Archives mensuelles : janvier 2012

[Poitiers] Les habitant-e-s contre les antennes-relais

Antennes-relais : Bel-Air veut être entendu

Après les Trois-Cités, les habitants de Bel-Air participaient hier à une réunion publique sur les antennes-relais. Ils veulent connaître les risques encourus.

A Poitiers-Ouest, cet immeuble de la rue des Frères-Morane pourrait être concerné par l'installation d'antennes-relais.

 A Poitiers-Ouest, cet immeuble de la rue des Frères-Morane pourrait être concerné par l’installation d’antennes-relais.

Comme aux Trois-Cités il y a quinze jours, la réunion publique qui s’est tenue hier soir à la Blaiserie, à l’initiative du bailleur social Logiparc, n’a pas permis de lever toutes les inquiétudes (lire NR du 11 janvier). Ces antennes de téléphonie mobile qui fleurissent sur les points hauts de la ville, demain sur la tour 8 de la rue des Frères-Morane, sont-elles dangereuses pour la santé des habitants ? Ici, c’est l’opérateur Free qui souhaiterait y installer ses antennes. « On sait bien que c’est un sujet très sensible et on ne veut pas faire n’importe quoi, précise la représentante de la société, mais on a besoin de s’implanter et on a besoin que ça marche. » Pour le président de Logiparc, Jean-François Macaire, « il faut trouver une solution qui permette à la fois une bonne couverture du réseau et la protection de la santé des gens ». La vingtaine d’habitants présente dans la salle ne l’entend pas tout à fait de cette oreille. Les remarques, plus que les questions, ne manquent pas. « Il n’est pas judicieux de poser une antenne au-dessus des logements », s’emporte un premier. « Pourquoi imposer à toute une population ce qui sera certainement un scandale de santé publique dans quelques années ! » assure un second. Au fond de la salle, des sanglots dans la voix, une mère de famille raconte qu’elle a un enfant souffrant de leucémie, qu’il y en a deux dans le quartier depuis deux ans… « J’ai peur, dit-elle, je sais qu’il faut des antennes mais rassurez-moi ! »

On fera des mesures

C’est Logiparc, le propriétaire de l’immeuble, qui tente une synthèse. Rien ne sera signé avec Free tant que celui-ci n’aura pas pris « un engagement de modération », à savoir le respect d’une norme de 0, 6 volt par mètre. Une autre réunion sera nécessaire pour refaire le point, à laquelle sera conviée l’Agence régionale de santé. Il faudra aussi faire des mesures régulières des champs électromagnétiques que l’on communiquera à tous. On se quitte sur ce dernier point. Rassurés, les habitants de Bel-Air ? Pas si sûr…

Nouvelle République, Jean-Michel Gouin, 25 janvier 2012

[Tours] Procès d’une action antipub des déboulonneurs, appel à soutien

ndPN : On vient de recevoir ça. Comme quoi il serait sans doute pertinent de remonter les Déboulonneurs sur Poitiers, histoire que ces actions publiques soient moins isolées. Une réunion des Déboulonneurs 86 est justement prévue ce mercredi 25 janvier au biblio café, à 15h. Tout le monde est bienvenu-e ( plus on est de folles, plus on roue ), on pourra notamment y parler de cette nouvelle « affaire ».

Bonjour,

Le collectif des Déboulonneurs est en procès à Tours le 20 mars à 14h, au tribunal de Police de Tours (place Jean Jaurès). Motif: « Dégradation du bien, en l’espèce des panneaux publicitaires, appartenant à JC Decaux, dont il n’est résulté qu’un dommage léger ».

Le panneau de pub en question est un panneau déroulant extrêmement consommateur en électricité, vantant notamment les mérites des cookies au chocolat pour les enfants et des crèmes antirides, ainsi que du nouvel Iphone. Biensûr tout cela ne donne aucun cancer et ne fait pas grossir, ou alors il ne faut pas le dire parce qu’il y a trop d’argent en jeu. De toutes façons, les associations qui luttent contre ces fléaux n’ont pas d’espaces pour s’exprimer à Tours ! La municipalité est d’ailleurs en infraction concernant le nombre de panneaux d’affichage libre… Pas le choix, on n’a que les bombes de peinture pour s’exprimer ! D’ailleurs, ce droit de réponse à la publicité a été reconnu par un juge parisien lors d’un dernier procès.

Vidéo de l’action:
http://www.youtube.com/watch?v=xOlrgD18h38

Si vous connaissez un médecin, qui lutte contre le cancer et/ou l’obésité chez les enfants, et qui pourrait venir donner son avis à notre procès, voici notre contact: deboulonneurs.tours [CHEZ] gmail.com

Pour nous donner des sous (à l’ordre de Trop c’est trop) :
Trop c’est trop – 22 rue Emile Zola – 37000 Tours.

Merci d’avance et faites passer le message.

Les Déboulonneurs

courriel du 24 janvier 2012

Mobilisation contre ACTA

Communiqué d’Anonymous

La vidéo

Youtube, AnonymousWar2point0, 24 janvier 2012

Le site de l’Express attaqué après une chronique de Christophe Barbier sur les Anonymous

On n’attaque pas impunément les Anonymous, surtout en racontant n’importe quoi. Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l’Express, l’a appris aux dépends du site de son journal.

Il a attaqué les hacktivistes dans sa chronique matinale sur iTélé le 23 janvier, les traitant de voleurs, et vitupérant contre l’anonymat. Alors qu’il affirmait ne pas craindre de représailles (“on est blindé, pas de souci, on les attend”), le site de L’Express a mouliné gentiment dans le vide lundi après-midi.

Les Inrocks, 23 janvier 2012

Mise à jour : la réaction de Barbier qui nous a bien fait rigoler, jugez vous-mêmes !

Deux mille manifestants à Varsovie pour la liberté sur la toile

Lancée sur des réseaux sociaux, une manifestation contre l’accord multilatéral anticontrefaçon ACTA a rassemblé environ 2.000 personnes mardi après-midi devant le bureau du Parlement européen à Varsovie, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des personnes manifestent le 24 janvier 2012 à Varsovie contre un accord anti-contrefaçon

Des personnes manifestent le 24 janvier 2012 à Varsovie contre un accord anti-contrefaçon

« Pas de décision nous concernant sans notre accord », affichaient les banderoles des manifestants, venus protester sous la neige contre le projet du gouvernement polonais de signer jeudi à Tokyo le traité anticontrefaçon ACTA (Anti-contrefeiting trade agreement).

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé mardi avoir autorisé l’ambassadeur au Japon de signer ce texte.

« La signature et la ratification de l’accord ACTA par la Pologne va aboutir à la mise sous surveillance de la toile, et nous sommes là pour que le gouvernement en prenne conscience », a indiqué à l’AFP Kamil, lycéen de 16 ans se réclamant du groupe de hacktivistes Anonymous.

« Nous savons que le Gouvernement va signer le traité. Notre travail à partir de maintenant, c’est de faire du porte-à-porte chez les députés polonais pour qu’ils refusent de le ratifier », a expliqué, mégaphone à la main, Katarzyna Matuszewska, 37 ans, germaniste et militante dans une ONG s’occupant des droits de l’Homme sur internet.

« Je ne manifeste pas uniquement pour la liberté sur internet. Je veux montrer que jeunes et moins jeunes peuvent se mobiliser ensemble pour faire quelque chose de révolutionnaire », a dit Ania, une lycéenne de 17 ans, convaincue que « les Polonais sont les premiers à se soulever parce qu’ils savent mieux que les autres le prix de la liberté ».

Une centaine de sites internet polonais ont affiché temporairement mardi des pages noires en signe de contestation contre le traité ACTA, selon les médias.

La récente vague de protestations suit un week-end marqué par les attaques des groupes de pirates Anonymous et « Polish Underground » contre des sites gouvernementaux dont celui de la présidence polonaise, du Premier ministre, du Parlement et des ministères des Affaires étrangères et de la Culture.

Le site du Premier ministre (www.kprm.gov.pl) était toujours inaccessible mardi, ne présentant que des liens vers les pages officielles du Premier ministre sur les réseaux sociaux blip, Facebook et twitter.

L’accord multilatéral ACTA doit aboutir à la création de standards internationaux de protection de la propriété intellectuelle.

Dans le cadre d’une vaste campagne du gouvernement américain contre le piratage sur internet nommée « Operation in Our sites » (Opération sur nos sites) lancée il y a 18 mois, les autorités américaines ont saisi plus de 350 noms de domaine, dont la plate-forme de téléchargement Megaupload.com.

Les parlementaires américains ont reporté l’adoption d’une sévère loi anti-piratage suite à une vague de protestations dénonçant des menaces contre la liberté sur internet, menée par Google et Wikipedia.

AFP, 24 janvier 2012

Mise à jour 25/01/2012

Liste des attaques d’Anonymous :

http://mysteriousflag.net/?p=58

Appel à une manif à Lyon :

http://rebellyon.info/Manifestation-le-28-janvier-14h.html

[La Roche-sur-Yon] Fachos dehors

Le pen pas le bienvenu en Vendée

Retour sur la venue de JMLP à la Roche sur Yon , le 21 janvier 2012

Pour la venue de Le Pen père, en tant que vrp de la candidature de sa fi-fille, La Roche sur Yon était prête ! Le FN local avait organisé à l’hôtel Ibis une bouffe pour goinfrer le vieux porc.

Mails, réseaux internet, sms, affichage, tractage ont réussi à mobiliser, sûrement pas assez (mais assez quand même) pour faire peur au FNJ Pays de le Loire qui prévoyait de faire une action (tractage au marché) ce jour-là, dans les rues de La Roche.

Ils ont eu la bonne idée d’annuler via Facebook à cause selon leurs termes « des fortes contre-manifestations des nervis gauchistes prévus ce jour-là, et afin de ne pas risquer de débordement qui dans tous les cas seraient tournés à notre désavantage ». Bien vu !

- Dès 7h, certains d’entre nous sont déjà mobilisés pour aller accrocher des banderoles sur les principaux axes d’arrivée près du lieu où se tenait la bouffe.

A 9h30, au marché des Halles, nous sommes déjà une cinquantaine et nous constatons l’absence des petits fafs. A 11h, nous rejoignons un autre lieu de rassemblement, Place du théâtre, en scandant haut et fort « Pas de fachos dans nos quartiers ! Pas de quartier pour les fachos ! ». Devant le théâtre nous nous retrouvons à plus de 200, orgas politique (PS, EELV,…), syndicats (CNT,CGT,Solidaires,…) et d’autres personnes non-étiquetées pour la grande majorité.

- Et là, 8-9 natios arrivent face à nous ! Très rapidement, nous sommes curieux d’aller voir de plus près qui sont ces gens-là !

- Vite repoussés par les flics, ils reculent tandis qu’à 70-80 nous faisons le tour du pâté de maisons. A ce moment, les baceux nous empêchent d’avancer sous la menace de flashballs. Nous contournons encore pour finir par voir nos kamikazes monter dans un panier à salade….pour leur protection ! Retour au rassemblement en rigolant de leur sort !

- La CNT lance alors un appel pour se rendre à l’hôtel où se tient la galette des rois du FN…pour l’élection de leur roi des cons. Il est 13 heures. C’est à plus d’ une centaine que nous nous dirigeons au nord de la ville, dans une horrible zone indus’. A l’accueil de l’hôtel, plusieurs gendarmes mobiles et le DPS (Département Protection Securité,milice du FN ) avec qui nous échangeront insultes, doigts, photos… et donc sourires ! Après quelques discussions, nous décidons de les laisser dans leur merde en espérant que la fève se coince dans un certain gosier… Par chance pour nous (et moins pour eux), sur le retour, nous croisons les petits fafs de la matinée qui arrivent (enfin !) en voitures…Visiblement pressés, nous n’échangerons que quelques coups sur les voitures qui auront droit à une visite chez le carrossier et à un changement de vitre.

- Une journée qui aura permis de démontrer que la rue n’appartient pas aux racistes et xénophobes. Elle aura aussi contribué à nouer des contacts entre groupes de personnes ne se connaissant pas mais ayant les mêmes ennemis. Notre solidarité s’en trouve renforcée !

Ni ici, ni ailleurs, pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !

Indymedia Paris-IDF, 24 janvier 2012

[Privas] A nouveau un procès de militants de Greenpeace, pour intrusion à la centrale de Cruas

Deux militants de Greenpeace jugés à Privas pour intrusion dans une centrale

Après le procès des neuf militants de Greenpeace à Troyes, deux de leurs camarades ont comparu mardi en correctionnelle à Privas pour s’être introduits en décembre 2011 dans la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche, soutenus à l’extérieur du tribunal par quelque 200 sympathisants.

Deux militants de Greenpeace au tribunal de Privas, où ils sont jugés pour s'être introduits dans une centrale nucléaire, le 24 janvier 2012

Deux militants de Greenpeace au tribunal de Privas, où ils sont jugés pour s’être introduits dans une centrale nucléaire, le 24 janvier 2012 

Comme lors du procès de Troyes, une peine de quatre à six mois de prison avec sursis et 1.000 à 1.500 euros d’amende ont été requis à l’encontre de Julien André, un informaticien de 39 ans, et Vincent Roquelore, un photographe de 34 ans.

Le jugement a été mis en délibéré au 28 février.

Acclamés par des « merci » de sympathisants, à leur entrée dans le palais de justice, les deux militants sont poursuivis pour « violation de domicile et locaux professionnels » et « dégradation de biens publics en réunion », délits passibles de 7 ans de prison.

Une peine encourue plus lourde que celle de leurs camarades de Troyes, pour qui le parquet n’avait pas retenu la dégradation de « bien d’utilité publique ».

Le 5 décembre dernier à l’Aube, après avoir coupé le grillage, tous deux s’étaient introduits dans la « zone de stockage des déchets » de la centrale, qui ne fait pas partie de la « zone protégée ». Ils s’étaient dissimulés dans des sacs de stockage, après avoir diffusé sur internet trois courtes vidéo attestant de leur action, et avaient été découverts 14 heures plus tard, à 19H25.

« Je voulais interpeller les autorités sur la sécurité des centrales après Fukushima », a déclaré d’une voix assurée Julien André, qui voulait dénoncer « le risque d’intrusion terroriste et d’actes de malveillance ».

« Avec une action comme celle-ci, (le Premier ministre François) Fillon a demandé un rapport à ses ministres sur la sécurité », a-t-il dit.

« On a testé le temps pendant lequel n’importe qui pouvait entrer dans la centrale avant de se faire interpeller et on considère que ça a réussi, car onze jours après, la sécurité a été étendue, le gouvernement nous a donné raison », a déclaré à son tour Vincent Roquelore, pour qui « les moyens classiques utilisés » auparavant par Greenpeace « n’ont pas permis d’en arriver là ».

Déplorant le fait que ses clients soient considérés comme des « délinquants de droit commun », l’avocat de Greenpeace, Me Alexandre Faro, a réclamé leur relaxe.

« Si vous deviez les traiter comme des terroristes, alors que ce sont des militants, ça voudrait dire qu’on n’est pas dans un Etat démocratique », a-t-il plaidé, dénonçant le fait que le préfet de la Drôme ait à l’époque réclamé une « peine exemplaire » à l’encontre des prévenus.

« Ce qu’ils ont fait, c’est de la désobéissance civile, qui fait partie de la démocratie, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur quelque chose qui ne fonctionnne pas », a poursuivi l’avocat en demandant au tribunal de « tenir compte » qu’ils n’ont pas agi dans « des conditions crapuleuses ».

« Nous n’avons pas affaire à des délinquants ayant des intentions agressives » et « leurs convictions sont respectables », a reconnu Me Jean-Pierre Mignard, l’avocat d’EDF, partie civile.

Rappelant que « la sûreté » était « la préoccupation constante d’EDF », il a jugé « disproportionnées » ces actions de Greenpeace qui font courir des « risques pour les militants et la centrale ».

« EDF ne considère pas que ces intrusions de militants de Greenpeace constituent des menaces, c’est pourquoi elles sont traitées avec discernement par les forces de sécurité », a-t-il fait valoir, soulignant que, du coup, elles « ne démontraient rien ».

Quelque 200 militants et sympathisants de Greenpeace ou du Réseau Sortir du Nucléaire s’étaient rassemblés à partir de midi sur Les marches du palais pour apporter leur soutien au deux prévenus.

AFP, 24 janvier 2012