1, 16 novembre 2008

attaque 2, 19 mars 2008

attaque 3, février 2010

attaque 4, 11 septembre 2004

attaque 5, Thessalonique 12 décembre 2007

attaque 6, 7 février 2007

attaque 7, Thessalonique 12 décembre 2007

Liste récupérée d’un site italien.

« Dette : les 5000 premières années », de David Graeber (traduction artisanale par hocus)

Voici mis en ligne un écrit passionnant, de David Graeber, sur l’origine de la monnaie et de la dette, et les formes qu’elles ont adoptées.

Nous remercions chaleureusement hocus pour son travail de traduction, et sa permission de le diffuser sur ce blog.

La lecture est ici : http://fa86.noblogs.org/?page_id=1079

Bonne lecture.

Groupe Pavillon Noir, Fédération Anarchiste 86, 25 novembre 2011

[Ukraine] Antifasciste assassiné à Dnepropetrovsk (traduction)

Un antifasciste assassiné à Dnepropetrovsk

Le 18 novembre, Mikhail Norokha, antifasciste âgé de 17 ans, a été assassiné à Dnepropetrovsk en Ukraine. Son corps a été retrouvé à 8 mètres d’un immeuble abandonné de 16 étages. Sa mort est dûe à de nombreuses fractures et à une hémorragie interne qui ont résulté de sa chute. Bien qu’il soit tombé sur le dos, son nez était cassé et de plus, il portait aussi des marques au visage. On a aussi retrouvé des traces de gaz lacrymo dans ses vêtements et son manteau était déchiré, ce qui est une preuve supplémentaire que ce n’était pas un suicide. De plus, Mikhail avait encore sur lui son téléphone mobile, ses papiers et de l’argent – les assassins ne les lui ont pas pris.

Mikhail avait plusieurs fois été agressé par des nazis dans le passé. Il a été poignardé deux fois ces dernières années. Cependant, il n’a jamais eu peur de personne et a toujours défendu ses opinions, lorsque quelqu’un avait des désaccords. Bien qu’il ait souvent eu des ennuis au voisinage du stade de football local, il a continué à supporter son club favori.

Mikhail a travaillé comme assistant d’un prêtre. Actuellement la police enquête sur l’affaire. Il n’y a aucune preuve au sujet des assassins, mais les antifascistes de Dnepropetrovsk sont certains que cette tragédie a été causée par les nazis. Nous faisons tout notre possible, afin de découvrir la vérité, et punir les assassins.

Repose en paix, frère

Antifascistes de Dnepropetrovsk

Avtonom, 25 novembre 2011

traduit par nos soins (groupe Pavillon Noir, FA 86)

[Poitiers] Bidasses en « territoire hostile » de Poitiers ? Bidasses hors de nos villes !

L’état-major se déploie dans la ville

L’état-major, basé au quartier Abboville, réalise un exercice grandeur nature à Poitiers sur un déploiement en territoire hostile.

La mission s'est déroulée sur une semaine.

 La mission s’est déroulée sur une semaine. – (dr)
 

Cela a de quoi surprendre. Des mouvements d’engins en pleine ville, en l’occurrence Poitiers, ont été aperçus ces derniers jours par plusieurs automobilistes. Une nécessité pour l’état-major de la 9 e Brigade blindée légère de marine, basé dans le quartier Aboville, qui réalise là une opération grandeur nature. Récit…

Sur ce territoire hostile, il faut deux heures au centre opérationnel de l’état-major pour débuter sa mission en totale autonomie. En six heures, la totalité du dispositif est dressée. Le général Lecointre et ses hommes, basés au quartier Aboville de Poitiers, sont prêts à remplir leur rôle de chef d’orchestre.

Ils viennent de débarquer dans un pays déchiré, à la demande des Nations Unis pour une phase de stabilisation. Sur place, il faut empêcher les camps ennemis de s’affronter, faire face aux déplacements de population, sécuriser le territoire et assurer l’évacuation des ressortissants. Le rôle de l’état-major : élaborer les ordres qui seront diffusés aux militaires présents sur place, contrôler leur exécution et surtout anticiper l’ordre suivant. Le lieutenant-colonel Fine, chef du centre opérationnel, explique : « Le centre opérationnel de l’état-major est composé d’une soixantaine d’hommes aux ordres du général et de son chef d’état-major. Chacun des cinq régiments qui composent la brigade est également présent. Ils apportent leur compétence spécifique pour les prises de décisions. »

Concrètement, sans rentrer dans les détails, le centre de commandement est composé de plusieurs tentes selon un ordre bien précis. Chaque militaire a son rôle : collecter les informations, suivre les mouvements, transmettre les informations. Aujourd’hui, bien sûr, tout est géré par un réseau internet local mais les bonnes vieilles cartes sont toujours là.

A chaque fois qu’une zone est sécurisée, le poste de commandement avance selon une manoeuvre bien rôdée : le PC au contact pose les bases du centre opérationnel, suivi ensuite de l’ensemble des moyens.

Nouvelle République, Samy Magnant, 25 novembre 2011