Archives mensuelles : janvier 2012

[Pologne] Les députés récupèrent Guy Fawkes

 ACTA : Anonymous est entré au Parlement polonais

 La Pologne marque depuis plusieurs jours, dans la rue, son opposition à la signature par le gouvernement du traité international anti-contrefaçon ACTA, prétexte à réguler Internet. Des manifestations pacifiques, de milliers de personnes arborant le masque de Guy Fawkes, masques qui sont aujourd’hui rentrés au Parlement… sur les visages des députés !

L’image est insolite, c’est une première, et c’est bien là un symbole fort que l’opposition polonaise a souhaité envoyer aux défenseurs des libertés face au cancer du copyright qui ronge les libertés de chacun.

Reflets info, bluetouff, 26 janvier 2012

ndPN : sur la mobilisation polonaise, voir cet article

[Poitiers] Verdict : jaunisse !

Quel verdict pour les syndicats ?

Venez participer au procès public des syndicats » aux salons de Blossac de Poitiers. L’invitation relayée par un flyer interpelle. Elle est lancée par la CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres) qui se place en tant que « syndicat de propositions depuis 1947 ». Et dans cet esprit-là, la Confédération organise une grande tournée des régions (au nombre de 13) afin de présenter des alternatives aux manifestations dans la rue jugées « comme un mode d’action contre productif, et qui dans un contexte de crise fait perdre de l’argent à tout le monde ». La toute première étape de ce tour de France s’est déroulée hier à Poitiers. Une journée pour partager et échanger selon plusieurs modes. D’abord direct, dans la rue, en invitant les passants à s’exprimer sur l’image de tous les syndicats. Ensuite sous la forme d’un forum et d’ateliers, enfin par l’intermédiaire d’une pièce de théâtre interactive et l’intervention de témoins locaux suivie d’un débat. Carole Couvert, secrétaire générale de la Confédération évoque le « changement de posture » de son syndicat. « A l’issue de ces 13 étapes, nous présenterons un projet de société que nous allons soumettre à tous les candidats à la présidentielle. Puis ensuite avec toute cette matière collectée, nous allons rédiger un livre blanc du syndicalisme. »

Nouvelle République, 27 janvier 2012

[Vivonne] Honte aux matons de « Force Ouvrière » !

Cet article se passe de commentaires !

Fouilles à la prison : les surveillants furieux

La décision, prise mercredi soir, d’un juge administratif d’interdire les fouilles à nu systématiques des détenus de la prison de Poitiers-Vivonne (lire notre édition d’hier) a suscité la fureur d’une partie des surveillants, qui s’exprime par la bouche du délégué régional de FO Pénitentiaire, Christophe Beaulieu, contacté par notre journal : « C’est une décision d’une stupidité affligeante. C’est un non-sens absolu. Les fouilles à la prison de Vivonne ne sont pas et n’ont jamais été systématiques. L’exagération qui a été faite par l’OIP (1) est surfaite.

Il faudrait être bien naïf pour croire que ce qui se passe aux parloirs se fait sans qu’on essaie de glisser du haschisch, un téléphone portable, pourquoi pas une arme. »

Conseil de guerre

« Cette décision met en danger toutes les personnes qui se trouvent à l’intérieur de la prison. Les premiers concernés étant les autres prévenus. Contrairement à ce que veut faire croire l’OIP, les prisons ne sont pas un lieu angélique. En réalité, nous sommes là pour faire les garde-fous. On ne fait pas mumuse avec ce genre de truc !Je voudrais rappeler que l’OIP est une organisation extrêmement politisée, néanmoins subventionnée par l’État, qui bénéficie de l’argent public. Ces gens-là défendent à n’importe quel prix des individus qui ont tué, violé des enfants. Nous en avons à Vivonne. Je suis outré, scandalisé.Je m’interroge pour savoir si nous devons tenir un conseil de guerre avec les autres organisations syndicales. Cela dit, si on nous impose de renoncer à ces fouilles, nous respecterons la loi et nous en subirons les conséquences. »

 (1) Observatoire international des prisons, organisation indépendante, auteur de la requête devant le tribunal administratif.

L’administration ne commente pas

En l’absence hier toute la journée de Claude Ramir, directeur du centre de détention de Vivonne, nous avons contacté la direction régionale de l’administration pénitentiaire à Bordeaux pour savoir comment elle entendait mettre en œuvre la décision du juge. Celui-ci a en effet enjoint à l’administration de mettre ses procédures en conformité avec la loi et, pour ce faire, de modifier le règlement intérieur de la prison. Nous n’avons obtenu aucune réponse à notre demande.

Nouvelle République, propos recueillis par Vincent Buche, 27 janvier 2012

[Fontaine-le-Comte – 86] Une famille à la porte pour une facture impayée

A la porte pour un impayé

Une famille de Fontaine-le-Comte s’est retrouvée empêchée de rentrer chez elle pour ne pas avoir acquitté une facture d’électricité !

La mésaventure qui est arrivée mercredi soir à un couple de Fontaine-le-Comte et à ses deux enfants est tout sauf banale : au moment de déclencher l’ouverture automatique du garage, les occupants du pavillon, qui avaient laissé leurs clefs à l’intérieur, se sont aperçu que l’électricité venait d’être coupée. Impossible pour eux de regagner leur domicile !

Le père de famille s’est alors rendu à l’antenne de Sorégies de Vouneuil-sous-Biard, où on lui a indiqué que la coupure était due au fait qu’il n’avait pas acquitté sa dernière facture, datée de novembre. L’homme, qui affirme avoir envoyé un chèque en temps et en heure, en a immédiatement signé un autre. La facture a été augmentée des frais de remise en service (49 €) sans lesquels, a-t-on indiqué au client, aucun technicien ne se déplacerait (Cette somme lui a finalement été restituée hier, Sorégies admettant que son client puisse être de bonne foi en affirmant que son premier chèque s’est perdu). Le père de famille est alors retourné chez lui, sans savoir exactement à quelle heure sa famille pourrait rentrer dans la maison. En fait, un technicien de Sorégies s’est présenté dès 18 h 30 et a rétabli le courant. « Je n’ai rien contre ce technicien, précise l’usager. Ila fait son boulot. » En attendant dans sa voiture l’arrivée du sauveteur, le client furieux a eu largement le temps d’alerter notre journal pour dénoncer les méthodes de Sorégies qui, selon lui, couperait l’électricité de ses clients dès le premier impayé et sans prendre la peine de les avertir.

Dernier recours pour faire plier les mauvais payeurs

Les explications de Sorégies sont, évidemment un peu différentes : « Nos services connaissent bien ce monsieur, explique Virginie Lorentz, responsable de la communication. Il est coutumier des paiements en retard, le plus tard possible. Pour cette facture du 9 novembre, nous lui avons envoyé, conformément à la procédure, une première relance à laquelle il n’a pas répondu, puis un ordre de coupure sous 21 jours auquel il n’a pas réagi. Ce n’est pas pour nous amuser que nous coupons l’électricité. Pour nous, c’est un dernier recours. » A en juger par la colère noire de ce client, qui persiste à affirmer qu’on ne l’a averti de rien, la méthode semble être pour le moins efficace.

Nouvelle République, Vincent Buche, 27 janvier 2012

[Chasseneuil – 86] Débrayage contre le gel des salaires et les augmentations de cadences

Débrayage à Fédéral Mogul

Les employés refusent le blocage des salaires.

 Les employés refusent le blocage des salaires.

Hier, à Chasseneuil, les syndicats CGT et FO de Fédéral Mogul ont appelé à un débrayage de deux heures, après l’annonce faite en négociations annuelles obligatoires (NAO) de geler les salaires durant l’année 2012. L’entreprise qui a subi un plan social en 2009 compte aujourd’hui 260 salariés et parmi ceux-ci un certain nombre d’emplois précaires. Pour le secrétaire général CGT Gwénael Autexier, « le personnel restant a subi les augmentations de cadence associées à un changement d’horaires. Avec le blocage des salaires on perd du pouvoir d’achat et les patrons gagnent plus par rapport aux profits dégagés. A Fédéral Mogul il y a de l’argent » poursuit le secrétaire général, « mais il faudrait qu’il soit mieux réparti sur les créateurs de richesse… »

Selon les responsables syndicaux, « ce mouvement est un succès puisque les débrayages deux heures avant fin de poste ont été suivis à 100 % en ce qui concerne les équipes nuit et matin (usinage, contrôle final et fonderie), l’équipe d’après-midi devait suivre le mouvement dans les mêmes proportions ». A Orléans où se tenait hier la seconde réunion NAO le personnel était également en grève.

Fédéral Mogul possède trois sites situés à Chasseneuil-du-Poitou, Garenne et Orléans.

Nouvelle République, Alain Chauveau, 27 janvier 2012